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Maroc / Isral : Le collier de la reine, un tribut de vassalit un suzerain ?

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Maroc / Isral : Le collier de la reine, un tribut de vassalit un suzerain ?

Maroc / Isral : Le collier de la reine, un tribut de vassalit un suzerain ?

Un collier en or aurait t offert par Lalla Salma, pouse du Roi du Maroc, Tzipi Livni, le co-ordonnateur de la guerre de destruction isralienne de Gaza (2007-2008). Un cadeau offert en 2009 loccasion dune visite de lancien ministre isralien des Affaires trangres au Maroc, un an aprs la fin de la guerre isralienne contre lenclave palestinienne.

Cette information explosive a t dmentie de pitre faon par le Maroc, par un communiqu laconique du ministre des affaires trangres publi le 26 juillet, soit deux semaines aprs la fuite du Maariv. Le journal isralien prcisait, pourtan, dans son dition en date du 13 juillet 2011, que le parlement isralien avait pris la dcision de dvoiler une liste de cadeaux offerts aux officiels et parlementaires israliens par des personnalits trangres, liste o figurerait Lalla Salma pour un collier en or Tzipi Livni lors de sa visite au Maroc en 2009 linvitation de lInstitut Amadeus pour le Forum MEDays organis Tanger.
Dans ce qui apparait comme un geste dapaisement destin dtourner le courroux de lopinion publique, la communaut juive du Maroc a vol au secours du Trne, lui emboitant le pas, endossant le mme jour la responsabilit de ce cadeau. Non pas par un communiqu franc et prcis qui aurait coup court toutes les spculations mais par un procd oblique, en des termes alambiqus, des propos confus faisant tat d une indication dun membre de la communaut juive, lidentit non dfinie, se dvouant pour confier un site lectronique marocain que Mme Livni na rencontr aucune princesse du Maroc, uniquement des personnalits marocaines et des responsables de la communaut juive et que le collier a pu lui tre offert par la communaut juive (2).


Sauf y voir la marque dun travail de sophistication journalistique, un tel amateurisme dans la gestion de cette affaire pourrait avoir eu un effet inverse de confirmer plutt que dinfirmer cette information. Un effet pervers
Selon Maariv, pourtant, Lalla Salma naurait pas t la seule couvrir de bijoux la ministre isralienne. La Fdration des Juifs du Maroc lui aurait aussi offert un collier dor serti de diamants et de pierres prcieuses assorties de deux bagues. Soit, en fin de compte, deux colliers et deux bagues. Une belle pioche pour un voyage si controvers dun si sinistre personnage.


Au del du dmenti formel, le pouvoir marocain a incontestablement commis un impair dans sa communication de crise, dautant moins explicable que le sujet est dune grande volatilit, accrditant lide dun malaise par sa raction tardive et son laconisme. Le dmenti marocain, de mme que la revendication indirecte de la communaut juive nvacuent pas pour autant le dbat sur le bien fond de ce geste de courtoisie lgard dune belliciste coresponsable de deux guerres contre des objectifs arabes, le Liban en juillet 206, et Gaza, en 2007, ni mme sur sa prsence au Maroc un an aprs la guerre de Gaza. Pas plus Tzipi Livni que son collier navaient de raison dtre au Maroc. Le service minimum sur un sujet de grande controverse porte la marque dune dsinvolture et pointe dsormais du doigt le rle ambigu de lInstitut Amadeus, initiateur de ce projet frapp de suspicion.
Quelquen soit le bienfaiteur, au-del des dmentis de circonstance, le cadeau parait placer la Monarchie dans lembarras en ce quil peut tre ressenti, juste titre, par une large fraction de cette population nationaliste comme un geste dune gratuit provocante, une humiliation vcue comme un tribut de vassalit envers un suzerain.

La lgitimit du Judasme marocain et son instrumentalisation pour une impunit du trne


Le laxisme traditionnel marocain lgard dIsral, contre courant de la position officielle arabe, est gnralement expliqu par les rapports historiques quentretient la dynastie alaouite avec le judasme marocain (3), particulirement du fait de la position du sultan du Maroc, sous le rgime de lEtat franais de Vichy, dont le refus de faire appliquer sur son territoire les lois racistes du gouvernement collaborationniste, notamment le port de ltoile jaune pour les ressortissants de lEmpire, lui a valu la gratitude ternelle de ses sujets de confession juive.
Une autre interprtation, moins valorisante mais plus conforme la realpolitik, explique ce lien privilgi par le souci du futur Roi Mohamad V de contourner lostracisme franais son gard, sous le protectorat, par une alliance avec le judasme marocain, avec lappui amricain, en vue de contraindre la France renoncer son rival, le Glaoui de Marrakech, et rompre son exil malgache, permettant ainsi aux Etats-Unis de prendre pied dans ce qui tait lpoque une chasse garde franaise.


Au del de ses interprtations polmiques, un fait demeure. Le judasme marocain dispose dune place lgitime au Maroc, par son ancrage et son apport. Mais cette lgitimit ne saurait impliquer une lgitimation dIsral, par extension, sans rglement pralable de la question palestinienne, ni linstrumentalisation de cette quation pour camoufler le partenariat stratgique souterrain entre la dynastie alaouite et lennemi officiel du Monde arabe, Isral, leffet damnager limpunit du pouvoir chrifien qui en dcoule.

Cinquante ans aprs son indpendance, sous une solidarit de faade, le Maroc apparait comme un tire-au-flanc de la stratgie arabe au mme titre que la Jordanie et lArabie saoudite, au point de se retrouver dans une configuration inique de trois royaumes arabes dots, chacun, dune lgitimit sacrale constituant un cordon sanitaire autour dIsral, au dtriment de la cause palestinienne, suppose tre leur cause prioritaire, du fait de la sacralit de leur pouvoir; le commandeur des croyants alaouite en sa qualit de prsident du comite Al Qods de la confrence islamique; le gardien wahhabite des Lieux Saints de lislam, en raison de sa responsabilit particulire lgard de Jrusalem, le 3 me haut lieu saint de lIslam; le hachmite, enfin, de par sa descendance directe de la tribu des Korachites, la tribu du Prophte. Trois royaumes, lArabie saoudite, la Jordanie et le Maroc, dsormais lis au sein dune confdration disparate des ptromonarchies du Golfe, dans une fusion contre nature qui rvle, face la contestation de lordre tabli dans le Monde arabe, leur proccupation dassurer la survie de leur trne, plutt que la promotion du Monde arabe, encore moins la Libration de la Palestine.
La presse internationale abonde de la connivence isralo-marocaine sous le rgne de Hassan II, de la fuite des Juifs marocains vers Isral, la collaboration des services secrets des deux pays dans laffaire Ben Barka, la guerre du Sahara, aux escales techniques des units israliennes dans les ports marocains durant la guerre de juin 1967 (4), la germination hormonale, enfin, du jeune prince hritier de lpoque envers une compatriote de confession juive qui donna par la suite deux soldats larme isralienne (5).


Mais le fait nouveau est la prennisation de cette connivence sous le nouveau Roi Mohamad VI, au point de faire du Maroc une enclave diplomatique dIsral, dans des conditions outrageusement mprisantes pour le peuple palestinien et ses nombreux sympathisants travers le monde. Au risque dexposer lopprobre public, pour la premire fois dans les annales du Royaume, la propre pouse du Souverain.

A moins dimprieuses ncessits dintrt national touchant au rglement du conflit isralo palestinien, quel besoin rpondait le fait dexposer sa propre pouse lopprobre, dans un geste malvenu auprs de lopinion publique marocaine et arabe, en honorant une belliciste impnitente. Tzipi Livni (6), lofficier traitant du Mossad en France dans une dcennie qui a vu la dcapitation des principaux dirigeants palestiniens en poste en Europe et non Rachel Corrie, la pacifiste amricaine broye par un tracteur pour la dfense de la terre palestinienne contre la confiscation isralienne. Tzipi Livni, objet dun mandat darrt de la justice britannique pour les crimes contre lhumanit commis par son gouvernement Gaza et non Rony Brauman, le franc tireur courageux pourfendeur du blocus de Gaza. Sauf y voir la marque dune perfidie complmentaire, quel besoin rpondait le souci du bnficiaire de rvler son prsent, sinon embarrasser son hte prvenant? A lombre de la rvolte arabe du printemps 2011, gageons que pareille gracieuset ne saurait se reproduire sans exposer son auteur un toll gnralis.
LInstitut Amadeus sur le grill (7)


Quiconque connat la ttanie qui frappe tous les acteurs politiques du royaume lgard du trne alaouite, le sjour de Mme Livni ne relevait pas du domaine du fortuit et ne rpondait aucun besoin de dialogue tant sont permanents les canaux de communications entre Rabat et Tel Aviv. Officiellement un think tank marocain, indpendant, lInstitut Amadeus, dirig par le propre fils du ministre marocain des Affaires trangres, Brahim Fassi-Fihri, aura servi de paravent au sjour de Mme Livni au Maroc. Cre en 2008, linstitut est soutenu par les entreprises traditionnellement permables aux intrts occidentaux, notamment lhebdomadaire Jeune Afrique, le support mdiatique des tats africains pro occidentaux prospres. Le mandat darrt lanc le 14 dcembre 2009 par la justice britannique lencontre de Mme Tzipi Livni pour sa responsabilit dans la guerre de destruction isralienne de Gaza a retenti comme un dsaveu du Maroc, un camouflet dautant plus cinglant que le Roi Mohamad VI prside le comit charg de prserver les Lieux saints musulmans de Jrusalem, une ville en voie de judasation rampante et quasiment annexe par Isral.
En vertu de quel passe droit, un institut litiste sarroge-t-il le droit de prendre, seul, sans laval dune autorit lgitiment investie, linitiative dengager lourdement son pays sur un point essentiel de sa diplomatie? Que de surcrot, face au toll, ce mme institut, visiblement dconnect des ralits sociales, se dispense de la moindre explication, accentuant ainsi la suspicion sur lensemble de la galaxie royale en ce que le silence de cette coterie de technocrates ne manquera dalimenter le mcontentement et les supputations, sagissant dun acte minemment diplomatique porte morale.


Que linitiative soit le fait du propre fils du ministre des affaires trangres pose la question de savoir si lhritier prsomptueux a pu y procder sans la caution des autorits marocaines. Auquel cas, la sanction est invitable au double titre dune infraction au fonctionnement dmocratique des institutions du pays, au titre dexemple ensuite, pour sanctionner le mpris dAmadeus envers les sentiments profonds du peuple marocain et son aventurisme suspect. Dans le cas contraire, laval du pouvoir son initiative rendrait le dmenti officiel, sans objet et non avenu.
En labsence dune mise au point -mise au clair- de linstitut Amadeus, lAffaire Tzipi Livni accrdite cette singulire institution comme le sous traitant diplomatique des sujets pineux du Royaume. En un mot, Amadeus assumerait pour la compte de la diplomatie marocaine ce que la rendition tait la torture, la premire entreprise de dlocalisation de la politique trangre du Maroc, et sur le plan de la bataille pour la conqute de lopinion internationale, une opration de ravalement cosmtique destine prenniser le trne auprs des chancelleries occidentales.


En plein printemps arabe, une telle affaire, en tout tat de cause, est trs malvenue tant pour le Trne que pour ses parrains occidentaux dautant que, si elle tait confirme, elle placerait les officiels marocains dans un embarras dautant plus grand quelle survient dans la foule dune affaire autrement plus consternante qui concerne cette fois le roi en personne. Mohammed VI avait en effet dcern une distinction honorifique un dirigeant du lobby juif amricain dans la foule de lintervention isralienne de Gaza. Dans un geste controvers, en septembre 2009, le monarque avait remis le titre de Chevalier de lordre du trne du royaume du Maroc Jason F. Isaacson, directeur des affaires internationales du Comit amricano-juif (AJC), qui se trouve tre un des fervents soutiens lquipe militaire isralienne contre lenclave palestinienne. Linformation sur la remise du titre navait pas t annonce officiellement au Maroc, mais rvle par un site communautaire juif aux Etats-Unis. Si, l aussi, lobjectif tait la paix, pourquoi la distinction sest porte sur un belliciste du lobby juif amricain et non sur Jeremy Ben Ami, le directeur de J Street, le contre lobby juif amricain favorable un rglement ngoci.

Dautres indices tendent confirmer la permanence du primat isralien dans la stratgie marocaine. Le cas le plus flagrant aura t le licenciement par la Sofrecom, filiale du groupe France Tlcom au Maroc, dun ingnieur, Mohamed Benziane, aprs neuf ans de service pour faute grave, laquelle, en la circonstance, consister refuser de participer la formation dispense par un prestataire de services isralien. Le vendredi 11 dcembre 2009, la police marocain imposera donc sans mnagement la normalisation par le bton aux salaris de lentreprise conformment aux choix diplomatiques dune monarchie alaouite nhsitant pas privilgier les intrts conomiques des entreprises franaises implantes sur son sol au dtriment des besoins dmocratiques de ses sujets , qui, contrairement aux Iraniens, nont pas la chance de faire lobjet de la compassion occidentale ni daucune espce de vaste mise en scne mdiatique. Ce licenciement abusif dun lment de main-duvre -de surcrot, indigne- qui a eu loutrecuidance de penser par lui-mme et dobir une loi morale qui narrange ni les multinationales, ni le gouvernement marocain, a rpondu une double injonction: linjonction no librale, dune part, et linjonction autoritaire du Makhzen, dautre part, qui se renforcent mutuellement dans le prolongement dune logique coloniale (8).

A quelle logique obit ce besoin de tirer constamment contre son propre camp? Quel besoin pressant pousser le Maroc inviter officieusement un personnage si controvers dans la foule du traumatisme de Gaza? Sauf masquer un dessein machiavlique, pourquoi privilgier systmatiquement la distinction des plus anti palestiniens et xnophobes des dirigeants israliens? La cause de la paix gagne-t-elle devant tant de complaisance? Comment expliquer cette inversion des valeurs qui fait que de prestigieux militants marocains de confession juive, lingnieur Abraham Sarfati et le mathmaticien Sion Assidon, auront croupi longtemps dans les geles royales pour leur soutien la cause palestinienne, quand, en contrechamps, tenaient table ouverte Tanger et Marrakech des figures de proue du sionisme exacerb, le philosophe du botulisme Bernard Henri Levy et le priapique Dominique Strauss Khan, sans que nul au Royaume ne pipe mot sur cette incohrence, en recommandant par exemple ces zls sionistes de vivre leur passion dans le pays de leur premier choix et non en terre arabe, dont ils dnigrent tant la cause majeure?

Quelle aubaine que la sacralit de la personne du Roi consacre par la constitution qui dispense ainsi le monarque de toute critique de ses sujets, mais le prive, par voie de consquence, dun garde fou. Lhospitalit arabe, quoique lgendaire, ne relve pas de la niaiserie. Elle obit de codes rigoureux quaucun monarque, ni prsident ne saurait enfreindre sans sexposer, plus ou moins long terme, une rplique. Le gauleiter de Gaza, Hosni Moubarak, le vassal par excellence des Israliens au Moyen Orient, en a pay le prix fort au terme dun rgne de 32 ans berc par le cantique des laudateurs occidentaux, auparavant son prdcesseur Anouar el Sadate, de mme que le Roi Abdallah 1 er de Jordanie, le fondateur de la dynastie hachmite et Gardien des lieux saints de Jrusalem, son neveu Faysal II dIrak, ainsi que liranien, au titre ronflant, Chahin Chah Araymehr, Sa Majest Impriale, le Roi des Rois, lumire des aryens, renvoy dans les tnbres de lhistoire.

Que le souverain prenne garde. Le cortge des laudateurs fait entendre, son tour, son concert de louanges au Maroc, tressant ses couronnes, coup de poncifs, sur lingniosit royale dun pays promu nouveau rempart contre lintgrisme depuis lviction du dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali. Sa rforme constitutionnelle est encense par une cohorte de plumitifs parasitaires, sans le moindre regard critique comparatif entre lorignal et la copie, alors que la nouvelle version ne fait quamplifier les tares autoritaires du rgime. Le oui laurait emport avec plus de 98% pour un taux de participation de prs de 73%. Est-ce vraiment raisonnable ce score la Nicolas Ceausescu, du nom du dictateur roumain pass par le peloton dexcution la chute du communisme? Ne sagit pas plus tt dun triomphe en trompe lil, la Pyrrhus, jusqu la chute finale. Devant tant de congratulations empresses, il serait judicieux que sa Majest veuille bien garder en mmoire cette maxime de Jean de La Fontaine qui veut que tout flatteur vit aux dpens de celui qui lcoute (9).
Le Maroc, destination prfre des politiciens franais


Une quarantaine de personnalits franaises de premier plan ont opt pour le Maroc pour leurs vacances de fin danne lors de la rvolte arabe de 2010. De lancien prsident Jacques Chirac, Taroudant, dans le sud du pays, son successeur Nicolas Sarkozy, qui y a pass des vacances de Nol en 2009 et en 2010, la rsidence royale de Jnane Lekbir, 3 kms de Marrakech, son ancienne adversaire socialiste de 2007, Sgolne Royal, qui y a sjourn en 2010, avec son compagnon Andr Hadjez, au sein dun palace de Ouarzazate , dans le sud du pays, Jean Louis Borloo, ministre de lcologie, au couple Balkany, Isabelle et Patrick Balkany, maire de Levallois, Herv Morin (et 18 membres de sa famille lhtel Es-Sadi de Marrakech), Brice Hortefeux et naturellement Philippe Douste Blazy, ancien ministre des Affaires trangres qui fit lobjet dun scandale.
La tribu Maroc stend bien au-del de ces attaches. De Bernard-Henri Lvy Thierry de Beauc, Dominique Strass Khan et Anne Sinclair, Elizabeth Guigou et Dominique de Villepin, nombre de dirigeants politiques, chefs dentreprise, intellectuels mdiatiques et clbrits du showbiz ont Marrakech ou ailleurs une rsidence secondaire. Le plus beau pays du monde, comme le veut la publicit de lOffice marocain du tourisme, devient ainsi un lieu de rendez-vous culte pour la classe politique franaise, o la dlocalisation dun Conseil des ministres serait presque envisageable durant les ftes de fin danne. La Mamounia est la carte matresse de cette politique de sduction du Makhzen, le pouvoir fodal marocain. Tous y sont reus avec les attentions particulires que sait dployer le Maroc pour ses htes de marque. Les invitations spciales sont latout matre de larsenal diplomatique du royaume chrifien pour sduire les politiques franais. La pratique est rige en politique dEtat.


Quoique lon dise, quoique lon fasse, le collier de la reine Tzipi Livni constitue une faute politique impardonnable, qui fera tache; une tache que rien ne saurait gommer de la mmoire des peuples en lutte ce quelle sera ternellement ressentie comme une prime une belliciste impunie qui compte son actif deux guerres, lune, en 2006 contre le Liban, lautre, en 2007-2008 contre Gaza, avec le
Etat polic, le Maroc est aussi un tat policier et son parc htelier, comme il se doit de ltre, est sonoris et scann, tmoin muet des galipettes des uns, des roucoulades des unes, des valses hsitations des uns et des autres, de leurs chapardages et de leurs chuchotements, qui fait dire un diplomate franais que la France est captive de la diplomatie marocaine, tout comme le monarchie marocaine est tributaire de sa survie de son allgeance isralienne.
Le Royaume se gangrne de tant de drives. De tant de licences. Lupanar des ptromonarchies du Golfe, enclave diplomatique isralienne, mercenaires sous traitant de la stratgie amricaine en Afrique dans le cadre du Safari Club charg de la protection des dictatures africaines pro occidentales, notamment le Zare du gnral Joseph Dsir Mobutu, sur fond de corruption, de npotisme et dautoritarisme bureaucratique. A ny prendre garde, le royaume pourrait en porter les stigmates indlbiles avec sa tte un commandeur de peu, dun royaume dsert de ses oiseaux migrateurs de mauvais augure, les vacanciers parasitaires envols vers dautres cieux la recherche de nouvelles pitances.


Et si le Maroc, par la somptuosit de son accueil, le nombre des bnficiaires de ses prestations, ses abus et ceux de ses invits, ses drives et les leurs, le silence complice des observateurs occidentaux, ntait en fin de compte que la plus grande mystification politico-mdiatique de lpoque contemporaine, un syndrome tunisien sur une plus grande chelle? Sur les dbris de son trne ne subsistera alors au souverain qu mditer la fin pitoyable du dernier roi de Grenade, linfortun Bouabdil, raill par sa mre de pleurer comme une femme ce quil na su dfendre comme un homme.


Maghreb
 

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