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Indignation, inquitude, interrogations

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2013-03-14
 
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  Emir Abdelkader    
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: Aug 2011
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Indignation, inquitude, interrogations

Lassassinat des deux enfants constantine

Indignation, inquitude, interrogations





48 heures aprs la dcouverte des corps sans vie de Haroun et Brahim (9 et 10 ans) puis leur enterrement hier, lindignation de la population ne sest pas estompe malgr lannonce de larrestation de deux suspects gs de 21 et 38 ans qui ont avou avoir donn la mort par strangulation aux malheureuses victimes, selon le procureur gnral prs la cour de Constantine.


Une foule nombreuse a afflu, hier matin, sous une averse glaciale, vers lunit de voisinage (UV) 18, la nouvelle ville Ali Mendjeli (22 km de Constantine), o rsident les familles de Haroun-Zakaria Boudara et Brahim Hachiche, gs de 9 et 10 ans, qui ont t enlevs dans laprs-midi du dimanche 9 mars et retrouvs morts mardi vers 13h. Tout le monde attend fbrilement larrive des cercueils de la morgue du CHU Ben Badis, dont la mise en terre est prvue 12h30, aprs la prire du dohr.
Deux fourgons blancs arrivent enfin. Un court silence se fait soudain dans la foule. Puis fusent des pleurs et des cris dchirants, insoutenables : Allahou Akbar, Allahou Akbar. Les petits cercueils sont exposs, un bref moment, aux domiciles des familles des victimes, puis redescendus et poss dans la grande cour, en bas des immeubles, dans un climat dineffable dsespoir. La prire des morts se fait l, ciel ouvert, sous une incessante et fine pluie froide. Mme le ciel pleure linnocence profane, sanglote quelquun.
Le cortge funbre, suivi par des dizaines de vhicules, se dirige vers le cimetire de Zouaghi. Une foule immense accompagne les petits martyrs leur dernire demeure, dans un calme et une dignit remarquables. Le passage de Haroun-Zakaria et Brahim aura t trs bref sur Terre. Juste le temps, pour leurs parents, daimer leur douceur de petits anges.

Les deux garonnets, qui staient lis damiti, nhabitaient pas la mme unit  ; les parents du petit Haroun habitent lUV13 ( 5 km de lUV18), mais venaient rendre frquemment visite leurs grands-parents, lesquels sont voisins des parents de Brahim lUV18. Ce samedi-l, durant cette visite parentale, les deux amis sont sortis jouer dehors, comme laccoutume. Le petit Abderrahmane, frre jumeau de Haroun, racontera par la suite quil avait aperu son frre et Brahim en compagnie dun jeune homme ; il lavait appel, comme le lui avait demand sa maman, pour rentrer la maison, mais que celui-ci ne lavait pas entendu. Il ne ma pas regard, il a continu marcher avec Brahim et lhomme, nous dit-il dun ton craintif. Puis, plus rien. Les deux enfants se sont comme volatiliss. Trois interminables jours de calvaire. Et arrive ce fameux mardi o les cadavres sont dcouverts dans une valise et un sac-poubelle, selon les dires dun proche cousin des victimes, qui nous rapporte quil a t appel par des ouvriers. Ce nest pas la police qui a retrouv les corps, mais nous. Et cest nous qui avons arrt un suspect qui a t vu en train de dposer les cadavres, sest-il cri. Il faut le prciser, a-t-il insist.

Une cit aux allures de camp de concentration

La nouvelle est tombe sur cette lugubre unit de voisinage, situe au fin fond de la nouvelle ville. Aucun arbre ni espace vert ngaye les lieux ; perte de vue, un gigantesque chantier de bton. Un ciel de plomb et des trombes de pluie contribuent les rendre carrment angoissants. Tous les immeubles se font face. Tous les terrains sont construits ou en voie de ltre, dans une promiscuit insupportable. Plus de 1000 familles dloges des chalets en amiante occupent ce quartier depuis dcembre 2011. Nous avons t parqus l dans un isolement total. Quand il a neig, nous avons failli mourir de faim, nous navions plus de provisions, aucun bus ni taxi ne pouvaient accder ici. Et jusqu aujourdhui, nous devons prendre le taxi, 300 DA aller-retour, pour acheter une baguette de pain 10 DA car il ny a aucun point de vente ici, comme vous voyez, cest le dsert, dnonce avec colre un habitant.


La psychose sinstalle

Mes enfants ne sont pas alls lcole depuis le jour de la disparition de Haroun-Zakaria et Brahim. Mon petit garon de 5 ans ne veut mme plus aller aux toilettes tout seul !, nous dit une voisine des familles des victimes. Quelques femmes en pleurs nous rvlent que des hommes encagouls ont tent de pntrer dans une cole pour prendre tout un groupe denfants.
Dautres, enfants et adultes, abondent dans le mme sens : Concevez-vous quune mgacit comme celle-ci, qui compte 300 000 habitants, nait que deux commissariats avec un effectif de seulement 200 policiers ? Nous nen pouvons plus de linscurit ; qui protge nos familles en notre absence ? La peur se lit sur tous les visages marqus par le manque de sommeil. Tous les hommes et femmes que nous avons aperus tenaient fermement leurs enfants par la main. Mme les adolescents taient accompagns par un membre de la famille. La peur est l, nous sommes abandonns dans ce tell el khali (no mans land). Allons-nous acheter des armes, maintenant ? Parce que moi, je serai capable de tuer pour mes enfants, renchrit un jeune pre de famille. En effet, comment faire dans cette lande dsole, un lieu propice toutes les turpitudes o se terrent des monstres, des drogus et des psychopathes, se dsole encore un autre pre de famille.
Ce drame a gnr un climat de panique gnrale, qui demande une prise en charge srieuse. Une mobilisation citoyenne gnrale sest spontanment enclenche. Des marches pacifiques de lycens, dtudiants et autres citoyens ont eu lieu durant toute la journe dhier, Ali Mendjeli et Constantine.


Farida Hamadou

El Watan
 

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04:57 AM

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