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le crpuscule des "mousquetaires" de Bouteflika

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Manqool le crpuscule des "mousquetaires" de Bouteflika

Algrie : le crpuscule des "mousquetaires" de Bouteflika


Disgrce, mise l'cart, ennuis judiciaires... Les hommes qui formaient la garde rapproche du prsident Abdelaziz Bouteflika son arrive aux affaires ont pour la plupart connu une fin de carrire au got amer. Que sont devenus Yazid Zerhouni, Chakib Khelil, Abdellatif Benachenhou, Hamid Temmar, et tous les autres ?
Arrivs ou revenus dans les bagages d'Abdelaziz Bouteflika aprs son lection la prsidence de la Rpublique en avril 1999, les hommes qui avaient constitu la garde rapproche du chef de l'État, et, ce titre, jou un rle considrable dans la prise de dcision ont tous connu une fin de carrire mouvemente. Au fil des mandats, ce premier cercle s'est rduit comme peau de chagrin pour ne plus compter aujourd'hui qu'une poigne de proches collaborateurs. À la notable exception d'Abdelkader Messahel, inamovible Monsieur Afrique , et de Youcef Yousfi, compagnon des annes d'exil dans le Golfe, qui peuvent encore se prvaloir d'avoir l'oreille du prsident, les hommes d'influence de la premire heure ont rompu les rangs. Certains ont choisi l'anonymat de la retraite, l'instar du gnral Salim Benabdallah, premier directeur gnral du protocole de Bouteflika, ou encore du gnral Sadek, patron de sa protection rapproche. D'autres ont dsert. Ahmed Benbitour, le premier chef de gouvernement qu'il a nomm, le fit trs vite et avec fracas. Le 26 aot 2000, huit mois aprs sa nomination, il jette l'ponge et rend publique sa lettre de dmission dans laquelle il reproche au prsident de menacer la sparation des pouvoirs en recourant trop souvent aux ordonnances afin de lgifrer sans passer par la case Parlement. Depuis, Ahmed Benbitour est devenu un opposant, sans parti ni appareil. Mais il ne rate aucune occasion de s'attaquer au bilan de son ancien mentor, qui le lui rend bien : l'ex-chef du gouvernement est rgulirement oubli par le protocole de l'État l'occasion des crmonies officielles. Aujourd'hui, Benbitour est le seul candidat dclar la prsidentielle d'avril 2014.
Le premier cercle prsidentiel a connu un autre cas de rupture violente. Proche d'entre les proches, Ali Benflis est brutalement ject pour avoir lorgn le fauteuil prsidentiel et prpar sa candidature l'lection d'avril 2004. Quelques mois avant cette chance, il est limog de son poste de chef du gouvernement et perd, dans la foule, son fauteuil de secrtaire gnral du Front de libration nationale (FLN), premire force politique du pays. Il quitte le devant de la scne et opte pour une discrtion toute preuve. Revenu ses premires amours, le droit, il dirige un prospre cabinet d'avocats Alger en attendant des jours meilleurs.
Ali Benflis est brutalement ject pour avoir lorgn le fauteuil prsidentiel et prpar sa candidature l'lection d'avril 2004.
Sparations en douceur
Hormis ces deux cas de dissidence manifeste, le proche entourage du prsident peut connatre des sparations l'amiable, c'est--dire sans vagues. Être frapp d'interdiction d'accs au salon ou au bureau prsidentiels est gnralement synonyme d'exclusion dfinitive. Deux exceptions confirment cette rgle. Ainsi, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, patron du Rassemblement dmocratique national (RND, deuxime force politique), a t soudainement remerci en mai 2006 avant de retrouver, deux ans plus tard, le Palais du Docteur Saadane (sige du gouvernement, Alger), pour en tre dlog nouveau en septembre 2012. Le cas d'Abdellatif Benachenhou, qui se prvaut de l'amiti du prsident tout en gardant [sa] libert de parole et de penser , prouve-t-il le besoin de prciser aujourd'hui, est assez difiant. Rdacteur du programme conomique du candidat Abdelaziz Bouteflika, Benachenhou a fait un aller-retour la tte du ministre des Finances. Il a perdu l'oreille du prsident, tmoigne un ancien ministre, ds lors qu'il a dcid de son propre chef de quitter le gouvernement. Quand il est revenu quelques mois plus tard dans l'excutif, une distance s'tait cre avec le chef de l'État. L'influent ami du prsident tait devenu un simple technocrate du gouvernement. Il finit par perdre son porte*feuille et retourne ses activits d'acadmicien et de confrencier. Aujourd'hui, il s'en prend au club dont il a t exclu. Bouteflika est plus entour de courtisans que de partisans , ne se lasse pas de rpter l'ancien grand argentier.
En 2005, Abdellatif Benachenhou fut le premier dserteur ou proscrit, c'est selon, du club de personnalits influentes du moment. Compos de quatre hommes, autant que les hros d'Alexandre Dumas, ce petit groupe est baptis les trois mousquetaires de Boutef . Chakib Khelil, Hamid Temmar et Yazid Zerhouni constituaient le coeur du dispositif mis en place par Abdelaziz Bouteflika son retour aux affaires. Natifs, comme ce dernier, du Maroc, Khelil, Temmar et Zerhouni ont longtemps tir de leur proximit avec le prsident (amis d'enfance pour les deux premiers et compagnon de lutte avant et aprs l'indpendance pour le troisime) un statut particulier au sein du srail de l're Bouteflika. Leur fin de carrire a des allures d'explosion en plein vol.
Humiliation
Éclabouss par de nombreux scandales financiers impliquant le groupe ptrolier public Sonatrach, dont il fut le PDG et ministre de tutelle, Chakib Khelil, 74 ans, n'est remerci du gouvernement qu'en mai 2010, soit quatre mois aprs la rvlation par la presse de malversations l'occasion de marchs publics. Curieusement, le magistrat instructeur ne juge pas utile d'entendre Chakib Khelil, au grand dam des dirigeants de Sonatrach poursuivis pour corruption. Bouteflika protge-t-il son ancien mousquetaire ? Tout l'indique, s'indigne un dfenseur dans le dossier Sonatrach. La quasi-totalit des personnes mises en cause assurent que leur ministre de tutelle tait au courant de ce qui se tramait lors des passations de marchs. L'affaire prend une nouvelle tournure quand le parquet de Milan s'en saisit. Les rvlations de la presse italienne sont accablantes l'endroit de Chakib Khelil (voir J.A. no 2720). Bouteflika est contraint de lcher son ex-camarade de classe d'Oujda et annonce publiquement que nul n'est l'abri du glaive de la justice . Il aura fallu attendre trois longues annes aprs l'clatement du scandale avant que Khelil ne subisse, en mars 2013, les premires perquisitions de la police judiciaire. Pourtant, malgr les fortes prsomptions qui psent sur lui, il n'a pas fait l'objet d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Il a mme conserv son passeport diplomatique et poursuit, ce jour, ses activits de consultant international en matire ptrolire pour le compte de nombreux États trangers. Il revient rgulirement en Algrie, mais prfre Oran, o il a fait construire une somptueuse villa, la capitale. Quelques jours avant les premires perquisitions ayant vis ses bureaux et son domicile algrois, il a opportunment quitt le pays pour une destination inconnue.
Hamid Temmar, 77 ans, et Yazid Zerhouni, 75 ans, ne risquent pas une telle infamie, mais leurs relations avec le prsident sont aujourd'hui tendues. Longtemps contest par une partie du srail pour son arrogance, Hamid Temmar a vu son toile plir peu peu. Coupable d'avoir dtrior le climat social en faisant l'unanimit contre lui, Temmar, qui voulait sincrement secouer le palmier de l'conomie algrienne, subit les foudres prsidentielles. Pour punir ce mousquetaire maladroit, Bouteflika ne l'exclut pas du gouvernement mais le nomme la tte d'un nouveau ministre, Prospectives et Statistiques, sans en dfinir ni les prrogatives ni l'organigramme. Comble de l'humiliation, il est limog du gouvernement le 3 septembre 2012 et son ministre est transform... en secrtariat d'État. Depuis, il a opt pour une discrtion toute preuve, refusant de s'exprimer. Malgr son brutal retrait et son retour l'anonymat, il demeure la tte de turc de l'opposition, qui lui impute tous les maux des secteurs dont il a t charg (Privatisations, Industrie, PME et PMI). Retrait du Programme des Nations unies pour le dveloppement (Pnud) et de la fonction publique, il coule aujourd'hui des jours tranquilles entre Alger et Tlemcen.
Quand le scandale Sonatrach a clat, le juge instructeur n'a pas jug utile d'entendre Khelil.
Le dernier Boutef'boy subir l'ire prsidentielle est Yazid Zerhouni. L'ex-patron de la Scurit militaire (SM, anctre du Dpartement du renseignement et de la scurit, DRS), homme fort des gouvernements successifs de Bouteflika, est congdi sans lgance. Sa mise l'cart est mme prsente comme une promotion : nomm en mai 2010 vice-Premier ministre, il perd le portefeuille de l'Intrieur. Comme Temmar, Zerhouni se retrouve dans une fonction qui n'est dfinie par aucun dcret. Il s'en meut. Pas auprs du prsident mais publiquement.
"Kleenex"
Bouteflika prend son temps pour appliquer la sanction. L'ex-ministre de l'Intrieur est tout bonnement oubli lors du dernier remaniement. Le poste de vice-Premier ministre est dissous et Zerhouni avec. Il [Bouteflika, NDLR] m'a jet comme un Kleenex , ne cesse de rpter le plus amer des anciens mousquetaires ses visiteurs, de moins en moins nombreux. Cheville ouvrire du dispositif Bouteflika au cours des deux premiers mandats, il s'attendait, contre sa mise l'cart, tre nomm ambassadeur Paris, une promesse prsidentielle pour services rendus. Les circonstances de la sparation entre les deux hommes ont amen le chef de l'État revenir sur son engagement.
Rancunier, Abdelaziz Bouteflika ? Peut-tre. Toujours est-il que, quelles qu'en soient les raisons, un membre dchu du cercle prsidentiel conserve le privilge de disposer d'une villa la rsidence d'État de Club des Pins, station balnaire l'ouest d'Alger. La carrire de Boutef'boy est sans doute alatoire, mais le toit est assur. C'est toujours a de pris.
Nouvelle garde
Peu de personnes peuvent aujourd'hui se targuer de rencontrer rgulirement le prsident Abdelaziz Bouteflika. En dehors de quelques prestigieux htes trangers et d'une poigne d'ambassadeurs qui ont la chance de pouvoir remettre en mains propres leurs lettres de crance, les visiteurs d'El-Mouradia se font de plus en plus rares. Aprs avoir longtemps bourdonn comme une ruche, le cercle prsidentiel se concentre dsormais autour d'un noyau dur qui a rsist aux alas du temps. Hormis ses deux frres, Sad et Nacer, conseillers spciaux de Bouteflika qui partagent avec lui la rsidence prsidentielle de Zralda, ce petit groupe se compose d'un trio : Mohamed Rougab, secrtaire particulier du chef de l'État ; Mokhtar Reguieg, son directeur gnral du protocole ; et Logbi Habba, infatigable secrtaire gnral, qui fait tourner El-Mouradia. Impossible d'accder au prsident sans passer par l'un de ces trois filtres. Quant aux instructions prsidentielles, elles passent la plupart du temps par Mohamed Rougab, vritable courroie de transmission du zam. Les Conseils des ministres tant de plus en plus espacs (seulement deux en 2012, pourtant anne de grandes rformes, et un seul depuis le dbut de 2013), les membres de l'excutif reoivent les orientations prsidentielles par tlphone. À l'autre bout du fil, Mohamed Rougab.
Jouant le rle d'interface avec la classe politique, Logbi Habba entretient des contacts rguliers avec les diffrents leaders, puis rend compte au prsident. Le maalem (le boss ) apprcie les analyses et la lucidit de son secrtaire gnral. Chef suprme des forces armes, le prsident reoit souvent les gnraux de corps d'arme Gad Salah, chef d'tat-major, et Mohamed Medine, dit Toufik , patron du Dpartement du renseignement et de la scurit (DRS). Enfin, alors qu'il avait sensiblement rduit, ces dernires annes, la frquence de ses entrevues avec l'ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, Bouteflika rencontre rgulirement son successeur, Abdelmalek Sellal, qui il a confi la dlicate mission de le remplacer pour les visites dans l'Algrie profonde et de le reprsenter dans les sommets rgionaux et internationaux. C.O.

 

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