> >

[] [ ]

Tunisie : que faire des salafistes ?

(Tags)
 
Les salafistes algriens veulent crer une police des moeurs Emir Abdelkader 0 2013-05-21 04:36 PM
Tunisie: le rassemblement des salafistes interdit Emir Abdelkader 0 2013-05-18 02:37 PM
Tunisie: la police disperse des centaines de salafistes prs de Tunis Emir Abdelkader 0 2013-05-12 03:04 PM
Tunisie : Affrontements entre forces de scurit et salafistes Sjoumi Emir Abdelkader 0 2013-05-12 03:00 PM
comment faire les fromages benghida 1 2012-08-09 10:35 AM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2013-06-03
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Manqool Tunisie : que faire des salafistes ?

Tunisie : que faire des salafistes ?




Ils dfient l'État, font fi de la loi et prnent ouvertement le jihad. Aprs bien des atermoiements, les autorits ont enfin dcid de svir contre les membres d'Ansar el-Charia.
Ansar el-Charia ( les partisans de la charia ) ne sont pas des salafistes comme les autres. Contrairement aux pitistes, ils prnent la lutte arme au nom d'Allah pour instaurer un califat islamique transnational. Bien qu'ils aient dclar que la Tunisie tait une terre de prdication et qu'il tait absurde d'envisager le jihad en terre musulmane , le doute n'est plus permis : la mise au jour de leurs camps d'entranement dans le Jebel Chaambi, au dbut de mai, leurs connexions avres avec des groupes lis Al-Qada, dont la katiba Okba Ibn Nafaa, et la dcouverte de caches d'armes dans leurs autres fiefs accrditent l'ide qu'ils s'apprtaient commettre des actes terroristes. Pour les autorits, la coupe est pleine. Aprs avoir tolr les rassemblements d'Ansar el-Charia, elles ont dcid d'interdire la tenue de leur congrs annuel, le 19 mai, Kairouan.
Une dcision qui a fait sortir de leurs gonds les militants salafistes, lesquels n'ont pas hsit s'attaquer aux forces de scurit, symbole d'un État qu'ils ne reconnaissent pas. Attendus Kairouan, ils ont pris de court gendarmes et policiers en transposant avec une incroyable rapidit leur dmonstration de force la cit Ettadhamen, quartier populaire de la priphrie de Tunis, o les affrontements avec les forces de l'ordre ont fait un mort et des dizaines de blesss. Menaant, leur porte-parole, Seifeddine Ras, assure que plus la pression exerce est forte, plus l'explosion sera intense et que la charia sera applique pour juger les responsables qui ont empch la tenue du congrs .
Ansar el-Charia, qui n'ont aucune existence lgale, n'taient que quelques centaines en 2011. Aujourd'hui, ils seraient plusieurs dizaines de milliers - 50 000, dit-on - regroups autour de la figure centrale d'Abou Iyadh, ancien combattant en Afghanistan, proche d'Al-Qada au Maghreb islamique (Aqmi), condamn pour terrorisme, puis libr la faveur de l'amnistie gnrale en 2011. Souponn d'tre l'instigateur de l'attaque contre l'ambassade des États-Unis Tunis, le 14 septembre 2012, il est aujourd'hui en fuite.
Arrogance
Depuis sa planque , cet ancien informateur des renseignements gnraux sous Ben Ali - selon un document du site WikiLeaks - nargue l'État et qualifie les policiers d'imbciles aprs les heurts d'Ettadhamen, car, a-t-il expliqu, ils ont contribu propager notre cause sans qu'il y ait besoin de publicit . Cette monte en puissance a t savamment et patiemment construite. La mouvance a recrut ses cadres parmi les imams radicaux revenus d'exil aprs la rvolution et, selon un responsable des brigades d'intervention spciales, parmi les 1 200 salafistes, dont 300 ont combattu en Afghanistan, en Irak, au Ymen et en Somalie , librs en 2011 la faveur de l'amnistie.
La mouvance d'Abou Iyadh s'est rimplante dans les zones populaires, en prenant le contrle de 500 mosques et en multipliant les actions caritatives.
Elle s'est rimplante dans les zones populaires et les campagnes, et a tendu son influence en prenant le contrle de 500 mosques et en multipliant les actions caritatives. Cette prsence lui a permis de s'attirer la sympathie d'une partie de la population et de recruter des jeunes dsoeuvrs qu'elle a envoys combattre en Syrie. Profil type de l'apprenti jihadiste, selon le politologue Slaheddine Jourchi : Un jeune au chmage qui, du par les promesses non tenues, entour de vide culturel, sans vie personnelle ni avenir, trouve un exutoire sa rage dans l'embrigadement. Ce n'est pas par hasard que les rangs salafistes grossissent vue d'oeil ; ils recrutent dans les rgions les plus pauvres.
Ansar el-Charia ont galement fait des adeptes dans les milieux estudiantins. Ces nouveaux salafistes ne sont pas des combattants, mais ils n'en restent pas moins inflexibles sur la question du retour l'islam des origines et sont mus par une colre vindicative qu'ils propagent sur les rseaux sociaux. La direction de la mouvance est elle-mme en mutation ; le chef spirituel non voyant Cheikh el-Khatib el-Idrissi, qui affirmait que si les salafistes voulaient intgrer la politique, ils gouverneraient dj , a disparu de la circulation, de mme que Tarak Maaroufi, compagnon de combat d'Abou Iyadh, revenu d'exil en mars 2012.
Rupture
Mais il ne suffit pas d'une assise populaire pour s'imposer. La mouvance salafiste a donc tiss des liens troits avec Ennahdha, laquelle elle a apport son soutien lors de la campagne lectorale de 2011. Mais le recul des islamistes modrs sur la constitutionnalisation de la charia a creus le foss entre le pouvoir et les extrmistes, qui se sont sentis trahis. Depuis, les adeptes d'Ansar el-Charia se comportent comme des lectrons libres, allant jusqu' qualifier Ennahdha de parti lac. Les violences rptes et les incitations la haine ont achev de les rendre impopulaires auprs d'une population majoritairement modre.
Conscient du danger, le chef du gouvernement, Ali Larayedh, a durci le ton, aid en cela par la nomination la tte du ministre de l'Intrieur d'un magistrat indpendant, Lotfi Ben Jeddou (lire encadr ci-dessous), lequel a fait preuve d'une grande fermet. Il n'est dsormais plus question de chercher un compromis avec cette frange extrmiste. Aprs l'attaque contre l'ambassade amricaine, qui a valu au pays un embargo sur certains financements internationaux, et les vnements de Jebel Chaambi, Ennahdha a fini par se rsoudre condamner Ansar el-Charia, dsormais qualifis de terroristes , mme si son prsident, Rached Ghannouchi, et d'autres cadres sont toujours aussi ambigus. Les affrontements de la cit Ettadhamen ont confirm la capacit de nuisance des partisans d'Abou Iyadh et scell la rupture entre salafistes et islamistes. Face aux pressions internationales et l'inquitude des citoyens, Ennahdha n'a d'autre choix que de couper le cordon ombilical avec les extrmistes. Faute de quoi son image en serait gravement corne.
L'homme de la situation
Aux commandes du ministre de l'Intrieur depuis le 8 mars 2013, Lotfi Ben Jeddou, 48 ans, ancien procureur de la Rpublique Kasserine, a hrit d'une situation scuritaire dlicate. Un mois auparavant, l'assassinat de Chokri Belad avait conduit la dmission du gouvernement de Hamadi Jebali. Magistrat indpendant, Ben Jeddou s'tait distingu en enqutant sur les vnements sanglants de Kasserine et Thala (Nord-Ouest) en janvier 2011 et en lanant des mandats de dpt contre le ministre de l'Intrieur de l'poque, le directeur gnral de la sret et trois gnraux. Respect pour son intgrit, il impose son style ds sa prise de fonctions dans le bunker gris de l'avenue Bourguiba. Trs vite, il met en place des cellules de crise antiterroristes et propose une loi protgeant les agents dans l'exercice de leurs fonctions. Le ton du ministre de l'Intrieur change, la communication est plus fluide et les forces de l'ordre s'affirment comme rpublicaines. Face aux extrmistes, Lotfi Ben Jeddou fait preuve de fermet, mais en prenant soin de consulter les diffrentes formations politiques. Il n'en fallait pas plus pour rassurer les Tunisiens. F.D.


 

()


: 1 ( 0 1)
 

Tunisie : que faire des salafistes ?




08:34 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,