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mais qui a commandit l'assassinat de Chokri Belad ?

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Tunisie : le meurtrier prsum de Chokri Belad aurait t identifi mais serait en fuite Emir Abdelkader 0 2013-02-27 05:45 PM
L'assassin prsum de l'opposant tunisien Chokri Belad arrt prs de Tunis Emir Abdelkader 0 2013-02-25 10:36 PM
Tunisie : trois Algriens impliqus dans lassassinat de Chokri Belad Emir Abdelkader 0 2013-02-23 06:04 PM
Tunisie: la lumire sur lassassinat de Chokri Belad attendue une semaine aprs le drame Emir Abdelkader 0 2013-02-13 04:40 PM
Assassinat de Chokri Belad Emir Abdelkader 0 2013-02-12 05:25 PM

 
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2013-07-15
 
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  Emir Abdelkader    
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Manqool mais qui a commandit l'assassinat de Chokri Belad ?

Tunisie : mais qui a commandit l'assassinat de Chokri Belad ?



Si l'enqute sur l'excution du leader de gauche en Tunisie a permis d'tablir l'identit du tueur, lequel court toujours, le mystre reste entier quant celle des donneurs d'ordre. Retour sur un crime politique entour de zones d'ombre.
Le 6 fvrier 2013, 8 h 08, Kamel Gadhgadhi, un pistolet la ceinture, approche d'une voiture en feignant de boiter. À 34 ans, cet originaire de Jendouba (Nord-Ouest) est un monsieur Tout-le-Monde qui a longtemps voulu migrer aux États-Unis avant de finir dans le giron des religieux radicaux, flirtant avec les Ligues de protection de la rvolution (LPR), ces milices autoproclames prtes tout pour prvenir une contre-rvolution . Ce matin-l, au pied d'un immeuble du quartier rsidentiel d'El-Menzah VI, c'est l'heure de pointe. Personne ne prte attention Gadhgadhi, qui s'avance, fait feu cinq reprises et s'enfuit bord d'une vespa. Il vient d'abattre bout portant Chokri Belad, secrtaire gnral du parti de gauche Al-Watad. Ce n'est pas l'acte d'un homme isol ; partir des enregistrements de neuf camras de surveillance et de photos satellites fournies par des services trangers, le modus operandi de l'excution est bien tabli. Mais on ignore toujours, cinq mois aprs, l'identit des commanditaires.
Chokri Belad savait qu'il tait devenu une cible. Il avait mme confi son frre que le prsident de la Rpublique, Moncef Marzouki, l'en avait inform, sur la base de renseignements fournis par les services franais. Une certitude : l'assassinat a t prmdit de longue date. Le voisinage fait tat d'anomalies telles que des perturbations du rseau tlphonique et des coupures frquentes d'lectricit, confirmes par la Socit tunisienne de l'lectricit et du gaz (Steg). Plus de cinq cents heures de vidosurveillance rvlent que, depuis dbut janvier, Chokri Belad tait pris en filature et que celle-ci s'tait resserre partir du 1er fvrier. Une Fiat Siena et une vespa, en maraude ou en planque dans le quartier, sont les premiers indices. L'organisation du meurtre est classique. Huit hommes ont assur les reprages, la mise en place logistique, l'excution et l'exfiltration. Reste dcouvrir leur identit.
Aveux
Ali Larayedh, alors ministre de l'Intrieur, aujourd'hui chef du gouvernement, dsigne un courant religieux extrmiste . Les regards se tournent vers les salafistes, celui des enquteurs aussi. Le 23 fvrier, les premires arrestations vont dans ce sens. Amine Gasmi, le conducteur de la vespa, et Yasser Mouelhi, propritaire de la Fiat Siena, repre galement lors de l'attaque de l'ambassade amricaine Tunis, le 14 septembre 2012, sont les premiers passer aux aveux. Et donnent des noms : Ali Harzi, impliqu dans l'assaut de la chancellerie amricaine, Abou Qatada, Ahmed Rouissi, Marouane Ben Haj Salah et, surtout, Kamel Gadhgadhi, le tireur. Ils rvlent aussi l'identit du mystrieux homme la kachabia (long vtement masculin de laine), dont la prsence est rcurrente sur la scne du crime et qu'Ali Laarayedh avait voqu sans en prciser le rle. Il s'agit de Mohamed Ali Damak, un coiffeur du quartier populaire de Hay el-Khadra, charg de la prparation de l'assassinat. On dcouvre chez lui une fatwa condamnant mort Chokri Belad mise par un imam de la mosque Errahma... qui apparat lui aussi sur les images de vidosurveillance. Tous voluent dans la nbuleuse salafiste. Une piste confirme indirectement par des communications tlphoniques entre Anouar Ouled Ali, avocat des premiers suspects, et des salafistes de Douar Hicher, dans la banlieue ouest de Tunis.
Bchir Akremi, juge d'instruction du 13e bureau du tribunal de premire instance de Tunis, s'empresse d'organiser une reconstitution pour confirmer les aveux des suspects et, surtout, anticiper les dngations que pourrait avancer la dfense. L'identit des protagonistes est tablie, mais plusieurs d'entre eux sont en fuite, dont Gadhgadhi. Les investigations pitinent. Les questions se multiplient, l'intox et les accusations l'emporte-pice aussi. Les rumeurs faisant tat de complices arrivs d'Algrie dans des conditions rocambolesques ne tiennent pas. En revanche, les empreintes de Gadhgadhi sont releves sur un vhicule vol retrouv dans une cache d'armes Mnihla, dans la banlieue de Tunis. Certains font le lien avec l'affaire Fathi Dammak, tandis que le juge d'instruction interroge Bahri Jelassi, sulfureux homme politique islamiste, dont le vhicule tait galement sur les lieux de l'assassinat, et auditionne le prsident Moncef Marzouki. Ali Laarayedh, lui, ne rpond pas aux convocations du juge.

Portraits des principaux suspects publis par le ministre de l'Intrieur.
En haut gauche, Kamel Gadhgadhi, le tireur prsum. Fethi Belaid/AFP
Anomalies dans la procdure

L'arrive, le 13 mars, d'un indpendant, Lotfi Ben Jeddou, la tte du ministre de l'Intrieur, laisse prsager une reprise en main du dossier. Mais dans les faits, rien ne sera vraiment concluant, sauf la publication tardive des portraits de certains comparses de Kamel Gadhgadhi ; deux seraient Bani Walid, en Libye, et un autre, Salman Marrakchi, qui, selon ses proches, n'tait pas en Tunisie le 6 fvrier, serait mort au combat en Syrie. L'enqute avance mais l'instruction se tait. La position officielle est ambigu. À Bruxelles, le Premier ministre tunisien assure que cette affaire a t exploite politiquement pour contrer le pouvoir et [que] le gouvernement met tout en oeuvre pour faire la lumire sur cet assassinat . Nizar Snoussi, porte-parole du comit de dfense de Chokri Belad, est sceptique. Il relve des anomalies dans la procdure. Le juge a ainsi dlgu l'enqute la brigade criminelle, laquelle est rattache au ministre de l'Intrieur, ce qui ouvre la voie une ingrence de l'excutif. Pour le juge, c'est un dossier parmi d'autres. Les interrogatoires ne sont que de simples auditions sans aucun relief et les conclusions du rapport balistique ne nous ont pas t transmises. On pourrait croire que le juge est otage de la politique, d'autant qu'il est clair que l'enqute est freine par des lments du ministre de l'Intrieur. Ne pas lier ce dossier avec l'affaire Dammak et celle du trafic d'armes de Mnihla relve d'une volont politique , explique Snoussi. Une telle hypothse expliquerait que les investigations ne soient pas passes la vitesse suprieure.
Dans cette affaire, les excutants ont t identifis, mais pas les commanditaires ni les bailleurs de fonds. Des questions demeurent en suspens. Pourquoi la scne du crime n'a-t-elle pas t isole ? Pourquoi le commissariat voisin n'est-il pas intervenu rapidement ? Pourquoi Gadhgadhi a-t-il agi visage dcouvert ? O est l'arme du crime ? Les salafistes jihadistes d'Ansar al-Charia ont-ils les moyens de monter une telle opration ? Les leur a-t-on donns ? Pour le journaliste Moez Bey, c'est un crime porte politique que l'on veut touffer , alors que le comit de dfense de Chokri Belad est, de guerre lasse, en passe de rclamer la cration d'une commission d'enqute indpendante.
L'invraisemblable affaire Dammak
Durant l't 2012, Fathi Dammak, promoteur immobilier connu pour ses diffrends avec Belhassen Trabelsi, beau-frre de Ben Ali, sollicite l'aide de Kamel el-Afi, cadre d'Ennahdha, pour un projet de socit de services. Ce dernier lui envoie deux militants islamistes, Ali Ferchichi et Belgacem Naccache, qui filment les entretiens en camra cache. Au fil des rencontres, le sujet de la discussion vire au financement d'achat d'armes et l'limination de figures progressistes ou du milieu des affaires. Le scnario prvu est identique celui de l'assassinat de Chokri Belad, qui est en tte de la liste noire. L'affaire se corse quand les vidos sont, la faveur d'une fuite, mises en ligne par le site Nawaat. Ferchichi et Naccache, qui avaient remis les bandes la brigade judiciaire, ce qui a conduit l'arrestation de Fathi Dammak le 26 dcembre 2012, assurent avoir t mandats par une section spciale du ministre de l'Intrieur pour infiltrer le rseau prsum de Dammak, mais ils n'apportent aucun claircissement sur cette officine de l'ombre. Fathi Dammak, mis en examen pour trafic d'armes et planification d'assassinat, aurait apport des lments au dossier d'instruction du meurtre de Chokri Belad...



 

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