> >

[] [ ]

Gopolitique arabe : une nouvelle carte ?+

(Tags)
 
/La fin sans gloire du Deus ex machina de la rvolution arabe. Emir Abdelkader 0 2013-06-25 02:41 PM
Seule la carte didentit pour le passage des frontires Emir Abdelkader 0 2013-01-06 04:51 PM
Carte raciale Emir Abdelkader | french Forum 0 2012-12-25 05:38 PM
Nouvelle membre michou 3 2012-08-12 06:27 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2013-09-12
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,944 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Gopolitique arabe : une nouvelle carte ?+

Gopolitique arabe : une nouvelle carte ?





Comment lire la nouvelle carte gopolitique du monde arabe ? Le professeur K. Chater prsente les volutions, les repositionnements, les lignes de dmarcation des alliances et les questions en suspens.
Le paysage arabe est marqu par le printemps arabe et ses effets sur les relations rgionales. Les pays du Golfe et en particulier lArabie saoudite craignent la contagion du processus de changement politique et expriment leur mfiance vis--vis des nouveaux pouvoirs en Egypte, en Tunisie et en Libye. En revanche, le Qatar, la recherche dun rle international, transgresse les alliances naturelles et perturbe lordre au sein du Conseil de coopration du Golfe et bien au-del.
La Syrie est lenjeu dune lutte rgionale, qui a ses retombes sur les pays du voisinage : le Liban est dsormais larrire-scne de cette guerre, alors que la Jordanie et lautorit palestinienne tentent daffirmer leur neutralit. LIrak post-Saddam Hussein relativise ses ambitions. LEgypte, proccupe par ses problmes internes, saccommode de son nouveau statut qui limite ses marges de manuvre. Les donnes objectives saccommodant du mythe de lunion de loumma, la communaut arabe, porte par la gopolitique de lmotion qui marque lopinion dans cette aire, les ds sont dsormais jets. La rvision de la carte gopolitique du Moyen-Orient est lordre du jour.
La ractualisation de la guerre froide dans laire arabe
Continuit de la guerre froide au Moyen-Orient [1], ses pays ont maintenu leurs rgimes soit dans lalignement avec lEst (Syrie, Irak, Libye), soit dans lalignement avec lOuest (pays du Golfe, Egypte, Jordanie). Pendant cette priode, trois capitales : Le Caire, Damas et Bagdad staient riges en puissances rgionales, dominant laire arabe.

Engage avec le soutien des pays du Golfe, la guerre contre lIrak, en mars 2003, a assur lhgmonie amricaine sur les plus importantes rserves dhydrocarbures de la rgion. Elle a consolid ses alliances avec les principaux pays du Moyen-Orient, lexception de la Syrie et de lIran. Dautre part, le Prsident G. W. Bush (fils) a engag, dans le cadre du suivi de loccupation amricaine de lIrak, son projet du Grand Moyen-Orient, qui avait pour objectif de remodeler une vaste zone gographique allant du Maroc au Pakistan. Le printemps arabe a-t-il permis lhyperpuissance de finaliser ce projet ?
Lactualit fait valoir la dmarcation idologique entre la Syrie et ses allis Hizb Allah, au Liban et Hamas, sur le territoire palestinien, qui incarnent le camp de la rsistance et laile modre, forme par les pays du Golfe, la Jordanie et dans une moindre mesure lIrak et lEgypte. En effet, le rapprochement naturel de lIrak avec lIran chiite et la pause stratgique conjoncturelle de lEgypte, limitent leurs engagements gostratgiques.

Le soutien des Etats-Unis la rsistance syrienne et la dfense russe du rgime de Bachar al-Assad ractualisent au Moyen-Orient la guerre froide. Peut-on, dautre part, dfinir lalliance entre lhyperpuissance et les rgimes islamiques qui ont pris le pouvoir la faveur des rvolutions arabes ? Lanalyse des relations attestent lexistence dun compromis entre le rgime amricain et les nouveaux acteurs. Mais il faut certes nuancer la thse, en tenant compte des diffrents centres de dcision Washington et de leurs relations diffrentielles.
Certains analystes prfrent parler dune reconnaissance amricaine de ltat de fait et dune volont de traiter avec les autorits tablies. Peut tre faudrait-il dgager les positions progressives du pouvoir amricain. Il a applaudi les rvolutions et les a soutenues, reconnu les lections qui ont port au pouvoir les frres musulmans. Par la suite, il sest inquit de la tournure des vnements et particulirement de lindulgence envers les radicaux, dont certains ne cachent pas leur alignement sur al-Qada. Ne faut-il pas cependant remarquer que lalliance des Frres Musulmans, avec le pouvoir amricain ne pouvait qutre conjoncturelle, vu lopposition idologique et les positions diffrentielles sur le processus de paix ? Rappelons le diagnostic pertinent, en mars 2010 du gnral David Petraeus, alors chef du Commandement central des forces amricaines (Centcom) : La colre arabe sur la question palestinienne limite la puissance et la profondeur de nos relations avec les gouvernements et les peuples de cette zone et affaiblit la lgitimit des rgimes modrs dans le Monde arabe [2]. Or, lhabilitation citoyenne, le discours islamique radical et la prise en compte des allis des marges, salafites et autres, sont plutt favorables la rsistance et mme la guerre sainte.
Lassassinat de lambassadeur amricain Benghazi (11 septembre 2012) et lattaque de lambassade amricaine Tunis (14 septembre 2012) ont suscit la colre des Etats-Unis. Fait certain, les nouveaux rgimes, dobdiences islamiques mnagent le pouvoir amricain. Peut-on parler dun accordout ground ou tout simplement dune prudence diplomatique, dans un contexte difficile ?
Dans ce cadre de la guerre froide au Moyen-Orient, laire arabe enregistre lentre en scne de la Turquie et de lIran. Ecarte de lUnion Europenne, la Turquie fait dsormais valoir ses ambitions rgionales dans laire arabe. Prenant ses distances par rapport Isral, quelle a souvent mnag, Ankara se rapprocha du mouvement palestinien et particulirement de Hamas [3]. Rompant ses relations avec le rgime syrien, elle sillustre par son soutien la rsistance. La nouvelle stratgie est conforte par la prise du pouvoir dun parti islamique, bien proche de la famille des frres musulmans. De son ct, lIran est nettement engag, dans une alliance avec Damas.
Les repositionnements des pays du printemps arabe
Suite aux chutes successives du rgime de Bagdad, puis de celui du Caire, et de fait, aujourdhui, de celui de Damas, laire arabe est dsormais lobjet du jeu diplomatique et de la concurrence effective de lArabie saoudite et du Qatar, soucieux de construire une nouvelle hgmonie rgionale. On comprend aisment les ambitions de lArabie.

En dpit de sa faiblesse dmographique et militaire, lArabie saoudite qui fait volontiers valoir son leadership religieux et qui a, dautre part, confirm sa capacit contrler le march ptrolier, srige en puissance rgionale. Lactualit arabe atteste, par ailleurs, le jeu de rle tous azimuts du Qatar. Il offrit ses bons offices aux protagonistes en Palestine et au Soudan et milita, en faveur des rvolutions arabes et se mobilisa pour soutenir les mouvements islamiques.
La crise syrienne permet de dgager les positions diffrentielles des pays arabes. Dans le cadre de leurs jeux de rles, Qatar et lArabie saoudite poursuivent leurs soutiens aux composantes de la rsistance, selon leurs options idologiques. En revanche, lAlgrie, lIrak et le Liban sopposent toute intervention. De leur cot, les pays du printemps arabe sont davantage soucieux de reconstruire les nouveaux rgimes et de mettre en chec les drives terroristes. Sous linfluence du Qatar, la Tunisie sempressa de renvoyer lambassadeur syrien et prit fait et cause pour la rsistance. Mais elle dut prendre ses distances, sopposant toutes interventions extrieures. Cette dmarcation doit tre cependant nuance, suite aux rvisions actuelles des positions.
Autre mutation significative, la dmarcation au sein du Conseil des pays du Golfe. Elle serait le produit des contradictions internes qui mettent rude preuve leurs rseaux dalliance. Adoptant une proposition saoudienne, le sommet de Riad du Conseil de Coopration du Golfe, le 10 mai 2011, surprit les observateurs, en annonant son largissement, hors de son horizon. Dpassant lordre du jour annonc, les dirigeants du Conseil de coopration du Golfe se sont dclars favorables une adhsion de la Jordanie et du Maroc leur groupement rgional [4].
Le refus daccepter, encore lIrak et le Ymen qui sont situs dans la rgion atteste le caractre discriminatoire entre les pays arabes du processus. Par quoi expliquer, sinon par des proccupations scuritaires, ce choix de la Jordanie et du Maroc, qui allient au Golfe, un pays du Levant et un pays du Maghreb, cest--dire de lOccident de laire arabe ? Revirement inattendu, le Conseil du Golfe ne tarda pas remettre en cause son largissement au Maroc et la Jordanie [5], en dpit de laccueil enthousiaste de linitiative par la Jordanie. Mais le Maroc eut plutt une attitude rserve.
Peut-on voquer une dmarcation similaire au sein de lUnion du Maghreb Arabe (lUMA) ? Cette formation rgionale resta virtuelle, en dpit de laccord de principe de tous les partenaires, lappui de leurs discours fondateurs. Mais les ambitions rgionales concurrentes de lAlgrie et du Maroc, illustres par leur diffrend sur le Sahara occidentale, paralyse linstitution.
Les nouvelles lignes de dmarcation des alliances
Affaiblissement du jeu de rle du Qatar et contestation du pouvoir islamiste en Egypte et en
Tunisie, lvolution courant 2013 a ses effets sur la carte gopolitique. Les entretiens du Prsident Obama avec des dirigeants arabes, en avril 2013, qui ont permis dexpliciter leurs attitudes diffrentielles [6], expliquent le nouveau statut effectif du Qatar. Le prsident Barack Obama aurait t sollicit par des dirigeants de pays arabes dloigner le Qatar et la Turquie du dossier syrien en raison de la tournure prise par cette crise [7].

Estimant que Qatar et la Turquie cherchent utiliser les transitions politiques en cours au Moyen-Orient pour tendre leur influence diplomatique, conomique et religieuse , ils ont affirm que les Etats-Unis et, donc, le prsident Obama sont les seuls qui peuvent remettre le Qatar sa place. Au cours des entretiens jordano-amricains, Abdallah II aurait voqu la sagesse des Emirats et de lArabie Saoudite et explicit lopposition entre les attitudes des Emirats, de lArabie Saoudite et de la Jordanie et celles de lescalade prconise par Qatar [8].
Notons, dautre part, que le jeu de rle de Qatar est remis en question, par lopinion arabe, vu son comportement binaire, rconciliant difficilement son alignement gopolitique et son discours national, son rgime princier et ses allocutions dmocratiques off shore. Le changement dynastique au Qatar, le 25 juin 2013 et le dpart du Premier ministre qui le suivit, restaure lunit au sein du Conseil du Golfe et incite Qatar rviser sa politique dintervention.
La destitution du Prsident Morsi le 3 juillet 2013, suite la rvolution populaire du 30 juin a, bien entendu, des implications rgionales et internationales importantes. LEgypte se soustrait ainsi lEstablishment international des Frres Musulmans et linterventionnisme son service du Qatar et de la Turquie. A la suite de ce changement, lArabie, les Emirats et le Kowet dcidrent daccorder une aide de 12 milliards de dollars au nouveau pouvoir. Si lEgypte bascule, tout le systme bascule dans le Moyen-Orient, affirmait, juste titre, Gilles
Kepel [9] le 16 aot 2013. Prenons la juste mesure de ce repositionnement de lEgypte, ple historique de stabilit rgionale.

LArabie Saoudite, soutenue par la Jordanie et les pays du Golfe, en dehors du Qatar, consolide son rle rgional. La redimension du Qatar, lloignement de laire arabe de la Turquie et la restauration du leadership saoudien, qui sen suivirent, modifient la carte gopolitique de la rgion. Lappui non explicite mais effectif de lAlgrie, enjeu important de linterventionnisme, durant cette conjoncture, annonce la fin du Grand Moyen-Orient. LAlgrie a t, en effet, lobjet dune tentative de dstabilisation, au dbut du printemps arabe , engage avec le concours de lEtat-Al-Jazira et les forces allies.
La runion des ministres arabes des Affaires trangres, le 1er septembre 2013, au Caire, pour tudier le projet de frappe contre Damas, accus davoir men une attaque chimique qui a fait des centaines de morts prs de la capitale, le 21 aot 2013, permet didentifier la dmarcation gopolitique entre les pays arabes.
Pour mobiliser lopinion publique, Saoud al-Fayal, ministre saoudien des Affaires trangres a tenu une confrence de presse, avant louverture de la runion. Il appela les pays arabes soutenir lopposition syrienne, qui rclame une intervention militaire trangre contre le rgime de Bachar al-Assad. Il a eu, dautre part, un entretien avec le Prsident provisoire de la Rpublique gyptienne.
Mais les deux interlocuteurs restrent sur leurs positions [10]. Dailleurs, les nouvelles autorits gyptiennes ont pris position, jeudi 29 aot 2013, contre toute attaque occidentale en Syrie.
Ce positionnement marque un changement avec la ligne suivie par Mohamed Morsi. Position similaire, le ministre tunisien des Affaires trangres a soulign vendredi 30 aot 2013, que la Tunisie sopposait toute intervention militaire trangre en Syrie, ritrant son refus constant de telle ingrence dans un pays indpendant et souverain . Fut-elle domine par le parti islamiste en-Nahdha, la troika semble rviser ainsi sa politique trangre. Acte de prudence ou souci de mnager son opinion publique, la Jordanie qui a accueilli la runion des chefs dtats-major, dans le cadre des prparatifs de lintervention militaire prend ses distances et affirme quelle ne sera point la base de lattaque [11].
En labsence de consensus, la runion vota une motion ambige, o les ministres demandaient la communaut internationale d assumer ses responsabilits dans le dossier syrien. Mais ils vitrent dvoquer, dans leur motion, lventualit de frappes. Certains Etats comme lEgypte, lAlgrie, lIrak et le Liban ont mme dfini la frappe comme une ingrence trangre. Ces trois derniers pays se sont dailleurs abstenus au cours du vote.
Les pays du Golfe, Arabie Saoudite et Qatar en tte, les principaux soutiens lopposition syrienne, taient favorables une opration militaire. Par contre, lAlgrie, lEgypte et la Tunisie rejoignaient les positions du Liban et de Jordanie, hostiles lintervention pour des raisons de proximit gographique et lIrak, qui mnage les positions de lIran. Cette dmarcation sur la question syrienne redessine la carte gopolitique arabe. Laxe Riyadh/Le Caire merge. Il est soutenu par les pays du Golfe, la Jordanie, le Ymen et lAutorit palestinienne. Bagdad reste dans la mouvance de lIran. Le Liban tente de garder sa neutralit, compte tenu de ses divisions. La Libye est proccupe par ses problmes internes et son risque dimplosion. Quant
la Tunisie, elle opte dsormais pour une politique de rserve, vu la bipolarit de son opinion
publique.

Conclusion
En tant que telle, la carte gopolitique arabe ne peut tre que provisoire et conjoncturelle. Elle dpend de linteraction de la dynamique interne et de lintervention externe. Ne faudrait-il pas, par la prise en compte de lmergence des divisions confessionnelles et ethniques, la faveur de la guerre dIrak, de Syrie et de leurs effets au Liban et en Jordanie voquer la possibilit des reconfigurations territoriales, rvisant la gopolitique actuelle des Etats-nations ? Prenant acte de lvolution ventuelle, le Premier ministre irakien voque une possible guerre civile au Liban, une division en Jordanie et une guerre civile, en Irak [12] .
Faut-il carter ce scnario illustr par ltat actuel de division ethnique et confessionnelle de lIrak, depuis le changement du rgime ? Au Liban, la guerre syrienne attise le conflit qui oppose la mouvance sunnite du 14 Mars et la mouvance chiite du 8 Mars. Explicitant et exagrant ce fait, Mamoun Effendi affirme que le Liban est lexemple criant o lEtat est une simple couverture des allgeances, semblable la voiture, mais qui au lieu dtre mue par un simple moteur, fonctionne avec plusieurs moteurs ethniques (sunna, chiia, druze, chrtiens), avec leurs diffrentes composantes et leurs petites allgeances. Le plus faible tant le moteur de lEtat [13]. Donne relle, le Ymen, la Libye et, la
Jordanie, sont affects par la donne ethnique.
Est-ce que les mutations actuelles ne sont pas susceptibles de provoquer des soubresauts et dbranler la gopolitique arabe actuelle ?

* Khalifa Chater est analyste gopolitique, doctoreur dEtat es-Lettres Paris-Sorbonne IV, 1981 (histoire contemporaine), professeur dHistoire contemporaine lUniversit de Tunis.
Il est galement ancien prsident de lAssociation des Etudes Internationales, Tunisie.
Avec laimable autorisation de Diploweb.




K. ʡ ... .

" " . . .

: . . . " " . .


[1 ] ( ) ( ) . : .

2003 . . G. W. ( ) . " " ڿ
. " " .

reactualize . " " . .

. . " " . . ߡ "" 2010 ( CENTCOM ) : " [2 ] . " ԡ .

( 11 2012 ) ( 14 2012 ) . ɡ . accordout

. . . [ 3 ] . . .

" "
. .

. . " " .

. . . " " . . . .

. . 10 2011 . . [ 4 ]

. [ 5 ] . .

( ) . .



2013 . 2013 [ 6 ] . . [7 ]

" " " " . " " " [8 ] . "

. 25 2013 .

3 2013 30 . . 12 . " " ޡ
[9 ] 16 2013. .

. ߡ . . " " .

1 2013 21 2013 .

. . .

. [ 10] 29 2013 .

. 30 2013 " . " EN - ɡ . " " [11 ] .

" " . ѡ . " ". .

ѡ . " " . . / . . . . .

.


. . " [ 12 ] . "
14 8 . " ɡ ( chiia ) ɡ . [13 ] . "
.


* doctoreur ES- IV- 1981 ( ) .
.
Diploweb .



reporters.dz
 

()


: 1 ( 0 1)
 

Gopolitique arabe : une nouvelle carte ?+




05:44 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,