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Algrie : Bouteflika forever...

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2013-10-07
 
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Manqool Algrie : Bouteflika forever...

Algrie : Bouteflika forever...




Aprs tre parvenus retourner la situation leur avantage, les partisans du prsident semblent dj en ordre de bataille pour assurer la rlection de leur champion en 2014 - ou du moins obtenir le prolongement de son mandat de deux ans.
La scne se droule dans la moiteur de cette fin d'aot caniculaire. Mohamed Rougab, secrtaire particulier du prsident, appelle Dahou Ould Kablia, ministre de l'Intrieur et des Collectivits locales, pour exiger une autorisation prfectorale permettant la tenue de la sixime session du comit central du Front de libration nationale (FLN). Le ministre refuse d'obtemprer, arguant qu'il ne reoit d'instructions que d'Abdelaziz Bouteflika. Nouveau coup de fil. Cette fois de la part de Sad, frre cadet de ce dernier et conseiller la prsidence. Nouvelle fin de non-recevoir du ministre de l'Intrieur. "Je ne me rfre qu'au prsident de la Rpublique", rpond-il en substance.
Finalement, la prfecture d'Alger sera somme par Sad Bouteflika de dlivrer de nuit la fameuse autorisation, passant outre la dcision du Conseil d'État de suspendre la tenue de cette runion, dont l'unique ordre du jour est l'lection d'un nouveau secrtaire gnral. Le 29 aot donc, Amar Saadani, 63 ans, candidat adoub par Sad Bouteflika, est lu nouveau chef de la premire force politique du pays, reste sans patron depuis la destitution d'Abdelaziz Belkhadem en janvier 2013. Deux semaines plus tard, Dahou Ould Kablia est dbarqu du gouvernement avec dix autres ministres la faveur d'un important remaniement. N'ayant pas t prvenu l'avance, le ministre de l'Intrieur apprendra son limogeage par voie de presse. Ould Kablia a-t-il pay pour avoir tenu tte au frre-conseiller, pour qui l'lection d'Amar Saadani est une tape cruciale pour rester dans le jeu politique ? Commentaire d'un haut responsable de l'État, encore choqu par la manire trs cavalire dont les ministres ont t congdis. "La prsidence n'a eu aucun tat d'me, confie-t-il. Les ministres n'ont mme pas eu droit un mot de remerciement, alors que certains ont fidlement servi Bouteflika depuis son arrive au pouvoir, en 1999."
Il faut dire que, pour les partisans du chef de l'État, le temps presse. À six mois de la publication, en fvrier 2014, du dcret portant convocation du corps lectoral pour le scrutin prsidentiel, qui doit normalement se tenir en avril, le clan Bouteflika tente de mettre en place sa machine lectorale pour assurer un quatrime mandat l'actuel locataire d'El-Mouradia ou prolonger son bail de deux ans. Le maintien du prsident, dfi jug impossible sinon hautement improbable au milieu de l't, passait par la reconqute du FLN, la mise en place d'un excutif constitu de fidles, comme les ministres de l'Intrieur et de la Justice, la refondation de l'alliance prsidentielle et la rvision, le cas chant, de la Constitution, dj amende en novembre 2008.
Candidature Benflis

Une premire tentative pour rcuprer la direction de l'ancien parti unique - peut-tre par crainte qu'elle ne soutienne l'ancien rival de Bouteflika en 2004, Ali Benflis, dont la candidature devrait tre annonce dans les prochaines semaines - est engage en fvrier 2013, peu de temps aprs le dpart de Belkhadem. Amar Saadani, ex-prsident de l'Assemble nationale tomb en disgrce en 2007, tente alors une OPA sur le FLN. Contr par ses dtracteurs, qui moquent son manque de consistance, son affairisme prsum, ses bourdes diplomatiques ou son allgeance au clan prsidentiel, Saadani a d battre en retraite. Momentanment.
C'est qu'entre-temps Bouteflika est tomb malade, et sa longue convalescence, en France puis en Algrie, a laiss penser que le ras tait fini, que son clan avait perdu de sa puissance et que l'aprs-Bouteflika allait se prparer sans lui. Rien n'tait moins vrai. Depuis sa rsidence de Sidi Fredj, o il poursuit dsormais sa rducation, le prsident donne sa caution l'intronisation de Saadani la tte du FLN. En l'espace de quelques jours, l'entourage du chef de l'État parvient retourner la situation son avantage.
Ex-coordonnateur gnral des comits de soutien au programme du candidat Bouteflika, Saadani, que la presse accuse d'avoir tremp dans un scandale de corruption, se met aussitt en action, dfendant bec et ongles l'ide d'un quatrime mandat tant, argue-t-il, le prsident a prouv "son incomparable comptence diriger le pays". Quid de la maladie, qui pourrait empcher Bouteflika de faire campagne ? "Pourquoi le prsident ferait-il campagne ? ose le nouveau secrtaire gnral du FLN. Les Algriens le connaissent trs bien." En fidle soldat, ce pre de sept enfants ne voit mme pas la ncessit d'organiser une lection prsidentielle."
Amar Saadani, nouveau secrtaire gnral du FLN, le jour de son lection
la tte du parti, le 29 aot. Samid Sid
Nouvelles alliances
Le FLN dsormais domestiqu, reste refonder l'alliance prsidentielle. Cr en fvrier 2004 pour soutenir le programme de Bouteflika, l'attelage qui constituait la charpente politique du pouvoir prsidentiel tait compos du FLN, du Rassemblement national dmocratique (RND) et des islamistes du Mouvement de la socit pour la paix (MSP). Sauf que, depuis la dsertion du MSP en janvier 2012 et la crise de leadership qui mine encore aujourd'hui le RND huit mois aprs la dmission d'Ahmed Ouyahia, la majorit s'est effiloche au fil des mois. Certes, le RND continue d'apporter son soutien au chef de l'État, mais l'ventuelle candidature de celui-ci en 2014 ou l'adoption par les deux chambres du Parlement - la voie rfrendaire est totalement exclue pour l'heure - d'une nouvelle Constitution qui prolongerait de deux ans le troisime mandat du prsident ncessitent d'largir l'alliance de nouveaux partenaires.
Les nouveaux allis se trouvent au sein mme du gouvernement. Ministre depuis le premier gouvernement Bouteflika, form en dcembre 1999, Amar Ghoul est d'une fidlit sans faille envers le chef de l'État, si bien qu'en retour il a russi chapper au scandale qui a emport bon nombre de ses collaborateurs dans le cadre de l'enqute pour corruption visant le projet de l'autoroute est-ouest. À la tte du parti Rassemblement Espoir de l'Algrie (TAJ), le dsormais ministre des Transports vient de rejoindre l'alliance et fait campagne avec zle pour la rlection de Bouteflika. "Si nous n'apportons pas notre soutien Laaziz ["le bien-aim"], les gnrations futures ne nous le pardonneront jamais !" s'exclame sans rire Ghoul. Son collgue dans l'excutif, Amara Benyounes, secrtaire gnral du Mouvement populaire algrien (MPA), devrait galement adhrer la coalition prsidentielle. Ami de Sad Bouteflika, avec lequel il dne souvent, Benyounes n'a jamais mnag sa peine pour soutenir le chef de l'État, y compris quand des voix se sont leves pour rclamer l'application de l'article 88, qui prvoit la destitution du prsident en cas de maladie grave et durable. Alors, un quatrime mandat ? Benyounes rpte l'envi qu'il signerait des deux mains. Mais si les partisans du prsident se mettent dj en ordre de bataille pour reconduire leur champion (qui, lui, ne s'est toujours pas exprim) la tte de l'État, ce scnario reste in fine tributaire d'une grande inconnue : le bulletin de sant de l'intress.
Casse-tte constitutionnel
Confession du Premier ministre Abdelmalek Sellal au sortir d'une rcente audience avec Abdelaziz Bouteflika : "Il veut un quatrime mandat..." Soit. Mais comment faire si son tat de sant l'empchait de briguer sa propre succession ? Pour le prsident, la solution passe par l'instauration d'un septennat renouvelable une fois, tandis que son entourage songe plutt amender la Constitution pour prolonger son actuel mandat de deux ans. Des instructions dans ce sens ont t transmises aux membres de la commission charge de la rvision de la loi fondamentale. Mais si le passage du quinquennat au septennat ne pose aucun problme juridique, il n'en est pas de mme pour la prolongation du mandat en cours. Une telle opration se heurte deux cueils. L'article 71 de la Constitution dispose en effet que "le prsident de la Rpublique est lu au suffrage universel, direct et secret", et l'article 178 que "toute rvision constitutionnelle ne peut porter atteinte au caractre rpublicain de l'État, l'ordre dmocratique, bas sur le multipartisme". Un vritable casse-tte constitutionnel qui pourrait avoir de graves consquences politiques.

 

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