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Il y a 50 ans, La Guerre des sables: Quand le Maroc agressa l'Algrie

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Il y a 50 ans, La Guerre des sables: Quand le Maroc agressa l'Algrie


Il y a 50 ans, La Guerre des sables: Quand le Maroc agressa l'Algrie



Na t surpris que celui qui le voulait, par la brutale attaque des forces armes marocaines contre les points frontaliers de Tindjoub et Hassi Beda au nord de Bchar, la fin du mois de septembre 1963.


Le duo chthonien, Hassan II-Oufkir avait, en effet, lanc lautomne ses troupes pour roccuper les deux hameaux situs sur une piste qui relie les localits algriennes frontalires du nord-ouest Tindouf, lextrme ouest de la jeune rpublique.
Dans les faits, les voisins occidentaux ont toujours reluqu vers lest et le sud, en qute de la construction dun hypothtique Grand Maroc de lgende dont les frontires, imagines par les leaders de lIstiqlal, annexent dun coup de crayon gnreux le quart de lAfrique au nord, du Sngal jusquaux limites dIn Salah lest.
Au sud, la hachure gobe le tiers du Mali jusqu, y compris, Tombouctou, alors quil escamote purement et simplement toute la Mauritanie. Sans compter le Sahara o ccidental. Avec ce bmol que le palais royal ne savisait pas tellement chatouiller lEspagne franquiste, laquelle navait pas suffisamment dhumour pour accepter les plaisanteries expansionnistes de la monarchie chrifienne, sur Ceuta et Melilla, par exemple. Indigns par ce coup de Jarnac, les pays africains qui btissaient leur organisation, lOUA, mais aussi les Arabes unis au sein de leur ligue ponyme, ont tendu un doigt accusateur vers le Maroc.
Intangibilit des frontires
Un acte condamnable, dautant que la Charte de lOUA constatait dans son prambule quil ny a pas un seul Etat africain qui nait pas un problme de frontires avec les Etats limitrophes. Le document mettait en garde : Ce vestige fatal du colonialisme risque de nous entraner dans des guerres intestines... Seule lunit africaine peut cicatriser cette plaie infecte des litiges frontaliers entre nos divers Etats.
Le Malien Modibo Keita estimait ce propos que si vraiment nous sommes les uns et les autres anims de la volont ardente de faire lUnit africaine, il faut que nous prenions lAfrique telle quelle est ; il faut que nous renoncions aux prtentions territoriales si nous ne voulons pas instaurer en Afrique ce quon pourrait appeler limprialisme noir... LUnit africaine exige de chacun de nous le respect intgral de lhritage que nous avons reu du systme colonial, cest--dire le maintien des frontires actuelles de nos Etats respectifs.
Le prsident Tsiranana de Madagascar enfonce davantage le clou et insiste sur luti posidetis africain, autrement dit le principe de lintangibilit des frontires. Il dclare quil nest plus possible de modifier les frontires des Nations au nom de critres raciaux, religieux... car en effet si nous prenions pour critre de nos frontires la race, la tribu ou la religion, il y aurait en Afrique des Etats qui seraient effacs de la carte....
La sagesse aura donc prvalu et les pres fondateurs de lOUA proclamrent solennellement lintangibilit des frontires hrites de la colonisation. Lagression marocaine contre lAlgrie est de ce fait perue par les Etats continentaux comme le premier pied de nez une charte aussitt vote aussitt viole par un de ses membres. Membre qui quittera lorganisation en 1982, aprs ladmission de la RASD (rpublique du Sahara dmocratique). Mais il est utile de prciser que deux membres, parmi la trentaine runis Addis-Abeba en mai 1963, la Somalie et le Maroc allaient mettre des rserves.
Lors de son adhsion la charte, le 19 septembre 1963, Rabat exprimait sa retenue en dclarant : sagissant de la ralisation de la sauvegarde de lintgrit territoriale du Maroc, dans le cadre de ses frontires authentiques, il est important que lon sache que cette signature de la charte de lOUA ne saurait aucunement tre interprte comme une reconnaissance expresse ou implicite des faits accomplis, jusquici refuss comme tel par le Maroc, ni comme une renonciation la poursuite de la ralisation de nos droits par les moyens lgitimes notre disposition....
Anim donc par ses apptits territoriaux chroniques, notre voisin accommode le droit aux sauces du moment. Lorsque le colonisateur franais a dbarqu en Algrie en 1830 et quil sest propag par une rare violence jusquaux limites des frontires actuelles de lAlgrie, la monarchie marocaine sest garde denvoyer ses troupes pour sopposer lenvahisseur.
Lourd tribut pay par lalgrie
Cest le peuple rel de ce pays qui a pay le tribut la rsistance. Durant plus de 125 ans, le palais royal est rest silencieux devant les exactions commises contre les Algriens. Si un mtre carr de ce territoire lui appartenait rellement, que ne sest-il oppos la rpression contre ses sujets. Lorsque les Algriens ont rsolu de se librer et que la proposition dun embrasement gnralis du Maghreb avait t faite pas les novembristes, les indpendantistes marocains ont dclin loffre en arguant que lAlgrie tait une colonie et le Maroc un protectorat. Ainsi donc, en 1963, alors que lAlgrie venait encore une fois de rgler la fiscalit du sang lhistoire, voil nos voisins qui rclament un territoire pour lequel ils nont jamais lev le petit doigt.
Le droit ne rgente pas lhistoire. La marotte du Fabuleux Maroc a compromis de faon durable les grands projets dune construction harmonieuse dun ensemble maghrbin politiquement cohrent et conomiquement homogne et fort. Au moment o lAllemagne et la France rangeaient durablement les armes grce au trait de lElyse (janvier 1963) et que ses signataires, le prsident Charles de Gaulle et le chancelier Conrad Adenauer donnaient une fougueuse impulsion la Communaut conomique europenne (CEE), anctre de lUE, le Maghreb, lui, qui avait des atouts incontestables pour sunir autour dun plan de construction audacieux, senfonait dans ce que les Arabes savent faire le mieux : la dsunion. Voici que les revendications marocaines se parent dpithtes ronflantes du genre : historiques ou alors lgitimes ; authentique, etc. On parle de droit.
Lambition du royaume de crer le grand maroc
Le Maroc, soutiennent ses responsables, avait rendu publiques depuis 1956 ses revendications successorales. La France dsireuse denrayer laide marocaine lAlgrie combattante, avait laiss entendre au Maroc, nouvellement affranchi du protectorat, la possibilit de la rvision du trac frontalier en change de la cessation de la sanctuarisation des patriotes du FLN. Le roi Mohammed V, qui avait la considration du peuple algrien, a trouv la proposition indcente. Mais il a quand mme saisi la balle au bond, puisque, sentant poindre lindpendance algrienne, il tentera, en juillet 1961 par un accord, darracher une promesse au prsident du Gouvernement provisoire de la Rpublique algrienne (GPRA), Ferhat Abbas. En fait de promesse, lengagement de la partie algrienne se bornait sengager discuter de ces questions avec toute partie qui aurait formuler la demande.
En 1963, les boutefeux de lIstiqlal sagitent, renclent et menacent. Ils crient lingratitude des dirigeants algriens. On fait marcher les rotatives et tirer grands renforts de publicit cette fameuse carte qui trace le grand Maroc laune des ambitions, il faut le dire, mdivales du Palais et qui illustre encore et jusqu nos jours les manuels scolaires. Pour le voisin, loccasion est belle de faire rendre gorge aux outrecuidants descendants de fellaghas. Dautant quun conflit interne a clat entre groupes rivaux. Hocine At Ahmed, ancien codtenu avec Ben Bella, Khider, Bitat, Boudiaf aprs larraisonnement de lavion marocain qui les transportait, en octobre 1956, cre le front des forces socialistes (FFS). Il organise un maquis qui soppose au nouvellement lu prsident. En effet, Ben Bella devenu du chef du Gouvernement a fait prparer un projet de Constitution quil a fait adopter le 28 aot 1963 par lAssemble. La Loi fondamentale est approuve par rfrendum le 8 septembre et promulgue.
Le 10, il se fait lire la prsidence de la Rpublique. Cinq jours aprs, pas plus, soit le 15 septembre, il suspend la constitution et le 3 octobre il sattribue les pleins pouvoirs ! Avouez quen matire de dmocratie tropicale, on ne fait pas plus radical et plus clre !
At Ahmed et ses partisans sont chargs du crime de haute trahison, laubaine sest prsente pourquoi sen priver ?
Brutalement, les choses semblent se calmer. En effet, le 5 octobre, le smillant ministre Abdelaziz Bouteflika qui vient de troquer son costume de ministre de la jeunesse et des sports contre la redingote de ministre des Affaires trangres aprs lassassinat de Mohamed Khemisti en mai 1963, rencontre son homologue marocain Rdha Guedira Oujda. Un sommet Ben Bella-Hassan II est paramtr. Il ne se tiendra jamais.
Le 8 octobre, la jeune ANP (arme nationale populaire) algrienne dfait les FAR marocains et reprend possession des deux oasis de Tindjoub et Hassi Beida. Les journalistes ntaient pas encore embedded, mais la guerre des communiqus fait rage.
Tout le monde se souvient cet effet de lextraordinaire mobilisation populaire qui a accompagn ces vnements, rehausss par leuphorie de lindpendance frache et fragile.
Les bons offices des prsidents africains
Le pathtique discours de Ben Bella sur lesplanade de lAfrique et son dchirant Hagrouna ! ont multipli par mille ladrnaline patriotique chez un peuple pourtant reint par un conflit de 132 ans... Mais un peuple qui tait en pleine phase de pubert nationaliste. Mohand ouel Hadj, chef historique de la wilaya III, engag avec ses troupes aux cts dAt Ahmed et du FFS, dcide de suspendre son action dans les montagnes kabyles et fait route vers Tindouf.
Militaires et diplomates des deux cts se font la course. LAfrique, berlue, assiste lescalade. La France qui occupait les bases de Mers El Kbir, Bchar et Reggane sourit en coin. Sa presse ironise.
Comme dans une mle de rugby, les deux belligrants, dont les moyens sont encore extrmement limits avec un avantage certain du point de vue logistique et matriel pour les marocains, se neutralisent. Les marocains prennent Tindjoub, les Algriens senfoncent vers Figuig. Driss Ben Omar El Alami le marocain, et Houari Boumedine ministre de la dfense algrien improvisent et faute de moyens ils fonctionnent au pifomtre. Mieux arms, les marocains font une perce sur Tindouf.
Les allis de lAlgrie, Cuba (686 hommes) et lEgypte nassrienne (1000 hommes) sont attentifs. Ils proposent leurs services vu quils disposent dunits combattantes en tat dalerte. Ben Bella les contient et refuse quelles interviennent. Les mdiations se multiplient.
Le Tunisien Bourguiba, lEthiopien Hail Slassi, lEgyptien Nasser, chacun y allait de ses bons offices.
Finalement, cest le Malien Modibo Keita et le Ngus dEthiopie qui parviennent arracher un cessez-le-feu. Le conflit, dclench par le Maroc, est qualifi comme tant contraire au principe de rglement pacifique des diffrends solennellement affirm par le pacte de la ligue arabe, par la charte des Nations unies et par la Charte dAddis-Abeba. Une confrence ad hoc runissant Bamako, les 29 et 30 octobre 1963, les chefs dEtat dAlgrie, dEthiopie, du mali et du Maroc examinent les tenants et les aboutissants de ce conflit unanimement qualifi de fratricide. La confrence proclame le cessez-le-feu le 31 octobre 1963.


Quelques extraits des interventions d'Ahmed Ben Bella


La nationalit algrienne aux 150 000 Marocains
Nous ne rpondrons pas aux soldats marocains masss sur nos frontires par les mmes procds. Nous laissons le soin 12 millions dAlgriens, lexception de 5000 mcontents de rpondre ces actes. Les incidents, les expulsions dAlgriens vivant au Maroc, y travaillant depuis des vingtaines dannes sont la preuve de lignorance totale de la part des responsables marocains des conventions que nous avons signes Alger et aux termes desquelles nous nous sommes engags nous respecter mutuellement. Je citerai le cas dun bijoutier ayant travaill plus de vingt ans au Maroc et qui fut transport au-del des frontires marocaines sans mme avoir le temps de dire adieu sa famille. Est-ce l le respect des engagements ? Je dirai solennellement quen rponse ces actes indignes, nous accorderons la nationalit algrienne aux 150 000 Marocains vivant chez nous Oran, Maghnia, Cherchell et dans dautres rgions. Certains dentre eux ont particip activement la guerre de libration. Je suis sr que lassemble nationale fera une drogation de la loi de nationalit pour faciliter loctroi de la nationalit algrienne aux 150 000 Marocains rsidant en Algrie. Notre langage est celui du courage, de la fermet, de la gnrosit, ces qualits qui ont guid la Rvolution algrienne. (Meeting populaire
1er octobre 1963)
Notre position sinspire des principes de la Ligue arabe ou de lOUA
Nous invitons nos frres marocains garder la mme srnit dont nous faisons preuve. Il est de notre devoir de voir tous les problmes qui existent entre nous rgls par le dialogue, un dialogue fraternel et dans le respect de la conclusion de la rencontre dOujda. Il est dangereux de vouloir rgler les problmes par dautres moyens. Notre position sinspire des principes qui rgissent les organismes de la Ligue arabe ou lOrganisation des Etats africains dAddis-Abeba. Ces principes stipulent que tous les problmes si problmes il y a entre deux membres de ces organismes seront rgls par les moyens pacifiques.
(Confrence de presse du 12 octobre 1963)

Nous aurions galement prpar des tanks et des avions...

Nous nous adressons, aussi, la dlgation de nos frres marocains qui sont venus commmorer avec nous cette journe historique et nous leur tenons un langage frre. Si nous sommes rests fidles nos engagements africains, nous avons reu malheureusement un choc que nous nattendions pas. Nous navons jamais pens quun jour viendrait o lAlgrie serait contrainte de prendre des armes pour dfendre lintgrit de son territoire contre une attaque mene par lun de ses frres africains ou par tout autre pays dans le monde. Cest un choc qui a surpris et qui nous a laiss une douleur que nous ressentons encore. Si nous savions que nous aurions un jour subir un pareil choc, nous aurions pris nos dispositions pour y faire face. Nous aurions galement prpar des tanks et des avions.... Notre arme, avec laquelle nous nous dfendons, ce sont les fellahs, les dshrits qui dfendent les acquis de la Rvolution contre toute atteinte. ...
Cette force des masses populaires qui surpasse celle des tanks et des avions est celle qui permet au prsident de la Rpublique de se prsenter en treillis devant le public et de dire : Je suis un travailleur. Je profite de cette occasion pour exprimer ma satisfaction, pour la solution du diffrend entre lAlgrie et le Maroc, solution base sur les principes que nous avons noncs ds le dbut de la crise. Nous avions annonc que nous tenions uvrer dans un cadre africain que nous avons bti Addis-Abeba. Aujourdhui, la confrence de Bamako ralise, grce Dieu, ce dsir de retourner aux dcisions dAddis-Abeba...
La confrence de Bamako a ralis aussi un autre objectif concernant le retrait des troupes de la zone occupe, de Hassi Beida et Tindjoub. Une commission sest constitue, forme de Maliens, dEthiopiens ainsi que dofficiers algriens et marocains afin de veiller lapplication de la dcision. Cest une victoire du peuple algrien et des peuples pris de paix, de justice et de libert. (Discours. 9e anniversaire de la Rvolution. (1er novembre 1963)

Des actions que nous considrons comme criminelles
...Je dois dire malheureusement que (des) obstacles externes qui staient prciss voici quelques jours et auxquels nous avions pens trouver une solution par la rencontre dOujda, je dois dire quils se sont de nouveau manifests et quil y a eu une rencontre cet aprs-midi mme dans la rgion de Colomb-Bchar, une rencontre entre lANP et des lments soi-disant incontrls, mais qui se baladent avec des camions, aujourdhui mme, au moment o certains mnent des actions que nous considrons comme criminelles, mais que de toutes faons nous enrayons fermement avec sagesse, mais fermement. (Discours devant le Congrs des travailleurs du secteur autogr agricole.
(Le 8 octobre 1963)

Boukhalfa Amazit

El Watan
 

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