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Tunisie : gnration cannabis

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2013-11-27
 
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Manqool Tunisie : gnration cannabis

Tunisie : gnration cannabis

Svrement rprim, l'usage de stupfiants est l'une des causes principales de la surpopulation carcrale en Tunisie. Au point que certains suggrent de dpnaliser la consommation de haschich.
"L'ecstasy n'est plus de qualit. La bonne came est rare, mais on trouve de tout", assure Hayet, invite une soire branche o quelques joints circulent. Sujet tabou s'il en tait sous Ben Ali, la consommation de stupfiants est dsormais aborde au grand jour. Depuis la rvolution, l'usage de drogues, notamment d'anxiolytiques, a explos, et les consommateurs, tout en restant prudents, craignent moins les indics ou une indiscrtion. Pourtant, la loi n'a pas chang et punit svrement la consommation de stupfiants.
"Au rythme actuel, il faudrait mettre la moiti du pays sous les verrous", observe l'un des signataires d'une ptition pour la dpnalisation du cannabis. La drogue n'est en effet pas qu'un phnomne mondain ; elle touche toutes les couches de la population et plus particulirement les jeunes, qui sont dans le collimateur de la police. "Ils sont plus facilement reprables que leurs ans, qui connaissent nos pratiques, et ils nous permettent de remonter rapidement les filires", assure un ancien de la brigade des stupfiants. Le tabassage mort, le 2 novembre, au commissariat de Sidi el-Bchir (Tunis), de Walid Denguir, souponn de trafic de drogue, en dit long sur les mthodes employes par la police. Mais Douar Hicher, quartier pauvre de la priphrie de Tunis, le commerce de stupfiants va bon train. "Hier, j'ai fait un saut El-Kabaria [autre bidonville de la capitale] pour ramener un kilo de zatla [rsine de cannabis] en mobylette", confie sans fanfaronnade Wassim, dealer occasionnel.
>> Lire aussi "Maroc : vers une lgalisation de la culture du cannabis ?"
Les ghettos des zones urbaines sont devenus des plaques tournantes du trafic. Il n'est pas rare qu' certains carrefours des gamins de 14-16 ans revendent la sauvette des joints, des barrettes de *haschich ou des comprims. Le fournisseur qui les emploie n'est jamais loin et les a l'oeil. "Je peux obtenir tout ce que vous voulez", assure Amine, qui annonce les prix : "1,50 euro le cachet de Tranxne, 1 euro pour le Tmesta et 600 euros le kilo de rsine de cannabis." S'il explique que les mdicaments proviennent de vols commis dans des hpitaux ou d'ordonnances soutires sous la menace des mdecins, il est sr que, malgr les contrles rigoureux, certaines pharmacies sont peu regardantes et vendent des produits inscrits au tableau B, sans prescription. "C'est un peu la tte du client, mais il y a aussi des complicits, prcise ce jeune de 22 ans qui suit les tendances du march. Le cannabis a toujours la vedette, l'ecstasy est passe de mode, mais le "Sobitex" - dformation de Subutex, utilis dans les traitements de substitution l'hrone - est de plus en plus demand."
>> Lire aussi : les mille et une faon de cacher une cargaison de haschich
Une coutume non nocive et conviviale

Il y a cependant peu d'accros aux drogues dures, auxquelles on prfre le cannabis. Prohibe depuis l'indpendance, la consommation de chanvre ou takrouri est reste dans la mmoire collective comme une coutume non nocive et conviviale. "Dans les annes 1930-1950, il tait en vente libre dans de tout petits paquets. Il fallait le rduire en poudre fine. Planches et hachoirs taient disponibles dans tous les cafs", se souvient El-Haj Sadok. Mais le temps des tkarlya - fumeurs d'herbe - est rvolu. Aujourd'hui, le march est demandeur de zatla. Si, contrairement au Maroc, la Tunisie n'est pas productrice de haschich, elle est devenue une tape de transit pour les filires, ce qui lui permet d'tre servie au passage. "80 % des quantits de cannabis sont rexportes. La voie terrestre, la plus usite, part du Maroc destination de la Libye, via l'Algrie et la Tunisie.
Des chargements entiers de drogue en provenance d'Amrique du Sud sont dbarqus dans de petits aroports africains puis transbords par hlicoptre ou par petit avion vers des points du Sahara, o des 4x4 amnags prennent le relais.
Certains trafiquants prfrent la mer, moins risque ; en cas d'alerte, la cargaison est jete par-dessus bord et sera rcupre sur les plages. Mais la surveillance des ctes pour freiner l'immigration clandestine a pratiquement ferm cette route", explique le docteur Tahar Cheniti, volontaire du Croissant-Rouge tunisien. Mais malgr une surveillance accrue aux frontires due l'mergence du terrorisme, les services douaniers reconnaissent que pour 1 kg saisi, 10 kg chappent aux contrles. "Les filires sont bien rodes. Des chargements entiers de drogue en provenance d'Amrique du Sud sont dbarqus dans de petits aroports africains puis transbords par hlicoptre ou par petit avion vers des points du Sahara. À partir de l, des 4x4 amnags les acheminent vers le nord destination de l'Europe. La Tunisie est sur leur route", dtaille un agent des douanes.
>> Lire aussi : en 2013, l'Algrie a saisi plus de 127 tonnes de kif marocain
Mais la brigade des stupfiants a not que, depuis la rvolution, les plantations de cannabis se sont galement multiplies, particulirement dans la rgion de Sidi Bouzid (Centre). "On gagne mieux notre vie qu' s'chiner produire des lgumes" est l'argument de ces nouveaux cultivateurs. "Le cannabis n'est pas prohib par le Coran mais par la loi, et ici, c'est le Coran qui prime", dit Amine, laissant entendre que, pour les extrmistes religieux, la drogue serait licite. Au point que les services aux frontires n'hsitent plus voquer un rseau de narcotrafiquants dont les revenus financeraient les mouvements jihadistes. "Du temps de Ben Ali, les gros bonnets de la drogue taient lis au srail - Moncef, frre de Ben Ali, tait la tte de la "couscous connection". Aujourd'hui, il n'y a plus de barons mais de nombreux et insaisissables petits dealers. Ils s'assurent, moyennant finances, des protections. Nul besoin de camions ou de grosses cylindres, la marchandise franchit les frontires dos d'nes qui connaissent le chemin et n'ont pas besoin d'tre accompagns", raconte Ismal, un garde forestier Fernana (Nord-Ouest).
Certains, comme le docteur Cheniti, estiment que la consommation de drogue n'a pas augment ; les chiffres taient pratiquement les mmes, mais ils taient occults par le pouvoir. Il n'empche. Douze lycens sur 30, dont 40,9 % de filles, ont connu le cannabis dans les tablissements scolaires, tandis que les plus jeunes sont attirs par la colle. Les services sanitaires et de l'ducation sont en tat d'alerte. Nabil Ben Salah, directeur gnral de la sant, affirme qu'"il faut un partenariat solidaire entre institutions et associations pour permettre au toxicomane de se soigner sans l'exonrer de sa responsabilit". Pourtant, le centre de Jebel el-Oust, 40 km de Tunis, prvu cet effet, est pratiquement confidentiel.
Sant et prvention
Lors des arrestations, un dpistage sanguin est effectu systmatiquement. S'il rvle des traces de THC, les poursuites sont engages automatiquement.
"Pr*vention et suivi font dfaut. Le sida n'tant pas caus, en Tunisie, par l'usage de drogues injectables, on fait moins cas des risques des stupfiants. On en revient surtout aux peines encourues", conclut Anas Ben Hriz, mdecin hospitalier. La justice semble en effet instrumentaliser la consommation de cannabis de manire proccupante. Ds qu'il s'agit de jeunes, le test sanguin est devenu systmatique, mme s'ils sont mis en examen pour d'autres motifs. Le rappeur Weld El 15 et Njib Abidi, ralisateur du documentaire Circulation, ainsi que sept personnes qui travaillaient avec lui ont t poursuivis pour usage de stupfiants alors que la police enqutait sur le film. Si bien que l'avocat Ghazi Mrabet se dit "rvolt et dgot" par cette pratique devenue l'une des principales causes de la surpopulation carcrale. Le directeur du pnitencier de la Mornaguia suggre, lui, d'envisager srieusement la dpnalisation pour les consommateurs, souvent des jeunes qui, au contact de la prison, s'initient la dlinquance et connaissent ensuite des difficults pour se rinsrer.
Un an de prison et 500 euros d'amende
L'usage de stupfiants est un dlit sanctionn par les articles 1, 2, 4 et 5 de la loi 52/1992, qui prvoit une peine d'une anne d'incarcration et 500 euros d'amende pour les consommateurs de cannabis. Il n'est pas besoin de flagrant dlit. Lors des arrestations, un dpistage sanguin est effectu systmatiquement. S'il rvle des traces de ttrahydrocannabinol (THC), substance active du cannabis que le corps met quelques semaines vacuer, les poursuites sont engages automatiquement. Au Maroc, fumer un joint dans un lieu public entrane une amende de 90 euros et deux mois de prison en cas de rcidive, mais consommer du haschisch n'est pas une infraction et n'entrane aucune poursuite.


 

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