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Libye : brouillard sur Benghazi

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2014-01-02
 
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  Emir Abdelkader    
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Libye : brouillard sur Benghazi

Libye : brouillard sur Benghazi




Qui commande, dans la capitale de la Cyrnaque ? Les milices, par la terreur ? La population, qui se rebiffe contre elles ? La municipalit, dont les caisses se vident ? Pas l'État libyen, en tout cas.
Benghazi, quartier Salam, le 18 dcembre. Des militaires dcouvrent avec effroi un sac plastique ensanglant. À l'intrieur, la tte d'un homme kidnapp il y a trois mois. Un "cadeau" dpos devant le domicile de son fils, Salim Naili, membre bien connu de la brigade Al-Saiqa, les forces spciales de l'arme nationale qui combattent le groupe salafiste Ansar al-Charia dans la ville. La veille, deux militaires ont t assassins et des habitants ont pris d'assaut des maisons appartenant des membres de ce groupe dans le quartier central d'Ard Zwawa.
Dans la capitale de la Cyrnaque, la guerre est larve et confuse. Les forces spciales ne savent pas vraiment qui elles affrontent. Rgulirement, elles dcouvrent des voitures plastiques aux abords de leurs bases et reoivent des menaces anonymes.
Depuis des mois, attentats et assassinats cibls sont quasi quotidiens. Leur mode opratoire varie : voitures piges, rafales d'armes automatiques... Ils visent en priorit des hauts grads ayant servi sous Kaddafi avant de rallier la rvolution. Sur la centaine de victimes, certaines occupaient des postes responsabilit dans les annes 1990, poque o une rpression terrible s'abattit sur les islamistes et se solda, Tripoli, par le massacre de la prison d'Abou Salim. "Ces tueurs sont trs bien renseigns. Mais qui sont-ils ? Des hommes d'Ansar al-Charia ? Ce serait une erreur de tout mettre sur le dos de ce groupe, dont les membres sont connus et ne se cachent pas. D'autres, qui agissent dans l'ombre, sont plus dangereux, glisse, sibyllin, un fonctionnaire bien inform. Ces crimes peuvent aussi bien tre commandits par des kaddafistes qui se vengent d'avoir t lchs par ces militaires."
"À Benghazi, la situation est hors de contrle", confie-t-on dans l'entourage d'Ali Zeidan, le Premier ministre, qui a annonc l'installation de camras de surveillance. "La menace ne vient pas de l'extrieur mais de l'intrieur du pays", a dclar le chef du gouvernement en exhortant la communaut internationale l'aider... tout en refusant un plan de l'ONU qui prvoyait le dploiement de 235 Casques bleus. "Le gouvernement, faible et discrdit, espre que la population se dressera contre ces assassins. Aujourd'hui, elle seule peut changer la donne", constate Salem Gnane, ancien vice-prsident du Conseil national de transition.
>> Lire aussi : les mille et une tueries de Benghazi
La population s'est souleve contre les milices

À une dizaine de kilomtres du centre-ville, des hommes en treillis disparates contrlent la route de l'aroport. Militaires, miliciens officiels ou groupes informels... Difficile de les distinguer. Au gr des circonstances, ils s'allient, s'affrontent, se tolrent ou s'ignorent. Le contrle se fait sans insistance. Nul besoin de demander quelle faction appartiennent ces hommes la barbe soigne. Sur leurs vhicules blinds flotte le drapeau noir frapp de la chahada. La marque d'Ansar al-Charia, accus par Washington d'tre derrire l'attentat du 11 septembre 2012 contre le consulat amricain.
Ces rvolutionnaires radicaux reconvertis dans le jihadisme ont t dlogs de la ville pour la seconde fois cette anne. Le 25 novembre, l'unit des forces spciales de l'arme nationale, forte de prs de 200 hommes, a lanc une vaste opration. En ralit, comme Tripoli dix jours plus tt, c'est d'abord la population qui s'est souleve - pacifiquement dans l'ensemble, mais certains civils taient arms - pour protester contre la prsence des milices. Face ces hommes plus nombreux et mieux quips qu'elle, l'arme est impuissante. "On savait qu'ils allaient revenir car ils sont dcids tablir un mirat islamique, confie un entrepreneur. Chaque matin, je regarde sous ma voiture pour vrifier s'ils n'ont pas pos de bombe."
Malgr la peur, la vie suit son cours. À en croire Husni Bey, un riche businessman local, les affaires sont florissantes. "À Benghazi, les importations ont cr de 100 % depuis 2010. Les gens consomment malgr les problmes", affirme dans un sourire enjleur le principal employeur priv du pays, qui dnonce *toutefois l'incomptence des responsables politiques. Les agents de scurit privs, *chargs de la protection des rares employs occidentaux prsents dans le pays, sont moins optimistes : "Le climat n'a jamais t aussi tendu, on ne sait pas lequel de ces groupes est aux manettes."
Pour tenter de conqurir le coeur des habitants, des combattants *d'Ansar al-Charia ont recours une bonne vieille stratgie islamiste : ils aident les plus dmunis, rgulent la circulation, ramassent les ordures... Car, leur salaire n'tant plus vers, les boueurs sont en grve. Les caisses de la mairie se vident, le conseil local rclame plus de 140 millions d'euros au gouvernement. "La corruption gangrne toute la classe politique, et pas seulement Tripoli", indique Ahmed Sawalem, un ex-conseiller du vice-Premier ministre, qui, "dgot", a dmissionn.
Mohammed Abou Sneina, le maire de Benghazi, nuance ces accusations. Proche des Frres musulmans, il apprcie l'aide apporte par Ansar al-Charia. "Ansar al-Charia n'est pas un problme pour la Libye. C'est le gouvernement qui essaie de le faire croire. Ces hommes nous sont utiles en ces temps de crise", souligne l'dile, qui nie que sa ville soit devenue un carrefour de jihadistes entre le Sahel et la Syrie via Istanbul, o se sont installs nombre d'islamistes libyens. À Benghazi comme ailleurs, les milices se renforcent chaque jour et de nouveaux membres viennent grossir leurs rangs tandis que la liste des hommes abattre s'allonge. Elles tirent leur puissance de leurs stocks d'armes et de la faiblesse d'une arme aux ordres d'un État impotent.
>> Lire aussi : assassinat du chef des renseignements de Benghazi

 

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