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À lassaut de la prsidence, Les livres, les courtisans et les jeunes loups

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2014-01-02
 
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  Emir Abdelkader    
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À lassaut de la prsidence, Les livres, les courtisans et les jeunes loups

À lassaut de la prsidence, Les livres, les courtisans et les jeunes loups

Une prcampagne tardive, quelques mois de la date butoir davril 2014, et lexpectative qui fige les positions des uns et des autres.
Toute la classe politique est suspendue, en ce dbut danne, la dcision de Bouteflika de briguer ou non un nouveau mandat aprs 15 annes la tte de la magistrature suprme, le plus long rgne dun prsident algrien.
Bien malin celui qui peut prdire de quoi sera fait laprs-avril 2014 tant le pouvoir en Algrie chappe aux schmas classiques danalyse. Quelques candidats habitus ces joutes lectorales et des nouveaux sont dj partants.
De nouvelles ttes sont attendues. La carte politique est de prime abord coupe en deux : il y a ceux qui se rclament de lopposition ils sont beaucoup le quartet ou coalition gouvernementale et les courtisans tout aussi nombreux. Mais il se trouve que les lignes de dmarcation entre les partis disposition non officiellement acquis au pouvoir sont tnues.
Pourtant, le compte rebours pour le renouvellement de linstance dirigeante suprme a commenc sinon dans les faits, du moins dans ltat desprit dominant aussi bien chez les dcideurs que dans lopinion publique. Et pour ne pas faillir la tradition, chaque lection prsidentielle sinscrit dans un contexte spcifique. Dans le cas prsent, il sagit de lhypothse dun 4e mandat confronte lincapacit physique (lon parle mme dun autre type de squelle) du premier prtendant.
Le boum des recettes financires gnres par les hydrocarbures ces dernires annes, qui attisent bien des convoitises, est une donne quil faut prendre en compte. La course pour la prsidentielle 2014 ne peut occulter cette donne. Les acteurs de la scne politique ne lignorent pas.
LE PAYS PRIS EN OTAGE ?
Mais cette comptition lectorale risque de prendre en otage un pays qui a besoin de bien plus que de discours aussi pompeux soient-ils. Que ceux qui se portent candidats comprennent quil sagit du sort dun pays en danger plusieurs niveaux, nous dit le professeur Zoubir Arous de luniversit de Bouzarah.
Pour lui, il rgne un climat dsolant autour du scrutin prsidentiel qui porte plus sur la critique du prsident actuel, sur sa personne que sur un projet politique. Cest tout fait improductif dautant plus que ce type de discours porte atteinte la crdibilit de la fonction de prsident de la Rpublique et la dvalorise. Visiblement, nous ne sommes pas encore entrs dans la confrontation des programmes des uns et des autres.
Pour certains partis, le programme lectoral est en cours dlaboration tandis que pour dautres, notamment les indpendants, il sagit beaucoup plus dune somme dides et de lignes politiques gnrales. Bien videmment, les anciens partis peuvent se targuer de ne pas accuser ce dficit, mais les principaux, en loccurrence le FLN et le RND, en crise ne voient pas le bout du tunnel. Acquis au pouvoir sans aucune condition, le MPA de Amara Benyouns et TAJ de Amar Ghoul rivalisent de zle quant leur fidlit au programme du prsident.
Cette allgeance qui dfie la pudeur contraste toutefois avec une ralit conomique et sociale morose. Le dcollage qui ferait de lAlgrie un pays mergent et qui rejoindrait les BRICS nest pas pour demain. Qui des politiques sen soffusquent ? Les mises en garde rptes, parfois pathtiques restent sans cho.
EN ATTENDANT LE DÉCLIC SALUTAIRE ?
Cette panne dimagination est ainsi fort prjudiciable une population majoritairement jeune et pleine de fougue et aux redoutables dfis que reprsentent le logement, le chmage et lindigence dun enseignement qui narrive pas sortir de lornire de la mdiocrit, situation qui va en saggravant avec lexplosion dmographique dans les campus.
Ralit nouvelle, le chmage des diplms de luniversit se greffe sur celui des autres catgories de jeunes sans formation. La crise de lemploi se pose dans toute son ampleur provoquant des tensions sociales rcurrentes.
En effet, 50 000 jeunes diplms arrivent sur le march de lemploi chaque anne et ne trouvent pas de dbouchs. Le taux de chmage de 12% de la population active frappe de plein fouet la jeunesse (70%). Cela sexplique par une pyramide des ges o prdominent les moins de 20 ans (taux de natalit 20%) et sa consquence logique la pression sur le logement que nous connaissons car tant moyen terme demandeurs.
Et nous serons 42 millions en 2020 dans une dynamique durbanisation acclre qui atteint 60% du territoire. Il apparat donc, compte tenu des politiques de logement suivies jusque-l, 2 millions de logements raliser par an, cest vraisemblablement une gageure.
Dos au mur, le gouvernement se contente de grer une pression sur le logement avec la mme dmarche qui prvaut depuis des dcennies dfaut de proposer une rupture dans loccupation de lespace et donc des terres agricoles en grave diminution do linsoutenable facture alimentaire en nette progression.
Malgr une politique volontariste et des investissements massifs, les crales avec 128,8% (semoule et farine) sont en augmentation continue pour atteindre 278,42 millions de dollars. Quant aux produits laitiers trs sensibles, compte tenu de notre modle de consommation les achats ont galement enregistr une hausse de 1,89% et cela reprsente 111,66 millions de dollars toujours selon le CNIS.
En consquence, la dmarche des gouvernements successifs sapparente beaucoup plus au souci dacheter la paix sociale nimporte quel prix. Si lon assure que les quilibres macroconomiques se portent plutt bien, il nen demeure pas moins que le recours sans retenue la rente ptrolire cre une pression accentue sur la production des hydrocarbures do le recours leur surexploitation, une faon de faire que dnoncent nombre de spcialistes et dacteurs de la scne politique.
En effet, indexer la paix sociale la pompe ptrolire comporte des risques que signale dj un rcent rapport du Fonds montaire international (FMI) sur les perspectives conomiques de lAlgrie juges modestes par rapport aux attentes en dveloppement conomique et sociale et la comptitivit espre de son outil de production.
Les donnes conomiques pour lanne 2013 incitent plus de prudence en matires de dpenses et donc de gestion des revenus ptroliers afin de parer un choc n dune dpression dans les pays qui sont la locomotive de lconomie mondiale.
Aprs une priode faste, les premiers signes dun essoufflement de nos exportations de ptrole et de gaz affichent une baisse du volume des ventes tandis que le prix du baril nest pas pargn par les fluctuations du march mondial. Tant va la cruche leau qu la fin elle se casse, dit un adage.Voici donc plant le dcor de la prsidentielle de 2014 dans lequel il faudra introduire dautres pressions encore plus dangereuses relatives aux tensions nos frontires toutes nos frontires.
Les dpenses en ressources humaines et matrielles sont normes et nous entranent dans un engrenage duquel on nest pas prts den sortir. Selon certaines sources, depuis mai 2013, 80 points de contrle ont t installs sur les 956 kilomtres de frontires communes, 20 zones militaires fermes ont t cres et 60 000 hommes dploys depuis mai 2013.
Ds 2011, lAlgrie avait dfensivement positionn 7 000 gendarmes, des GGF (gendarmes gardes-frontires), sur la frontire avec la Libye, et 20 000 hommes dans les 4e et 6e Rgions militaires (respectivement Ouargla et Tamanrasset).
Dans lentretien quil nous a accord, Abdelaziz Rahabi, ancien ministre, souligne : Nous partageons prs de 7 000 km avec sept Etats dont la plupart connaissent de srieux problmes de stabilit interne.
Un conflit arm chez un voisin, comme le cas du Mali ou de la Libye implique une mobilisation coteuse en hommes et en moyens qui nous mettent dans une sorte de guerre dusure qui peut affaiblir le pays qui a galement dautres dfis socioconomiques internes relever.
PRESSIONS AUX FRONTIÈRES, TENSIONS RÉCURRENTES SUR LE FRONT SOCIAL
Les candidats en course, qui sengagent dans la prochaine lection prsidentielle, ont lobligation majeure de ne pas occulter ces multiples dfis en basant leur dmarche sur le discours idologique ou rfrence religieuse. Nous ne sommes plus dans lAlgrie des annes 1990, et celle daujourdhui veut se projeter dans lavenir.
Prsents chaque comptition lectorale, certains partis donnent la fcheuse impression dtre dans la mme configuration dil y a quelques annes. Leur rhtorique et leur diatribe strile anti-pouvoir ne projettent pas la socit dans une dynamique de rupture par rapport au systme tel enseigne quils dtonnent par leur archasme.
Cest le cas des islamistes qui ne sont gure trop loigns des partis conservateurs, limage du FLN, du RND ou du Taj de Amar Ghoul. Cration artificielle, le MPA de Amara Benyouns est bien plus un parti faire-valoir parce que cens reprsenter la Kabylie en labsence du RCD (qui le qualifie de rengat) ou du FFS qui eux peuvent au moins se prvaloir dun encrage populaire.
Plutt dans la forme que dans le fond, cette prsidentielle peut mettre au-devant de la scne des ttes nouvelles, limage de lconomiste Kamel Benkoussa, 41 ans, qui revendique une alternative radicalement diffrente du systme actuel, un nouveau projet de socit travers une rforme des institutions et une refonte radicale du fonctionnement de lEtat. Nombre de quadragnaires expatris lui emboitent le pas.
Il en est ainsi de Rachid Nekkaz qui dclame : La cible numro un de ma campagne lectorale ce sont les jeunes, dit-il. Lessentiel de mon programme est ax sur les problmes de la jeunesse tous les niveaux, que ce soit lemploi, lducation, le logement, le service militaire ou la sant. Il ne dit pas avec qui et comment. Dautres personnalits tout aussi inconnues se posent comme candidats dclars, et parfois leur profil peut sembler insolite.
Lcrivain Yasmina Khadra (Mohamed Moulessehoul, un ancien officier de larme la retraite) est de ceuxl. Il met dans la balance son prestige dcrivain. Il ne soffusque pas pour autant que les gens ne comprennent pas sa dcision de se porter candidat, mais il y croit dur comme fer, et dit : Je suis Algrien, je nai quune seule patrie et je voudrais y vivre dans les meilleures conditions possibles. Tout un programme !
Autre candidat inattendu, Chabane Boudemagh, ex-officier du DRS. La prsidentielle de 2014 portera-telle le sceau dune diversit de candidatures issues de la communaut migre en mme temps que dautres sur le plan interne ? Mais ils devront alors franchir lobstacle des 75 000 signatures dans au moins 46 wilayas ainsi que leur officialisation par le Conseil constitutionnel.
Plthore de candidats ou pas, pour Moussa Touati, chaque Algrien a le droit de postuler la prsidence au nom du multipartisme, tandis que Kassa Assa, ex-membre du bureau politique du FLN et porte-parole y voit une manifestation dun folklore de mauvais got.
Cette prsidentielle introduitelle par ailleurs lhypothse dun changement de gnration ? Zoubir Arous se dit prudent par rapport une rupture par lge, le systme a gnr justement une relve jeune qui lui assure sa prennit. Prenez le cas de Sellal, il en est un.
La rupture viendra dun prsident qui rompt avec les anciennes pratiques tous les niveaux, quil soit lcoute des proccupations des citoyens pas uniquement matrielles, quil ait un discours qui mette nue nos faiblesses, un prsident quil ne caresse pas dans le sens du poil.
GHALBOUNA
En vieux routier de la politique, le prsident du FNA, qui concourt pour la troisime fois, voit quant lui cette lection sous un autre angle, celui du scepticisme : On na jamais eu un prsident issu du suffrage populaire. Dans les cercles diplomatiques Alger, 4 noms reviennent : Ali Benflis, Mouloud Hamrouche, Ahmed Ouyahia et enfin Abdelmalek Sellal.
Pour Rachid Grim, politologue : Le possible candidat le plus proche de ce profil est sans conteste lactuel Premier ministre, Abdelmalek Sellal, dont lactivisme dlirant depuis sa nomination au poste ne rpond qu cet unique objectif : se donner une image dhomme dEtat, srieux, travailleur, lcoute du peuple et gnreux.
Pass matre dans lart de sorties mdiatiques tapageuses, Moussa Touati nhsite pas brocarder certaines officines trangres sans la tezkia (plbiscite) desquelles aucun candidat ne pourra gravir les marches du Palais dEl Mouradia. Il se fait vhment lendroit de la France qui, depuis Ben Bella, a toujours dcid celui qui sera notre prsident.
Dans le clair obscure et le calme de son sige sise la rue Tanger, il rappelle lpisode dune rivalit entre les Etats-Unis et la France de Chirac lorsque lAlgrie a achet pour 102 milliards de dollars en bons de Trsor 2% dintrts. Selon lui, cest Bouteflika qui a fait le voyage Paris pour remettre 48 milliards de dollars la France en crise et rentrer ainsi dans ses bonnes faveurs. Ghalbouna, lche-t-il dans un souffle et nous dit ne pas croire un 4e mandat de Bouteflika.
Tout le tapage fait autour de cette question sert dtourner lattention des mdias et des citoyens pour permettre au groupe dintrt de prparer quelquun dautre, affirme-t-il. Le prsident du FNA en appelle une 3e Rpublique ! Il sexplique : Nous sommes passs de la lgitimit rvolutionnaire la lgitimit militaire et administrative ; aujourdhui, nous allons vers un pourvoir financier o lenjeu est largent sale.
Il fut pourtant le premier faire payer ses militants pour les inscrire sur les listes lectorales ouvrant la voie la chkara pratique depuis grande chelle, plus grave au vu et au su de tous ! Le sociologue Zoubir Arous lui aussi partage cet avis : Beaucoup veulent prendre une part de largent sale qui sempare des hautes sphres. Cette drive a tt t dnonce par limpopulaire Ahmed Ouyahia, encore en poste, parlant des pressions de la maffia financire.
Largent maffieux gouverne le pays, disait-il en juin 2012. Et dajouter : Je drange ceux qui napprcient pas que je ne sois pas un homme compromissions dans ma gestion des affaires publiques. Ctait dans le contexte de la fameuse affaire des transactions obligatoires de plus de 500 000 DA par chque, une recommandation abandonne depuis !
FANTASMES
A dfaut daffter leurs armes, nombre de prtendants au fauteuil prsidentiel nourrissent leurs fantasmes. Kassa Assa ny va pas avec le dos de la cuillre, et va jusqu sinsurger sur cette plthore de candidatures qui nont pas lieu dtre, selon lui, et cela renseigne sur ltat desprit de cadre du plus vieux parti du pays. Ils sont tous mus par des intrts immdiats ou se faire un nom. Pour lui, Ali Bounouari, 62 ans (install depuis 27 ans en Suisse, et cerise sur le gteau, il est membre du Parti radical suisse), est de ceux-l.
Comble des candidats, Ali Zeghdoud du Rassemblement algrien qui ne se manifeste qu la faveur dlections. Il y a aussi les partis cls en main, limage du Taj, selon notre interlocuteur. Bref, cette prsidentielle nous rservera encore bien des surprises. Sur ce chapitre des motivations des uns et des autres, il y a beaucoup dire. Surenchre est sans doute lapprciation qui revient le plus.
Pour compenser le dficit de lgitimit au sein de leur formation politique ou dfaut dune assise populaire, certains chefs de parti y ont recours. Bien que tant dun tout autre gabarit, Ahmed Benbitour, 67 ans, plusieurs fois ministre, ancien chef de gouvernement, intrigue par son engagement : il est le premier se porter candidat.
Ce gnral sans arme compte pour fait darme son dsaccord avec Bouteflika dans une lettre de dmission rendue publique, alors, chose inhabituelle dans les us et coutumes de politique algrienne. A la recherche de soutiens, il fait cause commune dans lopposition au prsident sortant. On ne connat pas vraiment ses motivations, car il reste trs secret sur cette question.
Cela nest pas le cas pour Soufiane Djilali, galement candidat, qui nous confie : En 1990, jai abandonn mon laboratoire de biologie en France pour rentrer au pays. Je voulais faire quelque chose dans mon pays. Il serait fastidieux de revenir sur le profil de tous les candidats dont le nombre ressemblerait une liste de signataires dune ptition !
Il est visible que llection prochaine portera la marque de la diversit dans les motivations. Jeunes loups (Jil Jadid), livres (Louisa Hanoune, Moussa Touati, Fawzi Rebane pour ne citer que ceux-l) ou courtisans zls (FLN toutes tendances confondues, RND, Taj et bien sr MPA).
Toutefois, il reste la question de fond : qui mergera dans ce magma ? Quatre tendances se dgageraient : les conservateurs, les dmocrates, les islamistes et les indpendants ? Un consensus autour dun candidat jouissant dune autorit morale serait la meilleure porte de sortie de crise, dit-on.
Pour Rachid Grim : Tous ceux et ils sont nombreux qui croient que la prsidentielle davril 2014 sera diffrente des autres ; quelle sera honnte et transparente ; quelle mettra en concurrence des candidats de poids appartenant des courants politiques diffrents et reprsentatif du champ social ; tous ceux-l comprendront quune fois encore, ils auront t les victimes de leur navet politique. A suivre absolument


B. T.
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