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Yacef Sadi Bouteflika : Partez, Monsieur le Prsident

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que le prsident Bouteflika dcide en son me et conscience Emir Abdelkader 0 2014-01-02 11:54 PM
Adressez-vous la nation, Monsieur le Prsident Emir Abdelkader 0 2013-12-17 02:29 PM
Le prsident Bouteflika : Ne mrite til pas respect et considration ? Emir Abdelkader 0 2013-06-07 03:56 PM
Bouteflika candidat et Ouyahia vice-prsident Emir Abdelkader 0 2013-04-09 03:02 PM
Ltat de sant du prsident Bouteflika Emir Abdelkader 0 2012-09-09 04:43 PM

 
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2014-01-22
 
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Yacef Sadi Bouteflika : Partez, Monsieur le Prsident

Yacef Sadi Bouteflika : Partez, Monsieur le Prsident





Avec quelques journalistes quil a invits loccasion de son 86e anniversaire, en son domicile, Yacef Sadi ny est pas all avec le dos de la cuillre, assenant ses vrits propos du travestissement de lhistoire en se basant sur le dernier ouvrage de Zohra Drif, truff de mensonges selon lui, et quil faudra mettre au compte de la falsification de lhistoire.


Selon Yacef, qui sest procur des documents indits provenant des archives franaises, certaines vrits vont surprendre, faisant allusion une lettre adresse par Zohra Drif Hassiba Ben Bouali qui se trouvait dans une cache La Casbah avec ses compagnons Ali La Pointe, Bouhamidi (17 ans) et Petit Omar (13 ans) le neveu de Sadi, dans laquelle Zohra supplie Hassiba de se rendre aux gnraux qui ne lui feront pas le moindre mal. Comment Zohra Drif a-t-elle pu connatre lendroit o staient replis les quatre et pourquoi stait-elle adresse Hassiba seulement en ngligeant les autres, sest interrog Yacef, qui ne doute pas de la position compromettante de Zohra Drif par rapport lennemi. Une trahison, a-t-il lch, suggrant quelle a livr Ali La Pointe la soldatesque franaise. Yacef signale que Zohra tait incarcre avec lui, avant dtre transfre vers un autre lieu.
Lancien chef de la Zone autonome sest par ailleurs offusqu du fait que Zohra le dsigne par Si lkho dans ses mmoires alors que je mappelle Yacef Sadi, qui la sauve dune mort certaine et quelle na jamais figur parmi les condamns mort. Je veux tout simplement rtablir certaines vrits. Je nai aucune haine envers quiconque, mais les gnration futures doivent connatre la vritable histoire de la lutte de Libration, souvent travestie. Yacef a par ailleurs gratign les communistes algriens qui ne sont pas les auteurs des actes hroques dont ils se targuent puisque cest moi qui fournissais les bombes. Lancien chef de la Zone autonome ira plus loin en doutant des intentions des responsables du PCA, dont certains taient en contact avec lennemi.
Evoquant la situation actuelle Yacef considre que le pays baigne dans la confusion la plus totale. Les dirigeants actuels doivent partir pour laisser place une autre gnration capable de relever les immenses dfis qui nous attendent. Yacef a rappel lamiti qui le lie Bouteflika que jai connu lindpendance lorsque, nous faisions partie de la mme dlgation charge de la mise en place de lOrganisation de lunit africaine. Au cours dune de nos rencontres il y a quelques annes, au lendemain de son accession la magistrature suprme, M. Bouteflika mavait avou quil tait fascin par le pouvoir et que nul ne pouvait le lui ravir, si ce nest la mort. Jai eu plusieurs contacts avec lui par la suite, a-t-il ajout. Dernirement, jai transmis un message par le biais de M.Sellal Abdelaziz Bouteflika o je lui conseille de se retirer de la politique vu son ge et surtout sa maladie. Chausse tes pantoufles, soigne-toi et reste loin des turbulences de la politique, ce serait mieux pour toi. Cest lhistoire qui te jugera. Tu as fait du bon et du mauvais, mais tu aura marqu le paysage politique de notre pays. Tu ne peux aspirer un quatrime mandat. Vu ton tat de sant et ton handicap, tu ne pourra logiquement assumer ces hautes fonctions qui dterminent la destine de tout un pays.
Actuellement, la situation est floue et les indicateurs nincitent pas loptimisme tant le manque de visibilit et de clart est criant a constat Yacef. Les jeunes, a-t-il suggr, doivent prendre leur avenir en main. La gnration de la guerre doit imprativement passer le tmoin. Ce pays a t min ds le dpart, a dclar Yacef en faisant allusion aux officiers dserteurs de larme franaise qui ont rejoint la Rvolution selon un calendrier tabli par lennemi, pour quils prennent les rnes du pays, lindpendance acquise, en les citant nommment, prcisant quils taient pour la majorit des rejetons de cads et de bachaghas au service de la France. Nous en subissons aujourdhui les consquences, a conclu Yacef Sadi.


Extraits du Mmorandum de Yacef Sadi

Je ne vais pas intenter un procs mes surs et frres de combat, mais quand lhistoire se trouve altre, enserre dans un carcan de fausset et de subornation, je me dois de dire le mot juste, sincrement et courageusement, pour rtablir les faits et permettre celle-ci de scrire sous le sceau de la droiture et la noblesse de la vrit.
Mais aujourdhui, en prsence dun climat dexcitation gnralise o limposture, lesbroufe et la forfanterie tiennent le haut du pav, pour cacher des dfauts et des dfaillances de quelques compagnons darmes qui veulent sabsoudre et, par l mme, se glorifier pour sassurer dune certaine prminence politique devant lhistoire, ces msententes samplifient et refont surface pour devenir des motifs daccusation, pour lintrt de qui, je vous le demande ?
Ainsi, en rpondant moi-mme, je dis de ceux-l qui se saisissent du rle de lidole qui lhonneur devait se rendre et que la gloire en est due, pour paraphraser Jean de La Fontaine dans LAne portant des reliques, dun magistrat ignorant, cest la robe quon salue.
Bien avant le Congrs de la Soummam, cet acte fondateur de lEtat algrien moderne et pilier dterminant pour la russite de la Rvolution algrienne, le sinistre sous-prfet Andr Achiary, qui a t lorigine des massacres du Nord-Constantinois en 1945, notamment ceux de Stif, Guelma et Kherrata, a repris du service en cette anne 1956 et a organis lattentat de la rue de Thbes, dans La Casbah dAlger, dans la nuit du 10 aot.
Cet odieux et effroyable attentat a fait 16 morts et 57 blesss, marquant un tournant dans la guerre dAlgrie. Ainsi, Alger, le contre-terrorisme a prcd le terrorisme, comme laffirmait lauteur et ralisateur de cinma, le Franais Patrick Rotman. Alors, contre une action pareille, que devait faire le FLN ? Se croiser les bras et accepter le sort que lui rservait le colonialisme ? Non, le FLN et ses organisations devaient ragir, en dfenseurs de la justice, du droit et des principes de Novembre.
Il fallait aller jusquau bout, il fallait se sacrifier pour que vivent des gnrations dAlgriens sous la bannire dun pays indpendant, souverain. Et cest cela, cest--dire une juste raction de nos militants et de nos combattants, que ne voulaient comprendre et accepter les tenants de la Rpublique franaise dalors, combien humanitaire !
En 1957, une anne trs dure pour nous car, malgr toutes les actions entreprises par la Zone autonome et ses groupes arms, lorganisation du FLN dans Alger se trouvait fortement prouve par les offensives rptes des troupes du gnral Massu qui le chef du gouvernement, Guy Mollet, avait donn les pleins pouvoirs civils et militaires lors dune runion Matignon le 4 janvier de la mme anne.

Ainsi, le 7 janvier 1957, 8 000 hommes de la l0e division de parachutistes (10e DP) de retour dEgypte aprs la campagne de Suez aux cts des Britanniques, entraient dans Alger avec pour mission de pacifier la ville en proie aux attentats terroristes. Ctait leur alibi pour soumettre ce quils appelaient la rbellion, mais en ralit pour simposer davantage dans un pays o sa juste lutte commenait avoir des chos favorables chez les peuples pris de paix et de libert et que son problme allait tre pos officiellement au niveau de la plus grande tribune du monde, lOrganisation des Nations unies.
Pour ce faire, la France coloniale, dirige par un gouvernement socialiste, nous a gratifis dune redoutable force militaire, sous le commandement du gnral Massu assist des colonels Marcel Bigeard, Roger Trinquier, Albert Fossey-Franois, Yves Godard et Paul-Alain Lger et qui rgnait non seulement sur sa division, la 10e DP (compose de 4 rgiments), mais aussi sur dimportants services de police urbaine et judiciaire, de police de renseignement et dexploitation.
A ceux-l sajoutaient des hommes de choc, des zouaves implants dans La Casbah, des cavaliers du 5e rgiment de chasseurs dAfrique, le 25e rgiment de dragons, des soldats de deux dtachements dintervention et de reconnaissance, 1100 policiers, 1000 gendarmes et CRS et quelque 1500 hommes des units territoriales (UT) composes pour lessentiel de pieds-noirs ultras qui taient dirigs par le colonel Jean-Robert Thornazoo. Ctait le dbut de la Bataille dAlger qui nous a t impose par larme dite de pacification.
En effet, cette bataille a t la cration de larme franaise qui ne voulait pas en dmordre, en comprenant que lAlgrie appartient ses enfants, aux Algriens qui voulaient, partir dune juste Rvolution, faire entendre leur voix pour se librer du joug colonialiste. Ainsi, lexpression a t lche, partir de janvier 1957. Mais en ralit, la Bataille dAlger tait l, depuis longtemps, depuis le dbut de la Rvolution o le FLN faisait dAlger le bastion de toutes les grandes oprations.
Revenons la Grve des 8 jours, du 28 janvier au 4 fvrier 1957, pour expliquer son objectif. Bien sr, je ne vais pas aller dans les dtails. Comment et par qui a-t-elle t prpare ? Toutes ces informations sont consignes dans des rapports circonstancis que tout le monde peut consulter. Nanmoins, il est utile de dire que Abane Ramdane, initiateur de la dmarche, nous a convaincus, Benkhedda, Dahleb, Ben Mhidi, Krim et moi, des bnfices en tirer une fois lopration termine et... russie.
Dailleurs, je peux, quant moi, exprimer avec certitude que si cette grve a t prjudiciable, malheureusement, la ZAA, lors de cette Bataille dAlger, elle fut, par contre - et cest lessentiel - trs bnfique pour la Rvolution algrienne. Mais ce qui mavait profondment contrari et mme du, ctait ce retrait du CCE dAlger et sa sortie vers lexil. Je pensais, franchement, que ce dpart lextrieur serait prjudiciable au moral des troupes et de la population.
Et lissue que japprhendais sest concrtise. Pourtant, me disais-je constamment, la place des chefs nest-elle pas auprs des troupes ? Autrement dit : Partir et laisser son pays en pleine difficult est une honteuse tentative de fuite que je qualifie de haute trahison.
Ainsi, ce qui devait arriver arriva. Scinds en deux groupes, les membres du CCE ont pris la cl des champs, comme on dit. Lun est parti en Tunisie, lautre au Maroc. Mais je restais toujours dans lnigme, me posant de nombreuses questions, dont les principales : diriger le combat de lextrieur, en plus du fait que ce retrait inattendu a t un sacr coup pour tous les militants qui se sentaient frustrs par ce comportement dgostes - je le dis haut et fort - ne signifie pas trve ou fin de la guerre ?
Peut-on conclure, aprs cette chronologie des faits et des vnements qua connu lhistorique Zone autonome dAlger et aprs mon arrestation le 24 septembre, puis la mort dAli la Pointe et de mes autres compagnons, le 8 octobre, quil en tait termin de la Bataille dAlger ? Peut-on galement abonder dans le sens des colonialistes en acceptant la thse que la Bataille dAlger sest solde par une victoire militaire de larme franaise, qui est parvenue dcapiter le FLN ? Absolument pas !
Car ceux qui ont ordonn le dynamitage de la maison du 5, rue des Abderrames savaient parfaitement que lexemple de courage et dintrpidit du groupe dAli la Pointe ferait tache dhuile parmi les jeunes Algriens. En agissant ainsi, ils croyaient pouvoir dissuader des mules possibles. Oh que non ! Ils se trompaient videmment ; lAlgrie na pas baiss les bras. En effet, la lutte continua, mme si de grands patriotes disparurent du circuit aprs mon incarcration, victimes eux aussi des mfaits du sinistre indic Guendriche.
Que nous reste-il vivre, je vous le demande ? Ne sommes-nous pas conscients de la situation qui nous loigne les uns des autres pour nous dire en face ce qui ne va pas, pour laver, sil existe, notre linge en famille et clbrer cette lutte que nous avons mene ensemble, cte cte, et que daucuns nous envient, parce quavec peu de moyens, nous avons branl lennemi qui nous combattait avec son matriel lourd, ses armes sophistiques, ses troupes qui se comptaient en centaines de milliers et ses redoutables services de renseignement ?
Cest alors que je minsurge, encore une fois, pour mexprimer haute voix et affirmer la face de certains nihilistes patents, vivant dans la ngation des valeurs militantes et patriotiques, que le bilan de lhistorique Zone autonome et notre engagement dans la Bataille dAlger sont un exemple de ces luttes obstinment menes par notre peuple, depuis la nuit des temps, en faisant appel son abngation et son esprit dunit et de sacrifice contre les envahisseurs travers lhistoire.
Pour conclure, je dis qui veut mentendre que malgr tout ce qui a pu se raconter dans des conciliabules interlopes ou partir daccusations qui ne mritent pas notre estime, par des personnes en manque dintelligence ou de conscience, notre lutte dans Alger et ses environs a t, en plus de son efficience, un message aux peuples du monde entier pour leur dire que des jeunes, toujours des jeunes, qui ont t souills et malmens par le colonialisme, ont t lavant-garde de toutes les initiatives et la pointe du combat pour les constantes qui ont rythm notre histoire, dont le got de lindpendance, de lunit et la soif de justice sociale.
Notre lutte dans Alger a t une srieuse rplique contre cette colonisation oppressante et absolue du rgime franais. Nous lavons mene avec des combattants aguerris et engags pour librer notre pays, sauvegarder son unit, protger son identit.

Hamid Tahri



'El Watan
 

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