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La Libye, chaos debout

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2014-01-23
 
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Manqool La Libye, chaos debout

La Libye, chaos debout




Un Premier ministre sur la sellette, une Constitution qui n'est pas prs de voir le jour, des revendications tribales et rgionales virulentes... Nombreux sont les obstacles surmonter pour crer, enfin, un vritable État.

Le Parti pour la justice et la construction (PJC), bras politique des Frres musulmans libyens, a annonc mardi 21 janvier le retrait de ses ministres du gouvernement dirig par Ali Zeidan.
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Article paru dans Jeune Afrique n2766, du 12 au 18 janvizer 2014.
"Notre gouvernement travaille sous la menace des armes, et certains veulent contraindre le Parlement lui retirer sa confiance" : ce 7 janvier, le Premier ministre libyen, Ali Zeidan, tait deux doigts d'tre ject. Car la situation politique et scuritaire du pays n'est plus tenable. Quelques jours plus tt, dans la nuit du 21 au 22 dcembre, pour la premire fois, une attaque-suicide a frapp un poste de scurit militaire, une cinquantaine de kilomtres de Benghazi. Bien qu'elle n'ait pas t revendique, cette attaque s'apparente un signal adress par les jihadistes de l'Est libyen Tripoli, o le pouvoir central essaie, vaille que vaille, de poser les bases d'un État. Des efforts mis mal par des groupes arms qui tirent leur puissance du chaos qu'ils ont instaur. Ali Zeidan veut croire que "l'État se construit" et que le pays va sortir de cette re marque par "le rgne de la destruction et du terrorisme". Chaque semaine, ministres et dputs sont la cible d'enlvements Tripoli. Chaque jour, des assassinats sont commandits. Fin dcembre 2013, Fethallah al-Gaziri, le nouveau chef des renseignements, tait tu Derna. Le 2 janvier, les corps cribls de balles d'un Anglais et d'une No-Zlandaise taient retrouvs gisants sur une plage des environs de Sabratha...
>> Lire aussi : Libye : dans les prisons illgales de Tripoli
Celui qui s'est fait lire en octobre 2012 en axant son programme sur le rtablissement de la scurit est aujourd'hui contest de toutes parts. À dfaut de parvenir mener bien la transition, Zeidan joue l'apaisement et ngocie, le plus souvent en position d'infriorit, avec des chefs de milice et de tribu au pouvoir de nuisance considrable. Ils contrlent notamment les installations ptrolires. Certes, la mi-novembre, Toubous et Berbres ont lev le blocage sur les complexes gaziers et les gisements ptroliers du Sud. Mais ce n'est pas encore le cas du jeune chef de milice Ibrahim al-Jadhran, qui contrle depuis six mois les terminaux ptroliers de Cyrnaque avec le soutien des tribus. "Zeidan parle de la mme manire aux dirigeants de tribu qu'aux chefs d'État trangers", moque Husni Bey, le richissime homme d'affaires, au volant de sa Porsche Carrera, la seule du pays. Zeidan tente effectivement de convaincre les caciques des tribus de l'Est de tourner le dos Jadhran. En vain. Sans ptrole, le budget annuel de l'État, qui s'lve 50 milliards de dollars (environ 37 milliards d'euros), est en pril. En six mois, la manoeuvre de Jadhran a provoqu des pertes de 10 milliards de dollars. "Zeidan renouvelle la stratgie clientliste du rgime prcdent en faisant des compromis avec tribus et milices... Le problme, c'est que a ne fonctionne plus", dplore un membre de son cabinet, qui conclut : "Il conduit un train dont il essaie de poser les rails en mme temps. Et, finalement, il ne fait ni l'un ni l'autre."
"Ali Zeidan n'a plus aucune crdibilit"

Se mfiant des thuwar [rvolutionnaires] et de ses propres ministres (il a t victime d'un enlvement le 10 octobre 2013), Zeidan a voulu s'en remettre au peuple. Courant novembre, il a multipli les appels la population pour "librer les ports ptroliers" et dloger les milices, qu'il ne parvient pas dsarmer... Mais le 15 novembre, Tripoli, les puissants groupes arms de Misrata ont ouvert le feu sur des manifestants pacifiques. "Seule la population a le pouvoir de changer la situation", rpte inlassablement le chef du gouvernement. Terrible aveu d'impuissance ! "Les gens ne veulent plus obir Ali Zeidan, il n'a plus aucune crdibilit. Il est dconnect de la ralit et incapable de gouverner", confie Salem Gnane, l'ex-vice-prsident du Conseil national de transition (CNT), qui lui rend souvent visite et continue de lui dispenser conseils et avertissements.
La population pourrait-elle finir par se soulever ? Plus de 260 manifestations ont dj eu lieu en 2013 contre lui, le gouvernement et le Parlement. Tous ces mcontents ont l'impression de s'tre fait voler la rvolution. Ses soutiens s'tiolent, mme dans son propre camp. Le 17 dcembre, les dputs du Congrs gnral national (CGN, Parlement) lui avaient donn une semaine pour trouver une issue la crise en Cyrnaque. Sans succs.
Le Parlement est alors pass la seconde tape d'un plan ourdi depuis plusieurs mois par les deux grands partis qui dominent l'Assemble : l'Alliance des forces nationales (AFN), fdration de micro*partis affaiblie par les luttes internes, et le Parti pour la justice et la construction (PJC, Frres musulmans). Objectifs : pousser Zeidan vers la sortie et le remplacer par un gouvernement de crise. "Si le Parlement retire sa confiance au gouvernement, alors nous quitterons nos fonctions ds lors qu'ils auront lu un Premier ministre", a finalement dclar Zeidan, le 7 janvier, avant d'annoncer un remaniement ministriel d'ici la fin du mois. Le jour mme, l'ancien prsident du CNT Mustapha Abduljalil prsente une feuille de route pour tenter de mener bien la rconciliation nationale. Et appelle la cration d'un "groupe national pour le dialogue" qui serait charg d'orchestrer le processus de la rdaction de la Constitution en trois mois.
Le 28 dcembre, c'tait Mahmoud Jibril, le leader de l'AFN, qui prsentait son "initiative de sauvetage national". Ancien prsident du conseil excutif du CNT, en retrait de la scne politique, qu'il scrute depuis les Émirats arabes unis, Jibril a adopt une posture d'homme de consensus. Rappelant son attachement indfectible la charia, il s'est prononc pour le dpart d'Ali Zeidan, qu'il avait pourtant soutenu. Message reu par le PJC, son alli de circonstance. "Zeidan doit partir rapidement", insiste Mohammed Sowan, le patron de ce parti, qui en profite pour tenter de se repositionner au centre et de consolider son image d'islamiste modr. "Je suis plus proche de Jibril que des islamistes radicaux", prcise-t-il.
Les dputs prolongent leur mandat, sans laisser le choix aux lecteurs ni au gouvernement

Dans le mme temps, les dputs se sont empresss de voter l'extension de leur mandat - cens prendre fin en fvrier - jusqu'au 24 dcembre 2014. De quoi attiser un peu plus les mcontentements. Mais qu'importe, les dputs, dont la rmunration mensuelle (11 000 dinars, soit 6 370 euros) choque l'opinion, ne laissent de toute faon pas le choix aux lecteurs ni au gouvernement.
Élus en juillet 2012 pour laborer en douze mois la future Constitution, pralable l'organisation d'lections gnrales, les dputs ont, eux aussi, failli leur mission. En ce dbut d'anne, ils s'activent organiser l'lection de l'Assemble constituante dite du "groupe des 60", qui aura la lourde tche de rdiger le texte, que certains prsentent tort comme la "future solution tous les problmes", avant de le soumettre un rfrendum.
Dans l'enceinte du luxueux htel Rixos, o sige le Parlement, ou dans les salons feutrs de l'htel Radisson, antichambre du pouvoir, les dputs multiplient les aparts et les tractations en vue de l'lection des 60, reporte pour la seconde fois, fvrier. Chefs de milice et de tribu, dignitaires religieux, responsables politiques et autres acteurs se croisent dans les couloirs. Tous viennent faire entendre des revendications, le plus souvent locales. "Cette priode est cruciale. Il faut dialoguer afin d'organiser au plus vite l'lection de la Constituante, mme si nous sommes un peu pris de court et que nous ne savons pas vraiment comment piloter ce comit constitutionnel", explique le dput Nizar Kawan, matre d'oeuvre de la stratgie du PJC au Parlement. À cause du retard accumul et de l'imbroglio qui entoure l'adoption de cette Constitution, les citoyens se dsintressent de l'lection du groupe, laquelle 649 candidats sont en lice. Gure plus de 1 million d'lecteurs se sont inscrits sur les listes, sur environ 3,5 millions de citoyens en ge de voter.
Le "dialogue" est dj rompu avec les Berbres, qui boycottent cette lection, insatisfaits des six siges qu'ils doivent se partager avec les Toubous. Depuis leur fief du djebel Nefoussa, l'ouest de Tripoli, les militants demeurent inflexibles. "Pas question de collaborer avec un gouvernement et un Parlement sourds nos revendications culturelles et linguistiques", souligne Nori Alsharwi, l'ex-prsident du Conseil amazigh libyen. "Sans dialogue, ce processus constitutionnel est une mascarade", balaie de son ct Jadhran, qui a proclam un gouvernement autonome de Cyrnaque en novembre 2013, et se rfre la Constitution de 1951 pour dfendre une Libye fdraliste, o les revenus ptroliers seraient rpartis quitablement entre les trois rgions (Tripolitaine, Cyrnaque et Fezzan).

Marche contre la prolongation du mandat de l'Assemble, Tripoli,
le 27 dcembre 2013. Ismail Zetouni / Reuters
Un quilibre entre l'autonomie locale des rgions et une autorit centrale forte

À sa manire, Jadhran impose un dbat sur l'avenir politique d'une Libye dsunie et fragmente. L'Assemble constituante devra trancher. "La place de la religion et les questions de scurit sont au coeur de la rflexion", prcise Lorianne Toler, historienne en droit constitutionnel, conseillre auprs des autorits libyennes et de l'ONU. Et d'ajouter : "Le groupe des 60 devra trouver un quilibre, une alchimie, entre l'autonomie locale des rgions et une autorit centrale forte. La cl de cet quilibre dpendra de la gestion des revenus du ptrole."
Face ces questions complexes, Mohamed Morgham, dput du PJC et professeur de droit, se veut rassurant : "La charia est la principale source d'inspiration, et tout est inscrit dedans. L'Assemble constituante n'aura pas de difficults." Tous divergent pourtant sur l'avenir du pays. "Les dputs et le gouvernement ont chou. Aujourd'hui, le pouvoir se retrouve entre les mains des milices, des entrepreneurs et des maires", analyse Jason Pack, chercheur en histoire de la Libye l'universit de Cambridge, au Royaume-Uni. Relativement prservs des batailles politiciennes, mais confronts de plein fouet la ralit du terrain, des maires veulent faire prvaloir au niveau national les solutions qu'ils ont appliques, parfois avec succs, sur le plan local, et ce malgr des budgets drisoires. "Ce gouvernement n'a pas investi dans les mairies pour tenter de conserver tous les pouvoirs. Nous ne savons pas ce qu'il a fait des milliards de dollars tirs du ptrole. En revanche, on voit ce que fait concrtement une mairie avec seulement 100 millions de dinars", constate Ahmed Sawalem, l'ex-conseiller du vice-Premier ministre. "On ne sait plus comment sortir de cette crise. Les gens comptent sur les maires, mais le gouvernement nous dlaisse", dplore Mohammed Abou Sneina, l'dile de Benghazi, qui a demand au Congrs une aide de 192 millions de dinars. Avec trente-trois de ses pairs, il a rpondu l'appel de Sadat al-Badri, le dynamique maire de Tripoli, qui a convi fin 2013 tous les lus locaux partager leurs expriences. Et ce en amont des municipales, censes se tenir d'ici fvrier, lanant un timide dbut de dcentralisation. "Les mairies ne sont pas riches, mais elles sont ouvertes tous ceux qui sont susceptibles d'apporter des solutions, comme les ONG locales et la socit civile. Ensemble, on peut agir et redonner de l'espoir", explique Badri.
Dans la rue, ses administrs le reconnaissent et le saluent. Un habitant, qui s'tonne de le voir sans protection, lui lance : "C'est le peuple votre gilet pare-balles !" Un peuple lass d'tre cart d'un jeu politique qui se trame huis clos, dans des cnacles opaques.
La corruption se porte bien, merci
"Pour dcrocher un appel d'offres d'une institution publique, il est prfrable de verser des commissions", raconte un ancien fonctionnaire ministriel. Dans cette Libye nouvelle, en croire les nombreuses confidences des dus du systme, la prvarication est tous les tages. Selon l'indice de perception de la corruption 2013 tabli par l'ONG Transparency International, la Libye se classe au 172e rang sur 177 pays tudis, et perd 6 places par rapport l'anne prcdente. En 2010, la fin de l're Kaddafi, le pays tait 146e. Ministres, Parlement, rseau diplomatique ou mairies, tous les chelons institutionnels sont gangrens. La gestion opaque du budget de l'État, double d'une rpartition alatoire des revenus des hydrocarbures, ne fait que renforcer les soupons. Pourtant, une commission anticorruption, forte de 200 personnes et d'un budget annuel de 20 millions de dinars (11,6 millions d'euros), a t cre en mars 2013 par le Parlement...








 

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