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Le forcing de Lakhdar Brahimi

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2014-01-26
 
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  Emir Abdelkader    
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Le forcing de Lakhdar Brahimi

Le forcing de Lakhdar Brahimi




La confrence de Genve a enfin commenc aprs quelques rats.


Il a suffi hier dun bref communiqu pour comprendre que la confrence de Genve pour la paix en Syrie a effectivement dbut. Les deux dlgations se rencontrent en ce moment avec le reprsentant spcial commun (ONU-Ligue arabe, Lakhdar Brahimi) au bureau des Nations unies Genve, indiquait hier le texte en question. Court, mais juste ce quil faut pour percevoir le tournant pris par cette rencontre qui avait plutt mal dmarr mercredi. Mais tait-ce le sentiment le plus partag, sachant que des situations similaires nchappent pas la surenchre ?
En ngociateur averti, Lakhdar Brahimi nexcluait pas une telle ambiance et nen paraissait en aucun cas perturb, puisquil avait ds lautomne dernier dcid de dmnager ses bureaux et sinstaller dans la cit helvtique, la tenue de la confrence ntant alors quune perspective contrarie par le refus de lopposition dy aller, sinon par des lectures bien particulires du plan daction arrt en juin 2012 par Genve 1. On tait alors loin de ses premiers pas dans cette mission, vu quil tait difficile de succder lancien secrtaire gnral de lONU, Kofi Annan, contraint de jeter lponge non sans avoir mis en garde contre la militarisation de la crise syrienne et son internationalisation. M. Brahimi a eu grer de tels impacts, et en plus lclatement de la rbellion et les guerres que se livraient ses diffrentes factions. Sa perspicacit sest donc avre payante. Un premier succs.
La guerre, rappelle-t-on bien souvent, est la continuation de la politique par dautres moyens. Ce qui est vrai, et la guerre syrienne, puisquil faut lappeler ainsi, en est la preuve. Le contraire en est tout aussi fond en conduisant ce quon considrerait comme une preuve de bon sens. Et jusqu hier, les dlgations syriennes, aussi bien celle reprsentant le rgime que celle de la rbellion, semblaient avoir intgr de tels paramtres, mme sil y en a dautres. Et jusqu louverture de la confrence Genve 2, il y a ce que les spcialistes appellent la ralit du terrain, et Damas entendait en faire la dmonstration en faisant atterrir, presque au mme moment, un avion sur laroport dAlep, ce qui signifie que cette localit a t reprise aux rebelles.
Ce sont aussi les fractures au sein de lopposition, avec des drives, et mme des risques amenant certaines puissances reconsidrer leurs positions et mme laisser entendre que le maintien au pouvoir de Bachar Al Assad serait la moins mauvaise des solutions envisages. Ce qui na pas empch lmissaire international de poursuivre son travail, anticipant mme sur certaines dcisions, comme celles que prendraient aussi bien Al Assad que la rbellion, les deux parties laissant au moins douter de leur participation Genve.
Ce doute tant lev, reste alors lobjet pourtant connu de la ngociation, sagissant de mettre en uvre un processus de transition mutuellement accept il y a dix-huit mois. Ce qui na pas empch hier le ministre syrien de lInformation, Omran Zoabi, de dire que Damas rejetait le projet de gouvernement de transition qui doit en dcouler.

Les opposants ont insist pour que la dclaration de Genve de 2012, qui prvoit la mise en place par consentement mutuel dune autorit transitoire dote des pleins pouvoirs excutifs Damas incluant de fait, le dpart du pouvoir de Bachar Al Assad soit la base des discussions directes. Nous y sommes totalement opposs, a dclar Omran Zoabi avant le dbut des discussions. Lon parle jusque-l de rencontre, ou de discussions, laissant ainsi comprendre que la ngociation na pas encore commenc. Et Damas semble sy opposer, ses reprsentants soulignant que la Syrie est un Etat dot dinstitutions. Encore du travail pour M. Brahimi, et mme bien plus quil nen faut pour faire admettre les engagements lis au processus de transition. Comme au Liban, en 1989, ou en Afghanistan en 2001.

Mohammed Larbi



'El Watan
 

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