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Des rapports tumultueux

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Maroc: drogue,dlinquance, faux rapports et autres accusations, Les missiles du roi sur lAlgri Emir Abdelkader 0 2014-02-01 05:02 PM

 
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2014-02-04
 
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Des rapports tumultueux

Bouteflika et les militaires

Des rapports tumultueux




Ds sa prise de fonctions en avril 1999, Abdelaziz Bouteflika crie sur tous les toits de la Rpublique quil refuse dtre un trois quart de Prsident.


Mal lu en 1999, suite au retrait des six candidats, Abdelaziz Bouteflika affiche demble sa volont de smanciper de la tutelle des chefs de larme qui, pourtant, lont install au pouvoir. Il veut marquer son territoire, lui qui garde une vieille rancune en raison du veto brandi par larme, lui barrant la route vers le palais prsidentiel la mort de son mentor, le colonel Boumedine en 1979. Homme de pouvoir, homme du pouvoir, Bouteflika cultive un ressentiment lgard des paulettes toiles.
Il sait pertinemment que le renforcement de son assise la Prsidence passe ncessairement par laffaiblissement du pouvoir prpondrant de la grande muette. Les chefs militaires, qui venaient de sortir dune guerre civile ravageuse, se trouvent sous les coups de feu de lopposition et des ONG des droits de lhomme.

Leur image est corne, do le rappel de lancien ministre des Affaires trangres aux affaires charg de redorer, notamment linternational, une rputation souille. Rompu aux pratiques de lintrigue, le roi procde par le chantage. Le dbut de rgne de lenfant terrible du systme sengage alors sur un terrain min. Dcid en dcoudre, Abdelaziz Bouteflika semploie pernicieusement bousculer les rapports de force au sommet du pouvoir, cherchant dplacer le centre de gravit vers El Mouradia. Non sans provoquer des tensions et des ripostes. La premire rplique frappe en Kabylie terrain favori daffrontement chaque secousse au sommet en avril 2001. Une rpression terrible sabat sur cette rgion, faisant 126 morts, assassins par balles.
Le rquilibre des forces en prsence se droule dans la violence. Le sang a coul, pas uniquement sous le rgne des gnraux, mais aussi sous le pouvoir de Bouteflika. Un ancien gnral, mis la retraite en 2005, rvle que lors de ces tragiques vnements, Bouteflika aurait ordonn au chef dtat-major, Mohamed Lamari, denvoyer ses troupes en Kabylie, mais lordre na pas t excut. Le chef de lEtat accuse le coup et laisse passer la tempte.
Mais la grande muette sort de son silence et la grosse artillerie avec. Le 3 juillet 2002, cest le chef dtat-major, le gnral Mohamed Lamari, qui se charge de la mission. Il sadresse directement lopinion publique lors dune confrence de presse improvise lAcadmie interarmes de Cherchell (Tipasa). Ferme et virulent, Lamari tire une salve : Pour des milieux dtermins, le mal cest lANP. Mme la catastrophe de Bab El Oued, cest lANP. Lorsque ces accusations viennent de ltranger, de milieux hostiles, elles sont les bienvenues, mais pas quand cela vient des Algriens eux-mmes qui, par mconnaissance, par intrt ou par calcul politicien, mettent tout sur le dos de larme.
En dfendant lhonneur de linstitution militaire, Lamari entend fixer des lignes rouges un Prsident conqurant. La tension sexacerbe et la mfiance sinstalle dfinitivement. Il (Bouteflika) na aucune garantie quant sa loyaut et vit en permanence avec la hantise du coup dEtat. Il doit certainement penser quun gnral mal rveill peut facilement dvelopper une tentation putschiste. On est en plein syndrome de Nron. Prtextant le rajeunissement et la professionnalisation et fort dun pouvoir discrtionnaire de nomination, il entreprend une opration de restructuration et de rquilibrage o sinsinue un jeu de solidarits primordiales sournois, a analys lancien parlementaire Djamel Zenati, rcemment, dans les colonnes dEl Watan.

2004, la rupture

Lapproche de llection prsidentielle de 2004 acclre la rupture. Le deuxime mandat de Bouteflika devait se faire sur les dcombres des gnraux. Pas tous. Consacrant son premier mandat conqurir des espaces dans les diffrentes strates du pouvoir, Abdelaziz Bouteflika a russi un coup de matre, en dispersant les forces du bataillon. Le bloc militaire se fissure. Entre ceux qui soutiennent, qui sopposent son second mandat (les faucons, leur tte Lamari) et ceux qui ont fait le choix de continuer le chemin avec lenfant dOujda. Parmi eux, le gnral, le puissant gnral Larbi Belkheir, et le patron du Dpartement du renseignement et de la scurit (DRS), le gnral Mohamed Medine dit Toufik. Rlu sans surprise, Bouteflika envoie la retraite sine die son chef dtat-major et ses camarades. Il nomme sa place un fidle, le gnralissime Ahmed Gad-Salah. Larbi Belkheir, devenu encombrant, est chass de la Prsidence et exil lambassade dAlgrie Rabat.

Le crpuscule dune longue et controverse carrire de celui qui a vendu ses amis gnraux la candidature de Bouteflika en 1998. Graduellement et de manire mthodique, tel un Bonaparte, Abdelaziz Bouteflika se dbarrasse des janvieristes. Mais sur sa route reste le plus mystrieux des gnraux, lindboulonnable Toufik. Rompu la tactique, le patron des Services privilgie le compromis laffrontement malgr les divergences. Ce qui explique son long compagnonnage avec Bouteflika durant les trois mandats prsidentiels. Une entente qui ne rsiste pourtant pas aux contradictions lintrieur du systme. Daucuns ont vu dans ltalage des scandales de corruption, qui mettent en cause les hommes du clan prsidentiel, une guerre ouverte entre les deux centres de pouvoir. Prsidence et DRS. Les rvoltes arabes et la maladie du Prsident inversent les rapports de force au sein du rgime. Le remue-mnage opr au sein de lANP, fin 2013, signe lacclration de lhistoire et prcipite la fin
dun deal. 


Hacen Ouali



El Watan






 

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