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De quoi le quatrime mandat est-il le nom ?

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2014-02-08
 
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De quoi le quatrime mandat est-il le nom ?

De quoi le quatrime mandat est-il le nom ?




Le casus belli noppose pas le DRS et Abdelaziz Bouteflika mais deux groupes prtoriens entre eux, le clan prsidentiel se rangeant avec le vainqueur. Objectif : le partage du pouvoir en vue de laprs-Bouteflika


La lecture consacre par la presse algrienne au sujet de la virulente charge porte par le secrtaire gnral du FLN, Amar Saadani, contre le patron du DRS, le gnral des corps darme Mohamed-Lamine Mdine, dit Toufik, ne rsiste pas lexamen des faits.
Cette narration prtend dabord que le DRS est oppos un quatrime mandat ! Dans ce rcit, la violente attaque de Saadani est dcrite tantt comme lexpression de la panique du clan Bouteflika, tantt comme une manuvre de division et de dstabilisation des appareils de lArme actionne en vue de forcer le passage au quatrime mandat.

Si le DRS est rellement contre le projet de quatrime mandat, comme on le rpte satit, ni le RND ni lUGTA, deux appareils bien contrls sil en est par la police politique, nauraient, qui au nom des intrts suprmes de lEtat, qui au nom de la dfenses des intrts de la classe ouvrire, pri le ras, de surcrot quasi simultanment, de se succder lui-mme.
Ces deux appareils ont appel, au mme titre que le protg du DRS, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, au quatrime mandat peu aprs que Benflis ait officialis sa candidature la Prsidentielle. Dans le langage cod du rgime algrien, le positionnement de lUGTA et du RND ainsi que celui du premier ministre indique lorientation de la police politique. Ctait le cas lors de la Prsidentielle de 2004 au cours de laquelle la police politique avait russi vendre la narration de la neutralit de larme.

Attaque
Dans des situations de crise politique, lordre squentiel des coups revt une grande importance. Le timing de lattaque porte contre le puissant patron du DRS, escamot dessein, est trs intressant : il intervient aprs que la trs influente police politique ait donn ses principaux appareils le feu vert pour lancer la campagne du quatrime mandat. La question qui surgit prsent est la suivante : pourquoi Bouteflika irait porter, par Saadani interpos, une attaque frontale sans prcdent dans les annales du srail, contre le redoutable chef du DRS, alors que ce dernier vient tout juste de manifester, par lintermdiaire du Premier ministre, de lUGTA et du RND, pour ne rien dire des autres acolytes de lalliance prsidentielle, son soutien au quatrime mandat ? Pourquoi prendrait-il un tel risque, sachant pertinemment que cest la police politique, vritable Etat profond, qui fait et dfait les lections dans le systme autoritaire algrien ?
Pourquoi Bouteflika, soutenu par le DRS depuis sa cooptation en 1999, ne la-t-il pas entrepris en 15 ans de rgne et le ferait-il aujourdhui quil est manifestement trop affaibli par les squelles de son dernier AVC ? Bouteflika avait tent, au dbut de son deuxime mandat, de prendre le contrle sur le redoutable DRS travers le fameux projet de cration dun ministre de la scurit. Il ny est pas parvenu, en dpit du renfort de certains prtoriens.

Ralit du pouvoir
Pis, lentreprise prsidentielle visant asseoir le leadership de Bouteflika sur le collge des prtoriens a t dcapit avec la chute, en mai 2010, de ses deux tours stratgiques, Zerhouni au ministre de lIntrieur, et Khelil au ministre de lEnergie. Peut-il le faire maintenant quil est, non seulement neutralis politiquement, mais impotent physiquement ? Sans lexclure, lexplication consacre ne me parat pas trs convaincante.
Le pige qui gute lanalyse consiste dduire du quatrime mandat une prtendue omnipotence du clan prsidentiel.
Le mme raccourci avait t commis, on sen souvient, dans lapprciation du troisime mandat. La ralit du pouvoir est implacable : la condition de possibilit qui prside la reconduction de Bouteflika depuis 2004 est bel et bien la prvalence du collge des prtoriens.

Silence de GaÏd-Salah
Pour quel autre patron roule alors le client Saadani qui a, au demeurant, dfendu avec zle lintroduction de la rvision constitutionnelle avant la Prsidentielle alors mme que Bouteflika sest oppos de longue date lide de llection dun Prsident et dun vice-Prsident ? La rponse cette question rside dans les appels incessants lancs par les relais mdiatiques du DRS au chef dtat-major, pressant ce dernier condamner le secrtaire gnral du FLN. Il est intressant dobserver que cinq jours aprs la diatribe de Saadani contre le DRS, le chef dtat-major, habituellement si prompt dnoncer les critiques adresses larme, observe un silence assourdissant et se dfend de dposer plainte contre lauteur du rquisitoire ad hominem prononc contre le gnral de corps darme, Mohamed-Lamine Mdine.
Dissensus
Nous sommes lvidence en prsence dun troisime acteur. Aussi, le casus belli opposerait moins le Prsident au demeurant impotent au DRS que deux groupes prtoriens entre eux le clan prsidentiel nayant dautre choix que de se ranger avec le vainqueur. Si, pour gagner du temps, les principaux groupes prtoriens sont unanimement tombs daccord pour viter cote que cote la convocation, lt dernier, dune lection prsidentielle anticipe, ils ne sont manifestement pas parvenus pour autant dgager un nouveau consensus post-Bouteflika, mme aprs que le puissant patron du DRS ait consenti, en guise dapaisement, retirer (temporairement ?), en septembre dernier, deux de ces principaux lieutenants, les gnraux-majors Bachir Tartag et Mhenna Djebbar. Alors que londe de choc de Tiguentourine continue de rsonner et que le conflit autour du nouveau partage du pouvoir redouble dintensit, le quatrime mandat sest impos in extremis au collge des prtoriens comme la solution par dfaut : mieux vaut un ancien consensus, aussi prcaire soit-il, quun dissensus qui risquerait dtre fatal la veille dune lection prsidentielle.
Contrler ltat profond
Le deal prtorien conclu sous couvert de quatrime mandat sapparente cependant davantage une trve qu un modus vivendi. Si les prtoriens sont parvenus, depuis les fondations institutionnelles du rgime, dgager des formules de compromis sur le partage du pouvoir comme de 1962 2009 en passant par le putsch de 1965 et la succession de 1979, ceux daujourdhui ne semblent pas (encore) en mesure de le faire.Le groupe prtorien mergent, sappuyant sur londe de choc de Tiguentourine qui a cristallis des mcontentements enfouis, a russi faire reculer le groupe jusque-l hgmonique de Mdine en septembre dernier ; il escompte, avec le tir lch par Saadani, prendre de vitesse le patron du DRS.
Le coup os que seule une coalition de prtoriens est dsormais en mesure dentreprendre est double dtente : il consiste, dans un premier temps, dloger par surprise lindboulonnable Toufik pour prendre, avant llection prsidentielle, le contrle sur lEtat profond que constitue la machine tentaculaire du renseignement ; il ambitionne, dans un deuxime temps, de peser de tout son poids comme lavait fait le colonel Boumedine depuis ltat-major gnral dans llaboration dun nouveau compromis prtorien sous faade civile.
Lenjeu rel de cette nouvelle guerre de clans nest ni linstauration dun Etat civil en lieu et place dun Etat-DRS ni le refus du DRS dun quatrime mandat mais plutt davantage le partage du pouvoir (et non plus seulement de la rente comme on le rpte souvent) entre prtoriens en vue de prparer laprs-Bouteflika.
Dlitement institutionnel
Des 3 B nos jours, lhistoire du systme politique algrien est maille daffrontements et de rglements de comptes entre prtoriens dont lissue est souvent sanglante. La dernire preuve remonte avril 2001 quand une coalition de prtoriens avait dj demand, via ses relais mdiatiques, le dpart de Toufik avec les dgts collatraux que lon connait. Alors que des pompiers pyromanes attisent le feu de la violence intercommunautaire sur les cits millnaires du Mzab, laffrontement qui dchire le collge prtorien aujourdhui met nu le niveau de dlitement institutionnel atteint par lEtat. Ce nouvel pisode du conflit de factions, expression terminale du processus prtorien impos depuis le rgicide politique de Abbane Ramdane, se joue alors que la socit, enferme dans la trappe de la violence et de la corruption, accuse un lourd dficit de capital social -sans lequel il est difficile de construire des alternatives viables au systme autoritaire.


Mohammed Hachmaoui : Politologue



El Watan
 

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