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Si Amar, vous mavez propos amicalement dextirper Chakib Khelil de laffaire Sonatrach 2

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les comptes bancaires de Chakib Khelil bloqus Emir Abdelkader 0 2013-10-21 02:34 PM
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Si Amar, vous mavez propos amicalement dextirper Chakib Khelil de laffaire Sonatrach 2

Si Amar, vous mavez propos amicalement dextirper Chakib Khelil de laffaire Sonatrach 2




Depuis le mois de septembre 2013, et plus prcisment depuis le remaniement ministriel, vous avez, M. Saadani Amar, de faon rcurrente, exprim des critiques lencontre de la justice algrienne dans sa gestion de laffaire Sonatrach 2.


Montant graduellement en intensit, passant des simples insinuations propos de prtendues erreurs de procdure, vous en tes arriv, dans votre dclaration du 3 fvrier 2014, franchir un autre cap en prtendant que la justice t instrumentalise dans ce dossier et, ajoutez vous, dans celui de lextradition, fin 2013, de A. Khalifa.Cette attitude qui ne suscitait, jusquici, aucune raction ne peut plus laisser indiffrent. Car en donnant, en filigrane, un mobile politique cette prtendue instrumentalisation de la justice, savoir contrarier une ventuelle aspiration du prsident de la Rpublique un nouveau mandat, cest le ministre de la Justice en charge du secteur, au moment des procdures cites, qui est ainsi interpell.
Interpell parce que les proportions ainsi donnes au dbat autour de la lutte contre la corruption pervertissent tout le discours politique du prsident de la Rpublique depuis son intronisation au pouvoir, en 1999, et dnaturent gravement la noblesse des missions des institutions lgales de lEtat algrien et la manire de servir de ses loyaux commis.
A cet gard, jaimerais rappeler que jai rejoint M. Bouteflika, en octobre 1998, avec conviction car jai toujours lutt pour deux ides essentielles : celle du consensus national et celle de lEtat de droit.
Jai eu, dailleurs, loccasion dexposer ces ides dix ans auparavant, dans une interview accorde au journal En Nasr, en fvrier 1989, alors que jtais procureur gnral Constantine et o javais dclar que le consensus national (el wifak el watani) est la plateforme de toute construction de lEtat de droit et o javais, pour la premire fois, dfini les sept axes fondamentaux de lEtat de droit.

Ce nest donc pas un hasard si Abdelaziz Bouteflika, ds son intronisation comme prsident de la Rpublique, ma fait lhonneur de piloter, au titre de la prsidence de la Rpublique, les deux plus importants dossiers, savoir la concorde civile et la rforme de la justice, et de me confier la lourde charge de traduire cela dans sa politique en me confiant la responsabilit du ministre de la Justice deux reprises, en 2002/2003 et en 2012/2013, afin dlaborer un programme complet dactions normatives (lgislatives et rglementaires) et dactions oprationnelles pour les annes 2002/2012 travers une vritable programmation judiciaire et den proposer lapprofondissement et la consolidation dans le programme en 2012.
Je complterais ces indications pour dire que je vous ai connu, Si Amar Saadani, lors de la campagne lectorale de 1999 et vous savez mieux que quiconque ma loyaut dans lexercice de mes responsabilits. Vous savez, pour avoir eu lprouver, que ni lamiti, ni les privilges, ni les honneurs dune fonction ne constituent pour moi un motif de renoncement mes convictions. Nest-ce pas, Si Amar, vous qui tes venu, le jour mme de votre installation la tte du FLN, me proposer amicalement de prserver mon poste de ministre de la Justice en mengageant extirper M. Chakib Khelil de laffaire Sonatrach 2 comme on extirpe un cheveu dune pte (selon votre expression). Ma rponse, vous le savez, fut de fermer mon portable jusqu aprs la fte de lAd El Adha, cest--dire bien longtemps aprs le remaniement ministriel.
En rappelant cela Si Amar Saadani, je ninsinue nullement quil tait mandat par quiconque pour me marchander, car je sais pour avoir appris le connatre que le prsident Bouteflika ne marchande jamais les prrogatives de ses ministres, en tout cas pas celles que jai eu lhonneur dexercer, lui qui, se rfrant parfois au gnral de Gaulle, rappelle que tout ce qui grouille et grenouille na pas de valeur.
Ceci dautant plus que le prsident de la Rpublique avait solennellement et publiquement apport son soutien laction de la justice dans laffaire Sonatrach 2 en affirmant sa totale confiance en elle.

Faut-il rappeler que depuis 1999, dans pratiquement tous ses discours ddis, le prsident Bouteflika a appel une lutte implacable contre la corruption, interpellant parfois directement les magistrats pour leur dire de rveiller leurs consciences.
Alors, mon tour de vous demander, Si Amar, si vous tes conscient que toutes vos dclarations sur la justice comportent implicitement une contradiction au discours et laction du prsident de la Rpublique dans la lutte contre la corruption.

Ainsi, lorsque vous affirmez, dans dautres occasions mdiatiques, quInterpol a refus dexcuter les mandats de justice dcerns dans laffaire Sonatrach 2 cause des erreurs de procdure, vous portez (sans le savoir ?) atteinte la crdibilit du prsident de la Rpublique. En effet, dabord, il sagit l dune contrevrit puisque par courrier du 3 aot 2013, le DGSN avait inform officiellement le ministre de la Justice de lexcution de tous les mandats, sans exception, transmis par la justice ; ensuite et surtout, il sagit dune ignorance car tous les juristes du monde savent quInterpol, sous rserve de sassurer de la qualit de lautorit mettrice du mandat, na pas prrogative de censurer les dcisions de justice des pays membres sauf si les autorits du pays metteur des mandats refusent de donner la garantie que lextradition sera bien, demande en cas darrestation de la personne objet du mandat. Ainsi, en affirmant faussement que le BCN Algrie refusait de transmettre les mandats darrt, vous mettez en cause, implicitement et juridiquement, les autorits politiques du pays et non sa justice.
De mme, Si Amar, lorsque vous vous interrogez sur le timing de lextradition dA. Khalifa par lAngleterre, vous insinuez, bizarrement, que cela peut gner le prsident de la Rpublique alors que, je laffirme ici de faon responsable, en connaissance de cause et sans violer la rserve qui simpose dans ce cas, lextradition de A. Khalifa naurait pas t obtenue sans linvestissement personnel du prsident Bouteflika.
Si Amar, vous tes en train de tirer au jug, au risque de toucher des cibles amies. Alors, de grce, arrtez les dgts.

Le prsident Bouteflika mrite une solidarit dune autre dimension. Dailleurs, il est lgitime dans ce cas de sinterroger si rellement votre but est de servir Bouteflika ou mme lAlgrie. La rponse ne peut tre au moins quambigu si lon se rfre vos attaques contre ceux qui sont en charge de la lutte contre la corruption trangre qui est traite par les Etats, de plus en plus, comme une vritable menace pour leur scurit nationale, au mme titre que le crime transnational organis dont elle est devenue un des segments les plus dangereux et contre lequel la lutte ne peut tre mene que par des services secrets qui ont, seuls, vocation et aptitude enquter ltranger. Lintrt de tout Etat est donc de renforcer les capacits et les comptences de ses services secrets dans la lutte contre la corruption, particulirement celle trangre.
A cet gard, jaimerais rappeler que des enqutes conomiques ont toujours t menes par les services secrets depuis lindpendance de notre pays, sauf que les affaires taient prsentes la justice par la police judiciaire de la Gendarmerie nationale. Il a fallu attendre 1990 pour quun groupe de travail sur la restauration de lautorit de IEtat, mis en place au niveau du ministre de la Justice sur instruction du chef de gouvernement, le dfunt Kasdi Merbah, propose, parmi ses recommandations, dattribuer lgalement aux officiers et agents nommment dsigns par les services la qualit dofficiers et dagents de police judiciaire, ce qui introduisait alors, pour la premire fois, la transparence et permet dsormais le contrle de la justice sur les enqutes des services ce qui constitua, en son temps, une avance dans ldification de lEtat de droit.
La mise en place dun vritable service de police judiciaire au niveau des services, sous la mandature de A. Bouteflika, fut une consolidation de cette dmarche ddification de lEtat de droit. Bien sr, lhistoire nest jamais linaire et lvolution des ides et des faits est toujours marque par des corrections dans un sens ou dans lautre. Lhistoire, quant elle, retiendra les causes qui en ont produit leffet. Celles de Kasdi Merbah furent, aprs les vnements dOctobre 1988, lrosion de lautorit de lEtat quil fallait rtablir.
Ceux des compagnons, dont Bouteflika naura pas rougir devant lhistoire, doivent agir pour que la phase cruciale que vit notre pays soit la plus fconde possible en progrs dans la construction de notre jeune Etat. Ils constituent la bitana essaliha qui, seule, a la force morale et la comptence requises pour dire un Prsident son avis sur tel ou tel choix de gouvernance, comme cela est le cas dans tous les grands pays. Pour viter tout amalgame suite aux propos qui prcdent, jai dcid de ne plus accepter aucune fonction officielle auprs du prsident
Bouteflika lavenir. Le soutien libre que je lui apporte aujourdhui nest donc que la suite logique de mon engagement ses cts depuis 1998 et que jassume pleinement.

Si Amar, Bouteflika, nappartient personne, aucun parti ; il appartient au peuple qui la lu et lui seul a la responsabilit historique de dcider de son avenir. Nul ne peut douter de son intelligence et de son patriotisme, et M. Bouteflika saura, lui seul, en son me et conscience, le moment venu, fixer les paramtres de sa trajectoire future. En me mettant, ici, du ct de M. Bouteflika, contre les effets nfastes de vos sorties, ce nest pas seulement par devoir citoyen envers le Prsident de mon pays, mais parce que je suis convaincu quune agrgation dautant de bvues chez un seul homme en un laps de temps si court sapparente un forage de mandat, si mandat il y a. Ceci autoriserait alors de supposer lexistence dun mobile cach qui dpasse celui du soutien un autre mandat pour le Prsident et laisse place toute interrogation quant aux vritables motivations.
En attendant, lAlgrie est dans lil du cyclone, entoure quelle est par tant dinstabilit extrieure qui la menace par contigut et par des tensions internes propres toute priode prcdant une lection prsidentielle. Cela commande tous, tous les niveaux et partout, de faire preuve de srnit, de prserver notre terre nourricire et de contribuer instaurer une vritable culture du dialogue.
La classe politique, les partis, notamment ceux qui ont eu loccasion de solliciter les suffrages du peuple, doivent dpasser leurs propres intrts pour prserver lessentiel, qui est lavenir des gnrations futures.
A cet gard, le FLN a une responsabilit particulire pour jouer un rle de pondrateur dans ce climat et rduire lemballement qui semble affecter les rapports sociopolitiques. Lhistoire est implacable.

Si Amar, je madresse vous sans prsupposs car je vous fais bnficier, en cette tape, de la prsomption dinnocence ; mais je sais que jaurais de la peine me le justifier, surtout lorsque je me rfre vos attaques contre les grands commis de lEtat, magistrats et membres des services de scurit. Je ne prendrais comme exemple que la criminelle agression contre notre pays, Tiguentourine, que vous voquez avec dsinvolture, mprisant le rle vaillant de nos soldats et de nos services spciaux qui ont su repousser lagression et mettre fin la prise dotages avec une comptence et une matrise qui ont soulev ladmiration et la gratitude des plus exigeantes capitales du monde.
Dans cette preuve, jai eu le privilge et la joie de vrifier, en temps rel et en direct, dans le cadre dune coordination centrale et locale, combien les responsables de notre valeureuse ANP avaient le souci de sauvegarder des vies humaines et de respecter, autant que faire se peut, les rgles du droit humanitaire international, alors que les conditions physiques et humaines de lintervention taient trs complexes.
Dans cette opration, nos militaires se sont chargs du coup de feu, comme on dit, et ont totalement fait confiance la justice pour grer laval de lopration. Cette coordination fut dailleurs consacre par une lettre du chef dtat-major de IANP, M. Gad-Salah, au ministre de la Justice pour lui confirmer que lANP est derrire sa justice et appuie toutes ses dcisions. Cette lettre constituera, nen pas douter, un document tmoin de la consolidation de lEtat de droit dans notre pays.

Alors, Si Amar, cette mise lindex de nos services spciaux sapparente plus un regret du succs de nos forces armes qu un souci de scurit nationale. Cela me rappelle ce journal dun pays voisin, au dbut des annes 1990, qui titrait alors, la une, comme une dlectation, LAlgrie est devenue une impuissance rgionale. Alors, Si Amar, est-ce ce rve du que vous aimeriez voir se rditer ? Jai eu loccasion dexprimer la gratitude du ministre de la Justice tous les chefs des services de scurit engags dans lopration de Tiguentourine ; je la ritre, aujourdhui, en tant que citoyen fier de son arme, fier de sa Gendarmerie nationale et de sa police, fier des services secrets de son pays.
Quant vous, Si Amar, je vous conseille amicalement de bien lire larticle 75 du code pnal avant de vous lancer dans de nouvelles diatribes car, en raison de vos fonctions minemment influentes la tte du FLN, vos paroles seraient susceptibles de tomber sous sa qualification. Ce qui devrait vous conduire conclure de vous-mme si, oui ou non, vous faites jusque-l un bon usage de votre responsabilit la tte du FLN lequel, fond par nos pres pour tre le bras politique conduisant la Rvolution arme en symbiose avec lALN, ne saurait se transformer, sans reniement, aprs lindpendance recouvre, en instrument datteinte notre ANP.
Fraternellement.


Mohamed Cherfaoui : Ancien ministre de la Justice, garde des Sceaux



El Watan
 

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