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Golfe: La rvolte oublie du Bahren

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C'est eux les chiens", le Marocain Hicham Lasri au coeur de la rvolte Emir Abdelkader 0 2014-02-06 12:57 PM
Egypte: 29 morts pour le troisime anniversaire de la rvolte de 2011 Emir Abdelkader 0 2014-01-26 12:30 PM
Bahren : lopposition se dit prte un rglement srieux de la crise Emir Abdelkader 0 2014-01-18 02:24 PM
Djamila Bouhired, licne oublie de la Guerre dAlgrie Emir Abdelkader 0 2013-10-20 10:55 PM
La femme oublie Emir Abdelkader | french Forum 0 2012-10-25 10:52 PM

 
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Golfe: La rvolte oublie du Bahren

Golfe: La rvolte oublie du Bahren




Dawwar al Louloua (Rond-point de la Perle), quivalent bahreni de la Place Tahrir au Caire, a t le haut lieu de la contestation Manama contre le pouvoir de la dynastie Al Khalifa. Le clbre monument qui symbolise la traditionnelle culture de la perle du Bahren a t ras par larme en mars 2011.
I Une conjonction malfique

Paris Pas de chance, triplement malchanceux ce pays, Bahren, archipel dentre deux mers, coinc entre les chefs de file des deux branches rivales de lIslam, lArabie saoudite sunnite et lIran chiite, vou constituer une des premires cibles iraniennes en cas dattaque isralienne ou amricaine.
Pas de chance, non plus, que la rvolte des Bahrenis soit survenue un mois jour pour jour aprs le dgagement de Ben Ali, et, pire, la date commmorative du 3eme anniversaire de lassassinat du premier ministre milliardaire saoudo libanais, Rafic Hariri, le 15 fvrier 2005, lhomme lige des Saoudiens au Liban, propuls au rang de martyr absolu du camp occidental au Moyen orient.
Conjonction malfique dans lordre symbolique atlantiste qui sera fatale au renouveau bahreni, dont la rvolte libratoire, le 14 fvrier 2011, est passe par pertes et profits de la lutte dinfluence transrgionale, virulente depuis la chute des deux pivots majeurs du flanc sud de la diplomatie atlantiste, Le tunisien Zine El Abidine Ben Ali, le 15 janvier 2011, et lgyptien Hosni Moubarak, le 25 janvier.
Aux premires flammes de la rvolte, le branle-bas de combat a t sonn. La chaine transfrontire Al Jazira, prescripteur majeur de linformation de lhmisphre sud, sest aussitt mue en lanceur dalerte des menes atlantistes contre le Monde arabe, sabordant en un mois son crdit considrable accumul en quinze ans, alors que, paralllement, lArabie saoudite tablissait, elle, un cordon sanitaire autour de la totalit des monarchies arabes, par adjonction du Maroc et de la Jordanie, les deux relais souterrains de la diplomatie isralienne dans le Monde arabe, la confdration des six ptromonarchies.
Pour prvenir leffet de contagion, notamment au sein de la composante chiite de sa population, -le quart des Saoudiens, qui plus est implante dans les zones ptrolifres-, le Roi Abdallah gratifiera ses sujets de 400 milliards de dollars en soutien leur niveau de vie.
Dans la foule, le Royaume dpchera un bataillon de mille soldats pour restaurer lordre Bahren, sous le regard des grandes dmocraties occidentales complaisantes lgard dun pays qui dtient le record mondial des dcapitations par an. Elle contribuera puissamment lviction de lgyptien Mohamad Morsi, premier prsident islamiste dmocratiquement lu dans le plus grand pays arabe, mettant en chec lexprience no islamiste dans le Monde arabe en ce que le principe mme de llection mettait en pril la transmission hrditaire du pouvoir en application de la succession dynastique, fondement du pouvoir wahhabite.
Mieux, elle entravera toute solution politique au conflit bahreni et fera obstacle la formation dun gouvernement au Liban qui ne rpondrait pas ses conditions dans un double objectif :
-Entraver la conclusion dun accord international pour la mise en exploitation des gisements ptroliers des ctes libanaises qui ferait du Liban un tat ptrolier non dpendant des subsides ptro monarchiques.
-Mener une guerre de drivation au Liban et de lIrak (la bataille dAl Anbar, janvier 2014, dans le primtre de Falloujah Ramādī) pour soulager la pression sur les djihadistes de Syrie et compenser leurs revers sur le champ de bataille.
Le chmage dans le Monde arabe atteint le taux record de 25 pour cent de la population. De quoi alimenter le flot du mercenariat djihadiste avec les importants stocks de ptrodollars. Depuis les revers djihadistes en Syrie, la banlieue sud de Beyrouth, fief de Hezbollah, a fait lobjet de deux attentats meurtriers pour les civils libanais, en juillet 2013, particulirement lattentat la voiture pige de Bir Hassan, ainsi que dans la ville chiite de Baalbek, enclenchant un nouveau cycle de violence au Liban dans les villes sunnites Tripoli (Nord Liban) et Beyrouth, o un ancien ministre du gouvernement Saad Hariri, Mohamad Chatah, a t tu le 27 dcembre 2013.
Deux autres attentats particulirement douloureux, en termes dimages pour lIran et le Hezbollah, ont t revendiqus par la brigade Abdallah Al Azzam. Lattentat contre lambassade iranienne Beyrouth qui a fait 29 morts le 19 novembre 2013, et lassassinat du chef de la force balistique de la formation politico-militaire chiite, Hassan Lakiss. Fond en 2003 par un saoudien, Salah Al Qarawi, ce groupement tire son nom Abdallah Azzam, dun activiste islamiste palestinien n Djnine (Cisjordanie), en 1941, diplm dAl Azhar, qui passe pour avoir t un des inspirateurs dOussama Ben Laden, fondateur dAl Qaida, lors de la guerre anti sovitique dAfghanistan (1980-1989). A la suite de linterception de son fondateur au Waziristn, le mouvement a amnag sa base oprationnelle dans le camp des rfugis palestiniens dEin el Hlou (banlieue de Saida) au sud Liban. Le chef du mouvement, un saoudien Majed Al Majed, recherch par les Amricains, les saoudiens et les Iraniens, a t arrt par larme libanaise, fin 2013. Selon des informations de la presse libanaise, Majed, dcd le 4 Janvier 2014, souffrait dinsuffisances rnales. Il avait t intercept, le 24 dcembre 2013, alors quil tait convoy vers un hpital de Beyrouth pour une dialyse. Son reprage a eu lieu sur indications des services amricains, dans une dmarche qui apparait comme un geste de bonne volont des Amricains lgard de lIran.
Son porte-parole, Cheikh Serrajeddine Zoureikat avait auparavant revendiqu lattentat anti iranien au nom de la brigade Abdallah Azzam, bataillon de Hussein Ben Ali, par rfrence au rituel chiite qui considre Hussein Ben Ali, petit-fils du prophte, dont elle impute la responsabilit de son assassinat aux sunnites.
http://www.al-akhbar.com/node/197681
Cf LArabie saoudite, un Royaume des tnbres Par Ren Naba ditions Golias 2013
http://www.renenaba.com/l-islam-otage-du-wahhabisme
Ainsi que Le Grand jeu de Ryad pour touffer les printemps arabes
http://www.lemonde.fr/libye/article/...3_1496980.html
Pour le lecteur arabophone, voir ce propos: Blocage dune solution sous pression saoudienne http://www.al-akhbar.com/node/193066 http://www.arabi-press.com/?page=article&id=80502
Et ceci: Chiites-Arabie saoudite Prmisses dun soulvement chiite en Arabie saoudite http://alquds.co.uk/index.asp?fname=data\2011\10\10-04\04qpt999.htm&arc=data\2011\10\10-04\04qpt999.ht
La rvolte populaire arabe ainsi refoule des rives inflammables du Golfe ptro monarchique vers les rives contestataires de la Mditerrane, Nicolas Sarkozy et Bernard Henri Lvy, deux soutiens infaillibles de lapartheid isralien en Palestine, prendront le relai pour dcrter la dmocratie dans des pays ptroliers allis de la Russie et de la Chine -la Libye et la Syrie- en vue damnager une plateforme oprationnelle isralienne sur le pourtour du Nil par ltablissement dune jonction entre le sud soudan, indpendant un mois plus tt, et la Libye post Kadhafi. Sous lgide de lOtan et le concours actif des islamophilistes franais.
II -Largumentaire ptro monarchique

Pour les autocrates du Golfe, lIslam remplit une fonction dobissance collective au Prince, quil soit juste ou injuste en ce quil assure une mission de cohsion sociale. Largument majeur de propagande a repos, en effet, sur la sacralit du mandat du souverain, lu par Dieu et gratifi de ses bienfaits, le ptrole, sappuyant en outre sur une culture politique religieuse de soumission critique au Gouverneur, par logique de stabilit de Dar Al islam (La maison de lislam), face Dar Al Kofr (le territoire des impies) ou Dar Al Harb (Le territoire de la guerre). Le Grand Mufti dArabie saoudite, Cheikh Abdel Aziz al-Cheikh, prenant argument de la lgitimit religieuse de son Roi, a t le premier, en fvrier 2011, condamner les soulvements dans les pays arabes, dnonant le chaos programm par les ennemis de lIslam en vue de diviser la Oumma.
LIslam fait office de repoussoir au modle dmocratique et de pourvoyeur de rente scuritaire, dautant plus aisment que les incessantes ingrences occidentales dans la sphre arabo musulmane, depuis la promesse Balfour (1917) portant cration dun foyer juif en Palestine ont discrdit lide mme de dmocratie au point dtre perue dans les cercles no islamistes comme un pige tendu par loccident afin de miner les socits musulmanes de lintrieur.
III- La solidarit monarchique: Un rflexe de survie

Face leffet dominos du printemps arabe, les dictatures monarchiques arabes ont dvelopp un discours de propagande bas sur le concept de la spcificit locale. LArabie saoudite, gardienne des lieux Saints, nest pas lEgypte. Le Roi du Maroc, commandeur des croyants, nest pas la Tunisie de lpoux de la coiffeuse.
Le Roi de Jordanie, chef de la dynastie hachmite, descendant de la famille du prophte, nest pas un vulgum alaouite du clan Assad de Syrie, quand bien mme deux monarques hachmites ont t assassins Abdallah de Jordanie, en 1948, et Faysal dIrak, en 1958; que Hassan II du Maroc a fait lobjet de deux coups dtat, dans la dcennie 1970, notamment Skhirat de la part de son propre ministre de lintrieur le gnral Mohamad Oufkir, et que mme le Grand Faysal dArabie, sans doute le plus pieux de la dynastie, a t assassin par son propre neveu. Cette spcificit monarchique sest couple avec une variante dictature kamikaze, au Bahren et au Ymen, se posant en dpassement du dilemme: Moi ou le chaos.
Comme pour dmontrer la supriorit monarchique sur les contingences rpublicaines, les huit monarchies arabes se sont dployes sous forme dun camp retranch. Disposant dune majorit de blocage au sein de la Ligue arabe, par lagrgation des deux anciens confettis de lempire colonial franais, -Djibouti et les Comores-, le Conseil de coopration du Golfe, syndicat monarchique par excellence sous haute surveillance militaire amricaine, est pass outre lunique instance de dcision panarabe, pour se muer en association mutualiste dentraide de son voisinage immdiat: Bahren, et dune manire connexe, le Ymen.
Glacis stratgiques de lArabie saoudite, ces deux pays ont bnfici dun rgime de faveur avec le soutien occidental, avec, lun comme lautre, lintervention directe de larme saoudienne, premire opration militaire saoudienne hors du territoire national depuis la fondation du Royaume en 1929. Sous de prtextes fallacieux: pour dgager du pril chiite le Bahren qui abrite le Quartier Gnral de Vme flotte amricaine pour le Golfe et lOcan Indien. Pour mater le fief constitu au Ymen par Al Qaida pour la Pninsule Arabique, lancien pupille tant des Amricains que des Saoudiens.
Le Roi de Bahren et le prsident ymnite misant sur leur positionnement stratgique ont jou aux dictateurs kamikaze, se posant en dpassement du dilemme: Moi ou le chaos, exacerbant lopposition, et, plutt, que de ngocier une sortie honorable ont plong le pays dans le chaos de la guerre civile. Hosni Moubarak (Egypte) et Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie), ultimes barrages contre lIslamisme, ont us de cet argument avec le soutien intress des Occidentaux. Les autocrates du Bahren et du Ymen ont repris le procd leur compte, avec plus de succs. Trois ans aprs le dbut des troubles Bahren, le combat de la majorit chiite contre la dynastie sunnite est zapp des crans de lactualit, tandis que lancien prsident ymnite a t dgag du pouvoir avec le bnficie de limpunit et dimmunits.
Le diffrentiel de traitement trouve son explication dans la disparit entre la zone dabondance du Golfe ptrolier et la zone de pnurie des riverains de la Mditerrane, rvlatrice dune grande vulnrabilit de la configuration gopolitique arabe. Alors que les pays mditerranens connaissent des problmes de surpopulation, notamment lEgypte, et de pnurie financire et alimentaire, les ptromonarchies, par leur appel massif la main duvre trangre principalement asiatique, prsentent cette singularit dmographique de compter une population immigre sur majoritaire dans la totalit des six pays membres du Conseil de coopration du Golfe (Arabie Saoudite, Bahren, Emirats arabes Unis, Kowet, Qatar, Sultanat dOman), dont la vocation premire est de constituer une gigantesque base flottante amricaine, la plus importante concentration militaire amricaine hors Otan, en mme quune station-service off-shore discount.
IV Le contentieux entre lIran et les ptromonarchies

Lmir Hamad Ben Issa Al Khalifa a justifi le recours aux forces saoudiennes dans une dclaration lhebdomadaire allemand Der Spiegel, prcisant quil a demand laide des forces armes du Conseil de Coopration du Golfe (regroupant lArabie saoudite, le Bahren, les Emirats Arabes Unis, le Kowet, Oman et le Qatar) pour protger les installations stratgiques au cas o lIran se montrait plus agressive .
Les ptromonarchies ont accus lErythre de servir de plateforme iranienne pour des actions de soutien aux Houtistes du Ymen en guerre contre le pouvoir centrale et le parquet de Bahren a mme accus lIran le 2 janvier 2013 de former des saboteurs pour se livrer des attentats contre le Royaume.
http://www.arabi-press.com/article.php?id=845159*
Pour sa part, Mohamad Hassanein Haykal a soutenu quun arrangement tait intervenu entre lIran et les ptromonarchies visant confier le pouvoir Bahren la minorit sunnite reprsente par la dynastie Al Khalifa en contrepartie de la reconnaissance de la souverainet iranienne sur les trois ilots du golfe persique, Abou Moussa, la grande et la petite Tomb.
Laccord avait t cautionn par le Roi Faysal dArabie saoudite la veille de laccession lindpendance des principauts en 1970, dans la foule du retrait britannique de lEst de Suez, prcise lancien confident du prsident gyptien Gamal Abdel Nasser, dans une interview la chaine gyptienne CBC, le 12 janvier 2014.
A lappui de sa thse, Haykal relve que les Emirats Arabes Unis nont jamais cherch rcuprer ces trois ilots, trois jalons du dispositif du contrle de la navigation vers le dtroit dOrmuz, du temps o le Chah dIran assumait pour le compte de la stratgie atlantiste le rle de gendarme du golfe.
Le ministre bahreni des affaires trangres, Khalifa ben Hamad Al Khalifa, sest born une rplique timide sur son compte tweeter assurant que Haykal fait parler les morts, par allusion au roi Faysal, le Chah dIran et le prsident Nasser et que son tmoignage ne saurait donc tre crdible.
A propos du contentieux Iran Bahren pour le lecteur arabophone
http://www.arabi-press.com/article.php?id=845613
Le pril chiite apparait rtrospectivement comme le meilleur anti dote aux revendications populaires, le meilleur drivatif aux luttes dmocratiques. Comme trente ans auparavant, la lutte contre lathisme sovitique, le meilleur alibi au dtournement du combat pour la libration de la Palestine. Bahren se compose de 70% de musulmans chiites, alors que le pouvoir est accapar par une vieille dynastie sunnite tyrannique corrompue et soumise limperium isralo amricain. La dynastie Al Khalifa gouverne, en effet, le Bahren depuis 1797, signant leur premier trait avec les Britanniques (soucieux de scuriser la route de leurs colonies des Indes), en 1820.
Jamais indpendant sinon que dune manire formelle, Bahren est pass sans coup frir du protectorat britannique la tutelle amricaine avec linstallation du QG de la Vme flotte amricaine Manama.
Sur la problmatique chiite, CF :
Pour une lecture non biaise de lhistoire, notons pour mmoire que le Bahren, qui abrite le QG de la Vme flotte amricaine (Ocan indien-Golfe arabo persique) a t dsign prsident du groupe des amis du peuple syrien , et le Qatar, QG du Centcom amricain, prsident du groupe des amis du peuple libyen. Le placement dautocrates fantoches la tte du combat pour la dmocratisation des pays arabes a t peru comme un indice manifeste du profond mpris des puissances occidentales aux aspirations dmocratiques du Monde arabe, une insulte suprme des occidentaux lgard des Arabes.
Tous les rgimes arabes sont autoritaires, npotiques, bureaucratiques, incomptents et corrompus. Tous sans exception. Trois ans aprs le soulvement du printemps arabe , la question se pose de la focalisation de la rvolution, exclusivement, sur les rgimes structures rpublicaines de la rive arabe de la Mditerrane. Particulirement La Syrie.
La rvolution est-elle soluble dans le ptrole? Le ptrole monarchique constitue-t-il un puissant dissolvant? Ou un puissant soporifique toute vellit rformatrice? De quelles vertus caches est-il porteur?
En septembre 2013, la justice de Bahren a condamn des peines allant jusqu 15 ans de prison 50 militants chiites, accuss de diriger la contestation contre la monarchie sunnite dans le royaume, en collusion avec un pays tranger qui serait lIran. La sentence visant des activistes du Mouvement du 14 fvrier na suscit la moindre rprobation des pays occidentaux, ni interrompu la livraison du matriel de rpression de la France la police de Bahren.
A coups de ptrodollars, le printemps de Bahren a ainsi mut progressivement en enfer syro-libanais, npargnant aucune ville, aucune cible. Pour la plus grande tranquillit des ptromonarchies et la plus grande satisfaction dIsral et des puissances occidentales, fort heureux de laffaiblissement du Monde arabe et de son maintien en tat de sujtion. Du fait de guerres doutre temps. Sans trop de dgagement thorique, sil ny eut Pas de printemps pour la Syrie (1), cest tout bonnement parce quil ny eut Pas de Printemps pour Bahren et ceci pourrait expliquer cela. Ouvrage collectif sous la direction de lislamophiliste Franois Burgat, le livre a t frapp de caducit sa parution en ce quil navait pas anticip la guerre inter-djihadiste de Syrie qui a considrablement fragilis la posture diplomatique franaise. Une claire dmonstration de lincapacit des intellectuels franais en dconfiture de dterminer les saisons arabes.
Le mouvement Shabab (jeunesse) du 14 Fvrier 2011 et le parti dopposition Al Wifaq lentente) constituent les deux principales formations de lopposition. Huit dirigeants politiques ont t arrts lors de leur participation une manifestation antigouvernementale Budaiya louest de la capitale Manama, en fvrier 2011. Les principales revendications portent sur la rcriture de la constitution et lgalit rclame par les Chiites. La loi martiale et ltat durgence ont t dcrts le 15 mars 2011. Un membre de la famille royale a mme t accus nommment de torture. La princesse Cheikha Noora Bint Ibrahim Al-Khalifa, cousine suppose de la reine Sabika Bint Ibrahim al-Khalifa, pouse du roi Hamad et mre du prince hritier Salman, a t accuse davoir uvr sous couverture de la brigade des stupfiants du pays.






 

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