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LAlgrie plonge dans linvitable crise de succession

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2014-02-20
 
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  Emir Abdelkader    
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LAlgrie plonge dans linvitable crise de succession

LAlgrie plonge dans linvitable crise de succession




LAlgrie est en pleine crise. A tel point que le prsident Bouteflika voque une tentative de dstabilisation. Il y a vingt cinq ans, je notais, dans mon premier livre, Octobre, un chahut de gamins (1), que lAlgrie, dpourvue dinstitutions dmocratiques, a toujours rgl ses crises par des coups de force.
La formation politique hrite du mouvement national manquait cruellement de traditions et de culture dmocratiques. Les acteurs politiques ne croyaient pas, ou nont pas su imposer et respecter des rgles de fonctionnement modernes.
Le 1er novembre lui-mme fut dailleurs un coup de force dune frange radicale du mouvement national contre le leader charismatique du MTLD, Messali Hadj. Ceux qui ont pris les armes avaient raison. On en a dduit que ceux qui dtiennent les armes ont toujours raison, selon la formule de Abdelhamid Mehri.
Ctait la conscration du rapport de forces comme principal moyen de rgulation des conflits. Quatre ans aprs le dclenchement de la guerre de libration, une autre crise tait rgle par llimination de lun des acteurs politiques les plus importants du front intrieur, Abane Ramdane. Historiens et tmoins directs ont rapport, plus tard, le dnouement de crises au bout de mois de palabres, comme cette runion des colonels qui sest tale sur plusieurs mois pour dboucher sur une reprise en mains des affaires du pays par les colonels de lALN. Tous ces hommes, des militaires forms aux rudes rgles du maquis, ont transpos plus tard leurs rgles rustres dans un Etat naissant.
Ce fut la crise de lt 1962, rgle par la guerre des wilayas et lentre en force de larme des frontires. Mais ce pouvoir peine install, Houari Boumedine renversait Ahmed Ben Bella, en ayant recours, une fois de plus larme, et en promettant des institutions qui survivent aux hommes. Boumedine tait son tour menac par son propre chef dtat-major, Tahar Zbiri, dont le coup dtat, trs amateur, chouait aux portes de la Mitidja. Quant aux voix discordantes, elles taient touffes, dune manire ou dune autre. Conscients quils ne pouvaient faire le poids sur le terrain des armes, les opposants taient tous rduits au silence et la rsignation.
ALTERNATIVES
Un peu plus tard, la succession de Boumedine offrait une lueur. Certes, ctait le parti unique, et larme y avait une voix prpondrante, mais la succession a t assure sans douleur. Par contre, celles de Chadli Bendjedid et Liamine Zeroual furent plus complexes. Zeroual, dmissionnaire en septembre 1998, a mme t invit rester en poste et patienter tout un semestre pour donner aux grandes lecteurs le temps de trouver un accord sur un nouveau candidat. En 2014, trois ans aprs le printemps arabe, et alors que la Tunisie sest dote dune constitution de trs haute facture, la succession de Abdelaziz Bouteflika savre dune complexit inattendue.

Diminu physiquement, le chef de lEtat a manoeuvr de telle manire quil apparait comme la seule alternative lui-mme. Il a mis hors jeu, dune manire ou dune autre, tous ceux qui auraient pu lui faire de lombre, pour dboucher sur une situation absurde : comment un pays de lenvergure de lAlgrie peut-il ne pas avoir de candidat de rechange? Pour lheure, ltat de sant de M. Bouteflika impose au pays denvisager de se passer de lui. Comment? Aucune formule ne sest impose, dbouchant sur une crise qui a provoqu une bataille de chiffonniers au sommet de lEtat.
A un point tel que Mouloud Hamrouche, lhomme qui symbolise laspiration changer le systme politique algrien, sest retrouv contraint un exercice particulirement douloureux. Il a t oblig de reconnaitre que non seulement lAlgrie na pas avanc dun pouce sur le terrain institutionnel, quelle na pas bti des institutions qui survivent aux hommes , mais quelle narrive mme pas revenir aux mcanismes en vigueur jusque-l. Que dit Mouloud Hamrouche ? Il invite ceux qui ont le sort du pays entre leurs mains, cest-dire le commandement de larme, se concerter, discuter, pour arriver un nouveau compromis, en vue dlaborer un nouveau consensus national. Ceci sans faire de victimes, et en respectant un minimum de rgles pour permettre au pays davancer.
ECHEC
Pour a voir approch et connu Mouloud Hamrouche, je mesure quelle douleur a pu provoquer chez lui le fait dadmettre que lAlgrie a, non seulement chou mettre en place des mcanismes dmocratiques pour dsigner ses dirigeants, mais quen plus, elle ne maitrise mme plus cette ingnierie, certes primaire, mais efficace, pour dsigner ses dirigeants. Cest le rsultat dune multitude de facteurs : un pouvoir personnel qui marginalise les institutions, lmergence de nouveaux centres de pouvoirs informels, et des glissements successifs qui ont pouss un fonctionnement en dehors de la constitution et de la loi.

Il ny a plus de concertation dans le pays, il ny a plus de structure dlibrante, pas de conseil de ministres, mme pas des traditions de rencontres plus ou moins formelles o slaborent et se prennent les dcisions. Il ny a mme plus de Larbi Belkheir pour inviter les gens discuter autour dun caf. Et larme, contrairement ce quon pense, est plus prisonnire que bnficiaire de cette situation. Elle est contrainte de trouver des solutions des impasses, ce qui nest ni son mtier ni sa vocation. Elle est contrainte darbitrer des conflits dont elle ne peut sortir que perdante. Pourquoi appartient-il larme, ou une de ses directions, le DRS, de dcider si M. Bouteflika peut postuler ou non un quatrime mandat
Pourquoi ce ne serait pas le conseil constitutionnel ? Pourquoi ce ne serait pas son mdecin ? Pourquoi un gnral ferait un choix contraire celui du mdecin ou du juriste? On nest plus dans des confrontations autour de projets politiques ou dintrts conomiques, on est dans le bon sens. Et le bon sens devrait, non seulement permettre de surmonter la crise actuelle, mais aussi faire en sorte quelle ne se rpte pas. Ce qui passe simplement par linstitutionnalisation du pouvoir, et linstauration dun Etat de droit.
1. Les ditions Laphomic, qui ont dit le livre, ont disparu. Je ne sais mme pas comment procder pour publier une nouvelle dition.


Par Abed Charef
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