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Scrutin, quelle crdibilit ?

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Bouteflika : Garantir un scrutin dont la crdibilit ne suscite aucun doute Emir Abdelkader 0 2014-02-20 10:42 PM
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2014-02-22
 
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  Emir Abdelkader    
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Scrutin, quelle crdibilit ?

Scrutin, quelle crdibilit ?

La classe politique et les observateurs de la scne nationale sont plus que jamais sceptiques. Le jeu est ferm davance et le pouvoir ne montre aucune volont dorganiser une comptition saine et loyale.


Lappel de Bouteflika au respect de la rgularit de la prochaine prsidentielle pourra-t-il effacer, comme dun coup de baguette magique, tout ce climat dltre et de suspicion aigu qui entache dores et dj le processus lectoral ? Peu probable. La directive adresse, jeudi dernier, par le prsident Bouteflika ladministration pour observer une stricte neutralit, garantir une galit des chances entre tous les candidats et une participation professionnelle de la presse publique et prive ressemble une vritable profession de foi. Mais ces instructions sont-elles suffisantes pour garantir un scrutin libre et transparent  ? La prochaine lection pourra-t-elle tre sans faille alors que Bouteflika lui-mme entretient toujours le suspense sur sa volont de briguer ou non une quatrime mandature ?
La classe politique et les observateurs de la scne nationale sont plus que jamais sceptiques. Pour eux, le jeu est ferm davance et le pouvoir ne montre aucune volont dorganiser une comptition saine et loyale. Le premier signe de ce verrouillage est le refus catgorique de rpondre favorablement aux revendications des diffrents acteurs. Celles-ci concernent dabord la rvision et lassainissement du fichier lectoral, dont la taille ne cesse de grossir : plus de 22 millions dlecteurs.
Cest--dire plus de 50% de la population algrienne est en mesure de voter. Ce qui parat inconcevable aux yeux des responsables politiques algriens, qui suspectent une multiplication des inscriptions sur les listes lectorales et la non-radiation des personnes dcdes. Cela a dailleurs t confirm lors des dernires lections locales, o lon a dcouvert sur des listes lectorales les noms de personnes dont lge dpasse les 130 ans. Cest pourquoi les partis continuent dexiger laccs ce fichier et son assainissement.
La seconde exigence de lopposition porte sur la mise en place dune commission nationale indpendante pour lorganisation de llection. Test dans plusieurs pays, ce mcanisme a prouv son efficacit. Pour eux, le ministre de lIntrieur devra tre cart de ce processus. Mais le pouvoir rejette cette exigence, en confiant, une nouvelle fois, la prparation et lorganisation de cette chance ladministration, chapeaute par le ministre de lIntrieur, dont le premier responsable est considr comme un proche du prsident Bouteflika. La justice charge de superviser, pour sa part, cette joute est entre les mains dun autre proche du chef de lEtat, qui a aussi plac un homme lui la tte du Conseil constitutionnel.
Bouteflika prend des longueurs davance
Cette troka qui a la charge dorganiser llection fait peur tous les candidats. Pour eux, les discours et les instructions portant sur la neutralit des agents de ladministration sont des vux pieux. Dautant plus que les responsables de cette administration sont la fois juge et partie. Comment galement raliser lquit entre les candidats alors que le prsident Bouteflika, que son clan veut forcer rester au pouvoir malgr sa sant dfaillante, a dj pris plusieurs longueurs davance sur ses concurrents. La campagne en sa faveur est lance depuis plusieurs mois, et aux frais du contribuable.
Cette tche est assume, essentiellement, par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, qui saisit loccasion de ses tournes dans les wilayas pour dfendre le bilan de Bouteflika et plaider pour la stabilit et la continuit. Cela sapparente un appel un renouvellement de bail pour Abdelaziz Bouteflika. La campagne, dans ce sens, est soutenue par lENTV et la radio publique qui, en parallle avec la diffusion quotidienne de spots glorifiant le bilan de 15 ans de rgne du prsident Bouteflika, partent la chasse de tous les appels une nouvelle candidature de Bouteflika sa propre succession. Peut-on parler de professionnalisme quand les mdias publics, financs par largent de tous les Algriens, sont encourags, ou instruits, bafouer toutes les rgles de dontologie et professionnelles ?
A ct de ce dispositif bien toff dont dispose le pouvoir, force est de reconnatre que lopposition est prive de tout moyen dexpression pour porter la contradiction. Rien que le manque de srnit, rsultat des luttes dappareils ou claniques au sein du rgime, constitue, lui seul, un lment certain de parasitage de llection au profit des cercles du pouvoir.


Madjid Makedhi



'El Watan
 

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