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Tunisie : en chute dans les sondages...

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2014-02-26
 
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Tunisie : en chute dans les sondages...

Tunisie : en chute dans les sondages, Ennahdha met de l'eau dans son th


Aprs s'tre assur une sortie honorable en quittant volontairement le gouvernement, le parti islamiste tunisien Ennahdha ne mnage pas ses efforts pour se refaire une virginit, avec, en ligne de mire, les prochaines lections.
"Les islamistes ont beau dire, c'est la volont de la rue qui les a pousss vers la sortie", assne un militant de la formation de gauche Al-Massar. Mais Ennahdha n'a pas pour autant quitt la scne politique, bien au contraire. Depuis l'adoption, le 26 janvier, de la Constitution et l'installation, le lendemain, du gouvernement de Mehdi Joma, elle s'exprime peu mais mieux. Fini le temps des invectives et des dbats houleux, les ides matresses de Rached Ghannouchi, prsident de la formation, sont reprises par tous les membres du bureau politique. Dsormais, Ennahdha se montre consensuelle et ouverte toutes les alliances "pour le bien de la Tunisie", et reconnat mme ses erreurs, y compris l'gard des anciens partisans du Rassemblement constitutionnel dmocratique (RCD), parti de Ben Ali aujourd'hui dissous. Exit la loi d'exclusion, Nida Tounes n'est plus l'ennemi, la coexistence de toutes les sensibilits politiques vaut tous les sacrifices...
"Ennahdha a compris que les discours muscls n'aboutissent rien. Faire profil bas lui permet de composer avec une marge de manoeuvre rduite due sa faillite gouvernementale et au rejet de l'opinion nationale et internationale", dcrypte Abdelwahab el-Hani, fondateur du parti Al-Majd. En interne, le parti islamiste a procd un examen autocritique et identifi les raisons de son chec : excs de confiance aprs son succs aux lections de 2011, manque de lucidit face sa perte de popularit, sous-valuation du poids de Nida Tounes, des destouriens et d'un front de gauche capable de mobiliser la rue avec l'appui de la socit civile, errements dans la gestion des affaires conomiques et scuritaires du pays. L'tape du bilan franchie, les islamistes partent aujourd'hui en formation serre la reconqute de leur lectorat.
Comme cela tait prvisible, ils ont commenc par se prvaloir de la finalisation de la Constitution et de la mise en place du processus de justice transitionnelle devant conduire une rconciliation nationale. À peine avaient-ils quitt leurs fonctions de ministre que les principaux tnors islamistes renouaient avec le terrain. Ali Larayedh, chef du gouvernement sortant, et Meherzia Labidi, vice-prsidente de l'Assemble nationale constituante (ANC), sont alls la rencontre de la communaut tunisienne en France, la plus importante l'tranger, tandis que Houcine Jaziri, ancien secrtaire d'État charg de l'immigration, et Abdellatif Mekki, ex-ministre de la Sant, tentaient de sduire Kairouan, fief de l'islamisme radical. Chacun sa manire, ils ont dvelopp le nouveau credo du parti : Ennahdha est favorable un consensus national, elle n'a pas quitt le pouvoir mais a transmis le flambeau, conformment aux dcisions du dialogue national, dont elle a cosign la feuille de route. Elle est favorable un report des lections afin de mnager un temps de concertation. Mais dans tous les cas, elle respectera le rsultat des urnes. Un revers ne serait que l'occasion pour le parti de se rorganiser. On est loin des menaces de mettre "le pays feu et sang en cas de dfaite" profres par Rached Ghannouchi la veille des lections d'octobre 2011.
"Ennahdha a t use par deux ans de pouvoir. Son approche actuelle est purement tactique et ne dnote pas un changement de doctrine. Elle est dj entre en campagne", explique Abdelwahab el-Hani. Ce que confirme une saillie de l'ancien ministre des Transports Abdelkarim Harouni : "Nous avons abandonn les postes pour investir les places publiques." Dans cette recherche de proximit, tous les arguments sont bons. À ceux qui reprochent au parti de ne pas avoir tenu ses engagements, dont la constitutionnalisation de la charia, Abdellatif Mekki rpond en exhumant une tude de 2011 dmontrant que les lois tunisiennes en sont largement inspires, argument abondamment utilis par les constitutionnalistes et les lus de gauche lors des dbats l'ANC. Et Mekki de marteler que l'islam dfend et protge les liberts individuelles, la justice sociale et la souverainet du peuple, valeurs cls de la nouvelle Constitution. Pourtant, personne n'a oubli les rticences des lus d'Ennahdha voter certains articles garantissant droits et liberts.
Cette remise en selle du parti s'accompagne du silence de son conseil consultatif, qui s'est souvent oppos aux orientations de Ghannouchi. "Le mouvement a dtenu le pouvoir sans gouverner, et sans russir faire appliquer la loi et prserver la suprmatie des institutions et la souverainet de l'État. C'est une responsabilit grave que d'abandonner les revendications et les objectifs de la rvolution, et d'accepter la rintgration des rsidus de l'ancien rgime", s'insurge l'lu dmissionnaire Riadh Chabi, charg de la prparation du 9e congrs du mouvement. "Le Conseil est important mais, cette tape, c'est le bureau politique qui compte, estime le politologue Slaheddine Jourchi. La tactique d'Ennahdha rejoint sa stratgie, et rciproquement. Deux ans passs au pouvoir lui ont fait comprendre que l'exercice des responsabilits et la promotion d'une idologie n'allaient pas de pair. Elle doit d'urgence retrouver sa crdibilit auprs de son lectorat de base, rorganiser ses rangs et prserver son unit en s'appuyant sur des figures phares. Son objectif est de faire aussi bien qu'aux lections de 2011 [40 % des voix]."
Avec le pragmatisme qu'on lui connat, Ennahdha semble bien partie pour tirer son pingle du jeu, d'autant qu'elle bnficie de l'appui des chancelleries trangres, qui n'ont cess de lui prodiguer conseils et encouragements. L'affirmation de Franois Hollande selon laquelle "l'islam est compatible avec la dmocratie" lui a fait gagner des points auprs des instances internationales, si bien que, dans la foule, Rached Ghannouchi est parti en tourne aux États-Unis, tandis que Hamadi Jebali, ancien chef du gouvernement, tait reu par le roi d'Espagne. Autre atout et non des moindres : Ennahdha a la facult de se conformer des directives de communication, la diffrence de la plupart des partis politiques tunisiens.
Les islamistes demeurent influents

Mais si les islamistes ont quitt le gouvernement, ils n'en demeurent pas moins influents avec une majorit de siges l'ANC, ce qui leur permettra de peser sur les dcisions politiques et sur l'examen des lois destines tre revues ou promulgues en fonction de la Constitution. Abdellatif Mekki prcise que "le problme ne se situe pas dans les textes de loi mais dans leur application, car sans celle-ci il n'est pas possible d'aller vers un mieux". Ainsi Ennahdha n'a-t-elle pas renonc son objectif de changer la socit, mais elle s'y prend de manire plus subtile et mise sur le temps et sur l'effet des lois. Elle profite galement des errements de ses adversaires et a, par exemple, bu du petit-lait quand la dsorganisation de la clbration de la nouvelle Constitution, entache par le discours d'Ali Larijani, prsident de l'Assemble consultative islamique d'Iran, a t impute aux conseillers du chef de l'État, Moncef Marzouki, fondateur du Congrs pour la Rpublique (CPR), son ancien alli dans la troka gouvernementale.
Selon Abdelwahab el-Hani, "l'chec du gouvernement actuel pourrait relancer Ennahdha, d'autant qu'elle connat dsormais les rseaux et les rouages de l'État", mais les islamistes ont galement compris la ncessit de s'ouvrir des alliances, d'o les signaux peine masqus envoys Bji Cad Essebsi, prsident de Nida Tounes. "Il faut pourtant que le pays chappe la bipolarisation", commente un membre du parti Afek Tounes, tandis que les formations modernistes tentent de se rassembler dans un front commun afin de se prsenter sous la mme bannire aux prochaines lections.
Menace droite
Dans les enclaves dmunies - urbaines ou rurales -, des hommes vtus d'un gilet orange viennent souvent en aide aux populations. Ce ne sont pas des brigades d'intervention mais des militants du Hizb Ettahrir (Parti de la libration), dont le proslytisme s'opre par capillarit. Prsent dans soixante-dix pays, ce mouvement a pour objectif l'instauration d'un califat supranational. Bien que se rclamant d'une idologie religieuse, ce qui est contraire la loi, sa branche tunisienne a obtenu son agrment en 2012. Plus droite qu'Ennahdha, Hizb Ettahrir, qui a fait son apparition dans les sondages avec 1,5 % d'intentions de vote aux lgislatives, plus que les dmocrates d'Ettakatol ou d'Afek Tounes, attire d'anciens sympathisants et militants islamistes ayant pay un lourd tribut sous Ben Ali et qui se sentent flous par le parti de Rached Ghannouchi. Il sduit galement certains puristes de l'islam, car il ne prne pas le recours la violence. "Le changement ne peut avoir lieu que dans le cadre de l'action politique pacifique", assure Fouad Azzouz, membre du bureau politique, qui prend soin de ne pas rappeler que son parti rejette le principe mme de la dmocratie et qu'il ne reconnat qu'une constitution, celle du Coran. "Au bout du compte, Hizb Ettahrir ne passera pas. Les dus d'Ennahdha expriment aujourd'hui leur dsapprobation, mais une fois aux urnes, ils ne voteront pas pour des ultras", estime Hassen Zargouni, patron du bureau d'tudes et de sondages Sigma Conseil.




 

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