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Pourquoi un quatrime mandat ?

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2014-02-27
 
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Manqool Pourquoi un quatrime mandat ?

Pourquoi un quatrime mandat ?


A considrer le nombre de candidats la magistrature suprme qui se sont dclars, soit en proclamant urbi et orbi leur ambition doccuper le grand bureau dEl Mouradia, soit en retirant le symbolique formulaire des services du Ministre de lIntrieur, on a limpression que cette foule de prtendants, veut ardemment concourir, non la charge la plus lourde et la plus complexe du pays, mais un poste de chef de bureau dans une mairie perdue des Hauts Plateaux. UNE FOULE HÉTÉROCLITE DE CANDIDATS
Cette plthore regroupe dans la mme ambition des personnalits publiques nationales au parcours brillant au service du systme qui les a coopts, mais quils jurent de vouloir changer, et des hommes dont la candidature ressortit plus du folklore que du ralisme politique. Lun et lautre de ces deux groupes sont trop apparents pour quon ait en dsigner nominalement les composants. Loin de donner la preuve que le pluralisme sest enracin dans la pratique politique du pays, cet excs de candidats reflte une profonde crise frappant la socit algrienne, qui a fini par perdre tous ses repres, et est en panne de leadership.

La nature ayant peur du vide, selon le juste adage, tout un chacun se croit apte prendre en charge les problmes du pays, et est convaincu quil a les capacits tant intellectuelles que caractrielles pour mener le peuple algrien au rivage de la stabilit et de la prosprit dans lindpendance, et pour lui insuffler de nouvelles valeurs qui le haussent aux dfis de ces temps dangereux.
UN LEADERSHIP EN DÉSHÉRENCE
Le problme apparait comme la solution: le leadership du pays semble en tat de dshrence; donc tout un chacun peut prtendre remplir ce vide. Etrange raisonnement que celui qui consiste tirer la ncessit du trop plein pour combler le vide. et cest, pourtant, ce raisonnement qui semble animer les multiples candidatures dont les unes tirent la lgitimit de leurs ambitions de la carte de visite que leur a offert le systme et les autres brandissent un certificat de nonrsidence pour se prvaloir dune exprience acquise ltranger quils prtendent vouloir faire profiter leurs concitoyens brusquement remmors pour loccasion. Dautres font tat leur renomme littraire comme preuve de leur aptitude grer le pays tout entier. Certains mettent en avance leur date de naissance pour prouver quils apporteront un sang frais la tte du pays.

MAIS QUI A PROUVÉ DES CAPACITÉS DE LEADERSHIP ?
Dans cette foule qui se propose au choix des Algriennes et des Algriens, il ny en a aucun qui se distingue par une capacit dmontre non seulement dexprimer en termes clairs et compris de tout un chacun les causes du mal algrien, mais galement de proposer des solutions la fois faciles comprendre et ralisables. Tous les candidats manquent de cette habilit convaincre quils ont vraiment ce quil faut pour sortir le pays du bourbier dans lequel il a t plac.

Les moins convaincants sont videmment ceux qui ont contribu maintenir en vie ce systme et en ont t les serviteurs fidles, si ce nest serviles. Sous-produits du systmes, dont ils brandissent toute occasion la carte de visite quil leur a offert, ils sont dautant moins convaincants, quelles que soient leurs proclamation de virginit politique retrouve du fait de leur basculement dans la critique acerbe, quils ont attendu, pour proclamer que ce rgime navait rien de bon, dtre jects, pour des motifs aussi clandestins que ceux sur la base desquels ils ont t promus.
DES CANDIDATS SOUS-PRODUITS DU SYSTÈME!
En fait, ces candidats, loin de reprsenter une menace srieuse pour le candidat dj titulaire de la position, contribuent rehausser le poids de sa candidature, car cest de lui que leurs vient le poids social leur permettant de se prsenter. Nont-ils pas t choisis par lui pour lassister dans le gouvernement du pays? La cooptation tant le fondement des promotions politiques dans ce pays, et les cooptateurs ntant pas tenus de rvler les critres sur la base desquels ils ont choisi telle personne plutt que telle autre pour occuper les postes les plus importants du pays, le coopt doit tout son prestige social ses cooptateurs, et non telles ou telles qualits qui lauraient fait distinguer, dans lopinion publique, dautres candidats aussi -si ce nest plus-qualifis que lui.

Cest de la part du coopt un srieux manque de gratitude lgard de ses cooptateurs que de se retourner contre eux quand ils ont dcid de se passer de ses services. On a la nette impression que quelque part il y a des analystes de la fourberie qui promeuvent au poste le plus recherch aprs la position de chef dEtat celui dont lindice de dissimulation est le plus lev! Cest en mme temps un manque de moralit politique de base, qui ne promet rien de bon, et dont une rgle dor est de ne pas mordre la main qui vous a donn manger et vous a mis au rang des hommes les plus connus du pays. Devant tout ce systme, leur meilleur choix aurait t de ne pas le desservir ds lors quil a dcid de les jecter dun poste quils ont d moins leur valeur intrinsque qu son bon plaisir.
LES CANDIDATS LES PLUS TITRÉS ET LES MOINS APTES À CHANGER LE SYSTÈME
En rfutant leur capacit tre des candidats crdibles, pour la bonne raison quils ont gagn leurs galons politiques par la grce du systme contre lequel ils se retournent maintenant, on ne tire nullement la conclusion que ce systme na pas besoin de se rformer profondment si on veut viter le sort dautres pays de la rgion. On veut seulement souligner le fait qutant des sous produits du systme, ils sont les moins aptes le changer ou le faire voluer pour que peu peu il laisse la place un systme plus efficace et plus transparent.

Les mmes forces qui, pour dfendre leurs propres intrts, ont aid ces candidats se placer au devant de la scne ne vont pas certainement pas accepter de se plier aux exigences que dicteraient des rformes politiques , conomiques et sociales contraires ces intrts, si, ayant atteint la magistrature suprme, lun ou lautre de ces candidats venait garder ses vellits rformatrices esquisses dans ses promesses lectorales. On aurait la continuit dans le changement de personnel politique, et non le changement par la rupture avec le pass. Et, sans aucun doute, on assisterait des rglements de compte mettant aux prises les membres du srail dont les uns et les autres sont issus. Et au lieu de rformes attendues, on aurait un bain de sang-rel ou figur- dont le peuple serait de nouveau le spectateur impuissant.
UN SYSTÈME SANS CONTREPOIDS
Le systme politique actuel nadmet pas de contre poids au pouvoir de celui qui exerce la magistrature suprme; et compter sur la sagesse du candidat qui promettrait de passer de ladhsion pleine et entire et sans rserve ce systme de gestion des affaires du pays un systme plus quilibr dexercice du pouvoir suprme, est prendre ses dsirs pour des ralits.

Cest dans leur dclaration dadhsion la dmocratie pluraliste que ces candidats-maison sont les moins crdibles. Ils ne feront rien, une fois parvenu au pouvoir suprme, pour le changer et mettre sa place un systme qui restreindrait leur libert den faire leur tte, tout comme celui quils critiquent avec tant de hargne. Tout simplement, la dmocratie est, dans ce pays, un mouvement ressortissant du dbat intellectuel, non de la pratique politique traditionnelle.
QUEST-CE DONC QUE LA DÉMOCRATIE?
De plus, on sait que la dmocratie est devenue un slogan, si ce nest un cri de guerre , et mme si ce nest un prtexte dintervention arme directe, contre les pays qui contreviennent aux nouvelles rgles de lordre international. Le concept est dautant plus dangereux, si ce nest destructeur, que son contenu na pas de dfinition uniforme. La pratique dmocratique, telle quelle est vcue ailleurs, favorise, certes, la libert individuelle tant quelle ressortit des affaires strictement prives, mais enlve toute influence aux citoyens dans les domaines essentiels de lconomie, de la dfense et des relations internationales.

La pratique politique dmocratique est une fiction habilement entretenue par les hommes de pouvoir et dargent pour dissimuler une ralit politique o le peuple ne connait pas des dcisions les plus cruciales son existence. Tout citoyen nest en fait quun sujet quon berce-en le laissant agir comme il lentend dans sa vie personnelle, en labandonnant toutes ses turpitudes les plus basses, en lencourageant mme se droguer,-de lillusion quil est la source du pouvoir.
DÉMOCRATIE ET STABILITÉ POLITIQUE
Si, par malchance, on tablissait un systme dmocratique la mode occidentale, quelles forces conomiques, financires, nationales ou trangres, manipuleraientelles les mcanismes du pouvoir pour faire prendre les dcisions qui les arrangent? Quelles distorsions anti nationales et islamophobes seraient convoyes, sous linfluence de puissances trangres, par une presse qui confondrait libert dexpression et propagande antinationale et reprise servile des slogans antipathiques la culture nationale, pour ce qui en reste, et lunit nationale tant menace?

Jusqu quelles extrmits irait-on pour accentuer les discordes sous couvert dexercice de la libert dopinion? Ne voit-on pas cette sacro sainte libert dopinion sexercer de manire unilatrale au profit exclusif de certaines ides et au dtriment dautres dans les pays qui sen rclament tout en exerant une censure sournoise et hypocrite sur les ides quils naiment pas?
Comment dfinir la lacit dans un pays o la religion a perdu tout rle autre que social et o la place de la charia a t rduite la portion congrue? Comment croire la lacit occidentale quand sa civilisation se proclame judo- chrtienne, quand le gnocide pour raison religieuses est accept sur la Terre Sainte, et quune province dun pays se proclamant lac veut dfinir une lacit fonde sur la Croix?
DES PROMESSES EN LAIR
Le candidat qui fait croire quil aurait la capacit dagir selon sa conscience, bonne ou mauvaise, dans lexercice de son pouvoir, et qui promettrait aux Algriens une dmocratie totalement copie sur les meilleurs exemples trangers est soit naf, soit inconscient, soit incomptent; et dans les trois cas, il sexclurait de la course au pouvoir suprme. Un systme politique est un ensemble complexe dchange de services et dquilibre dintrts matriels et moraux quil est difficile de changer sans usage de la violence extrme.

POLITIQUE INTÉRIEURE ET RELATIONS INTERNATIONALES
De plus, dans ce monde o la distinction entre politique nationale et politique trangre est de plus en plus difficile maintenir, o la moindre dcision interne a des rpercussions sur les rapports avec tel ou tel pays, y compris dans le domaine de lducation ou du droit de proprit, encore plus dans le domaine conomique, sous le couvert de la mondialisation qui constitue une machine appauvrir les plus pauvres au profit dune minorit de plus en plus restreinte, il est sr que les puissances trangres, qui sont laffut de la moindre faille dans le systme, pour renforcer leur influence, accentueraient leurs pressions et escaladeraient leurs formes dintervention si elles sentaient que les rformes institutionnelles ou conomiques portent prjudice leurs intrts.

Tout candidat qui fonderait son raisonnement sur une indpendance totale daction nintgrant pas llment tranger dans les calculs menant telle ou telle dcision intrieure, risquerait, au cas o il arrive au pouvoir suprme, de conduire le pays des situations de crise qui pourraient rapidement se transformer en conflit violent et en tentatives directes et franches de dstabilisation, comme cela sest produit sous le couvert de printemps arabe.
LÉLECTION PRÉSIDENTIELLE : UNE CONDITION DE LÉVOLUTION POLITIQUE PACIFIQUE
Faut-il en conclure que les lections prsidentielles nont aucune raison dtre, que la meilleure solution serait de nommer un prsident vie? Cette conclusion est fausse, car elle ignore le fait que les lections ont le double objectif , non seulement de remettre le compteur zro dans la vie politique du pays, de permettre au prsident lu ou rlu davoir les mains libres pour mettre en oeuvre une politique qui rompe avec les errements du pass, et constituer une nouvelle quipe qui ne soit pas prisonnire des pratiques que lon veut abolir, mais galement lopinion publique dexprimer avec clart son voeu de voir renforc la lgitimit du chef de lEtat.

LE SYSTÈME POLITIQUE DOIT SE RÉFORMER
Il ne fait pas de doute que le systme politique actuel, dans ses errements, nest pas viable moyen terme, et quune nouvelle direction dans les domaines conomique, politique et social, doit tre adopte, quune nouvelle moralit dans la gestion des affaires publiques soit respecte, quapparaisse une nouvelle pratique institutionnelle renforant ltat de droit et donnant plus de poids lopinion publique, que soit plus transparente la gestion des grandes affaires du pays.

DES CANDIDATS ENVELOPPES-SURPRISE !
Les candidats, sous-produits du systme, noffrent pas les garanties de personnalit, de culture politique, dindpendance intellectuelle, et de capacit de leadership permettant la continuit de lamlioration dans la gestion du pays sans tumulte et sans violence. Leurs dclarations dintention, que reflteront, sans doute, leurs programmes de campagne, ne seront que des exercices de rdaction, de la pure rhtorique dont la mise en oeuvre nest pas garantie par lexistence dinstitutions de contre poids vivaces et dynamiques. Elire lun deux serait aventureux, car, en fait, personne ne connait ni leurs convictions profondes, ni leur personnalit relle. Ils sont autant denveloppes surprises qui ne seront dcouvertes que lorsquils seraient dfinitivement investis du pouvoir suprme.

Cest le grand dfaut du systme de cooptation de mettre en avant des hommes en apparence tout acquis, mais en ralit munis dune capacit de dissimulation qui ne se rvle quau dernier moment, lorsquil est trop tard. Quelles sont les convictions profondes et sincres de ces hommes qui sont passs de serviteurs serviles du pouvoir en place opposants hargneux et revanchards? Personne ne le sait. Et surtout quon ne se fie pas leur verbiage publicitaire qui dissimule plus quil ne rvle leurs vraies opinions. Leurs dclarations de principe, leur larmoiement sur les malheurs du pays ne sont quhypocrisie et cynisme, un machiavlisme de bas tage, une chaine de slogans auxquels ni eux, ni dailleurs beaucoup de leurs soutiens ne croit!
EN CONCLUSION
Lavantage du candidat dj en place est quil est connu, avec ses qualits et ses dficiences, dont lune des plus patentes est de stre entour dhommes soit ingrats, soit incomptents, sont malhonntes, soit tous les trois la fois, et de leur avoir accord une confiance aveugle quils ont exploit leur avantage personnel, mais galement avec une philosophie du pouvoir clairement exprime et mise en oeuvre avec dtermination, cohrence et continuit et sans concession. On peut aimer ou rejeter, certes, cette philosophie, mais elle a donn ce pays la stabilit et la paix auxquelles aspire chaque Algrienne et chaque Algrien.

Tout a-t-l t parfait dans la poursuite de cette philosophie politique? Certes, non! Le positif la-t-il emport sur le ngatif? Et comment en juger? Crs questions sont ouvertes au dbat, condition quil ne cache pas une volont de dnigrement sans rserve et sans pudeur de la part de ceux qui ont bnfici de la gnrosit du systme bien plus que le citoyen lambda, mais attendaient encore plus de retombes positives sur leur propre destin de la part du tenant du pouvoir suprme. Y avait-il une solution alternative la gestion des affaires du pays, une route moins escarpe, seme de moins de scandales, de plus de prosprit?
Laissons les historiens du futur en discuter en leur propre temps. Et surtout quon ne transfre pas le dbat sur les solutions technocratiques qui font fi des cheminements complexes de la dmarche politique et simplifient jusquau simplisme les problmes de changement de systme et de valeurs sociales. Sans aucun doute, les quinze annes de pouvoir donnent-elles au Prsident actuel une exprience de lexercice du pouvoir, de la gestion des affaires de ltat, de la relation avec les grandes puissances, autant dacquis qui font de lui, dans le contexte actuel, le meilleur candidat la Prsidence de la Rpublique.


Par Mourad Benachenhou
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