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Candidature de Bouteflika: entre ironie, doute et contestation

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Les Algriens et la candidature de Bouteflika :... Emir Abdelkader 0 2014-02-25 02:23 PM
Vives ractions la candidature de Bouteflika Emir Abdelkader 0 2014-02-22 06:48 PM
Bouteflika : Garantir un scrutin dont la crdibilit ne suscite aucun doute Emir Abdelkader 0 2014-02-20 10:42 PM
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Candidature de Bouteflika, La fausse piste ? Emir Abdelkader 0 2013-12-24 03:03 PM

 
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2014-02-27
 
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Manqool Candidature de Bouteflika: entre ironie, doute et contestation

Candidature de Bouteflika: entre ironie, doute et contestation




Abdellaziz Bouteflika, 76 ans, nest pas enclin prendre sa retraite : samedi, par lintermdiaire de son premier ministre Abdelmalek Sellal, il a fait savoir quil se portait candidat pour un quatrime mandat, malgr des problmes de sant vidents.
Une annonce qui na pas manqu de faire ragir les mdias et les algriens, partags entre lironie, lindignation et surtout le doute.
En avril 2013, un AVC conduit le prsident algrien tre hospitalis au Val-de-Grce : il y restera 80 jours. A lpoque, ses problmes de sant ne sont plus un mystre et on se demande plus que jamais sil est en mesure dexercer ses fonctions. Lopposition rclamait alors au Conseil constitutionnel de dclarer la vacance du pouvoir, afin quun intrim le remplace dans lattente dlections anticipes. LAlgrie, quant elle, prparait dores et dj laprs-Bouteflika. Dans son dernier discours au peuple, en mai 2012, le prsident disait vouloir laisser sa place aux jeunes gnrations : une dclaration qui marquait, en quelque sorte, le dbut de la campagne prsidentielle, une campagne sans lui.

Les Algriens sattendaient ce que son troisime mandat soit le dernier. Les voil prsent pris de court par leur prsident qui, absent de la scne publique depuis deux ans et souffrant au possible, ose se prsenter pour cinq annes supplmentaires. Lannonce a t faite samedi, non pas par lui-mme, mais par son premier ministre, qui lui sert aussi de porte-parole. Depuis, les ractions fusent de toutes parts : lironie de la presse sajoute lindignation et le doute des algriens, quils soient citoyens, politiques ou militaires.
> Des mdias trs ironiques
Quelle soit algrienne ou franaise, la presse ne manque pas de jouer la carte sarcastique. Un simple survol des titres suffit prendre le pouls : Bouteflika rapparat la tlvision mais sans le son (Libration), Si, si, Bouteflika va bien ! (LHumanit). Une tendance confirme de lautre-ct de la Mditerrane, o le journal El Watan titre : Ironie et inquitude ltranger et o le quotidien Libert parle, dans un dito, dun candidat par procuration .
A la tlvision, en dcembre dernier (voir > ici), Le Petit Journal est revenu sur la rencontre entre Jean-Marc Ayrault et Abdellaziz Bouteflika. Ce dernier, dans les images diffuses par Canal Algrie, apparat dynamique et en pleine forme : or, lquipe de Yann Barths a rvl que ces images sont truques de bout en bout, la chane algrienne ne faisant que filmer les mmes gestes sous diffrents angles. Hier, Le Petit Journal, voquant la candidature de Bouteflika, a de nouveau remis le paquet en parodiant lesdits montages (voir > ici).
> Une classe politique qui sinsurge
Écrivain et ditorialiste au journal en ligne Algrie-Focus, Kamel Daoud se lve vent debout contre la dcision du prsident algrien. Dans son dito du 23 fvrier (voir > ici) en forme de lettre ouverte et de brlot politique, il sadresse avec virulence Abdellaziz Bouteflika, laccusant, notamment, davoir tu lespoir du peuple et dtre anim dun rve de grandeur et dimmortalit. Lditorialiste lui prte un sort chaotique : Vous tes comme tous ces tyrans, arabes ou pas : un jour, vous serez lynch. Mort, malade ou vif. Vous serez pendu, chass, allong sur une rivire et inculp du crime davoir massacr des millions denfants venir .
Lannonce de Bouteflika a aussi raviv la contestation dans la classe politique. Et pour cause, trois partis appellent les algriens boycotter le scrutin du 17 avril, une situation qui a le mrite dunir des partis concurrents. Le RCD (Rassemblement pour la Culture et la Dmocratie), le MSP (Mouvement pour la Socit de la Paix) et Ennahda ont appel au retrait de chacun de leur candidat ( les rsultats sont connus davance ) et souhaitent runir, dans une grande confrence nationale, tous les responsables politiques, toutes sensibilits confondues, afin de discuter de lavenir du pays.
Dans un communiqu commun, ces trois partis dplorent le marasme conomique et les dsquilibres financiers causs par le pouvoir en place. Un quatrime parti, le PLJ (Parti de la Libert et de la Justice), sest approch, ds hier, du mouvement dopposition. Son prsident, Abdellah Djabellah, approuve lappel au boycott. Cest un devoir , insiste t-il.
> Une arme trs divise
La contestation va jusqu intgrer la sphre militaire. Depuis plusieurs semaines, larme est profondment divise sur le soutien un quatrime mandat et fait entendre ses dsaccords par mdias interposs : un dchirement que Bouteflika interprte comme une tentative de dstabilisation de la prsidence et de larme. Hocine Benhadid, gnral la retraite, appelle le prsident partir dignement , et dplore quil soit l otage de son entourage . Une accusation, peine masque, qui vise le clan Bouteflika , en particulier son frre Sad et le chef dÉtat-major de larme, Ahmed Gad Salah.
Les dchirements internes larme viennent en grande partie de sa position de coupable et de victime : coupable pour avoir aid Bouteflika accder au pouvoir en 1999, aprs une lection marque par le retrait des autres candidats ; victime pour avoir t neutralise, musele et rduite limpuissance, alors que la socit lui accorde un rle et une place importants.
> Un peuple en proie au doute
Bouteflika ne fait pas lunanimit dans la socit algrienne, contrairement ce que laisse entendre le premier ministre, qui justifie sa candidature par une demande insistante de la socit civile . Publiquement absent depuis deux ans, les algriens ne lui accordent pas leur confiance. En tmoigne une grande banderole dploye un balcon, dans le quartier de Bab El Oued dAlger (voir photo ci-dessous, tweet >ici).
Certains commentaires dinternautes, en rponse des articles voquant le maintien du prsident au pouvoir, vont jusqu le comparer Robert Mugabe, la tte du Zimbabwe depuis 1987. Bouteflika, le Mugabe algrien , Deux mandats de plus pour pulvriser Mugabe : lironie ne manque pas. Mais elle cache une dsillusion et une perte despoir relles : Dans quelques mois, les Algriens seront gouverns par un prsident sous assistance respiratoire, voire en coma dpass , lit-on dans les commentaires.


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