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4e Mandat : Un si fragile consensus

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2014-03-01
 
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Manqool 4e Mandat : Un si fragile consensus

4e Mandat : Un si fragile consensus

tensions persistent au sein du systme, dont les patrons font semblant de sentendre sur un 4e mandat avec pour seul horizon une rvision de la Constitution, un dnouement biologique et un nouveau bras de fer en perspective.
On aurait pu faire autrement. Sappuyer sur dautres gens, de vraies comptences, des jeunes. Dans la voix, il y a de linquitude, de la dception, de limpuissance, aussi. Et pour cause. Tant quil mettra un souffle, Abdelaziz Bouteflika sera toujours candidat. Comme pour mieux se faire comprendre, le fidle du srail aux tempes grisonnantes dtache chaque syllabe. Il le connat si bien, Si Abdelaziz. Il connat si bien ses courtisans, dont, il ladmet, il ne reste pas que les meilleurs.
Les secrets de couloirs, comme les cris, au Val-de-Grce, de Sad Bouteflika contre Medine. Cette fratrie soude au sein de laquelle chacun sait la place quil doit garder. Et au fond de lui, sans le dire, il se dsole quau bout de quinze ans, personne nait vraiment compris le Prsident dans son attachement viscral au pouvoir, pour qui lunique trajet ne peut tre quEl Mouradia-El Alia. Cest sa culture de lEtat. Il a toujours vcu l-bas, il en a t chass, il est revenu, il voit a comme son droit. Son destin.
Et si cette fois encore, il rempile, cest que tout le monde sest mis daccord sur la tournure des vnements. Et aprs ? On verra, se contente de dire notre source. Si Dieu le veut, Abdelaziz Bouteflika sera rlu, il rvisera la Constitution et un vice-prsident sera dsign. Pour preuve : la composition de lquipe de campagne trs DRS : Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Amara Benyouns ou encore Abdelkader Ouali, ex-secrtaire gnral du ministre de lIntrieur Bien que lui-mme choisisse aussi des hommes du DRS pour impliquer Medine jusquau bout, nuance un ministre au fait des machiavliques stratgies dEl Mouradia.

Deux ans de transition
Mais le consensus est fragile et temporaire. Entre Abdelaziz Bouteflika et Mohamed Lamine Medine, la premire manche se solde par une trve. Ou en tout cas lapparence dune trve, assure-t-on des deux cts. Mais la guerre va recommencer aprs le 17 avril, avec le choix du vice-prsident. Dans lentourage du chef de lEtat, comme autour du patron des services secrets, personne nest dupe : si le patron du DRS a adoub loption du 4e mandat, avec la condition biologique que le Prsident tienne deux ans les fameux deux ans de transition, un vieux principe depuis 1992 en coulisses, il fera tout pour torpiller ses options.

La Prsidence, o il nest clairement pas tenu en estime, sattend ce quil continue de fomenter, cest dans sa nature, de sales coups contre le 4e mandat tout en faisant mine dapprouver les dcisions du chef de lEtat. Parce quil sait que le Prsident veut sa peau. Abdelaziz Bouteflika a vaincu larme, mais en quinze ans, malgr ses tentatives, il na pas russi se dfaire de linfluence du DRS, rsume un haut grad. Il ne supporte pas cette ide, davoir quelquun avec qui partager le pouvoir.
Mais dans son camp, on assure que Abdelaziz Bouteflika, mme en ayant la possibilit de lenvoyer la retraite (munition ultime que le Prsident garde pour une crise majeure), ne peut rien contre celui qui tient lEtat profond. En dautres termes, les hauts fonctionnaires de la Prsidence, les patrons de lUGTA ou de la Fonction publique, les chefs dunit au grade moindre que gnral de lANP, les cadors des Finances, les op du DRS (le CPMI et les CTRI), les poids lourds de la famille rvolutionnaire, le patronat, les petites mains de lEtat, les retraits de lANP actifs (les Touati-Nezzar and Co), les hauts cadres des wilayas ou de la Banque dAlgrie, les cadors des Affaires trangres, les barons pourris et les saints guides des zaouias.

Casting
Les fameux n moins 1 de lEtat qui font marcher la machine complexe Algrie et qui parfois formulent des rserves et des critiques auprs de leurs illgitimes patrons. Et puis, surtout, le Prsident ne peut rien contre son pouvoir de nuisance. Les affrontements de Ghardaa ne sont quinstrumentalisation dun clan contre un autre pour faire pression et dire : Tu vois, si je men vais, cest le chaos, affirme un ancien haut officier. Parce que dans le fond, tous les deux ont la mme culture de lhomme providentiel : ils appartiennent cette gnration qui ne peut pas passer le relais.

Avant lAVC et le dpart au Val-de-Grce, Abdelaziz Bouteflika avait bien envisag damender la Constitution pour intgrer le poste de vice-prsident, mais cela ne larrangeait pas, car cette mesure aurait donn une lgitimit celui appel le seconder. Or, il veut un vice-prsident dsign, quil puisse enlever quand il le veut, dcrypte un conseiller dEl Mouradia. Le n2 fera donc, lui aussi, lobjet dun compromis, personne ne pouvait dire aujourdhui sil sera 20% DRS-80% prsidence ou 40% prsidence-60% DRS.
Le casting a dj commenc. En lice : Abdelmalek Sellal. Sa force : Bouteflika le considre comme un homme du DRS, mais dans les faits, il est proche de Sad et de Ali Haddad qui, depuis quelques mois, se permet de conseiller le frre cadet du Prsident. Le problme, cest quil nest pas crdible. Il a rat toutes ses sorties publiques. Abdelaziz Belkhadem, le chef de lEtat se mfie de lui, mais il est manipulable. Larme ne laime pas, mais cette option ne gnerait pas le DRS qui a des dossiers sur lui. Tayeb Belaz. Il a t envisag pour remplacer Sellal au gouvernement. Mais il est trop marqu Ouest. Abdelghani El Hamel. Aux yeux de certains, le gnral-major ex-patron de la Garde rpublicaine et directeur gnral de la sret nationale, cumule les qualits : son ge (il a la soixantaine), sa forme physique (il fait du sport, tient prciser un proche), le respect des civils comme des militaires : il ne trane aucune casserole, na mme jamais t un gnral politique.

Embuscade
Il incarne aussi une nouvelle police moins pourrie que du temps de Tounsi qui a t assassin il y a une anne dans son bureau. Bref, il rassure. Ahmed Ouyahia. Il reste un bon excutant, mais l, il prfre attendre son heure dans cinq ans. Dans cette feuille de route, exit donc, le scnario dune shortlist de candidats valids par un systme incapable de trancher et contraint une lection semi-ouverte, laquelle ont envie de croire les pro-Ali Benflis.

Exit aussi, pour linstant, le scnario du candidat-surprise, ramen par larticle 141 de la nouvelle loi lectorale, selon lequel, si ltat dempchement tait dcrt, un candidat peut tre parachut dans la course, hritant du dossier de candidature de son prdcesseur, avec un report des lections de, maximum, 15 jours. Une nouvelle disposition travers laquelle les pro-Mouloud Hamrouche aimeraient voir une alternative possible pour lancien chef de gouvernement. Ce dernier, dans une salle pleine de journalistes et de sympathisants, a renouvel hier, jeudi, son appel aux chefs militaires pour se concerter, sortir de lembuscade du 4e mandat et rflchir laprs-17 avril, en se proposant garant de la transition.
Au FLN, au plus fort de la crise avec Belkhadem, les cadres du parti lont suppli dintervenir, il na pas voulu, critique un proche de Amar Saadani. Il reste clotr chez lui, sentoure du mme petit noyau de personnes depuis des annes et chafaude des thories, ce nest pas un homme politique. En thorie, Mouloud Hamrouche, faute de base et dappareil, pourrait avoir le soutien de la troupe. Mais en pratique, Bouteflika la tient par la discipline.

Troisime voie
Mme si des voix lintrieur de larme, au niveau de ltat-major, des commandants darmes, des rgions militaires, dunits de combat qui sexpriment contre Ahmed Gad Salah et contre le chef de lEtat, mme si dans le fond, le manque de cohsion pose problme, les chefs militaires semblent stre rsigns. Bouteflika a commis lirrparable : en neutralisant larme travers Gaid Salah, il a dsquilibr les rapports de forces dans le rgime et a cass la tradition de larbitrage, souligne un ex-haut grad.

En conclusion : aussi tnu que soit le consensus, rien ne semble pouvoir changer la donne, mise part un ventuel retrait total des candidat avant la campagne lectorale pour saborder llection, confie un cadre du FLN. Ou la troisime voie, assure un officier nappartenant pas au courant Medine. Les militaires qui sont derrire Zeroual et qui nacceptent pas de transiger. Concrtement, ils nont aucun missaire sur la scne politique, mais leur chelle, ils ont aussi un pouvoir de nuisance. Ils ont les moyens de tirer les ficelles de la contestation. Celle des gardes communaux, des vtrans, des rappels.
Lhypothse nest pas compltement exclue, dautant que les rapports du terrain qui remontent la direction du DRS sinquitent de la contestation sociale. Tous les voyants sont au rouge. Les mouvements sociaux ne sont pas nouveaux, mais elle pourrait se cristalliser contre le 4e mandat, explique lofficier, comme une menace demi-mot. Si elle tait mal gre, sil y avait des drapages, on pourrait se retrouver avec un nouveau front trs significatif. Et l, la troisime voie pourrait peser. Mais Bouteflika nen est pas ses premiers troubles. Il sait, limage de Mouaouia Ibn Abi Sofiane, relcher le cheveu quen face les autres tendent, et tirer quand il sassouplit. Bouteflika, mme alit, tient du bout du doigt ce cheveu tendu, image dun consensus si fragile.
Lactu de la prsidentielle :

Ali Amara se retire
Le reprsentant du Parti algrien vert pour le dveloppement a dcid de se retirer de la course prsidentielle au profit du Prsident candidat. Selon Ali Amara, Abdelaziz Bouteflika est la meilleure solution pour diriger le pays et maintenir la stabilit. Jai constat sur le terrain lengouement des jeunes pour le changement, mais pas avec nimporte qui. Ils veulent le Prsident . Le candidat des Verts qualifie mme dambitieux le programme cologique de Bouteflika. Le bureau national,qui sest runi mercredi, a pris la dcision de se retirer et de soutenir Bouteflika. Les militants ont pris cette dcision car cest, selon eux, la meilleure alternative, dclare-t-il, tout en soulignant quil aurait aim aller au bout de sa candidature et porter le projet de ce jeune parti. Il affirme avoir transmis les 39 411 signatures rcoltes jusqu prsent au Prsident et se dit prt apporter son aide si on le lui demandait. Hassiba Hadjoudja
Benhamou dfend Bouteflika
Pour stopper ce quil appelle la la fitna, Mohamed Benhamou, prsident du parti El Karama, dit tre prt sacrifier sa candidature et se retirer de la course prsidentielle, et ce, pour le bien de lAlgrie. Il appelle les diffrents candidats et mme ceux ayant choisi loption du boycott de mettre fin la violence. Bouteflika reste notre Prsident, et ce titre, on doit le respecter, a-t-il dclar ce jeudi 26 fvrier lors dune confrence de presse au sige du parti. Ce dernier a aussi rappel que la dcennie noire a dmarr avec des mouvements de protestation et de boycott comme cest le cas aujourdhui, et quon se doit de ne plus faire les mme erreurs, au risque de voir tout ce qui a t construit durant les quinze dernires annes dtruit. Il ajoute : Nutilisez pas le peuple pour rgler vos compte avec Bouteflika. Sofia Ouahib
Menasra tranchera aprs le 4
Pour le parti du Front du changement de Abdelmadjid Menasra, il est encore trop tt pour se runir avec les candidats la prsidentielle dans la mesure o ils ne sont pas encore srs de maintenir leur candidature ou pas. Le parti qui avait annonc fin janvier dernier que la situation restait floue tant que Bouteflika gardait le silence, reconnat tre aujourdhui encore dans lobscurit aprs lannonce de la candidature du Prsident sortant. Aprs le 4 mars, Abdelmadjid Menasra assure quil prendra attache avec les diffrents candidats pour proposer la feuille de route de son parti. Le conseil national statuera ensuite sur la dcision dfinitive du parti. Nous prendrons le temps ncessaire pour se dcider, a encore affirm Abdelmadjid Menasra.

Nassima Oulebsir
Adlne Meddi, Mlanie Matarese


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