> >

[] [ ]

police et justice "obliges de ruser" face la dlinquance

(Tags)
 
Une commission d'experts" pour poursuivre en justice Benkirane "Une commission d Emir Abdelkader 0 2014-01-06 06:24 PM
" " " " "" "" Emir Abdelkader 0 2013-09-12 10:13 PM
"" .. "" "" Emir Abdelkader 0 2013-04-18 11:56 PM
" " "": " " Emir Abdelkader 0 2013-01-29 06:58 PM
"""""""" 18 2012-05-19 06:10 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2014-03-03
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,949 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Manqool police et justice "obliges de ruser" face la dlinquance

Roms : police et justice "obliges de ruser" face la dlinquance

Un petit matin sur le rseau de transports en commun de Lille (Nord). Une poigne de Roms d'une dizaine d'annes bidouillent devant les distributeurs de tickets. Rods, ils visent plutt les femmes. Lorsqu'elles insrent leur monnaie, celles-ci sont immdiatement distraites par deux gamins tandis qu'un troisime annule la commande, se saisit des quelques pices retombes de la machine et disparat. "Ça, a nous pourrit la vie en ce moment", soupire Andr Lourdelle, vice-procureur au parquet des mineurs de Lille.
Des mfaits "toujours la marge d'une infraction pnale"

Code civil la main, il prcise : "Il faut que je trouve une infraction pnale, un lment matriel, qui corresponde aux faits qui vous choquent, vous citoyens, pour pouvoir poursuivre un individu." Et Andr Lourdelle d'numrer, sur ce cas prcis qui se produit tous les jours dans les transports lillois : "Un vol ? Si personne ne porte plainte, on ne peut rien et les gens presss qui se font piquer 2 euros avant d'aller au boulot ne viennent jamais au commissariat. Une escroquerie ? Il faut que la victime remette quelque chose une autre personne en ayant t abuse. Abus de confiance ?" Le vice-procureur poursuit sa dmonstration...
Confront des mfaits "toujours la marge d'une infraction pnale", le parquet est "oblig de ruser". Et ce n'est pas la seule contrainte dont il doit tenir compte. "Quand on arrte un mineur rom, il faut dj russir obtenir un nom. Et mme si on a un nom, il faut pouvoir trouver les parents, qui ne parlent souvent pas franais", explique le magistrat. En outre, la loi ne permet pas le maintien des mineurs de moins de 12 ans en dtention et impose un maximum de 4 heures de garde vue pour les plus de 15 ans.
Pour pouvoir agir malgr tout, les autorits lilloises ont mis en place un dispositif pour lutter contre la mendicit aux feux rouges, pratique par des femmes, mais aussi des enfants, au milieu de la circulation. "La police a opr une surveillance durant plusieurs semaines, avec photos l'appui, pour reprer qui tait l de faon rcurrente et o", raconte Andr Lourdelle.
Finalement cinq jeunes de 7 15 ans sont interpells et conduits dans les centres sociaux du conseil gnral grce des ordonnances de placement provisoire, prvues pour protger les mineurs. "Deux familles se sont prsentes et on les a places en garde vue sur le fondement de 'soustraction aux obligations parentales', poursuit le vice-procureur. On nous a accuss de rafler des gamins, mais le phnomne a t radiqu."
Peu de renseignements et "pas de fichier centralis"

La stratgie a galement chang au niveau de l'Office central de lutte contre la dlinquance itinrante (OCLDI). Cre en 2004, cette cellule progresse doucement dans l'organisation de la rponse policire face une dlinquance dont il dcouvre les contours. Selon le colonel Patrice Bayard, qui dirige l'OCLDI, la dlinquance itinrante la plus rpandue est notamment le fait d'individus qui viennent s'accoler un camp existant pour y recruter des mineurs ou qui s'en servent de camp de base provisoire.
"Nos services d'investigations constatent que des camionnettes partent des camps le matin. Des gamines sont lches dans une rue, o elles volent de la monnaie et des bijoux, avant d'tre emmenes ailleurs", confirme un commissaire. Mais difficile de piquer les rseaux sur le fait : "il faudrait des effectifs foison pour surveiller toutes les entres et les sorties des camps", soupire le cadre policier. Et de prciser : "La BAC sait peu prs qui fout la merde dans quel quartier. Mais les Roms, on ne les connat presque pas : ils vivent l'cart et on n'a pas de fichier centralis."
Mi-septembre, trois frres et surs sont interpells sur un cambriolage en Alsace. Les enquteurs quipent les tlphones portables de traceurs puis relchent les suspects. Ils sont ensuite reprs dans l'Aude, le 16, et dans les Bouches-du-Rhne, le 17. Ils dorment dans les camps roms des environs et peuvent compter sur quelques adultes pour venir les chercher en cas de problme. Mais ils ne rendent de comptes qu' leurs parents, domicilis en Ile-de-France.
Le rapprochement entre leur golocalisation et les cambriolages signals parle d'elle-mme. Mais il n'existe aucune preuve. Le seul moyen pour les autorits de "traiter les choses" selon Patrice Bayard, c'est d'utiliser "le volet de la traite des tres humains", motif pour lequel le tribunal de Nancy a condamn, fin septembre, 27 Roms d'un rseau similaire utilisant leurs enfants pour des cambriolages.
Peu de chance qu'ils se prsentent devant la justice

"Il y a une sous-estimation de ces problmes-l. On traite a comme une dlinquance de proximit. Or c'est souvent plus compliqu", rsume le patron de l'OCLDI. "Pour l'instant, chacun mne sa guerre dans son coin", ajoute-t-il.D'aprs lui, seule 30 40% de la ralit est d'ailleurs connue. Petite lueur d'espoir pour Patrice Bayard, la mobilisation actuelle au niveau europen : "Les suspects sont souvent connus dans d'autres pays pour des faits identiques. Donc son profil change : ce n'est plus un primo dlinquant qui fait a pour sa survie, ce qui permet de changer le regard du magistrat sur la question."
Reste savoir si les mis en cause rpondront prsents leur convocation judiciaires. Un juge pour enfants qui souhaite garder l'anonymat confirme : 90% des procdures se retrouvent sans accuss. "Au mieux, ils sont l pour leur mise en examen. Sinon, je fais un mandat d'amener la dernire adresse connue mais les policiers font chou blanc", regrette le magistrat.
A Lille, mme pour des petits dlits, le parquet dclenche rgulirement des comparutions immdiates. "On nous accuse de faire comparatre des voleurs de poules mais c'est notre seule chance qu'ils passent devant la justice", s'excuse Andr Lourdelle. Et le juge, qui "voit passer des noms plusieurs fois par an sans n'avoir jamais vu de visage", de nuancer : "Les gens issus de la communaut rom installe en France qui veulent s'intgrer se prsentent au tribunal. Ce sont ceux issus des pays des Balkans qui ne viennent jamais."
De toute faon, soupire le magistrat, "mon plus gros problme est de trouver de quoi scolariser ou intgrer" les mineurs incrimins et "vulnrables". "On trouve systmatiquement porte close. Les associations elles-mmes reconnaissent qu'il faut un an pour arriver quelque chose."
Le "ping-pong" de l'vacuation des camps

"Et pendant ce temps-l, la police est au milieu, prisonnire du politique et de ses atermoiements", glisse un commissaire de police dsempar, qui a "l'impression de vider l'ocan avec une petite cuillre". La gestion des camps illgaux, qui se dveloppent car prs de la moiti des communes franaises ne respectent pas lobligation qui leur est faite depuis 2000 de prvoir un terrain daccueil pour les gens du voyage, est la dernire pine dans le pied des autorits.
"On ne peut pas nier l'ensemble des phnomnes qui entourent ces populations", explique prudemment Cline Berthon, secrtaire gnrale adjointe du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) qui dnonce rgulirement le temps "perdu" ces oprations. Entre Lille, Tourcoing, Roubaix, et les petites villes alentours, "c'est un vritable ping-pong", explique un commissaire du Nord.
Pour les personnes faisant l'objet d'obligation de quitter le territoire franais (OQTF), "on les raccompagne la frontire, c'est--dire en Belgique, une poigne de kilomtres", grince-t-il. Kilomtres aussitt parcourus dans l'autre sens. Quant aux autres, elles sont escortes soit jusqu' un camp lgal, gnralement satur, soit "on les met litteralement sur la route, dans la direction du dpartement voisin".


francetvinfo.fr/

 

()


: 1 ( 0 1)
 

police et justice "obliges de ruser" face la dlinquance




10:30 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,