> >

[] [ ]

Seul un vote massif permettra de limiter la marge de fraude

(Tags)
 
Moussa Touati appelle manifester devant les centres de vote Emir Abdelkader 0 2014-03-03 06:26 PM
Égypte : le vote pour la Constitution prend fin aujourd'hui Emir Abdelkader 0 2014-01-15 11:44 AM
Quand les jeunes rinventent la socit par la marge Emir Abdelkader 0 2013-11-12 02:15 PM
incidents Layoune en marge de la visite de Christopher Ross Emir Abdelkader 0 2013-10-21 03:08 PM
Lgypte au bord de la rupture : rejet massif de Morsi Emir Abdelkader 0 2013-06-25 02:21 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2014-03-04
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,944 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Seul un vote massif permettra de limiter la marge de fraude

Halim Benatallah Algeriepatriotique : Seul un vote massif permettra de limiter la marge de fraude




Algeriepatriotique : Vous avez fait partie de lExcutif sous la prsidence de Bouteflika. Comment jugez-vous son bilan ?
Halim Benatallah : Son bilan, jy ai fait mention dans ma premire dclaration du 9 fvrier. Il y a, bien videmment, du positif, parce que le prsident Bouteflika est arriv un moment critique. Il a, incontestablement, rtabli la stabilit du pays. Il a remis de lordre dans le pays. Il a men des oprations de grande ampleur politique, comme la rconciliation nationale. Incontestablement aussi, et nous ne pouvons pas le nier, puisque nous avons t acteurs dans cette action globale sur le plan international ; il a repositionn lAlgrie. Ce sont l des lments positifs sur lesquels on ne peut qutre daccord. Nanmoins, lorsque le prsident Bouteflika est arriv au pouvoir en 1999, le principe gnral qui avait t valid ce moment-l, ctait darriver sur la base dune alternance politique au pouvoir. Cest un principe qui est stipul dans les textes fondamentaux de la Guerre de Libration nationale. Pendant toutes ces annes, comme beaucoup de mes amis, nous avons t lcole du patriotisme ; nous avons grandit ici et avons t nourris par cet esprit patriotique, mais aussi de cette culture de lEtat. Avec une grande navet, nous nous accrochons ce principe. A partir de ce moment-l, jai estim quil y avait un temps tout et que le pays, la fois sur un plan interne mais aussi sur le plan international, a besoin de rebondir autrement et avec plus de vigueur. Il ma sembl donc important de me positionner indpendamment de ma carrire, afin de pouvoir participer la formulation dune nouvelle visibilit pour notre pays.
Pourquoi avez-vous choisi de soutenir le candidat Ali Benflis pour la prsidentielle davril ?
Il y a un fait personnel dabord, puisque jai eu travailler avec lui. Jtais ambassadeur mais, avant cela, jtais directeur gnral Europe. Jai t trs proche de lui pendant la priode des ngociations avec lUnion europenne. Il me soutenait car, lpoque, nous tions loin davoir un consensus au sein du gouvernement. Cependant, M. Benflis avait t sur la ligne du prsident Bouteflika qui souhaitait conclure un accord dassociation avec lUnion europenne. Il tait un des rares soutiens au sein du gouvernement. La plupart des membres du gouvernement ne saisissaient pas les enjeux, ne maitrisaient pas la question ou ne voulaient pas simpliquer. Jai donc t assur de son soutien et cela est important lorsquon est engag dans une ngociation aussi importante. Bien entendu, le ministre des Affaires trangres avait assum les risques de cette ngociation et nous lavons conclu. Jai donc connu M. Benflis de prs durant cette priode. Deuximement, jestime que dans la priode actuelle, M. Benflis est porteur dun nouvel lan pour le pays. Nous en avons discut maintes reprises. Jai quelque peu particip la rdaction du programme. M. Ali Benflis est connu pour tre une personne intgre et il est extrmement important, dans la priode actuelle, de montrer au peuple algrien, mais aussi la communaut internationale, un visage dintgrit et dhonntet et qui soit porteur aussi dun projet pour le pays, car nous sommes en panne de projet.
Plusieurs personnalits sont montes au crneau pour mettre en garde contre ce quelles qualifient de situation prilleuse pour le pays. Partagez-vous leurs craintes et leur pessimisme ?
Le commun des mortels est inquiet. Quand on sadresse au citoyen, on sent que tout le monde est inquiet. Il ny a pas seulement les politiques qui le sont. Nous tions, linstant, en discussion avec un citoyen qui est venu de Dra El-Mizan, un patriote depuis fort longtemps, venu nous faire part de linquitude de la population dans cette rgion. Il nous a paru extrmement pessimiste. Les citoyens, nous a-t-il dit, aspirent au changement. Et cest un sentiment partag. Ce compatriote nous a dit que deux de nos enfants, savoir M. Amara Benyouns et Mme Khalida Toumi qui, lpoque, criaient en Kabylie pouvoir assassin !, ont tourn casaque. Face ces revirements et labsence dthique, nous, nous rvons dune autre Algrie, a-t-il conclu.
Quelles sont, daprs vous, les chances de Benflis, sachant que malgr le large soutien dont-il bnficie, y compris au sein du FLN, le pouvoir en place a verrouill les institutions et ferm le jeu ?
Nous sommes dans une situation o le systme est parvenu la limite extrme des pressions qui puissent tres exerces sur les personnes et sur les appareils. Il est vident quil y a encore beaucoup de leviers, mais le plus important, en ce moment, compte tenu de ltat desprit de la population et compte tenu de ltat desprit de la communaut internationale qui nous observe de prs et surveille le moindre faux pas, nous ne pourrons voluer et faire un pas en avant que par lexercice dun droit, savoir le vote. Je pense quil y a suffisamment de conscience par rapport cette inquitude gnrale, pour que les Algriens puissent faire basculer les choses. Mais cela ne pourra se faire que grce un vote massif. Cela permettra de diminuer la marge de la fraude. De plus, un candidat du changement ne pourra pas faire avancer le pays sans un vote massif.
Dans votre dclaration, vous parlez dune diplomatie algrienne qui serait mise sur la touche. Depuis quand datez-vous cette situation ? Est-ce li au fait que des non-diplomates (en dehors de Mohamed Bedjaoui de 2005 2007) se soient succd la tte du ministre des Affaires trangres depuis aot 2000 ?
Ce nest pas un constat, comme pourrait le faire un mdecin en examinant son patient afin de dterminer la date du dbut de la maladie. Cest un cycle, cest une volution ; un cours qui sest dessin petit petit avec des lments positifs. Lorsque le prsident Bouteflika intervenait nergiquement, nous avions une diplomatie dynamique. Sinon, globalement et cest un sentiment gnral , les Algriens ont constat, les professionnels et les observateurs galement, tout au long de ces dernires annes, que nous avons fait profil bas. Jtais ambassadeur Bruxelles ; jy suis rest des annes et tous mes collgues ambassadeurs minterpellaient, que ce soit des ambassadeurs arabes ou bien africains en particulier, qui ne cessaient de me demander : O est lAlgrie ? Nous voulons que lAlgrie retrouve son rle pilote, Nous voulons que lAlgrie retrouve son rle de leader. Et, au-del, cest de la politique trangre quil sagit et pas seulement du travail diplomatique ordinaire ; globalement, la problmatique concerne donc la politique trangre [de lAlgrie]. Le constat nous a t renvoy par nos propres partenaires. Nous avons fait profil bas et nous avons perdu notre rle de leader.
Vous dites que nous avions une diplomatie dynamique avec le prsident Bouteflika. Il est toujours le prsident
Jai bien prcis, lorsquil intervenait. Or, ce nest plus le cas. Sur certains lments, nous arrivions progresser mais, globalement, le profil gnral est parti la baisse. Jai eu travailler avec le Prsident sur au moins deux dossiers importants. Il nous fixe le cap et cest nous de travailler dans ce sens. Le Prsident ne peut pas nous dire au jour le jour ce que nous devons faire. La responsabilit se situe deux niveaux : celui de la diplomatie qui sest efface petit petit et, peut-tre aussi, en raison dune perte de cap globale.
Vous dites quune poigne de cadres ont exprim leur indignation et ont sonn lalarme face la situation anormale de notre diplomatie. Sous quelles formes et auprs de qui lont-ils fait ?
Nous sommes une institution de la Rpublique et, au sein des institutions chez nous, en tout cas , on sefforce davoir un dbat. Les dbats importants et actifs, autant que je men souvienne, remontent lpoque o M. Belkhadem tait ministre des Affaires trangres. Nous avions trs souvent des briefings internes, larges et dexpression libre, o les ides fusaient. Cest aprs son dpart que les dbats ont cess. Certes, il pouvait y avoir des discussions, mais nous ne sommes gure alls trs loin. Je ne parle pas de personnes, mais dune ligne dobjectivit. Les derniers dbats auxquels jai assist se sont drouls du temps de M. Belkhadem. Aprs, cest devenu plus difficile. Et, lorsque jai dit que des cadres, des ambassadeurs et des directeurs gnraux ont sonn lalarme, ctait en dbat interne. Beaucoup dambassadeurs, propos des tensions que ce soit en Egypte, en Syrie, en Tunisie ou en Libye , disaient haut et fort queux-mmes ne comprenaient pas la position de lAlgrie. Pourquoi sommes-nous inactifs ?, nous demandions-nous. Malheureusement, ces cadres ne pouvaient pas aller plus loin parce quils taient rappels lordre et taient enjoints de se conformer aux directives. Nous en sommes rests l. Nombre de cadres ont eu ce devoir de conscience et dobjectivit et ils lont formul et exprim, mais le devoir de rserve nous impose toujours une limite.
Dans votre dclaration, vous ne citez aucun moment le prsident Bouteflika dont on dit quil avait la haute main sur les affaires trangres. Est-ce que cela signifie quil na aucune part de responsabilit dans cette situation ?
Comme je lai dit plus haut, jai eu travailler avec lui personnellement. Le cap et lorientation taient clairs. Nous avons eu quelques rsultats. Je ne peux pas mengager sur les autres dossiers. Mais quant ceux sur lesquels nous avons eu travailler sur la base de ses orientations directes, je ne peux pas nier que nous avons ralis un travail positif. Maintenant, cest une question de volontarisme et de responsables. Vous pouvez avoir un ministre ou un responsable qui sengage fond et dautres qui restent dans lexpectative et qui ont peur de prendre des risques.
Vous pensez que la riposte lattaque de Tiguentourine aurait gagn tre internationalise. Cest bien ce que vous suggrez en disant quil fallait saisir le Conseil de scurit de lONU et lUA ?
Oui. Les professionnels savent quil ny a rien de nouveau dans cela. Je participais et jassistais la gestion de crises de cette nature. La saisine du Conseil de scurit, la saisine de lUnion africaine et de nos partenaires faisaient partie du protocole de raction tout fait ordinaire. Vous tes agress, attaqu, vous en faites prendre acte par le Conseil de scurit et les instances internationales et vous les informez au jour le jour du dveloppement de la situation. Se sont des pratiques courantes ; il ny a rien dexceptionnel cela. Nous navons mme pas besoin dinstructions pour ce faire. Notre ambassadeur New York doit agir de son propre chef. Il na mme pas besoin que son ministre le lui dise ou que le Prsident ordonne son ministre de len informer. Cela fait partie du travail quotidien. Dans une telle situation, on doit informer le prsident du Conseil de scurit, on fait acter cette situation et, au fur et mesure du dnouement, on tient les partenaires informs. Et, ds lors quils sont informs, ils prennent la dcision de ragir ou pas, de vous soutenir ou de vous lcher. Mais, partir du moment o on dit rien, cela signifie quon ne demande rien. En tout cas, une telle action fait partie de notre travail en tant que diplomates.
Ce profil bas, comme vous dites, persiste-t-il en dpit du changement qui a eu lieu la tte du ministre des Affaires trangres ?
M. Lamamra est un homme extrmement comptent. Cest un professionnel dont la comptence est reconnue ; il ny a aucun doute cela. Et jai t ravi de le voir monter au front.
Qui est derrire lagenda cach prt lemploi dont vous parlez de faon nigmatique, alors que vous laissez entendre que lattaque sur Tiguentourine en fait partie et quil guette lAlgrie au moindre faux pas ?
Jen fais tat au conditionnel. Ce nest pas une affirmation pour dire quil y a rellement un complot. Soyons clairs. Je dis et tout le monde a ce sentiment que, depuis ces vnements de lhiver arabe, il y a un double message. Il y a, la fois, une volont lgitime de dmocratisation qui a clat au grand jour et de manire dsordonne, puisquil ny a pas eu de transition au pralable, et, en mme temps, que ces vnements ont t loccasion doprations de dstabilisation et, donc, dintervention de puissances trangres. Cela est un risque. Laspiration est lgitime, mais les manuvres consistant intervenir dans les affaires internes des pays tiers sont encore plus dangereuses. En fait, lagenda cach ne lest pas. Cela fait de nombreuses annes quil est annonc un changement dans les pays arabes. Ce nest plus un mystre. Maintenant, cest nous de faire attention, puisquon nous annonce ce changement depuis plusieurs annes. Lorsquun changement brusque intervient, les puissances trangres interviennent brutalement comme elles lont fait en Libye. Quand une transition politique pacifique est opre, ces puissances vous observent et il ne leur viendra pas lide de vous dstabiliser de quelque manire que ce soit.
Y a-t-il un risque daffrontement entre lAlgrie et le Maroc, vu lescalade enregistre entre les deux pays ces derniers mois ?
Il faut sinterroger sur les raisons de lagressivit permanente du Maroc. Le Maroc fait un abcs de fixation sur lAlgrie. Rappelons simplement les faits. Nous avons tendance penser que cest li la question du Sahara Occidental. Mais, si nous remontons plus loin dans le temps, en 1963 dj, le Maroc nous avait agresss alors que nous venions peine dobtenir notre indpendance. Depuis, cette agressivit est devenue une constante dans la politique marocaine vis--vis de son voisin algrien. La situation sest aggrave avec la question du Sahara Occidental. Parce que le Maroc jouit dun certain soutien auprs de certains partenaires, particulirement europens, il donne libre cours son obsession, son agressivit vis--vis de lAlgrie. Vous aurez remarqu que, lors de situations o lAlgrie est en phase de transition et aussi dans les annes 90, le Maroc ne nous a pas fait de cadeau. Aujourdhui, dans cette situation cruciale, disons de transition politique, le Maroc cherche en tirer profit galement. Cela dit, je doute fort que les Marocains puissent aller laventurisme ou, comme vous le dites, laffrontement. Je pense que nous nen sommes pas l. Mais il faut prendre trs au srieux ce que jappelle lagression larme blanche que le Maroc est en train de mener contre lAlgrie. Cest une agression la poudre blanche (la drogue, ndlr). Cest vritablement une offensive. Il ne sagit pas de petites quantits saisies a et l, accidentellement ; il y a vritablement une offensive. Cest une agression avec des moyens non militaires, videmment, mais les Marocains ne cachent pas quils veulent nuire lAlgrie, dj avec cette arme blanche.
Pourquoi cette obsession, si cette agressivit est antrieure la question sahraouie ?
De mon point de vue, cela est d au fait que le Maroc ait peur que lAlgrie devienne une grande puissance rgionale.
Pourtant, il y a une vraie histoire entre les deux peuples. Ne compte-t-elle pas ?
Reportez-vous lhistoire dramatique des relations entre pays arabes. Trs souvent, les pays arabes se sont attaqus les uns aux autres, soit pour leur propre compte, soit pour le compte de puissances trangres. Aussi, comme dit ladage, Dieu protgez-moi de mes amis, quant mes ennemis, je men charge
LAlgrie peut-elle renouer avec la position de pays dominant en Afrique ? Comment ?
Evidemment quelle peut redevenir un pays influent et non dominant. Il ny a pas de mthode secrte pour cela ; il suffit de renouer, grande chelle et sur un plan bilatral, avec toute lAfrique. Il suffit que le chef dEtat, les membres du gouvernement, la socit civile, enfin que toute lAlgrie se mette en mouvement pour renouer les liens avec lAfrique, laider, crer des synergies et y investir culturellement, condition, bien-sr, davoir un message culturel exporter. Beaucoup de pays africains, notamment les pays de lest, ont fait un bond en avant. Il y a beaucoup dart prendre de chez eux, notamment en matire de gouvernance. Autant que je sache et jusqu aujourdhui, il existe une demande de lAlgrie en Afrique. Si nous reprenons notre bton de plerin, tous les niveaux et dans un mouvement densemble avec un objectif qui consiste dire reprenons le terrain que nous avons perdu, reconstruisons une relation de confiance parce que, si tel tait le cas, nous naurions pas subi lattaque de Tiguentourine, il va de soi que nous reprendrons notre position influente.


Entretien ralis par Mohamed El-Ghazi et Kamel Moulfi



 

()


: 1 ( 0 1)
 

Seul un vote massif permettra de limiter la marge de fraude




07:47 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,