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Ni Bouteflika, ni Gad Salah, ni Medine ...

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Bouteflika,Gaid Salah et le DRS, Toute la vrit sur les mensonges de cet t Emir Abdelkader 0 2013-09-18 02:43 PM

 
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Ni Bouteflika, ni Gad Salah, ni Medine ...

Madjid Benchikh : Ni Bouteflika, ni Gad Salah, ni Medine ne sont la solution pour sortir du blocage du systme

Madjid Benchikh est Professeur Emrite, ancien doyen de la facult de droit dAlger.



-Transition politique, un concept politique qui fait son chemin.
Pour parler dune transition politique, il faut bien observer le systme politique dont on demande la transformation. Le systme politique algrien est un systme autoritaire dans lequel le commandement militaire occupe une place centrale. Le DRS, qui est un dpartement de larme, est la fois lil et laiguillon du systme.
Le DRS est dabord lil du systme parce quil permet aux dcideurs de surveiller et de voir tout ce qui se passe sur les scnes politique, conomique et sociale. Sans le DRS, les dirigeants de ce systme autoritaire, o tout est verrouill, nont pas de vision ni mme de visibilit sur ce qui se passe dans le pays. Sur la base de ses rapports, les institutions peuvent sadonner la rpression et lasschement des scnes politiques et associatives. Le DRS joue donc de ce point de vue le rle dune police politique. Tout analyste, tout citoyen doit savoir quil ny a pas de transition politique et, surtout, pas de transition politique dmocratique lorsquexiste une police politique. Cest une loi universelle. Cest dailleurs pour cela que tous les systmes autoritaires nient lexistence dune police politique, alors mme quelle est au cur du systme.

Le DRS est aussi laiguillon du systme parce quil est lauteur des analyses politiques argumentes et appuyes sur son observation des scnes quil pntre. Chacun se souvient de largument de Chadli Bendjedid selon lequel les dcideurs se sont fis aux analyses de ces services pour penser que le FIS ne gagnerait pas les lections lgislatives de dcembre 1991. Le DRS est aussi laiguillon parce quil a plus quun droit de regard sur les nominations des grands responsables des institutions : il en vient ainsi placer aux postes de responsabilit des cadres qui deviennent ses obligs. Mais dans ce systme, le chef du DRS nest pas le chef du systme. Ni Merbah, ni Lakhal Ayat, ni Betchine nont pu conqurir le pouvoir suprme. Mdine ne le pourra pas non plus. Pour durer ce poste, il faut continuer avoir le soutien dun bon nombre de membres du commandement militaire.
Dans ce systme, le chef est choisi par le commandement militaire. Cest le chef de lEtat qui, une fois choisi, est lu et devient le chef de la faade institutionnelle, vritable cheville ouvrire au service du systme. Il devient aussi le passage oblig du processus de formation des dcisions. Lorsque le chef de lEtat connat le systme et gouverne durablement, il peut faire bouger les lignes par exemple en favorisant les clivages et les divisions et en jouant des divergences entre les dcideurs. Plusieurs membres du commandement militaire peuvent se retrouver ainsi isols, augmentant du mme coup le poids du chef de lEtat. On se retrouve alors dans la crise actuelle de lexercice du pouvoir en Algrie.
Le chef de lEtat, de surcrot diminu par la maladie, ne peut rien sans le commandement militaire, mais celui-ci ne trouve pas en son sein les capacits pour laborer des politiques nouvelles et des rformes pour organiser le changement, encore moins une transition dmocratique. Cest une crise grave du systme lui-mme qui, par ses blocages rpts, met en pril le pays.
Contrairement dautres, je pense que ce systme ne peut pas tre rform de lintrieur. Il ne faut pas oublier que les crises du systme ont t parfois trs violentes, comme en 1965, 1967, 1988, 1992 Il ne faut pas oublier que les crises au sein dun tel systme risquent de conduire des manipulations qui peuvent impliquer des populations. Ce systme peut conduire alors laventure Il ne faut pas enfin oublier quil ny a pas dhomme dEtat avec une grande vision politique dans le commandement militaire, y compris le chef de lEtat.
Dans ces conditions, on comprend que puisque les dcideurs ne peuvent, ni ne savent dcider dune transition dmocratique, il ny a dautre issue que de la leur imposer. On comprend pourquoi, il convient danalyser les traits fondamentaux du systme avant de parler de sa transformation.

-Comment imposer les transformations ?
Cest la question cruciale. Il ne sagit pas de mener le peuple labattoir et il faut tenir compte de lexprience algrienne et des nombreuses victimes que lon a dplores lors de certaines manifestations populaires dans lhistoire de notre pays. Si le peuple veut plus de libert, plus de justice sociale, des investissements qui rpondent ses aspirations, une justice indpendante et une presse libre, une lutte effective et dtermine contre la corruption, alors il doit sorganiser pour les exiger dans des manifestations pacifiques. On ne peut pas prconiser un tel changement du systme en appelant larme pour le raliser ou en pensant que sans larme, rien ne peut se faire. Je dis quil faut tenir compte de la place centrale de larme pour agir, mais que cest une grave erreur de sen remettre elle pour raliser le changement. De surcrot, dans ce systme, il est hors de question de ngocier avec des gens qui ne reprsentent pas une force capable de simposer sur le terrain.

-Alors que faire ?
Il faut crer un autre rapport de forces dans la socit. Une transition dmocratique ne peut tre enclenche que si des organisations de citoyens, associations, partis, syndicats, forum, comits se multiplient dans les campagnes et dans les villes et crent un rapport de forces qui fera bouger les lignes dans larme et dans le commandement militaire. Voyez comment certaines armes ont t amenes changer leurs chefs. Mais il faut des organisations et des comits qui arrivent obtenir ladhsion des populations. Il faut rsister dans la dure la rpression et la manipulation. Devant une telle mobilisation, larme ne peut pas constituer un bloc uniforme, insensible ce qui se passe au sein du peuple. Sans ce nouveau rapport de forces, le changement ne peut toucher que des personnels que lon livrera la vindicte populaire. On opre alors des alternances de personnels qui, comme dit Thomas de Lampedusa dans une rplique popularise par le film Le Gupard : Il faut bien accepter que quelque chose change pour que tout reste comme avant. En fait, il faut arriver mobiliser des milliers de personnes dans la dure avec un encadrement issu des organisations et autres comits promoteurs, initiateurs et dfenseurs de la transition dmocratique

-Serait-ce alors la fin du systme ?
Tout dpendra du rapport de forces, des capacits des forces nouvelles et des nouvelles lites qui ne manqueront pas dmerger, y compris au sein de larme. Ce qui est sr cest que le systme ne sait mme plus bricoler une faade, si on ne le lui impose pas Pour linstant, il ne faut pas vivre dillusions. La transition ne soctroie pas. Voyez ce qui sest pass en octobre 1988, parce que les manifestations dOctobre ne rpondaient pas aux qualits dorganisation, de dtermination et de dure que nous avons voques plus haut pour arracher des droits. Cest quune fois arrachs, les droits ncessitent dtre dfendus contre des forces dont ils remettent en cause les intrts et les privilges. La lutte ne sarrte pas au lendemain de la chute de quelques dirigeants du systme rpressif.

-La stabilit est le matre mot des partisans du 4e mandat
Tous les candidats au renouvellement de leur mandat, dans tous les pays, invoquent largument de la stabilit parce que les citoyens y aspirent. Mais il y a des stabilits qui sont dangereuses lorsquelles rsultent de crises que les dirigeants sont impuissants rgler. En Algrie, on vient de lexpliquer, le systme politique est bloqu. Cette forme de stabilit mne le pays droit dans le mur. Dautant que le candidat est partie prenante dans le blocage. Ni Bouteflika, chef de lEtat, ni Gad Salah, chef dtat-major, ni Medine, chef du DRS, ne peuvent constituer la solution pour sortir du blocage du systme. La victoire de lun ou de plusieurs dentre eux ne fait que changer le rapport des forces au sein dun systme, incapable de formuler des politiques de rformes, de libert et de dveloppement.
Jusquici, le commandement militaire a toujours su trouver en son sein des compromis pour faire survivre son pouvoir. Mais ce que lon appelle le consensus seffondre au cours de priodes de plus en plus courtes. A dfaut de dmocratiser les institutions ds 1999, ce qui ntait pas son projet, Bouteflika aurait pu engager la modernisation du pays, rationaliser le travail des institutions, il en a t incapable faute de vision, de sens de lEtat et faute de consensus au sein du systme. Sil y parvient encore, ce sera au prix dun blocage qui rapprochera le pays dexplosions dont on ne peut mesurer, aujourdhui, les dgts pour le pays. Dans ce sens, on peut parler de systme finissant

-La solution au dblocage de la situation rside-t-elle dans le retrait de la candidature ce Bouteflika ?
Toutes mes explications prcdentes permettent de rpondre que la candidature de Bouteflika nest quune goutte deau qui fait dborder le vase parce quil est malade et quil est clair pour une large partie des populations quil ne peut pas assumer les charges de chef de lEtat. Cette candidature ne permet pas un contact direct avec le peuple. Or, cest est une exigence de llection prsidentielle au suffrage universel. Il en rsulte une violation de lesprit de la Constitution. Mais en Algrie, la Constitution nest quune faade. Il faut changer le systme pour changer cette pratique de la politique. Aux termes de la Constitution, la police politique nexiste pas, pourtant personne aujourdhui ne nie son rle majeur dans la ralit. Il y a quelques annes, At Ahmed tait lun des rares hommes politiques demander clairement sa dissolution. Quelques rares universitaires demandent galement sa dissolution (voir par exemple la dernire dclaration du cercle Nedjma). Il y a plus de dix ans que jai conclu labsolue ncessit de la dissolution de la police politique pour avancer vers une transition dmocratique, dans mon livre Algrie un systme politique militaris, ditions lHarmattan 2003. Paris.

-Des personnalits avancent que larticle 88 de la Constitution na pas t respect. Lexplication du blocage serait-elle dordre juridique ?
Il ny a pas de doute que le Conseil constitutionnel aurait d se runir de plein droit conformment larticle 88. Mais cela est un vu pieux dans le cadre du systme politique tel que je lai dcrit. Lerreur serait danalyser les dispositions constitutionnelles indpendamment du systme dans lequel elles sinscrivent et sappliquent ou ne sappliquent pas.
Pourquoi alors ne pas parler du fait que la Constitution impose le respect des droits humains, la sparation des pouvoirs et lindpendance de la justice, la libert dassociation, la libert de la presse et des lections libres. Les rgles essentielles de la Constitution ont toujours t violes avec ou sans Bouteflika. Il en sera ainsi tant quil ny a pas de forces sociales et politiques capables d imposer le respect. Je suis daccord avec ceux qui soutiennent que les lections dans ce systme ne rglent pas les problmes du peuple : en fait les lections sont des indicateurs des rapports de force au sein du systme, rien de plus. Cest une affaire entre cercles dirigeants et leurs clientles respectives.

-Une mobilisation citoyenne pacifique peine prendre forme.
Il y a de nombreuses voix qui slvent depuis longtemps contre le systme autoritaire et ses drives. Mais la protestation populaire ne parvient pas se faire entendre. Chacun peut constater quun rassemblement de 1000 ou 2000 personnes ne fait pas suffisamment peuple pour imposer sa voix devant les dploiements des forces de la rpression. Il y a bien sr lefficacit de lappareil rpressif. Mais il y a dautres raisons qui expliquent plus profondment la faiblesse des rassemblements. La premire raison tient au travail de la police politique sur une longue dure. La surveillance des activits politiques, associatives et syndicales, la manipulation des scnes politiques et sociales finissent par dchiqueter le tissu social, rendent difficile lorganisation des solidarits. La monopolisation du pouvoir pendant plus de 50 ans et le partage de la rente ptrolire entre des clientles contribuent au discrdit de lide dmocratique. Tout cela fait croire que les combats pour la citoyennet et les liberts dmocratiques sont vains.
Il faut aussi prendre en compte les qualits reprsentatives de ceux qui appellent au rassemblement. Quelquun qui a appuy des politiques rpressives peut difficilement aller vers le peuple pour le mobiliser contre larbitraire. Les gens se mfient. Il y a une sorte de mmoire populaire. De surcrot, il faut examiner dans quelle mesure les tentatives de rassemblement sadressent vraiment aux catgories populaires. Cest pourquoi il faut aller dans les quartiers populaires, dans les lieux de travail, dans les villes et dans les villages. Cest un travail de longue haleine. Il ne suffit pas de faire un appel lors dune campagne lectorale. Il est indispensable dallier le travail sur le terrain et celui de rflexion, tenir compte de nos checs, analyser le terrain, multiplier les dbats sur le terrain pour dgager des plateformes pour agir avec des gens qui partagent ces projets.
La multiplication des associations, des collectifs et des comits pour les liberts dmocratiques, pour la sparation des pouvoirs, lindpendance de la justice, la cration dune commission denqute indpendante contre la corruption, la cration dune commission indpendante de contrle des mdias publics doivent tre partout encourages, partout o cela est possible, avant et aprs les lections. Ce travail est indispensable pour dpasser les peurs, prendre conscience de sa force, sengager pour des combats qui parlent aux gens et rpondent leurs revendications sans verser dans le populisme et la violence. Il conviendra videmment de faire leffort pour organiser des passerelles entre les diverses associations et tenter des coordinations pour constituer des forces capables de rsister la rpression et dgager des stratgies susceptibles de dboucher sur une transition dmocratiques viable.

-Un mouvement citoyen pacifique et autonome qui rejette le 4e mandat et milite pour linstauration dun vritable rgime dmocratique, dnomm Barakat vient de voir le jour. Serait-ce lannonce dune flure de la forteresse, de ce sursaut rpublicain pacifique ? Comment laccompagner pour lancrer dans la dure ?
La naissance de Barakat est une bonne nouvelle. Mon souhait est que Barakat fasse connatre ses revendications dmocratiques au-del du 4e mandat, partout dans les villes et les villages. Jai rpondu aux questions de programme et de modalits daction dans la question prcdente. Par exemple, Barakat pourrait impulser la cration dautres associations sur la base dengagement sur un programme minimal tel que celui que jai esquiss prcdemment. Je veux dire quil ne faut pas craindre la multiplication et le dveloppement des collectifs et des mouvements ds lors quils acceptent une plateforme minimale commune. On ne peut pas dire pour autant que cette initiative annonce une flure de la forteresse. Le systme sera affaibli, si linitiative de Barakat se dveloppe et si dautres initiatives de mme type se multiplient avec de plus en plus de prcisions et de force. Barakat voit juste en prnant le boycott, parce que cette lection, dans ces conditions, met le pays en danger. Mais encore une fois, le boycott ne suffit pas. Il faut partir de la mobilisation pour le boycott largir les luttes pour crer un rapport de forces favorable au changement dmocratique.

-O situez-vous lurgence et la priorit ?
Dgager des priorits et plus forte raison une priorit na dintrt que si on a aussi tabli un plan densemble. Il faut donc introduire ou intgrer les priorits dans le plan densemble. Concrtement, il faut lutter en mme temps contre le 4e mandat et pour une transition dmocratique. Il faut revendiquer en mme temps, de faon dtermine et claire, la dissolution du DRS dans ses activits de police politique, lorganisation dlections libres et honntes, louverture du champ associatif, la formation de commissions denqutes indpendantes sur la corruption et lasservissement de la justice.

Nadjia Bouzeghrane




 

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