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Quatrime mandat, 3) Et sil ne stait pas prsent ?

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Manqool Quatrime mandat, 3) Et sil ne stait pas prsent ?

Quatrime mandat, 3) Et sil ne stait pas prsent



Rares sont les Algriens qui pensaient vivre assez longtemps pour assister la tenue dune lection prsidentielle libre dans leur pays, tant lide est ancre en eux que le prsident de la Rpublique ne peut sortir que de la casquette de linstitution militaire, et qu partir de ce moment, les jeux sont faits et la victoire assure, quels que soient le taux de participation et le choix des lecteurs.

Mais ce que lon sache, linstitution militaire na jamais oblig un prsident sortant se reprsenter, surtout sil excipe de son ge avanc ou de son tat de sant pour se retirer. Dans cette logique, larme, ou plus prcisment le DRS, ne pouvait imposer un candidat qu la condition express que celui-ci soit intress et consentant.
Sil ne ltait pas, comme Bouteflika en 1994, elle aurait cherch ailleurs ainsi quelle a t contrainte de faire aprs son refus. Une quasi-certitude donc : le quatrime mandat na pas t impos Bouteflika, il la voulu et, daprs les dclarations publiques de Sadani, obtenu contre lavis du DRS (et celui de centaines dofficiers suprieurs tenus par le devoir de rserve, comme devait complter le gnral Benhadid). Si telle navait pas t la volont du prsident, 2014 aurait pu tre lanne de la premire lection prsidentielle sans candidat prslectionn, autrement dit ouverte et dmocratique. Cela aurait t possible si, au lieu de faire annoncer au dernier moment sa candidature par le Premier ministre, le prsident avait fait accompagner la publication du dcret portant convocation du corps lectoral, en janvier dernier, dune adresse au peuple algrien dans laquelle il lui aurait annonc sa dcision de ne pas se reprsenter, en mme temps que son engagement superviser la premire lection prsidentielle la loyale de lhistoire du pays. Le jour dont ne rvaient pas les Algriens serait arriv leur grande surprise le 17 avril prochain et lHistoire aurait retenu que 2014 a t lanne du printemps algrien ; le vrai, car il est faux de prtendre que notre printemps est derrire nous, quon laurait fait en octobre 1988. Ce sont les trusters du quatrime mandat qui nous chantent cette chanson pour nous endormir. Non, notre printemps nous ne lavons pas encore eu ; il est toujours devant nous comme une promesse non satisfaite. Nous pouvions mme tre dispenss davoir le faire un jour au prix dun lourd tribut et le recevoir en offrande du dernier Mohican de la Rvolution du 1er Novembre. Ce cadeau, Bouteflika pouvait le faire son pays, mais il ne la pas voulu, laissant notre avenir sous un point dinterrogation. Quest-ce quil se serait pass sil ne stait pas prsent ? Les gens seraient immdiatement sortis dans la rue comme aux grands jours, avec des drapeaux et des portraits de leur prsident, celui qui a fait ce quaucun chef dEtat algrien, numide ou contemporain, navait fait avant lui : quitter le pouvoir vivant, sans avoir dmissionn ou t dmissionn ; la fin de son mandat, dans la srnit, la paix et la joie ; aprs avoir ramen sous lautorit prsidentielle les institutions prsumes lui chapper jusqualors Aprs cela, leffet de surprise aurait donn sa dcision de partir un retentissement extraordinaire en Algrie et ltranger.
Il aurait entendu les youyous dmotion de nos mres, femmes et surs ; il se serait dlect lire les commentaires flatteurs de la presse nationale et internationale sur son geste auguste et regarder sur les chanes de tlvision les louanges et les bndictions de ses compatriotes, une main distraite caressant les cheveux dun des enfants quon voit parfois ses cts. Il aurait reu des messages de flicitations de ses pairs trangers ; des potes exalts auraient compos au pied lev des odes hroques ddies son geste : un geste rvlateur dune nature gnreuse et dsintresse, dun amour sincre pour son peuple et sa jeunesse qui il aurait lgu un si haut exemple, un aussi sublime archtype ; il aurait fait honneur aux martyrs de la Rvolution, aux peuples arabes, africains et musulmans. Il serait devenu un trsor national dont on aurait pris le plus grand soin, une icne vivante, un saint personnage. Son nom aurait t crit en lettres dor dans la mmoire collective et les annales de lhistoire nationale. Il serait rest une autorit morale dans le pays et au-del jusqu sa mort. Il serait rentr dans le livre des hros qui a t ferm lIndpendance et qui aurait t rouvert exceptionnellement pour y ajouter son nom.
Des personnalits de tous les pays et de tous les domaines seraient venues le visiter comme un sage et une belle figure de lhumanit. Il aurait rejoint la galerie des grands hommes politiques o a rcemment pris place Nelson Mandela, rvr de son vivant et sanctifi aprs sa mort. Pour moins que a, Zroual a t mis sur un pidestal et sa maison est presque devenue un mausole. Il se serait retir aprs avoir donn lAlgrie tout ce quil lui a donn en bien et en mal. On aurait oubli le mal pour ne retenir que le bien ; on aurait surdimensionn et mythifi ce bien comme sait le faire lme candide des Algriens. Ce geste aurait effac tout ce quon lui reprochait quand il tait aux responsabilits entre 1962 et 1980 et entre 1999 et 2014, mme lexfiltration de Chakib Khelil et le sacre de Sadani la tte du pauvre FLN. Tout ce qui a t construit dans le pays avec largent du ptrole aurait t mis au crdit de son gnie. Personne naurait plus dit un mot de ngatif sur lui, pas mme les trois Mohamed : Benchicou, Abassa et Sifaoui. La silhouette floute dAbdelkader El-Mali aurait laiss place une image plus nette, celle de lhomme qui aura su prserver qadrahou (le respect de soi).
LEtat, son successeur et la reconnaissance populaire se seraient joints pour garantir son maintien vie dans la rsidence mdicalise o il est, avec les comptences mdicales trangres qui lentourent et un avion sa seule disposition, celui-l mme quil utilisait pour se rendre au Val-de-Grce, aux Invalides, Genve ou ailleurs.
En plus des avantages que lui confrent la loi et les dcrets non publiables, il nest pas impossible que la munificence des Algriens aurait dsign un champ de ptrole ou de gaz pour le rserver exclusivement aux besoins de ses frres et de leur chanceuse descendance.
Les Algriens, eux, auraient fait leur entre dans une nouvelle re, mtamorphoss par les derniers actes prsidentiels, unis comme jamais et rassurs sur leur avenir, mme sans ptrole. Si le 5 Juillet 1962 a sign lindpendance de lAlgrie, ce jour-l aurait sign lindpendance des citoyens, des lecteurs algriens. Fouett par la nouvelle dynamique psychologique et politique, le paysage politique aurait rapidement entam sa rorganisation sur des bases nouvelles et rationnelles ; les dcantations et les regroupements auraient commenc soprer ; les partis administratifs auraient donn lieu de nouvelles formations politiques aprs stre dlests des rgiments de baraghits qui les discrditaient ; des regroupements seraient spontanment apparus autour de candidats crdibles, et loncle Gad Salah, du haut des Tagarins et de son ge canonique, aurait observ ces ramnagements salvateurs dun regard oblique mais en rien menaant. On se serait progressivement achemins vers une vie politique enrichie de nouveaux visages, ceux des Algriens accourus de divers continents pour simpliquer dans la vie politique de leur pays et ceux rvls par les derniers vnements, dont la protesta symbolise par Amira Bouraoui. Mieux encore, on aurait admis lide que le grand homme propost un candidat prsentable qui, fort du parrainage moral de ce Omar Ibn Abdelaziz du XXIe sicle, aurait appel les acteurs politiques et la socit civile llaboration dun programme lectoral porteur dune transition consensuelle quensemble, et dans la confiance mutuelle, ils auraient conduite. Bouteflika avait clairement fait allusion son dpart la fin de son mandat lors de son dernier discours public Stif en mai 2012.
La salle stait mise applaudir tout rompre. La dgradation de son tat de sant depuis 2005 et le malencontreux AVC davril 2013 ont confort cette probabilit. Mais cest finalement une dcevante rtractation que les Algriens ont assist lorsquils lont vu dposer son dossier de candidature au Conseil constitutionnel alors quil nest plus que lombre de lui-mme, au milieu dune humiliante mise en scne. Finalement, il a pris contre-pied toute la nation ; il a, selon un mot attribu au gnral Toufik par M. Malti, fait ce quil savait faire le mieux : dribbler, cest--dire feinter, faire croire quelque chose pour ensuite faire juste le contraire. Si cet homme avait envisag un jour de quitter le pouvoir, il aurait peut-tre t sensible la magnificence voque plus haut et sy serait peut-tre dcid. Sil avait choisi lternit alors quil est au terme de sa vie, sil avait song au jugement de lHistoire, comme je ly invitais humblement dans ma lettre de 1999, il aurait prfr les honneurs de ses contemporains et les hommages de la postrit aux satisfactions dun quatrime mandat problmatique et de gros prils.
Mais il na pas vu cette magnificence. Il ne la pas vue parce quil na jamais envisag de partir, parce que cette ide ne lui a jamais travers lesprit, parce que cette ventualit na jamais fait irruption dans son subconscient ou mme ses cauchemars. A une digne et grandiose retraite dans lHistoire, il a prfr continuer patauger dans les histoires ; essuyer les quolibets et les sarcasmes des caricaturistes et des amuseurs de tlvision.
A une clipse glorieuse, il a prfr persister donner de lui le spectacle affligeant dun naufrag de la vieillesse accroch au pouvoir comme un noy la boue de sauvetage. Aucun prsident en fonction dans lunivers na atteint ce degr de dcrpitude, pas mme Bourguiba en son temps. Fidel Castro, qui nest pas une rfrence en matire de dmocratie mais un talon de mesure du despotisme, est parti alors quil tait en meilleur tat. Mugab est, certes, plus g, mais dispose quand mme de ses moyens physiques et intellectuels. Cest sur le plan psychique quil est gravement atteint. Quavait-il faire de ce maudit quatrime mandat qui va coter on ne sait quoi et combien au pays ? Il est dj la rise des mdias nationaux, arabes, europens, amricains et extraterrestres ; il est chaque jour vilipend par des milliers dinternautes ; cause de lui des manifestants sexposent quotidiennement, ici ou l, la rpression. L je marque un arrt pour dire nos autorits scuritaires : gare au premier mort !
Car aucun sacrifice ne mrite dtre fait pour le quatrime mandat, pour un homme qui est dans son tort sil est lucide, ou pour les gangsters qui le dtiennent en otage sil ne lest pas. Le cas chant, cest contre eux que les forces de lordre devraient lancer lassaut et ne pas faire de quartier. Comme Tiguentourine. La nation les dcorerait aprs cela de lOrdre du mrite national. Notre malheureuse histoire, dj surcharge de mauvais souvenirs (ceux des assassinats politiques, des rvolutionnaires de salon dans les capitales trangres au temps de la Rvolution, des trahisons, des prsidents ignares mais malades du pouvoir, des faux moudjahidine et des voleurs) devra en compter un autre en retenant de Bouteflika limage dun homme qui a plac sa personne au-dessus de la nation, qui a malmen la Constitution pour assouvir son attachement au pouvoir, qui a slectionn les figures les plus laides et les plus viles du pays pour le reprsenter et le dfendre moyennant on ne sait quelles contreparties en dehors de celle quon connat : limpunit. Il ny avait finalement que ces figures-l sur lesquelles compter car les gens propres et dignes qui voluaient autour de lui ou dans les autres institutions de lEtat (ils sont plus nombreux quon ne le croit) se sont discrtement mis en arrire pour ne pas tre complices de cette forfaiture.
Ce qui indigne et rvolte le plus dans cette sale affaire de quatrime mandat cest le climat de fausset dans lequel elle a t engage ds le dbut, ces mensonges qui ont commenc ds lvacuation au Val-de-Grce, ces tentatives par le faux et le ridicule de cacher au peuple la vrit comme si elle ne le regardait pas, ces mises en scne et ces montages damateurs quand il fallait le montrer la tlvision pour quil paraisse mieux portant quil ne lest, ces gestes calculs pour soulever une tasse, bouger une main, faire semblant de parler ou de bouger Cette comdie de mauvais got est atroce soutenir ; elle a dpass les limites du raisonnable et du supportable ; on nest plus dans la politique mais dans lescroquerie, larnaque et le crime moral.
Quel est ce mdecin asserment qui aurait attest que le candidat Bouteflika est apte au service ? En la circonstance, ce mdecin na pas affaire un patient anonyme reu dans son cabinet, tout comme il ne peut pas nous opposer le secret mdical car il sagit de la sant de notre pays, de lavenir de note nation et de sa scurit. Ce patient que vous nous donnez pour valide, sain desprit et de corps, docteur, toute la plante la vu, la entendu et, sans avoir fait vos tudes ni prt le serment dHippocrate, sait quil est trs g et trs mal portant.
Le certificat mdical qui figure dans son dossier de candidature ne peut tre quun faux, un certificat de complaisance. Et si nous tions dans un pays o la justice ntait pas chapeaute par un Louh, vous seriez poursuivi, dchu de vos titres et radi de lordre des mdecins. A moins que la chane du faux, de lusage de faux et de la complicit ne soit plus longue quon ne limagine. On a eu un aperu de ce que Bouteflika aurait gagn sil ne stait pas prsent. Mais il sest prsent. Il la quand mme fait ! Comme si, aprs avoir bien rflchi, pes le pour et le contre, valu le prjudice et le bnfice, il a arrt son choix en toute conscience pour on ne sait quelles satisfactions intrieures. Lui qui se piquait de grandeur, de gloire et de panache va terminer sa vie en mauvaise compagnie. A une fin honorable, il aura prfr une triste fin. a, en ce qui le concerne. En ce qui nous concerne, nous, des actions de salubrit publique simposent pour prmunir notre pays des risques auxquels lexpose le quatrime mandat.


N. B.
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