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Non madame la marquise, rien ne va !

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2014-03-17
 
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Manqool Non madame la marquise, rien ne va !




Non madame la marquise, rien ne va !




Tout le monde sait que lAlgrie de 2014 ne ressemble pas lAlgrie de 2000 ni celle des annes 1990. Le pays a t transform en profondeur, car nous avons eu les moyens et la volont. Mais il faut mettre un bmol ce changement, dclarait, ce week-end, Abellatif Benachenhou, lex-ministre des Finances, louverture de la confrence ayant pour thme Les nouveaux dfis du dveloppement, quil a anime lEcole prparatoire des sciences conomiques, commerciales et de gestion (EPSE) de Annaba.


Le Pr Benachenhou, lun des plus influents membres du brain-trust de M. Bouteflika, qui a ritr son tour le leitmotiv de la stabilit pour soutenir, demi-mot, le prsident-candidat pour sa propre succession, a nanmoins tonn son auditoire en prsentant un bilan des plus catastrophiques des annes Bouteflika sur le plan conomique. De grands dsquilibres territoriaux, des disparits entre certaines rgions et dautres contre lesquels le confrencier a mis en garde les futurs dirigeants du pays. Ces injustices sociales ont confortablement install un sentiment de frustration auprs des populations, qui risque davoir de srieuses incidences politiques et conomiques. Des changements sont intervenus dans certaines rgions au dtriment dautres. Nest-ce pas ce dsquilibre, ces ingalits, injustices sociales qui taient le fondement de la rvolution tunisienne ?, lanait-il ladresse du consul tunisien et le vice-consul de Russie, prsents la rencontre.
La sphre du service public ne doit pas tre envahissante pour lconomie
Un dsquilibre, mais dune tout autre nature, a t longuement abord par lhte de lEPSE de Annaba. Il se rapporte aux ressources injectes dans la sphre conomique et celles englouties dans le service public. Leau, lnergie, les tlcoms, le transport, la sant, lducation composent, entre autres, la sphre du service laquelle, soulignera lconomiste, sest, elle aussi, sensiblement transforme mais pas de faon quilibre et quitable. La sphre du service public et lconomie sont la fois lis et bien distincts. La sphre du service public ne doit pas tre envahissante pout lconomie.
Ces dissemblances ne peuvent tre acceptes au plan politique, soutiendra-t-il, ajoutant : Durant toute ma vie, jai eu dmissionner par trois fois et pour des raisons bien valables de conscience, et denchaner : Lautoroute nest pas un service public, la route nationale nest pas un service public. Lautoroute est un service rendu au public, cest l la diffrence, toute la diffrence. Pour M. Benachenhou, la route nationale, le logement ne relvent pas du service public. Le citoyen et les politiques doivent en prendre conscience. Suivre une logique autre que celle-ci est de nature pervertir le sens, le fondement du service public, ajoutant sur un ton ironique : Je souhaiterais vivement que me lon dise dans quel texte, en termes religieux ou rglementaires, peut-on lire que le logement doit tre assur par lEtat. Et de
sinterroger : Nest-ce pas une aberration de voir le m2 2500 DA et quelques mtres plus loin 150 000 DA ? Do la ncessit dengager une rflexion autour de la problmatique daffectation des ressources foncires au secteur du logement.

Sur sa lance, et pour mettre un bmol sur ses diatribes des politiques conomiques choisies sous lre Bouteflika, le confrencier a tenu temprer : Il faut reconnatre que la priode 2000-2014 a t marque par une rpartition des revenus trs peu galitaire. Mais lAlgrie devait rparer la socit algrienne, recoudre de profondes blessures. Nombreuses, trs nombreuses taient, selon celui qui fut coopt par feu Chadli Bendjedid la tte de la Commission des Affaires conomique et sociales du FLN les erreurs commises pendant cette mme priode (2000-2014). Mais il fallait y remdier, car ce sont ces erreurs qui ont conduit lAlgrie la situation complexe actuelle. Toutefois, la plus grosse dentre elles consistait en le dveloppement massif du service public au moment o la sphre conomique est reste rabougrie, soulignera-t-il.
En tmoigne ce constat : Sur 100 DA consentis au titre dinvestissement, 60 DA ont t raliss par lEtat, 25 DA par le secteur de lnergie et seulement 15 DA investis dans le reste de lconomie. Un dsquilibre structurel de linvestissement dont lAlgrie peut se passer. Un pays qui destine 23% de son PIB aux transferts sociaux et peine 3% linvestissement productif est un pays qui va droit la drive, qui senlise dans le sous-dveloppement, prvient-il.
Do lappel plus de sagesse budgtaire du FMI dans son dernier rapport. La sonnette dalarme, nous lavions tire bien avant, mais personne ne nous coutait. Mais les mmes mises en garde, lorsquelles proviennent de lextrieur, sont prises trs au srieux. Pourtant, nombre dexperts de linstitution financire internationale taient nos tudiants, sindigne le Pr Benachenhou. Cest se demander si celui qui a sollicit lexpertise de ce dernier, mondialement reconnue, tait le seul dtenir le vritable pouvoir de dcision. Dautant que, plus loin, lorateur dont les dclarations ont suscit moult interrogations auprs de lassistance, a encore lch : La dcennie de Bouteflika la premire fois o celui-ci est nommment cit par son ex-conseiller a t celle des grands projets (routes, aroports, rail, dessalements de leau de mer, etc. Encore, poursuit-il, fallait-il valoriser, rentabiliser ce qui a t fait.
De telles ralisations taient, considre-t-il, certes ncessaires, utiles mais une bonne ide peut tre excessive, une ide nest pas synonyme de projet. Partant, simpose une pause dans les grands projets. Il est temps de passer une nouvelle gnration de projets, cest--dire des petits et moyens projets qui devraient tre raliss par des Algriens, car il faut savoir que tous les grands projets ont t 75% raliss par des trangers, une autre aberration. Do limprative relance voire rforme du secteur de la formation professionnelle.
Le mal de lagriculture nationale ne se situe pas dans le statut de la terre !
Autre grosse erreur, autre dimension ! Le Pr Benachenhou a mis en garde contre la menace de linscurit alimentaire qui pse sur lAlgrie : Jamais le march mondial des produits alimentaires na t aussi dangereux pour nous quil ne lest maintenant. La strilit du secteur agricole est ainsi dcrie par ce thoricien de lconomie algrienne administre : LAlgrie est un pays didologues. Lon narrive toujours pas admettre que le mal de lagriculture nationale ne se situe pas dans le statut de la terre. Il est li et se nourrit de linefficacit de la production et des circuits de commercialisation. En Algrie, le statut de la terre nest que la moiti du problme de notre agriculture.
Depuis plus dune dizaine dannes, des sommes colossales ayant, toujours selon lui, t englouties dans le secteur sans pour autant aboutir aux rsultats escompts. Et personne ne semble sen soucier. Personne na, jusqu lheure, contest les vains investissements dans ce secteur. On continue de se tapir allgrement derrire le problme du foncier, sinsurge lancien directeur du Centre de recherches en conomie applique (CREA). En somme, lconomie nationale est en berne, la situation est grave, prvient le vieux routier du monde conomique. Mme si elle risque de faire mal, la vrit doit tre dite aux Algriens, loin des discours populistes.
Que ceux qui crient sur tous les toits que tout va bien madame la marquise, moi je dis non madame la marquise, rien ne va. Il faut apprendre faire son autocritique et arrter de se voiler la face, ne pas persister dans lerreur. Il ny a pas un pays dans le monde qui ne sautocritique pas. La vie est un ajustement permanent. Pour lauteur de Environnement et coopration internationale, la liste des lourds handicaps dont souffre le pays est longue, si longue : Dans la zone Moyen-Orient-Afrique du Nord (MENA), lAlgrie occupe lavant-dernire place en matire de haut dbit, inadmissible pour un pays de la taille de lAlgrie. Une entreprise moderne cest le haut dbit, une universit moderne cest le haut dbit, une administration, une administration moderne cest le haut dbit, un hpital moderne cest le haut dbit.
Benachenhou futur P/APC ?
Le confrencier a, en outre, appel bannir la logique de la ville vocation, ses effets tant lourdement dbilitants : Pour booster le dveloppement local, chaque rgion, chaque zone territoriale a besoin dtre dote de moyens de ralisation convenables. Au mme titre que leurs semblables des deux Chambres, les lus locaux devraient tre des hommes et des femmes poigne pour attnuer les mille et un maux contre lesquels leurs lecteurs se dbattent seuls. Raison pour laquelle le confrencier exhorte les pouvoirs publics la refonte totale du mode de scrutin se rapportant aux assembles locales et nationales, surtout, insistera-t-il. Car, estime M.
Benachenhou, le mode de scrutin en vigueur est de nature entretenir la crise de confiance qui existe entre le citoyen et son reprsentant au niveau des diffrentes assembles.

Ce citoyen na pas lui aussi t mnag par le professeur : LAlgrien achte le litre de carburant 23,6 DA et nhsite pas critiquer Bouteflika dans les cafs, alors que ce mme litre le Tunisien le paie un euro, lquivalent de plus de 100 DA, sindigne M. Benachenhou. Aussi, cet ex-argentier du pays sous les gouvernements Ahmed Benbitour et Ali Benflis a interpell, depuis Annaba, ses collgues, anciens ministres, sur la ncessit de penser mettre leur exprience ainsi que leurs connaissances au service du dveloppement local : LAlgrie compte au moins 233 anciens ministres.A lexception de Abdelhamid Aberkane, devenu maire dEl Khroub, aucun autre ancien ministre na cherch simpliquer dans le dveloppement local. Un autre exemple, au Maroc, lancien ministre, Fathallah Oualalou, sest consacr la mairie de la ville de Rabat. M. Benachenhou aurait-il omis quil fait partie des 233 anciens ministres ? A moins quil ne soit lun des adeptes du Faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais....
Sadressant tout particulirement aux jeunes tudiants de lEPSE qui suivaient avec une attention soutenue son discours, cette sommit de lconomie ne cessait de rpter : Nous navons pas besoin de rvolution pour hisser le pays au rang des nations dveloppes. Il faut prserver la stabilit du pays, mais avec le dialogue. Lautorit nexclut pas le dialogue. Je madresse vous, la jeunesse, car il y va de votre avenir, Hna eddana el oued (Nous, nous avons t emports par lOued).
Ce qui a fait ragir lun des tudiants qui, lors des dbats, a interrog et ctait peine perdue M. Benachenhou sur le 4e mandat auquel aspire le Prsident sortant : Bouteflika disait Hna tab djenanna, si Benachenhou nous dit Hna eddana loued. Quils aillent se reposer et nous laisser nous occuper de cette Algrie qui a besoin dun souffle nouveau, dun nouveau projet politique, conomique et social. Un navire aussi robuste et puissant soit-il na-t-il pas besoin dun cap, dune feuille de route pour arriver bon port ? Eux, ils ne lont pas amen bon port. Quils nous laissent choisir un nouvel quipage pour suivre la ligne droite. Car eux, ils ont pass leur temps hsiter entre tribord et babord, coper, colmater les brchesQue cherchent-ils au juste, nous mener tout droit vers un naufrage collectif ? Rapportez cela dans votre journal, cest un cri du cur de la majorit de mes camarades, nous a dclar, au sortir de la salle de confrence, ce mme tudiant qui bouillonnait de colre.

Naima Benouaret


 

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