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De Bandar Mohammad ben Nayef : vers o se dirige lArabie?

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2014-03-22
 
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De Bandar Mohammad ben Nayef : vers o se dirige lArabie?

De Bandar Mohammad ben Nayef : vers o se dirige lArabie?




Aucun changement na eu lieu dans le discours saoudien depuis le dbut du printemps arabe la fin 2010. La famille royale ntait en accord avec aucune des rvolutions lexception de celles qui ralisent ses aspirations, telle quen Libye, o la rvolution a cart lun des lments qui a toujours t un cauchemar pour lArabie Saoudite.
Tel tait le cas de la Syrie dans les premiers mois de la crise avant quelle ne se transforme en une guerre mondiale contre lEtat et le rgime.
Bref, lArabie a t le fer de lance de la contre-rvolution pendant toute la priode du Printemps arabe, elle a adopt trois stratgies: elle a tent de contenir certaines rvoltes (Egypte, Tunisie, Ymen), dintervenir directement (Bahren), et de militariser la rvolte (Libye et Syrie) indpendamment des rsultats de cette stratgie, qui sans doute a eu des consquences dsastreuses sur les rvolutions arabes en gnral.
Toutefois, les stratgies dengagement ne produisent pas ncessairement un bnfice net, surtout que lArabie Saoudite mise sur des conditions idales. Elle sattendait la formation dune coalition internationale solide, lattachement des groupes rvolutionnaires un plan militaire complet, et une aptitude unique de leurs combattants se sacrifier
Les espoirs de lArabie se sont aujourdhui dissips, la stratgie dengagement est apparue vaine, pis encore, ses rsultats dsastreux pourraient branler les bases de la stabilit du royaume. Actuellement, certains milieux politiques voquent un changement de stratgie saoudienne envers plusieurs dossiers, dont le dossier syrien, aprs lviction de Bandar ben Sultan (ancien chef de renseignements saoudiens) de la direction de ce dossier, et la nomination du ministre de lintrieur Mohammad ben Nayef pour traiter les consquences de lchec de la stratgie de Bandar dans lexploitation des groupes arms (tels qual-Qaida, les lments civils et militaires dissidents, et les bnvoles de lArabie et des autres pays du Golfe) dans le projet du renversement des autorits syriennes.
Les objectifs de la nomination de Ben Nayef
Daucuns ont faussement cru que Mohammad ben Nayef a t nomm pour la direction du dossier syrien la place de Bandar ben Sultan, et ceci nest pas vrai, parce que Nayef est concern avant tout dans le dossier de la scurit intrieure, et le dossier extrieur ne relve pas de sa responsabilit, sauf sil touche au volet intrieur.
Le retour de Mohammad ben Nayef de Washington aprs une visite de trois jours entre le 11 et 13 fvrier dernier a trac les prmices dune nouvelle tape dans le royaume saoudien, qui se prpare une lutte difficile dans la stratgie de la lutte contre le terrorisme, suite lannonce du dcret royal sur le retour des combattants saoudiens civils et militaires de lArabie.
LArabie na point suspendu sa stratgie daffaiblir lIran en appuyant les rebelles qui cherchent renverser le rgime syrien. Riyad veut donner limpression aux allis et ennemis quil uvre pour dvelopper un principe plus indpendant dans la politique extrieure aprs que le plus grand alli, les Etats-Unis ont chang leur politique concernant une action militaire contre la Syrie, et ont entam des pourparlers avec le plus grand ennemi du royaume, lIran.
Sans aucun doute, Riyad est confront une grande difficult dans la ralisation de ses objectifs en Syrie, suite aux divergences au niveau des intrts amricano-saoudiens sur la Syrie.
Du point de vue amricain, le renversement du prsident Bachar Assad ne vaut pas le soutien des groupes salafistes wahhabites. De plus, un accord avec lIran sur le dossier nuclaire et dautres dossiers, dont le dossier syrien, pourrait pargner Washington de pertes stratgiques. Pour Riyad, laccord irano-amricain veille les craintes saoudiennes et le rgime wahhabite y voit une menace son entit.
A la recherche de groupes wahhabites modrs!
Sachant que la majorit des groupes arms en Syrie sont en dsaccord avec le rgime saoudien, mme si leur idologie tait aussi wahhabite. Riyad a en effet commis une erreur en soutenant une alliance de brigades et de groupes djihadistes sous la bannire du front islamique et a voulu le prsenter comme tant modrs. Mais les allis nont pas tard raliser que ce front islamique ne diffre pas politiquement, militairement et idologiquement dal-Qaida, du front annosra et de lEIIL, et que le slogan de la lutte contre la rgime syrien pourrait changer tout moment et devenir  la lutte contre le rgime saoudien .
Les tentatives saoudiennes de reproduire un groupe modr issu des groupes dal-Qaida en Syrie ont t voues lchec. Les Etats-Unis et les pays europens soutenant le renversement du rgime syrien sont devenus convaincus que lArabie Saoudite est la productrice du terrorisme et des terroristes.
Les Etats-Unis et lEurope ont essay de toutes les forces de chercher des groupes modrs parmi les djihadistes salafistes, mais en vain. Pour cette raison, ces pays ont fait savoir Riyad que la modration se ralise travers la mise en place dune alliance religieuse laque en Syrie et que les Saoudiens doivent dmontrer que les rebelles constituent une alliance dislamistes et de lacs.
La rvolte de lEIIL contre le commandement dal-Qaida, reprsent par Ayman Zawahiri, a confirm limpossibilit de contrler les groupes lis al-Qaida. Les Saoudiens ont de plus compris que le recours aux organisations pour affaiblir lIran et ses allis a engendr des rsultats rciproques.
Echec saoudien dans le dossier syrien
Ceci se reflte sur le terrain en Syrie. Le mutisme saoudien face la victoire stratgique de larme syrienne Yabroud qui annonce de nouveaux exploits militaires de larme rgulire syrienne dans dautres provinces syriennes signifie une chose : le dilemme saoudien.
Ceci sexplique par :
- Le soutien des groupes arms contredit le dcret royal saoudien sur les combattants saoudiens ltranger, et les communiqus du ministre de lintrieur classant lEIIL, annosra et al-Qaida dans la catgorie des groupes terroristes. En mme temps, Riyad uvre pour empcher le camp de lIran et de ses allis de raliser des exploits militaires et politiques rapides aux dpens des violentes rpercussions attendues du retour des combattants leur pays. LArabie veut protger lintrieur, avant que ces derniers ne deviennent la principale menace pour le pays.
- LArabie Saoudite craint que lIran ne russisse convaincre Washington sur le dossier syrien et sur les ngociations directes de renoncer lide de changer le rgime en Syrie et dadopter linitiative iranienne de quatre points propose sur Lakhdar Brahimi lors de sa visite Thran il y a quelques jours.
- La source des craintes saoudiennes rside dans les rsultats attendus. Le succs de lIran accentuera lisolement de lArabie Saoudite, et amoindrira son influence sur lquation rgionale, lombre de laccentuation du conflit avec le Qatar, et la dtrioration de ses relations avec la Turquie suite au renversement du rgime des Frres musulmans en Egypte. A cela sajoutent des divergences profondes avec la Tunisie, le Soudan, Oman, Irak et des forces politiques sur toute ltendue du Moyen-Orient.
- La direction saoudienne va essayer de raviver le soutien amricain au projet du renversement du rgime syrien, bien que Riyad ait entam une rvision globale de ses politiques en Syrie, sur la base que cette dernire est devenue une source du terrorisme. Cette tentative saoudienne pourrait prendre une autre forme, soit des pressions diplomatiques denvergure. Loption du changement du rgime syrien pourrait tre retarde jusqu ce que les conditions soient prtes, compte tenu de la popularit croissante du prsident Assad.
- Labsence de Bandar ben Sultan, le prince tourdi selon la qualification occidentale, et la nomination de Mohammad ben Nayef au dossier du terrorisme est vocateur. Il a pris sa charge de lutter contre le terrorisme depuis la srie dattentats commis par al-Qaida en Arabie Saoudite en 2003 et la russite du ministre de lintrieur dans la stratgie de contenir al-Qaida travers la confrontation directe.
Pour lArabie Saoudite, la priorit est dsormais la mise en place dune alliance anti-Qaida avant de reprendre laction en Syrie, bien que les Saoudiens aient prsent avant quelques mois une proposition base sur une double stratgie deux volets : la confrontation dal-Qaida et le renversement du rgime en Syrie. Cette proposition sest avre ensuite quelle nest pas srieuse et quelle reflte une simplicit politique.
Le facteur pakistanais dans lquation syrienne
A la fin de lan dernier, lArabie Saoudite a sembl avoir retrouv ce quelle recherchait pour le dossier syrien : elle a fait introduire llment pakistanais dans lquation, sur le plan de larmement et de lentrainement. Des visites successives ont t effectues par de hauts responsables saoudiens Islamabad, comme Saoud el-Fayal, le ministre des Affaires trangres, Salmane ben Abdel Aziz, le prince hritier et le ministre de la dfense). En contrepartie, le ministre pakistanais de la dfense Rahil Charif sest rendu en Arabie Saoudite, o il a mis en place un plan pour former une alliance du front islamique et de larme syrienne, capable de contrler la formation dun gouvernement transitoire sous la direction de la coalition nationale syrienne.
Le Pakistan a besoin de largent saoudien, ceci a constitu une motivation pour simpliquer dans le dossier syrien, mais il existe de limites quIslamabad ne peut franchir : ses relations avec lIran, surtout aprs limplication de groupes dal-Qaida dans des attentats arms en Iran partir du territoire pakistanais. Le soutien pakistanais ne sera pas illimit, et sera bas sur lquipement des groupes arms en armes lgres. La Russie a affich sa colre face la livraison des groupes arms de roquettes pakistanais anti-ariens et anti-chars avec un financement saoudien, ce qui a permis de changer les quilibres de force sur le champ de la bataille. Washington nest pas satisfait de cette transaction, la raison en est claire : les craintes quant lobtention des factions extrmistes de ces roquettes.
Toutefois, il ne faut pas exagrer le rle des roquettes pakistanais dans le changement de lquation.
La situation sur le terrain au profit des autorits 
La situation sur le terrain en Syrie volue au profit du rgime syrien. Alors que les divisions dans le front de lopposition, dans son volet politique et militaire, se multiplient. Ceci ne signifie pas que la fin de la guerre prendra des annes mais les autorits syriennes renforcent leur prsence sur le terrain. LUkraine na pas affaibli la position russe mais elle la pousse soutenir encore plus la Syrie, et menacer de changer sa position sur le dossier nuclaire iranien dans ses pourparlers avec loccident.
En gnral, laccentuation du rle de Mohammad ben Nayef dans le dossier des groupes arms signifie un changement de priorits saoudiennes. Riyad se contentera de pressions diplomatiques sur la Russie, lIran et le Hezbollah, jusqu la ralisation de lobjectif ultime : le renversement du rgime syrien.
Le chaos global : Tel est le rsultat ralis par Riyad
Les princes saoudiens ont russi raliser un objectif unique travers leur implication dans la guerre en Syrie, en Irak, au Liban et au Ymen : le chaos dans toutes ses dimensions scuritaire, politique, psychologique, culturelle et nationale. On peut dire que lquipe de Bandar ben Sultan a russi anantir tout ce qui est rest despoirs sur le projet de la nation, sur une base nationale ou religieuse.
LArabie Saoudite nest pas sortie victorieuse de ses batailles, et na pas agi selon ce principe. Elle cherchait saboter les effets de la transition dmocratique mme si elle a russi rpandre le chaos dans toute la rgion. En dautres termes, elle a voulu que la perte soit globale.
Les choses sapprochent de leur fin, aprs que les intrts stratgiques des grandes puissances ont t affects, et que la stabilit au Proche-Orient et dans le monde a t branle. Les consensus se sont avrs ncessaires. Ce qui a impos lArabie Saoudite une rvision globale de sa politique, afin de prvenir de se noyer dans des crises auxquelles elle a contribu. Certes, il sera impossible den sortir sans faire de sacrifices.



(Arabi-press in Al Manar)



 

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