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LArme est force de maintenir le statu quo

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Repre : Dangereux statu quo Emir Abdelkader 0 2014-02-04 02:36 PM
Lultimatum de larme Emir Abdelkader 0 2013-07-28 05:54 PM
Larme maintient la pression Emir Abdelkader 0 2013-07-21 02:43 PM
ultimatum de larme Morsi Emir Abdelkader 0 2013-07-02 02:58 PM
Zeroual candidat, statu quo ou manipulation ? Emir Abdelkader 0 2013-06-24 03:05 PM

 
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2014-03-24
 
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LArme est force de maintenir le statu quo

Mouloud Hamrouche El Watan : LArme est force de maintenir le statu quo




Serein mais inquiet en raison des risques srieux qui psent sur le pays. Aprs ses deux sorties politiques qui ont rvl toute la gravit de la crise qui mine le pouvoir, Mouloud Hamrouche intervient loccasion dune interview accorde El Watan.


Il compte aller au-del de ses prcdentes dclarations leffet de dvelopper et dtailler son analyse de la situation complexe que vit le pays. Le chef de file des rformateurs assure avec gravit quil y a urgence et que le risque est rel. M. Hamrouche met ainsi le pouvoir face ses responsabilits historiques. Il affirme avec force et conviction que le systme, qui a atteint ses limites et ne peut plus se renouveler, ne peut plus gouverner dans la cohrence et la cohsion.
Sil refuse de rduire sa position la seule question du quatrime mandat de Bouteflika, il nen reste pas moins que lhomme appelle un changement du tout au tout du systme politique algrien. Nous sommes face un risque majeur. Cest dans ce sens que javais invit larme ne pas simpliquer dans le choix des hommes.
Ce type de crise touchera la discipline et limage de larme, altrera son rapport la socit, a-t-il averti. Et de poursuivre : Dans le mme temps, la faade politique a cru quelle est autorise faire abstraction du projet national. Personne, aujourdhui, na de discours sur le projet national. Y compris le chef dEtat actuel.

-On voudrait commencer cette interview par lactualit immdiate, lie la spirale de violence dans la valle du Mzab, avec son lot de victimes. Que se passe-t-il dans cette rgion ? Pensez-vous quil y ait un rapport avec la crise au sommet du pouvoir ?
Je suis pein par ce qui se passe dans cette rgion et je massocie la douleur des familles des victimes. Malheureusement, ce qui arrive est la consquence de labsence de gestion et un exemple difiant sur les insuffisances de la gouvernance en Algrie de manire gnrale. Je ne peux affirmer ou infirmer lexistence dun lien avec les problmes du sommet, mais la conjoncture la favorise. Mais ce qui se passe ailleurs est galement de la mme ampleur. Des meutes partout. Cest devenu une caractristique de lAlgrie presque au quotidien.

-Ce qui se passe dans le Mzab inquite beaucoup les citoyens. Vous dites quil y a l absence de gestion ; dans votre appel vous dites que llection est un moment qui pourrait projeter lAlgrie vers lavenir. Ce nest pas le sentiment quont les Algriens aujourdhui. Le systme a dcid de garder tous les leviers en main
Javais dit que cette chance comporte un risque et une opportunit. Lopportunit de voir, aprs la prsidentielle, lAlgrie sengager sur la voie de la construction dune vraie dmocratie et dun vritable Etat de droit ; le risque est de voir lembrasement des conflits du sommet. Jai t heureux de voir lancien prsident de la Rpublique, Liamine Zeroual, exprimer la mme inquitude et prciser ce que devrait tre le contenu de la future mandature. Il dit clairement que le pays a besoin dun nouveau consensus national, de rnover notre systme politique, de souvrir sur la socit, de garantir les droits des citoyens. Il tait important quil le fasse vu sa personnalit et sa moralit. Il y a une forte demande de la socit, mais ce nest pas encore une volont du pouvoir. Cette demande ne figure pas dans les programmes des candidats. Elle est porte par des femmes et des hommes des mouvements et partis conscients, lucides et inquiets des menaces qui guettent le pays. Ces menaces viennent du risque de leffondrement du systme. Un systme qui a atteint ses limites, qui ne peut plus se renouveler, ne peut plus gouverner dans la cohrence et la cohsion. Car il nest plus porteur du projet national.

-Dans votre appel du 17 fvrier, vous avez dclar aussi que le pays vit des moments sensibles la veille dune lection politique. Dans quelles conditions politiques intervient justement cette chance ? Visiblement pas dans la srnit, la cohsion et la discipline lgale
Le pouvoir affirme de manire implicite que la crise est termine puisquil y a eu leve de ltat durgence et, en mme temps, il signale que larme ne doit plus simmiscer dans le champ politique. Alors que cest elle qui la lgitim. Cela pose un srieux problme. Si larme na plus lgitimer, de quelle lgitimit peuvent se revendiquer ces hommes ? Des centres et groupes autour du pouvoir formel veulent exercer le pouvoir, sans la surveillance larme et sans partage, par le maintien des lois dexception, malgr la leve de ltat durgence, le contrle des directions des partis gravitant autour des mme sphres.
-Beaucoup dhommes politiques denvergure voquent laffairisme. Il y aurait eu irruption, plus quauparavant, des milieux daffaires de type maffieux. Quen pensez-vous ?
Oui. Cest une consquence de la crise, mais cela ne la justifie pas. Pendant que larme et les services de scurit luttaient contre le terrorisme et la violence, les administrations gouvernementales, les administrations prennes dautorit ont t phagocytes ou mises en chec, linstar des autorits fiscales, douanires et montaires. La source de laffaiblissement de ces administrations rgaliennes de lEtat est la conjonction entre labus de pouvoir, les passe-droits et le champ du non-droit. LEtat et le gouvernement sont menacs dans leurs fondements.

-Votre appel a ttanis et contraint deux courants du pouvoir la Prsidence et le DRS faire alliance alors quils taient en conflit
La premire motivation tait la baisse de tension et de signaler que le conflit entre hommes na jamais t dun bon apport et pour les hommes et pour le pays. Javais effectivement des inquitudes. Je voulais signaler que le problme ne rside pas dans des querelles, mais dans lobsolescence du systme politique. Un systme bout qui ne peut plus choisir et dcider. Il a atteint ses limites et peut seffondrer tout moment. Les conditions objectives pour cela sont runies. Construire un consensus derrire larme autour de tel ou tel candidat nest plus possible. Le lieu de naissance risque lavenir de devenir source de problme. Ce serait grave.
-L, vous faites une proposition. Comment se dcline le compromis auquel vous appeliez ?
Lide est dlaborer un consensus national nouveau, fond sur notre identit, notre scurit et notre projet national dinstaurer un Etat dmocratique fort, qui garantisse les droits et lgalit entre tous les Algriens, en passant dun systme totalement autoritaire vers un systme totalement ouvert et dmocratique. Cela ncessitera de squencer les phases de transformation et ltablissement des garanties y affrentes. Il y a urgence et le risque est rel.

-Votre premier appel a t vite suivi de lannonce de la candidature de Abdelaziz Bouteflika pour briguer une quatrime mandature, sachant quil est gravement malade. Un passage en force. Quel commentaire cela vous inspire ?
Je ne porte pas de regard sur lhomme, mais sur le systme. Je ne veux pas polmiquer sur la sant du Prsident sortant. Il ny a que son mdecin et le Conseil constitutionnel qui doivent le faire. Le prsident est absent et continuera ltre aprs le 17 avril, sil est lu. Cela pose un srieux problme quant la prsence de notre pays au plan gopolitique Il est lgitime de sinterroger sur les motivations qui poussent le systme et ses hommes imposer la candidature du prsident. Le systme ne laisse pas beaucoup de choix aux Algriens.

-Un prsident physiquement affaibli, entour de groupes en lien avec des milieux maffieux, va sans doute avoir un impact dsastreux sur le pays ?
Notre crise a trop dur. Elle est devenue inextricable. Elle est sur le point de devenir insoluble par des moyens pacifiques. Aucune partie, aucun parti politique nont la capacit de rsoudre notre crise. Pis, le gouvernement na plus la matrise de gouverner ni dadministrer le pays.

-Il y a une forte mobilisation dans la socit, des personnalits politiques denvergure, Liamine Zeroual qui exprime avec ses mots lui lopposition la quatrime mandature de Bouteflika. Aujourdhui, vous, Monsieur Hamrouche, tes-vous oppos au quatrime mandat ?
Le problme ne se pose pas en termes dtre pour ou contre une quatrime mandature. Il y a des problmes graves qui se posent et dautres qui vont se poser immdiatement aprs la prsidentielle, avec ou sans le quatrime mandat. Alors, la question est comment viter au pays dentrer dans des crises additionnelles. Car le systme politique en place ne peut plus produire de gouvernants, de solutions et de volonts. Ces impasses risquent de faire perdre au pays les dernires opportunits et douvrir une nouvelle liste dautres victimes.

-Nest-il pas trop tard ?
Un peu tard, mais ce nest pas encore trop tard.

-Lon comprend que vous vous engagez vous impliquer et jouer un rle politique dans le futur. De quelle manire ?
Le pays a besoin de rponses maintenant. Le temps nest plus un alli, le hasard nest pas une politique et leuthanasie nest pas une mdication. Dans lurgence, le pays a besoin de toutes les bonnes volonts, toutes les ides et aucune contribution nest moralement rcusable. Pour sortir le pays de sa crise, il faut mettre un terme aux diffrents blocages et briser les multiples impasses. Cela ne se fera pas par un retour au pass, car on ne peut revenir en arrire ni par des tergiversations ni des manuvres dilatoires.
Mais par des solutions consensuelles qui marchent et qui captent ladhsion du plus grand nombre des citoyens et de toutes les rgions du pays. La transformation est mise sur le compte du pouvoir, qui doit apporter une srie de rponses et dactions concrtes en guise dengagement et de bonne volont. Cette transformation est aussi mise sur le compte des directions des partis en cas de rponses adquates et avres de la part du rgime.

-Vous engagez-vous jouer un rle dans cette transformation du systme ?
Personnellement, je suis prt apporter ma contribution en termes de rflexion et dimplication. Je suis prt mengager auprs de lopinion et des citoyens pour les convaincre du bien-fond de la dmarche du changement.

-Pensez-vous que vous seriez entendu ?
Le pays attend une telle dmarche. Les citoyens veulent reprendre leur place dans le mouvement de lhistoire. Ils patientent, observent et prospectent les choix, les voies et les solutions qui sont offertes eux. La solution la moins coteuse leur donnera plus de voix et dlan. Elle donnera au pays plus dopportunits, plus de stabilit et plus de respectabilit. Et le pays cessera dtre mal vu et mal trait.

-On vous reproche souvent, dans vos sorties politiques, de vous adresser uniquement larme et non pas aux Algriens. Que rpondez-vous ?
Cest vrai. Ce reproche est justifi. Je madresse ceux qui gouvernent et ceux qui les lgitiment. Je madresse au pouvoir parce que la majorit de la population a t force de dserter le champ politique. Elle refuse dcouter un discours tronqu et mensonger et des contrevrits.

-Vous avez dclar, lors de votre confrence de presse du 27 fvrier pass, que larme ne doit pas tre enrle dans les conflits politiques et idologiques et lencadrement des forces de dfense et de scurit soumis, chaque chance prsidentielle, dintolrables pressions. Aujourdhui, larme est-elle entrane dans des luttes pour se maintenir au pouvoir loccasion de cette prsidentielle ?
Larme na pas faire allgeance. Elle a dj fait son allgeance au pays, lEtat, la nation et son projet national. Nous observons lapparition, pour la premire fois, de divergences sur les choix des candidats. Nous sommes face un risque majeur.
Cest dans ce sens que javais invit larme ne pas simpliquer dans le choix des hommes. Ce type de crise touchera la discipline et limage de larme, altrera son rapport la socit.Dans le mme temps, la faade politique a cru quelle est autorise faire abstraction du projet national. Personne, aujourdhui, na de discours sur le projet national.

-Y compris le chef dEtat actuel ?
Oui, y compris le chef dEtat actuel.
-Pensez-vous que les chefs militaires des niveaux diffrents sont daccord ou diviss sur la dmarche politique suivre dans cette phase ?
Je voulais justement viter au commandement que leurs subordonns sinterrogent sur la conduite tenir. Je ne souhaite pas voir de courants dans larme.
-Avez-vous rencontr des chefs militaires ?
Je ne rponds pas cette question, elle est absurde. Jai toujours dit que je suis lenfant du systme, jai contribu construire ce systme. Je suis un ancien officier de larme. Il est vident que je connais mes anciens camarades, mes anciens compagnons. Je ne suis pas dans un complot et je ne lai jamais t.

-Votre appel est interprt par certains acteurs politiques comme tant un appel du pied larme pour vous porter au pouvoir. Que rpondez-vous ?
Il y a une dclaration au moment o Zeroual avait appel, en 1995, une lection prsidentielle, jai t approch pour tre candidat. Javais pos trois conditions. Je ne serai jamais contre le candidat de larme, je ne serai jamais candidat une lection o les rsultats sont tablis davance, et je ne serai pas candidat contre Zeroual sil se prsente. Certains, dessein, ont retenu juste la premire condition, en faisant croire lopinion que si larme mappelle je serai son candidat.
Jai t candidat en 1999, parce quil y avait des personnalits respectes, respectables par lopinion nationale et internationale. Nous avions voulu imposer un minimum douverture au scrutin et tester la volont du systme ouvrir les lections. Candidature ouverte, campagne extraordinaire, malheureusement le scrutin tait totalement ferm.

-Vous ne vous tes pas port candidat la prsidentielle davril 2014 parce que larme a choisi son propre candidat en la personne de Bouteflika ?
Aujourdhui, larme na pas choisi de candidat. Elle a t force de maintenir le statu quo. Nous sommes dans limpasse.
-Quel est votre regard sur lconomie algrienne aujourdhui ?
Les donnes rendues publiques ne sont plus fiables et visiblement les structures officielles charges de collecter les informations conomiques nont plus les moyens et lautorit pour le faire correctement. Une fois de plus, cest une autre administration prenne dautorit qui subit lagression des dtenteurs du discours lyrique sur des lendemains qui chantent.
La neutralisation de cette administration contribue la disparition de linformation conomique, notamment sur les transferts sociaux, la destination des dpenses ainsi sur linvestissement industriel rel et la spculation sur le dinar.

-Quand vous appeliez les nouvelles gnrations prendre des responsabilits, on comprend que vous parliez des jeunes officiers de larme colonels et jeunes gnraux. Est-il venu le temps dinviter la vieille garde cder les rnes ?
Oui. Jai souhait que lancienne gnration prpare les conditions de son dpart. Jai invit la nouvelle gnration mettre le pied ltrier, si ce nest dj fait. Car la sauvegarde des fondamentaux de notre mouvement de libration nationale, lidentit algrienne, la scurit nationale et le projet national qui consiste en un Etat de droit et un pays fort dans son conomie, une universit performante, une cole qui produit des lites va leur incomber. Jai ajout dans mon deuxime appel que les nouvelles gnrations ne doivent pas sencombrer des querelles et fardeaux dhier.Les nouvelles gnrations ne doivent pas avoir de contentieux avec le pass du pays.

-Quel est le sentiment qui rgne chez les jeunes officiers militaires en cette situation cruciale que vit le pays ?
Ce que je sais ou ce que je crois savoir, cest quils sont affligs par le fait quon leur demande daffirmer leur allgeance aux hommes.

-Lon susurre par-ci par-l que vous avez t approch par le cercle prsidentiel et par lautre segment du pouvoir, le DRS notamment, pour occuper ventuellement un poste de vice-prsident ?
Je souponne les cercles proches du pouvoir dtre derrire cette rumeur. Ce type de rumeur peut participer, de leur point de vue, baisser les tensions pour faire croire une possibilit dallgeance.

-Vous dites que le pouvoir a atteint ses limites historiques, bout de souffle, une ralit quil ne veut pas admettre, du coup il refuse lide dun compromis national. Ne craignez-vous pas que cette situation pourrait conduire un affrontement violent dans la socit ?
Je nexclus pas laffrontement, mais jestime que les conditions daujourdhui imposent aux uns et aux autres daller vers un compromis. Le sens de ma dclaration tait de le leur rappeler. Il est du devoir de chacun de dpasser le clivage rgional ou rgionaliste ou tribal et de trouver des compromis. Et cest pour cela que javais dit que dans chaque crise, il y a des victimes, mais aussi et surtout des opportunits.
Les peuples et les lites intelligentes transforment les crises en opportunits. Est-ce que nous avons suffisamment de sagesse dans les rouages du pouvoir, dans les hommes qui commandent pour dire quon na plus besoin de victimes. Cela suffit. La crise a trop dur.

-Existe-t-il une tendance forte lintrieur audible votre appel ?
Je ne suis plus en fonction, je ne suis plus dans larme depuis longtemps. Jaffirme que notre arme recle des hommes comptents, une nouvelle gnration bien forme, bien au courant de ce qui se passe dans le pays et ailleurs. Elle nest pas enferme.


Omar Belhouchet et Hacen Ouali




 

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