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Ghardaa prisonnire de ses vieux dmons

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2014-03-24
 
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Ghardaa prisonnire de ses vieux dmons

Ghardaa prisonnire de ses vieux dmons



Jamais, depuis lclatement du conflit entre Mozabites et Arabes dans la wilaya de Ghardaa, le conflit na atteint une gravit telle que celle vcu depuis ces derniers mois. Jusque-l circonscrit dans des localits avoisinantes, notamment Berriane, et Guerrara, le conflit sinvite prsent Ghardaa- ville et ses nombreux quartiers populeux o se mlent Mozabites et Arabes. Limage la plus frappante est offerte par le spectacle de destruction et de dsolation quoffre la place du march, qui accueillait les deux communauts et les visiteurs de passage.

Dsormais, plus rien ne sera comme avant, et pour longtemps : Il y a eu mort dhomme font remarquer les habitants de Ghardaa et les deux communauts se barricadent, chacune de son ct, svitent, si elles ne saffrontent pas.
La semaine dernire fut particulirement sanglante et destructrice et ses rpercussions devraient, selon toute vraisemblance, sinscrire dans la dure. Dailleurs, la venue de la dlgation conduite par le Premier ministre par intrim, na pas apport les rponses au problme rcurrent. La seule dcision prise fut la rponse scuritaire pour parer au plus press, ramener lordre et la scurit, sans pour autant sattaquer aux vritables causes de ce conflit intercommunautaire, ni apporter des solutions durables aux revendications lgitimes des deux communauts.
Le gouvernement a du mal apporter une rponse la mesure des dfis qui se posent Ghardaa et des risques qui planent sur cette rgion, la lumire de ce qui vient de se passer la semaine coule. Mais les deux parties en conflit narrivent pas, non plus, sentendre sur le minimum, et les derniers incidents nont fait quaggraver le foss entre les deux communauts, rendant tout dialogue immdiat quasi impossible.
En pleine tourmente, nous avons rencontr les reprsentants des deux communauts pour confronter leurs thses, en toute impartialit, et sans prjugs.

Aux sources du conflit
Sil est une chose sur laquelle les deux parties ne sentendent pas, cest bien les causes du conflit intercommunautaire, ce qui rend de plus en plus difficile la recherche dune issue durable et acceptable pour les deux parties.
Pour Bouamer Bouhafs, le prsident du conseil de la fondation des Chambis : Il faut demander aux gens qui sont lorigine. Nous avons t victimes dune agression organise. Ce sont des groupes paramilitaires organiss, avec casques, boucliers et projecteurs. Avant de nous attaquer, ils se sont runis, et ils avaient des objectifs.
Nous navons aucun problme avec le rite ibadite. Jamais un imam malkite na critiqu le rite ibadite. La faute leur incombe.
Par le pass, des chauffoures ont eu lieu, mais elles taient vite circonscrites. Mais cette fois-ci, cest prmdit. Ils ont des objectifs, des revendications. Je naccuse pas tous les Ibadites, mais un groupe. Ce mme groupe qui, il y a deux ans, avait fait un meeting devant le sige de la wilaya o il avait brandi le drapeau des rvolutionnaires libyens. Cela voudrait dire ce que cela voudrait dire. Leurs notables ont, peut-tre, march pour faire passer un message disant pourquoi les malkites nous traitent de kharidjites et disent que nous navons pas fait la Rvolution ? Pourquoi les malkites monopolisent la Rvolution ?. Pour moi, la rue nest pas une rfrence. Ceux qui traitent les ibadites de kharidjites sont une minorit (salafistes, ndlr). Ce groupe dextrmistes se rclamant du MAK et rclamant la reconnaissance de lidentit ibadite, nous accuse, mais nous navons pas dinstitution reprsentative comme cest le cas pour eux (les Azzabas). Lorsquon nous a convoqu pour rencontrer le Premier ministre, dans le cadre de linstallation du Conseil des sages, on la fait titre individuel. Le chef de leurs notables a dit quil pouvait donner tout de suite une liste de noms pour siger au Conseil des sages, sans problmes, pour faire allusion aux malkites qui, eux, ne sont pas organiss sous une institution unifie. Nous navons pas dintermdiaire avec ladministration, et cest l o rside la diffrence entre nous et eux.

Nous nous considrons comme des citoyens, comme tous les autres Algriens

En ce qui concerne les derniers incidents qui ont eu lieu la semaine dernire, Bouamer Bouhafs dira : Nous navons fait que riposter et spontanment. On nous a attaqu dans nos maisons. Notre interlocuteur rfutera la thse selon laquelle cette monte de fivre serait due la publication de la liste dattribution de logements sociaux : Cest une grande supercherie. Le problme du logement se pose partout travers le pays. Si ctait le cas, les manifestants auraient d saccager des difices publics, comme cela sest fait travers le pays.
Je pense que les violences sont instrumentalises de lautre ct. Si ce nest pas ces groupes extrmistes, il ny aurait pas de problme. La preuve : les quartiers ibadites sont calmes. Ce sont nos quartiers qui sont attaqus. Pour lui, ce qui sest pass Berriane et Guerrara serait le fait des mmes commanditaires et aurait obi au mme scnario et daffirmer que les ibadites sy attendaient. Lors de nos rencontres avec eux, certains nous disaient : ce qui est venir est pire. Leurs notables savaient. Nous avions soulev le problmes des motards qui sentranaient. Leurs notables taient au courant et nont rien fait. Un membre du conseil, habitant le quartier de Theniet El Makhzen, le quartier le plus populeux de Ghardaa renchrit : Les ibadites ont eu plus quil nen faut. Ils ont quatre stations FM, une radio locale exploite 70% par eux. Ils sont majoritaires dans toutes les assembles lues, avant que Bouamer Bouhafs ne tente de nuancer les propos : Nous nous sommes accepts. Il ny a jamais eu de rejet dun point de vue culturel. Beaucoup dibadites priaient dans des mosques malkites avant de pointer du doigt un groupe qui appartient des organisations qui veulent appliquer un agenda extrieur.
Tout en niant une quelconque reprsentativit du mouvement des jeunes du Sud, il dira que ce qui sest pass ces derniers jours constitue une cassure. Ce nest plus Ghardaa. Il y a eu un allgement du dispositif scuritaire, ce qui a encourag ces violences. On nous a attaqus alors que nous tions dans la mosque pour la prire du vendredi. Ctait une bande organise, les uns ont barr la route, pour empcher larrive des secours, et les autres nous ont attaqus.
A ce moment prcis (mercredi soir, ndlr), Bouamer Bouhafs, reoit un appel : Cest un imam qui mappelle pour me signaler quune bande de motards vient de faire le plein dans une station du ct de Bouhila. Ils vont srement commettre une attaque, je dois alerter les services concerns. Devant nous, il donne quelques coups de fil, avant de poursuivre lentretien. Mme sil insiste sur le fait que ces violences soient le fait de groupes extrmistes, il affirme quil ne peut pas identifier ces groupes qui foutent la pagaille.
Cette lecture des causes du conflit est diamtralement oppose celle exprime par S. Slimane, un notable mozabite qui estime, lui, que les causes sont dordre historique, conomique, social, culturel et politique. Pour lui, il y a eu des vnements annonciateurs directs de cette violence extrme. Depuis quelques annes (notamment les incidents de Berriane), il y a eu un ensemble dincidents entre les deux communauts, mais trs limits. Au lieu dassurer la prise en charge de ces incidents, qui tournent particulirement autour du foncier, lEtat a t absent. Les notables des deux communauts taient, eux aussi, absents. Cette non-prise en charge explique cette accumulation qui fait qu un certain moment, la marmite explose.
Entre novembre et dcembre derniers, la fameuse liste dattribution de logements et de lots de terrains a engendr une tension qui tait palpable. Les jeunes simpatientaient. Cela est intervenu un moment o Ghardaa connaissait lapparition dun nouveau mouvement de jeunesse qui commenait sexprimer depuis les annes 2000. Ces jeunes exprimaient leurs revendications claires et prcises et simposaient au niveau local. Ce mouvement ntait pas apprci par les dcideurs et les notables des deux communauts. Ce mouvement des jeunes a fait lobjet dintimidations, de procs. Ce qui est nouveau, cest que ce mouvement a particip ce que lon appelle le printemps du sud. Le mouvement tait tellement important quil y a eu raction du gouvernement, travers des mesures pour apaiser les tensions. Mais cela na pas march, par ce que les promesses nont pas t tenues. La tactique du pouvoir tait de briser ce mouvement. Ils ont attis les tensions entre les communauts qui existent dans tout le Sud. On a eu des incidents Illizi, Bordj Badji Mokhtar, Guerrara, et aussi entre des tribus dEl Oued et Khenchela.
Un nouveau rapport de force est n dans le Sud et les dcideurs doivent en tenir compte. Et cest ainsi quil a t dcid de donner en priorit les logements et lemploi aux autochtones.
Avec tout cela, il y a eu Ghardaa. Ils ont attis les tensions entre les deux communauts. Il fallait trouver la dmarche pour faire exploser la tension. La provocation tait la suivante : les listes dattribution de logements sociaux. Les jeunes taient impatients de voir ces listes. Mais la majorit arabe autochtone pensait quelle allait en tre la seule bnficiaire, estimant que la communaut mozabite, qui na jamais eu droit au logement social depuis lindpendance, nen faisait pas partie. Les dcideurs, au regard du poids du mouvement, taient obligs de faire une distribution parts gales entre les deux communauts. Cela na pas t bien accueilli par les jeunes Arabes. Ce qui explique leur frustration et leur manifestation. Le premier incident a eu lieu la veille de laffichage des listes. Les Arabes ont manifest pour demander laffichage immdiat des listes. Cette communaut voulait faire pression sur les dcideurs pour reculer sur le principe dquit entre les deux communauts. Lors de la manifestation, il y a eu caillassage de magasins de la communaut mozabite. En soire, il y a eu pillage dun magasin mozabite, ce qui a conduit la grve des commerants mozabites pour demander la scurit.

Pour moi, le principe de quotas est un principe communautariste et non un principe citoyen. Cest une logique qui a t impose par le pouvoir. Cest l la provocation. Quand lEtat tombe dans ce jeu, il y a excitation de lesprit communautaire. Ce principe est condamner par les deux communauts. Je souhaite que tous les dmocrates dnoncent ce principe qui attise les diffrences et les violences.
Pour revenir au mouvement du Sud, cest la premire fois que les Mozabites sortent de leur coquille, ce qui explique lacharnement des dcideurs contre cette jeunesse.
Dans cette violence, le pouvoir na pas jou son rle. Il a laiss faire. Chaque fois, la force de la loi devrait tre le bouclier pour briser tout lan de violence. Malheureusement, on a laiss faire. Cest pourquoi il y a eu des incidents juste aprs, notamment lincendie de quatre magasins et les incidents sanglants Ami Sad. La police salliait avec une communaut, contre une autre, encourageant les jeunes Arabes aller de lavant, et les jeunes Mozabites se sont sentis lss. Ceci a contribu attiser les haines et les violences. Les responsables nont pas ragi de faon ferme et impartiale. Les jeunes Mozabites ont d se dfendre. Ils ont t mis devant le fait accompli.
Aprs la mort de quatre hommes, le dispositif scuritaire a t rapidement lev. Cest vrai que le calme est revenu, mais il tait prcaire. Quand on se plaignait aux policiers, nos dolances ntaient pas prises en charge. La communaut se sentait dlaisse. Il y a eu dfaillance scuritaire, mais surtout diminution des effectifs. Certains quartiers chauds nont pas t gards convenablement. Ce qui explique la reprise des violences durant lesquelles il y a eu destruction de lensemble des commerces de la communaut mozabite de lavenue Didouche-Mourad, Theniet El-Makhzen. Face cette situation, la communaut mozabite sest sentie oblige de ragir. Ils ont incendi quelques petits magasins, ensuite il y a eu systmatiquement des incendies. La jeunesse voulait prendre sa revanche.
Ce qui est remarquable, cest quil y a un commandement. La communaut arabe a toujours agi en offensive, et les Mozabites en dfensive. La violence a eu lieu dans les quartiers tampons entre les deux communauts. Quelques quartiers de la communaut arabe implants dans des cits mozabites nont jamais t touchs. Les jeunes Mozabites veillaient sur eux pour que les gars mozabites ne les touchent pas, alors que les Mozabites habitant les quartiers arabes ont subi les menaces, sous le slogan : Dgage !.
Certains parlent de problme entre malkites et ibadites. Cette explication ne tient pas la route. Les ibadites avaient leurs mosques et leurs fidles. Les malkites aussi. Aucun na essay de convertir lautre. Au contraire, chacun respectait lautre. Certains salafistes essaient dexploiter la thse des kharidjite pour nous discrditer.
Quant lhistoire de barons de drogue qui seraient derrire les vnements, je dirais que sil y a drogue, elle nest pas exclusive une communaut. Il ny a pas de lutte entre barons de la drogue et Ghardaa nest pas une place forte de la drogue. Cet argument est fallacieux, pour essayer de fuir les solutions au problme rel : il y a un problme entre les deux communauts qui a t exploit par les dcideurs politiques. Quant aux autres arguments avancs, comme la main de ltranger, cest une explication passe-partout qui est use par le temps.
Par contre, il y a un problme Mozabites-Arabes autochtones, pas dans le sens ethnique, mais culturel. Les Mozabites ont toujours t des sdentaires, des btisseurs qui ont cr la palmeraie. Il ont toujours eu cette logique de cration, de travail srieux, dabngation, pour faire face la duret de la nature. Cette spcificit mozabite nexiste pas chez la communaut arabe. Il y a une diffrence culturelle. Ils ont une culture bdouine et nont pas cet acquis historique. Cela engendre des comportements, des reflexes qui sont diffrents.
En Algrie, nous navons pas cette culture de la diffrence, ce qui a cr des comportements de rejet.
Dans lhistoire du Mzab, quand la communaut arabe est venue, nous avons essay des les intgrer, mais cela na pas march.
A lindpendance, la communaut arabe a essay de prendre sa revanche, en accaparant les rouages politiques. Beaucoup ont profit de cette situation pour tirer au maximum profit de la rente et mettre de ct la communaut mozabite, en nous disant : Vous navez pas fait la Rvolution, ce qui constitue un argument fallacieux. Le Mozabite est rest le mme, prfrant aller crer la premire zone industrielle prive du pays, en dpit du fait que linvestissement priv tait mal vu du temps de Boumediene. Aprs le tarissement des robinets de la rente, la jeunesse arabe vivait dramatiquement les problmes de logement, de chmage, de misre, mais cette dtresse, na pas t prise en charge par ses tuteurs. Au lieu de soccuper de cela, leurs reprsentants soccupaient de linformel, hormis quelques promoteurs qui ont contribu leffort de dveloppement. Cette dtresse de la jeunesse arabe a t oriente contre le Mozabite den face. Cest la cible dsigne, cest lui lennemi et non pas le systme.

Et maintenant ?
Les deux parties campent sur leurs propres interprtations quant aux causes, relles ou supposes, dun conflit rcurrent. Quen est-il des solutions envisages par les uns et les autres ?
Pour la partie mozabite, reprsente par S. Slimane, la violence engendre la violence, et chaque fois lEtat intervient en retard. Lordre rpublicain na pas t respect. LEtat a une grande responsabilit dans ce phnomne de violence. Il faut appliquer avec rigueur la loi, maintenir les mesures dapaisement, ragir rapidement pour faire face la dtresse des personnes victimes, des dracins, leur assurer des logements, des aides financires aux familles, aux commerants.
Il faut lancer un dialogue entre les deux communauts pour expliquer le pourquoi de cette violence. Je me demande pourquoi, avec tout ce dispositif, on na pas eu recours au couvre-feu. Il faut quil y ait apaisement et facilitation du dialogue, car la fracture est trop grande en ce moment pour asseoir cet apaisement, cette trve.
Il faut que lEtat prenne en charge les problmes qui se posent et qui nont pas t rsolus : problme du foncier, problmes de routes, de plans de dveloppement.
Il faut que les deux communauts sacceptent mutuellement. Il faut que le droit la diffrence soit accept. Les problmes des deux communauts ne doivent pas tre utiliss pour confronter les deux communauts. Cest cette culture quil faudra changer. Il faut arriver dpasser ces contingences communautaires.
Pour Bouamer Bouhafs, la seule chose intressante dans linitiative du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, concerne linstallation dun conseil commun des notables. Ce dernier nest toujours pas install. Quant au refus de dialoguer avec les notables mozabites lors de la venue de la dlgation conduite par Youcef Yousfi, il dira que nous ne pouvons pas nous asseoir la mme table le jour mme o nous avions eu le dcs de trois des ntres. Ceci dit, il affirme que la dlgation arabe a demand au Premier ministre par intrim que la rpartition du dispositif de scurit soit faite de faon quitable. Tout en disant attendre la concrtisation des mesures prises, notamment la mise en place du nouveau dispositif scuritaire, le reprsentant de la communaut arabe sest flicit de lapaisement relatif qui rgne Ghardaa, mais reste intransigeant : Si on narrte pas ces commanditaires et ceux qui dirigent ces groupes, on ne rglera pas le problme de Ghardaa. Lors de lentrevue avec le Premier ministre, ce dernier a dit : nous avons rgl le problme de Tiguentourine en 24 heures.
Certes, il a dit que lEtat nutilisera pas la force contre ses citoyens. Nous nentrons pas dans le travail de la justice. Nous demandons notre droit. Ce nest pas pour apaiser les choses quon arrte des gens. Nous estimons que nos jeunes nont fait que dfendre leurs quartiers. Lors de lenterrement des trois victimes, il y a eu 30 000 personnes qui ont march dans le calme. Jai lanc un appel aux imams pour demander aux jeunes de ne rien faire. Nos jeunes ont dmontr un degr de maturit. Les imams ont tous appel au calme et la non-vengeance.
Pour moi, la solution nest pas pour aujourdhui. Il faut dnoncer les coupables, sattaquer aux groupes de dstabilisation. Comment voulez-vous que les notables mozabites et malkites sassoient autour dune table alors quun groupe dextrmistes continue dactiver ? Il faut que tout le monde, surtout ceux do partent ces groupes extrmistes et vers o ils se replient, les dnoncent. Ce sont des centaines. LEtat a tous les moyens de les identifier. Nous ignorons pourquoi il ne le fait pas.
Ghardaa renoue prudemment avec le calme, mais sous les cendres couve toujours la braise.




 

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