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Le boycott profite au candidat du systme

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Le boycott profite au candidat du systme

Noureddine Bahbouh, prsident de lUnion des forces dmocratiques et sociales (UDS) : Le boycott profite au candidat du systme




aut vivre son prsent et se projeter dans son avenir . Cette formule philosophique, on la doit Noureddine Bahbouh, ex-ministre de lAgriculture et actuel prsident du lUnion des forces dmocratiques et sociales, qui sexprime aujourdhui travers nos colonnes. Un entretien o, en tant que soutien au candidat Ali Benfis, il dresse un tableau en clair-obscur de lAlgrie et estime que tous les espoirs sont possibles pour peu que soit assur le passage de relais gnrationnel.




Reporters : Quelle perception faites-vous en tant que chef de parti et soutien au candidat Ali Benflis du scrutin du 17 avril prochain ?
Noureddine Bahbouh : Il sagira dune date historique pour cette chance lectorale, politique et institutionnelle trs importante. Sa particularit rside dans le fait que, au niveau mondial, la conjoncture est des soubresauts annonciateurs de changements face auxquels il faut tre prt. Je pense ventuellement aux bouleversements qui touchent lAfrique et la bande sahlienne, mais pas seulement. Elle rside aussi dans le fait que, au plan interne, il y a lmergence dune jeunesse qui monte au crneau et revendique sa part de responsabilit, alors que le pouvoir refuse toujours de voir cette ralit et de se dessaisir de sa lgitimit historique qui na plus de raison ni de droit dexister. Cest, en partie, lexplication aux inquitudes que tout le monde ressent aujourdhui et laquelle sajoute celle que suscite la candidature de lactuel prsident de la Rpublique dans un tat de sant physique quon connait, 77 ans.
Ce candidat bnficie tout de mme du soutien de poids lourds comme le RND et le FLN, pour ne citer que ces deux formations politiques
Il faudra prciser de quel FLN on parle. Celui 1954-1962 appartient tous les Algriens. Il ne faut surtout pas le comparer lactuel qui ne prsente plus aucun trait de similitude. Aujourdhui, le FLN est un agrgat dhommes et de femmes qui ne sont intresss que par le pouvoir et seulement le pouvoir. Au sein du parti, il y a plusieurs tendances : les redresseurs , les redresseurs des redresseurs , les lgitimistes , etc. Les dbats successifs au FLN portent davantage sur les siges et les privilges que sur les questions de fond

Vous soutenez le candidat Ali Benflis, qui est pourtant de la maison
Je suis de ceux qui font la diffrence entre le parcours politique et lappartenance politique dun homme. Je suis attentif aux positions, aux engagements, au bilan plutt quaux chapelles. M. Benflis a fait partie du FLN, je pense que 90% des Algriens, de notre gnration ou davant, ont fait un passage oblig par le FLN. Faut-il rappeler que, pendant un moment, le FLN a t dans lopposition. Je soutiens un homme qui met en garde contre la privatisation du pouvoir et qui sinsurge contre la mobilisation des moyens de lEtat pour des fins de campagne et de prcampagne et des forces dargent pour gagner des voix

Vous dveloppez l les mmes arguments que les groupes qui courent derrire le boycott
Tout en respectant la position de ceux qui appellent au boycott, qui est une position constitutionnelle, pour ma part, je considre le boycott comme un rejet de la dmarche du changement. En ce sens, le boycott a toujours favoris le candidat du systme. Parce que quand on a un taux dabstention lev, le trafic devient plus facile. On ira voter la place de celui qui sest abstenu. Aujourdhui, dans les dmocraties trs dveloppes, on ne parle plus de boycott, mais de vote blanc. Il a une signification beaucoup plus importante que le boycott. Parce que ceux qui appellent voter blanc connaitront avec, prcision, ceux qui sont derrire eux. Ils vont surveiller le scrutin. Cest pour cela que jaurais souhait que ces boycotteurs optent pour le vote blanc.

Revenons votre soutien M. Benflis. Quels sont vos points de partage ?
Le premier a trait au rgime semi-prsidentiel quil dfend et qui permet une rpartition du pouvoir avec une assemble lgislative autonome qui a le pouvoir dinterpeller le gouvernement et de le faire tomber sil le faut, celui-ci tant responsable devant lAPN. Un rgime qui garantit la stabilit de notre pays et non celle du rgime qui est actuellement hyper prsidentialiste. Lautre ide que je partage avec Ali Benflis est la dmocratisation de la socit et une transition de gnration. Lindpendance de la justice laquelle il appelle me semble primordiale pour lAlgrie et garantit le respect des droits des individus et des collectifs, des liberts M. Benflis a t lun des fondateurs de la Ligue des droits de lHomme. Il sait, donc, de quoi il parle. Il propose aussi de rviser la Constitution en y associant la socit civile, les partis politiques dans un dbat serein. Sur le plan conomique, il appelle sortir de la dpendance des hydrocarbures. De rduire les pratiques de limport-import derrire lesquelles se trouve la rapine, mettre un terme au transfert illgal des devises ltranger. En bref, lide que je partage avec M. Benflis est de parvenir crer de la richesse en Algrie et non de la consommer. Explicitement, il faudra rapprendre notre jeunesse vivre sans la rente via le travail. Il faut aussi revaloriser le savoir. Aujourdhui, luniversit ne forme plus dlites et de valeurs sres, mais distribue des diplmes. Lcole est dans une situation de danger pour le pays et il faut y mettre un terme par une vritable rforme de fond du systme scolaire

Quelle est la particularit du scrutin du 17 avril prochain ?
La grande particularit, mon avis, est dans lunanimit des appels au changement. Pour la premire fois dans les annales lectorales algriennes, trois groupes se rejoignent sur cette ide : la socit civile, qui tente de sexprimer dans la rue, les partisans politiques et associatifs du boycott et les candidats et groupes dopposition qui seront prsents au scrutin : cela donne, selon moi, les prmices dune coalition post 17 avril. Cela augure galement dun dbat sur linstitution et la fonction prsidentielle, aussi. Le prsident de la Rpublique a ouvert la porte aux mandats illimits, il sest attribu des pouvoirs qui, constitutionnellement, sont du ressort du chef du gouvernement, il a lgifr par ordonnance, tout cela doit tre mis sur la table et examin pour sortir le pays de ltat de crispation et de verrouillage dans lequel il se trouve.

Quid de la dcentralisation laquelle il appelle ?
Jy adhre pleinement, cest la seule manire qui responsabilise les Algriens. Le premier secteur concern est lconomie. Pour y parvenir, il faudra crer des conseils rgionaux, en dcentralisant les budgets et les programmes, en les adaptant aux rgions.

Le camp du chef de lEtat sortant a choisi, parmi ses thmes de campagne, celui de la stabilit et de la scurit. Quen pensez-vous ?
Je crois que les Algriens sont matures et habitus prendre conscience des menaces lorsquelles sont l. Linstabilit telle que vous la dcrivez est un discours du pouvoir qui dit la chose suivante : Si vous ntes pas avec nous, il y aura instabilit et inscurit. Il sagit dun discours trs dangereux qui appelle linstabilit ! Pour ma part, cela me rappelle un autre discours, tenu en Algrie, qui disait : Vous ne votez pas pour moi, vous tes contre Dieu. Ceci est politiquement inacceptable et condamnable. On veut faire peur aux Algriens et les effrayer du changement.

Il existe pourtant bien un problme de scurit aux frontires Sud du pays
Sur le plan scuritaire, il y a effectivement des problmes importants nos frontires. Toutefois et en matire de lutte, linstitution de la dfense nationale et diffrents services en charge de cette question ont une exprience de gestion de ces crises digne de confiance. Lenjeu est de bien se positionner politiquement et diplomatiquement. Pour ma part comme pour celle du candidat que je soutiens, il faut repenser notre voisinage avec le Sahel do nous avons t absents pendant quinze ans. Notre prsident ny a jamais mis les pieds alors que cest le prolongement naturel de lAlgrie. Quil sagisse du Mali, du Niger et moindre mesure de la Mauritanie, ce sont des pays avec lesquels nous avions de grandes affinits quon laisse dautres dexploiter.

Vous faites allusion au Maroc ?
Oui ! Aujourdhui, ce pays est prsent dans plusieurs pays africains et dveloppe une action diplomatique qui devrait nous inciter rflchir sur ses consquences pour ce qui concerne notre positionnement dans le continent. Mon ide est de revenir aux fondamentaux de la politique trangre algrienne : la proximit et laccompagnement, et sloigner des grandes messes pour lesquelles on na que des strapontins. La rgion du Sahel connait une instabilit et un besoin daide la stabilit plutt qui pourrait profiter lAlgrie si elle revient aux fondamentaux de sa diplomatie. Cest ce que dfend M. Benflis.

Il y a quelques jours, nous ftions la Journe du 19 mars 1962. Quel sens en avez-vous ?
Le premier, cest une fiert pour moi, titre personnel, de fter cet vnement qui doit nous mettre en situation de bilan : en 1962, lAlgrie sortait dune situation chaotique et dramatique. Aujourdhui, elle est indpendante et nous avanons avec certains acteurs qui ont vcu les grands vnements historiques de notre pays. Le deuxime constat, en ce qui me concerne, est de dire lensemble de ces personnes qui ont particip la guerre de Libration nationale et ont fait leur devoir de transmettre srieusement le flambeau aux nouvelles dynamiques de gestion du pays dans une dmarche moderne : celle qui fait que ce pays doit tre gr par des gens de la gnration post-indpendance, dont je suis issu. Jai la ferme conviction que cest la solution idoine pour permettre lAlgrie de sortir de lornire et de larrimer vers des lendemains meilleurs. On aurait d le faire un peu plus tt, ce qui nous aurait, indubitablement, permis dviter les dures preuves, les drames et les peines qui ont endeuill le pays ainsi que les crises multiformes qui entravent le progrs Le tableau nest pas tout fait noir, car, faut-il le rappeler, lAlgrie a, galement, vcu des vnements heureux et connu quelques avances, mais je tiens le souligner, lAlgrie mrite mieux.




 

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