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Les Élections algÉriennes :...

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Élections présidentielles, Sellal candidat du compromis ? Emir Abdelkader ÞÓã ÇÎÈÇÑ ÇáÕÍÝ 0 2014-01-08 11:03 AM

 
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Manqool Les Élections algÉriennes :...

LES ÉLECTIONS ALGÉRIENNES :DÉCRYPTÉES PAR LES MÉDIAS ÉTRANGERS




A la lecture d’articles dans la presse étrangère autour de la question de l’élection présidentielle et des revendications populaires qui secouent l’Algérie, force est de constater que la littérature sur ce sujet n’est guère florissante. Tout porte à croire que les fortes crispations populaires, s’exprimant dans un contexte sociopolitique extrêmement tendu, n’ont pas encore provoqué une forte mobilisation du côté des médias internationaux, qui auraient sans doute fait couler bien plus d’encre si les manifestations avaient pris une tournure sanglante.
Il faut noter, cependant, que la presse française, comme à son habitude, surveille de près les mouvements protestataires et la campagne présidentielle lancée depuis dimanche dernier, et publie quotidiennement à ce sujet. L’analyse de la plupart des articles publiés autour des problématiques électorale et sociétale algériennes dans le monde révèle que le traitement de ces derniers s’appuie principalement sur trois axes clés qui reviennent de manière quasi-systématique : l’expression d’une vision binaire du système algérien, fondée sur une confrontation entre le pouvoir politique et le pouvoir du DRS – le décryptage des élections, souvent considérées comme gagnées d’avance pour le président Bouteflika – et la tentative, souvent maladroite et peu aboutie, de proposer différents scénarii et analyses prospectifs sur l’après-élection. Ainsi, à travers cette publication, nous reviendrons sur la manière dont sont traités ces différents axes, mais aussi sur la terminologie utilisée pour décrire le système, les élections et, en outre, le président algérien. L’objectif ici est de décrypter le regard porté sur l’Algérie actuellement et les images véhiculées dans les médias étrangers, généralement par des observateurs extérieurs, mais aussi parfois par des Algériens vivant à l’étranger.
AXE 1 : TENTATIVE DE DÉCRYPTAGE D’UN SYSTÈME OPAQUE ET COMPLEXE
Dans de nombreux articles, la dualité du système algérien est mise en exergue, tout comme la puissance de l’appareil étatique et notamment du DRS. Dans une émission Inside Story d’Al-Jazeera, Saad Djebbar, d’origine algérienne et évoluant au sein de l’université de Cambridge, explique que les élections algériennes ne se basent pas sur une lutte partisane, comme la plupart des élections dans le monde, mais sur une lutte entre un « vieux régime » (décideurs militaires, services de sécurité) et le « clan Bouteflika ». Ce qui varie généralement d’un article à un autre, c’est plutôt la nature des rapports de force existant entre la caste politique et l’appareil militaro-sécuritaire : pour certains, le rapport de force est inégalitaire et équilibré ; pour d’autres, le DRS a clairement l’ascendant sur le clan Bouteflika ; enfin, certains considèrent au contraire que le clan du président a pris la main sur les militaires. Dans un article du journal émirati The National, qui titre « Les factions en guerre menacent l’équilibre politique de l’Algérie », les divisions entre le pouvoir présidentiel et le DRS sont décrites comme étant encore plus patentes depuis l’officialisation de la candidature de Bouteflika. Le groupe présidentiel est rapporté comme étant un conglomérat de groupes « intéressés » et « engagés dans une bataille pour le maintien de leurs privilèges ». Ainsi, le maintien de Bouteflika est ici perçu comme moyen stratégique d’empêcher la criminalisation des membres du régime, qui risqueraient, en cas de non-présentation du président aux élections, de nombreux procès, notamment pour corruption. Le média français Boulevard Voltaire abonde dans ce sens, expliquant que la (re)présentation de Bouteflika aux élections permet de préserver les « prédateurs » des « inévitables poursuites judiciaires » en cas de changement à la tête de l’Etat. D’autre part, l’appel du général à la retraite Benhadid au retrait du président est ici appréhendé comme une rupture du statu quo qui a prévalu durant des décennies et un prélude à la fin de l’accord scellé entre politiciens et militaires en 1962. Dans un autre article du journal The National, il est rappelé que le président Bouteflika avait été amené par l’armée pour justement sauver le système, et que le nouveau cabinet dernièrement élu servait aussi à la consolidation du régime autoritaire. Le document souligne aussi l’illogisme de la situation : alors qu’il était presque sur le point d’être écarté, article 88 à l’appui, le président algérien serait aujourd’hui prêt à gouverner pour un quatrième mandat.
A ce sujet, John Entelis, professeur de sciences politiques à l’Université de Fordham aux États-Unis, constate dans un article d’Al-Jazeera que « l’ironie est qu’un Bouteflika malade est plus stable qu’un inconnu en bonne santé », ajoutant qu’en dépit de certaines avancées, les promesses de réformes constitutionnelles ont été ridiculisées. Une analyse, plus nuancée, publiée sur le site de l’Institute of Security Studies (ISS) d’Addis-Abeba, explique que « les changements de leadership au sein des principaux partis politiques ont montré que les changements dans l’arène politique, qu’ils apparaissent comme purement cosmétiques, peuvent arriver sans pression de la rue.
Cela pointe aussi la nouvelle dynamique au sein des partis politiques qui diminue le rôle de « zaïm » ou de leader, et illustre le rôle de plus en plus important des factions ». L’auteur énumère les changements et les tractations politiques symbolisant des évolutions démocratiques et des rotations au sein du système : l’évincement par un vote sanction de Belkhadem au sein du FLN ; la démission de l’ancien Premier ministre, Ouyahia, de son poste de secrétaire général du RND ; la démission de Saïd Sadi du RCD après l’avoir dirigé depuis 1989. A cela s’ajoute l’élection, aux parlementaires l’an passé, d’un tiers de femmes, configuration politique « unique dans le Monde arabe ».
AXE 2 : ANALYSE D’UN (FAUX) PROCESSUS ÉLECTORAL
S’il est impossible d’avoir accès à tous les articles du monde abordant le sujet des élections – d’autant plus que la plupart ne sont que de pâles copies synthétiques de dépêches de presse, relayées dans différentes langues – la lecture d’une trentaine d’articles étrangers met en exergue le fait que les élections algériennes sont considérées dans la quasi-totalité des sources étudiées comme prévisibles et au résultat inéluctable. Dans Al-Jazeera, on peut lire qu’en dépit du fait que six candidats aient été approuvés, on s’attend à ce que Bouteflika gagne grâce au puissant appareil étatique, mais aussi avec le FLN qui opère derrière, constat que fait également The National, qui souligne que « les Algériens n’ont toujours pas le droit de choisir leurs représentants » et que « les élections sont truquées ». Le Geopolitical Monitor analyse, quant à lui, que la victoire sera d’autant plus aisée que le plus grand parti d’opposition islamiste, le MSP, ne participera pas au processus électoral à cause de la fraude massive. Dans le journal français l’Express, une interview du spécialiste de l’Algérie, Luis Martinez, rappelle que le soutien public des principaux groupes d’intérêt structurant le système politique algérien (armée, FLN, UGTA, Sonatrach, etc.) à l’égard du président Bouteflika est un indice de victoire inéluctable. Au sujet des électeurs, le Geopolitical Monitor relève par exemple que les Algériens « ont peu d’appétit pour les changements politiques substantiels en dépit d’un mécontentement largement répandu », et ce, à cause des multiples instabilités qu’ils ont connues ou connaissent encore à l’heure actuelle : la guerre civile, la présence d’AQMI dans le sud du pays, les trafics et la porosité des frontières avec les pays voisins permettant l’infiltration de milices islamistes, mais aussi les contestations en Kabylie. Le risque de forte abstention est aussi très souvent souligné. Quant à la présentation, controversée, du chef de l’État pour un quatrième mandat, les points de vue diffèrent : pour certains, Bouteflika n’est qu’une marionnette, utilisée pour satisfaire la protection d’intérêts personnels et la sauvegarde d’un système ; pour d’autres, il s’agit d’une candidature voulue. Ainsi, le média Boulevard Voltaire explique que ce dernier « n’a pas su résister aux appels au secours de son clan » et a donc déposé sa candidature. Dans l’Express, on explique plutôt que ce dernier « veut mourir en fonction et s’inscrire dans la lignée de Boumediene », en opposition avec Ben Bella qui, lui, a été destitué.
Se pose aussi la question de la capacité de gouverner du président, dont on rappelle sans cesse le passé médical et son séjour au Val-De-Grâce. La position prédominante qu’occupe le Premier ministre Sellal dans la campagne présidentielle est mise en opposition avec l’absence quasi-totale du chef de l’Etat, et les doutes sont exprimés quant à sa capacité de tenir un tel rôle.
AXE 3 : PROPOSITIONS DE SCÉNARII ET PROSPECTIONS CONTRADICTOIRES
Les (pseudo) analyses prospectives mettent en scène des configurations parfois aux antipodes les unes des autres, affirmant tantôt un chaos total, tantôt un immobilisme perçu comme un vecteur de sécurité. Les références sont faites à la décennie noire, mais aussi au Printemps arabe. Le journal JOL Press évoque un scénario de 1992 qui « ressurgit », mais pose également la question d’un scénario à l’égyptienne – « [où] les généraux de l’armée ont pris le contrôle du pays lors du soulèvement (…), tentative de l’armée de protéger ses intérêts économiques et financiers ». Al-Jazeera souligne d’ailleurs que, selon des analystes, le mouvement « Barakat » rappelle le mouvement égyptien « Kifaya », mouvement d’opposition créé en 2004 et constitué d’activistes de tout bord, exaspéré par le règne sans fin de Hosni Moubarak. Le Boulevard Voltaire, plus tranché, prédit un sombre dénouement, écrivant que « l’on veut nous faire croire que Bouteflika n’est pas un dictateur, mais avec la puissance de son clan imposée à tout le peuple, il ne tardera pas à ressembler aux Kadhafi, Moubarak, Ben Ali et d’autres qui ont tous dû abandonner le pouvoir dans la violence et le sang », évoquent également « le risque de lendemains révolutionnaires », l’Algérie n’étant pas « à l’abri d’une nouvelle tragédie », d’autant plus « qu’elle redoute le retour des djihadistes algériens dispersés dans les guerres qui embrasent le Moyen-Orient ».
Le journal libanais As-Safir évoque un risque d’intensification du contentieux dans la région de Ghardaïa dans un contexte socio-politique tendu. De son côté, The National constate que « le manque de consensus et le sérieux désaccord pourraient bien voir le pays dégringoler dans une confrontation plus agressive des deux factions – et les seuls perdants dans un tel conflit seraient le peuple algérien », ajoutant que « les deux côtés devraient réaliser que leur désaccord peut tout à fait déstabiliser le pays tout entier ». D’autres proposent des prospectives à l’échelle régionale, à l’instar du Geopolitical Monitor, qui affirme que quel que soit finalement le résultat de ces élections, le futur politique de l’Algérie est critique pour la stabilité de l’Afrique du Nord et du Sahel. Le Gulf Times, journal qatari, considère que « toute transition potentielle au sein du principal fournisseur d’énergie en Afrique du Nord interviendrait dans un contexte sensible, avec les pays voisins égyptien et libyen pris dans la tourmente ». Un article du journal, paru avant l’annonce officielle de la candidature de Bouteflika, prédisait qu’en cas de non-présentation du président, l’Algérie pourrait probablement glisser vers un soulèvement comme en Égypte, en Libye ou en Tunisie. Pour Luis-Martinez interrogé par l’Express, au contraire, les principaux groupes sociaux considèrent que le changement à
« la mode tunisienne ou égyptienne » n’est pas à l’ordre du jour. Finalement, on constate bien souvent que la tentation est forte de tomber dans un déterminisme historico-politique aveugle et de prétendre à la reproduction quasi-systématique de schémas de crise antérieurs que l’on pense maîtriser sans prendre en compte les spécificités historiques, géopolitiques, politiques, sociales, économiques, sécuritaires de l’Algérie. Or, souvent, alors qu’on parle de « scénario à », le conflit pris comme exemple ne dispose que d’un ou deux paramètres communs avec la situation algérienne et la comparaison s’effectuait de manière globale.
D’autre part, à propos de l’évolution de la mobilisation contestataire en Algérie, les prédictions diffèrent. Le journal égyptien Al-Ahram explique « qu’à cause de sa ressemblance avec le mouvement égyptien Kifaya (…) et avec quelques slogans inspirés du Printemps arabe (…), le mouvement Barakat a attiré l’attention des médias internationaux (…) mais il n’y a pas de signes qui témoignent que le mouvement gagne de la vitesse, même si l’opposition au quatrième mandant émanant d’autres que Barakat provoque des contestations, principalement dans les régions berbères en dehors de la capitale ». D’ailleurs, la situation à Ghardaïa est régulièrement évoquée et analysée, à juste titre, non pas uniquement comme des évènements extérieurs au processus électoral, mais bien en lien avec la configuration politique et électorale actuelle. En effet, l’exemple de Ghardaïa est entendu comme la mise en exergue patente de l’incapacité d’arbitrage étatique entre toutes les composantes du conflit, et la partialité des forces de police est, selon le journal As-Safir, l’illustration même que les autorités cherchent par tous les moyens à canaliser la vindicte populaire, quitte à provoquer le démantèlement de la société et l’intensification de l’instabilité régionale. Quant à l’issue de cette période électorale, certains avancent la probabilité d’une « explosion sociale », voire d’un « chaos ». D’autres constatent que l’Algérie est, pour la première fois, ouverte à toutes les possibilités. L’ISS souligne au contraire que « 50 ans depuis son indépendance, et presque 25 ans depuis la fin du monopole du FLN, la scène politique algérienne pourrait bien être sur le point d’atteindre une maturité démocratique ».
LES DIFFÉRENCES TERMINOLOGIQUES, REFLETS DE PERCEPTIONS VARIÉES
L’analyse des termes employés dans ces divers documents permet de dégager trois principaux « champs lexicaux » – toutefois intrinsèquement liés : celui en référence au système politico-sécuritaire ; celui en lien avec le processus électoral ; et celui usé pour décrire la personnalité du président algérien.
Concernant le « système », l’armée est décrite comme « surpuissante » (JOL Press), face à des acteurs du gouvernement comparés à des « politiciens dinosaures » (ISS). On parle également pour décrire l’État algérien de « façade de démocratie », masquant un « régime totalitaire », caractérisé par un système « hyperprésidentiel sans hyper président » (Inside Story, Al-Jazeera), en proie à « des guerres de factions », menant à une « guerre sale et destructive » (The National). Certains commentateurs vont encore plus loin en comparant le système algérien à un système « féodal dans les nominations » (The National), fustigeant même l’UGTA « toujours conduite comme une mafia ». On peut lire également que le pays est pris en otage par « un clan de ploutocrates alliés à l’aristocratie militaire » (Médiaterranée).
Au sujet des élections, les seuls titres sont parfois très évocateurs. « Le renouveau ou le chaos » ou encore « Algérie : seule la rue peut s’opposer à cette mascarade d’élections » titre le Boulevard Voltaire, « Algérie, le système à l’épreuve » selon RFI, « Les élections en Algérie montrent le déclin des partis islamistes » d’après le journal libanais The Daily Star. Pour Europe 1, à l’occasion de ces élections, les protestataires vont « défier Bouteflika », qui, selon un titre du journal français l’Humanité, « devient [d’ailleurs] ventriloque ». Le Monde, lui, a qualifié la mobilisation contre le quatrième mandat comme « inédite », qui est aussi décrite comme « rare » par The National. Les dernières manifestations, étrangement non réprimées, sont décrites par Médiaterannée comme une stratégie électorale qui permet au pouvoir « de faire mine de lâcher du lest », alors qu’une « redoutable machine s’est mise en branle avec les moyens publics et la cagnotte mise à disposition par une clique d’hommes d’affaires ». Quant à la machine électorale, elle est décrite comme « bien huilée » (Europe 1 ou encore Le Parisien) et permet aux deux principaux partis au pouvoir, le FLN et le RND, de jouer leurs cartes en faveur du président sortant, d’ailleurs « présenté étrangement [par son staff, ndlr], comme un « candidat indépendant », comme le souligne Le Parisien. « Un phénomène de quasi-dressage des citoyens » est orchestré (L’Express, Luis-Martinez), auxquels on colle un
« sparadrap » sur la bouche (Boulevard Voltaire) et la campagne présidentielle, lancée il y a quelques jours seulement, est perçue comme une campagne « par procuration », à travers la figure du Premier ministre devenu directeur de campagne, qui défend finalement une élection « verrouillée » dans un « fatalisme ambiant » (Europe 1). Le président Bouteflika, « l’allié des Occidentaux » (Gulf Times, JOL Press) en prend aussi pour son grade. « Un état de santé pitoyable, avec une voix presque inaudible et le regard hagard » s’insurge le Boulevard Voltaire, opposé à un Ali Benflis vu par ses partisans comme « un champion », que l’on qualifie aussi comme un « challenger » (Europe 1).
Le président est souvent présenté comme s’accrochant par tous les moyens à son pouvoir, voulant garder son « royaume » jusqu’à sa mort. Un président « indéboulonnable » (Europe 1), bien que « le bons sens devrait l’inciter à ne pas aller à l’encontre d’une alternative démocratique après un règne de quinze ans marqué par des niveaux de corruption affligeants et massifs » (The National), corruption qui a d’ailleurs été « largement démocratisée » par le président. Bouteflika est aussi accusé d’avoir « criminalisé la liberté de parole » (Al Ahram). Plus nuancé, le NY Times constate que, en dépit de son état de santé, le président a fait preuve de « ténacité » néanmoins, durant sa convalescence, en remplaçant un nombre de ministres et d’officiels. La lecture des différents articles fait ainsi transparaître plusieurs choses. Tout d’abord, il semble qu’une forme d’incapacité – mais aussi parfois, une volonté délibérée – ne permette finalement de proposer que des lectures prospectives approximatives. Bien que la critique soit parfois acerbe, et les mots corrosifs, les scénarii pâtissent d’un manque d’argumentation et de vision, que ce soit dû à un manque de connaissances du système ou, par peur, peut-être, des conséquences d’une ingérence trop marquée.
La prudence semble être de mise, et même les journaux marocains se contentent parfois de publier des rapports d’ONG. Ensuite, en dépit d’un pessimisme caractérisé, certaines voix, au contraire, voient en Algérie, à la lumière des dernières tractations politiques, des indices de démocratisation. Enfin, et cela n’est plus étonnant, la multiplicité des points de vue et les réflexions paradoxales sur ces questions cruciales reflètent encore une fois la difficulté pour les acteurs extérieurs – et parfois même intérieurs – à cerner les mécanismes du système algérien et des acteurs qui le composent.n

SOURCES CONSULTÉES :
Le Monde – L’Express – Le Figaro – Le Parisien – L’Humanité – RFI – Europe 1 – Boulevard Voltaire – Médiaterranée – JOL Press – ISS Africa – Geopolitical Monitor – Foreign Policy – NY Times – L’Opinion – Libya Herald – Tunisie numérique – Al-Jazeera – Al-Jazeera Inside Story – Gulf Times – The National – As-Safir – The Daily Star – Al Ahram – Middle-East Online – Al Hayat – Channel News Asia.




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