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INSTABILITE EN AFN : la menace algrienne

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2014-03-27
 
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Manqool INSTABILITE EN AFN : la menace algrienne

INSTABILITE EN AFN : la menace algrienne

Le train de la campagne officielle pour la prsidentielle davril prochain sbranle aujourdhui. Vers quelle destination ? Nul ne le sait. Mais ce nest pas la seule curiosit de cette campagne.
Pour la premire fois de leur histoire, les Algriens vont dcouvrir ce que nul autre avant eux navait connu de par le monde : une campagne lectorale par procuration. Cinq candidats la magistrature suprme vont sgosiller vainement avertir contre la fraude. Lautre concurrent , candidat sa propre succession, restera sur le quai, invisible, silencieux, absent. Ses lieutenants qui, dj, rivalisent de zle, sillonneront le pays, sa place, pour convaincre les Algriens quil est le seul dentre tous pouvoir gouverner ce pays en leur assurant quitude et stabilit. Pendant ce temps, lopposition, bien partie depuis le meeting de la salle Harcha, va continuer dengranger des points et parviendra, coup sr, achever de discrditer un processus lectoral que les Algriens observent dj avec pessimisme. Mais au bout, la fraude svira et, paradoxe, le candidat-absent remportera la mise. Voil, en gros, le scnario lectoral tel qucrit par les scnaristes rds du systme. Reste la mise en scne. Car on a toujours besoin dune mise en scne.
Le monde nous regarde, il faut donc faire vrai. Les soutiens du prsident-candidat devront faire mine de battre le pav pour que leur favori sadjuge les faveurs de llectorat. Ayant fini par imposer leur candidat dans la course en dpit de son impotence, le gros du travail est fait. Ou presque. Il suffit davoir un discours quelconque servir dans des meetings surpeupls de badauds, de dsuvrs et de reprsentants de cette socit civile qui accueillait le ci-devant Premier ministre lors de ses dplacements dans les diffrentes rgions du pays. En gnral, et en pareille circonstances, les discours le plus creux, assaisonns de quelques arguties de circonstance et dun peu dhumour au flytox, suffisent faire illusion. Il faut tre certes assez hont pour sadonner pareil exercice et foncer sans sourciller, mais en la matire, il ne faut pas douter des capacits des Sellal, Ouyahia et Benyouns. Elles sont inpuisables.

Cela tant, a commence plutt mal pour lquipe. Le train brinquebalant de la campagne sbranle alors quune atmosphre lourde treint le pays. La vive tension qui rgne encore Ghardaa et linsondable colre qui habite les Aurs ne doivent pas tre larbre qui cache la fort. Mais il nya pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Alors que la quasi-totalit de la classe politique et des observateurs nationaux et tranger saccordent multiplier les mises en garde, le club-Bouteflika persiste et signe : tout changement serait synonyme de saut dans linconnu et pourrait conduire le pays la catastrophe. La suppose menace quinduirait tout changement politique est brandie tous les coups. Notre salut serait donc dans le statu quo. Et nous serions nous-mmes demandeurs de statu quo ! Car, suprme cynisme, le candidat-absent vient de nous assner quil se serait retir volontiers si nous navions pas exig sa candidature. "Vous tenez ce que je voue mes dernires forces au parachvement de la ralisation du programme pour lequel vous m'avez, chaque fois, donn mandat", nous dit-il dans une lettre aux Algriens reprise ce samedi soir par lAPS. Il va mme jusqu jurer que ses dboires de sant ne le disqualifient pas nos yeux . Il ny a plus sinterroger sur lidentit des mdecins qui ont trahi la fois le Serment dHippocrate et celui de Novembre en dlivrant Bouteflika un certificat mdical de validit. Cette trahison est le fait de tous les Algriens. Allant crescendo dans ce cynisme inou, il ajoute, toujours ladresse des Algriens que nous sommes, quil ne veut pas nous laisser tomber. "Il me coterait de rester sourd vos appels. Aussi, ai-je dcid pour ne point vous dcevoir, de me porter candidat l'lection prsidentielle du 17 avril 2014 et de mettre toute mon nergie au service de la concrtisation de vos vux". Linsulte a de quoi clipser loffense de Sellal lendroit des Chaouis. Elle est plus grave et plus profonde quelle nen a lair. Ses consquences aussi.
Mais que reste-t-il alors de llection du 17 avril ? Rien. Le peuple na tout de mme demand Bouteflika de se porter candidat pour lui prfrer, par la suite, quelquun dautre ! La lettre de Bouteflika est adresse aux Algriens, mais cest Benflis, dabord, quil appartient de la mditer.
Pour autant, cela nempchera pas le train misrable et brinquebalant de la campagne de sbranler aujourdhui. Cest crit dans le scnario. Mais lHistoire, cest un peu plus compliqu quun scnario crit dans les officines obscures des systmes obsoltes. Cest pour cela quelle chappe tous les coups aux scnaristes de lombre et cest aussi pour cela quelle finit toujours par les rattraper.
Il ny a pas pire menace sur la stabilit que celle qui consiste imposer les choix dun clan ou dun systme agonisant un peuple en lui endossant linitiative de ce choix. Cest exactement cela qui a conduit lEgypte,la Syrieetla Libyeaux situations qui sont aujourdhui les leurs. En Egypte comme en Syrie, ce sont les forces rfractaires au changement qui ont produit le chaos, non les rvoltes pacifiques contre les systmes politiques dsuets de Moubarak et dAl Assad. En Libye, cest lradication des institutions de lEtat, ralise sans coup-frir par Kadhafi, qui a livr le pays au dsordre, au tribalisme et la vendetta.
Si lexemple dela Tunisienest pas cit ici, cest parce que ce pays est entrain de sortir du tunnel dans lequel il stait enfonc un temps par la faute de ceux qui tentaient de contrer llan populaire en faveur du changement. Mais le berceau du Printemps arabe, le pays de la rvolution des Jasmins, nest pas forcment sorti de lauberge. Contrairement aux thses de nos dirigeants qui aspirent lternit, les rvoltes et les soubresauts en cours dans les pays dAfrique du nord ne constituent pas plus une menace sur notre stabilit nationale que nen fait peser lenttement de notre propre systme politique se rgnrer alors mme quil est larticle de la mort. Avoir pour voisin un pays dont les dirigeants produisent eux-mmes, et avec un tel aplomb et un tel cynisme, les causes de linstabilit nest jamais de bon augure.
La Tunisieelle-mme ne sortirait pas indemne des dsordres que pourrait provoquer le statu quo en Algrie.
Mais puisque Sellal, le directeur de campagne de Bouteflika, a trouv la parade contre les nuisances qui pourraient venir du voisinage, et tant donn que Bouteflika sera lu le 17 avril prochain, disons quil serait bon pour les Tunisiens de suivre la lettre les recommandations politiques de Sellal : ils doivent ds maintenant sapprovisionner suffisamment enflytox.


Hassan Talbi



 

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