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Les dessous de la visite de Kerry

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2014-03-31
 
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Manqool Les dessous de la visite de Kerry

La venue du patron de la diplomatie amricaine cre la polmique: Les dessous de la visite de Kerry




John Kerry aime le surf. Il en a pratiqu lors de sa jeunesse baba cool en Californie. Ceci implique que le secrtaire du Dpartement dÉtat amricain sait sentir les vagues. Celle quil va prendre Alger suscite espoir et interrogations.
Aprs deux visites avortes, le successeur de la glaciale Hillary Clinton sest finalement dcid venir Alger. Sa tourne maghrbine ayant t reporte deux fois en quatre mois.
La premire fois en novembre 2013, Kerry tait trop occup Genve lors des ngociations avec les Iraniens pour le dossier du nuclaire. La main tendue iranienne allait lui offrir lopportunit de briller. Alger pouvait attendre. La seconde fois, la relance amricaine, en fvrier, avait reu un accueil assez froid de la diplomatie algrienne.
Le MAE, Ramtane Lamamra, que, dit-on, les Amricains apprcient avec modration, reste inflexible. Les Amricains le connaissent dj lors de joutes entre lOfac et le comit charg des programmes des sanctions au sein de lUnion africaine. On le dcrit comme aimable, mais coriace. Les groupes de travail algro-amricains qui planchent sur le second round du dialogue stratgique du mme nom avancent pniblement cause des variations dans les agendas. À Alger, on avale mal le report. Il faut dire que mme El-Aurassi a t rquisitionn avec ses suites prsidentielles. Entre-temps, le ministre algrien des Affaires trangres avait fait son effet New York o la diplomatie algrienne post-Medelci retrouve des couleurs. Mais aucune date nest cale. Le rapprochement de la date de llection prsidentielle fige apparemment les positions.
Le SOS (Secretary of State) semble embarrass par autre chose. Lors de la premire programmation de la visite, cest Rabat qui est mont au crneau. Comme son habitude, le rsident du Palais royal fait sa crise de nerfs habituelle. Lenfant gt du Maghreb, Mohammed VI, veut que le Maroc soit la premire tape de John Kerry. Sinon quil ne vienne pas, rptent les journaux proches de lautre amateur des vagues.
Le roi du jet-ski est un coutumier des sabordages des visites. De Sarkozy Clinton en passant par Hollande, il sort toujours la mme rengaine. Le Maroc doit tre la premire destination avant lAlgrie. Les caprices du roi sont souvent pris en considration Washington ou Paris. Sarkozy tait assez teigneux pour que personne ne lui impose son plan de vol. Hollande avait su sextirper de la polmique. Clinton lavait pay cash en tant reu par le MAE au lieu du roi ( moins quil lait reue discrtement pour ne pas perdre la face). En dfinitive, le pragmatisme de Kerry aura eu raison des sautes dhumeur de Rabat.
En choisissant Alger avant Rabat, Kerry envoie un signal assez fort quant la pertinence du rle et de la puissance algrienne dans la rgion. Cest un bon point pour lAlgrie, mais certains candidats la prsidentielle prfrent critiquer sa venue au lieu den comprendre le sens stratgique.
Si Clinton avait rencontr une socit civile algrienne anglophone et choisie cliniquement, Kerry nest pas du genre vouloir sriger en donneur de leons.
Pas dans un contexte aussi incertain. Les observateurs de la scne diplomatique voquent galement dautres signes positifs. Alors que le staff de John Kerry confirme les dates de sa tourne maghrbine, la militante sahraouie, la courageuse Aminatou Hader, se voit drouler le tapis rouge au Congrs amricain.
Pour la premire fois dans les couloirs du Capitole, o les lobbyistes amricains pro-marocains dpensent un argent fou pour faire oublier le Sahara Occidental, une figure de la rsistance du Polisario est reue avec les honneurs et coute avec attention. Le peuple sahraoui a un visage et une voix. Et les Amricains, souvent aligns sur les desiderata de Rabat, accordent du crdit cette dame. Certes, la fondation Kennedy (RK le centre Robert Kennedy pour la justice et les droits de lHomme), dont la nice Kennedy est proche de Kerry, lui-mme ex-snateur du Massachussetts, fief des Kennedy, a, paradoxalement, plac la diplomatie amricaine en porte--faux.
La passe darmes entre Paris et Rabat suite la tempte provoque par un autre acteur engag, lEspagnol Javier Bardem, avait fini par convaincre certains politiques amricains que le dossier sahraoui mrite plus de considration et dquit. En somme, la position quAlger avait toujours dfendue. Second bon point pour lAlgrie.
Reste maintenant le contexte lectoral. Sur ce point, les choses sont claires du ct amricain. Sauf que personne ne semble vouloir entendre. Lambassadeur des USA Alger, Henry Ensher, na eu de cesse de rpter ces dernires semaines que les États-Unis soutiendront le prsident que le peuple algrien aura lu. Étant un des rares pays arabes o le sentiment anti-amricain nest pas exacerb, les dclarations de lambassadeur Ensher tombent sous le sens.
Le prsident Bouteflika est en exercice encore. Le systme constitutionnel algrien fait en sorte quil est chef dÉtat jusqu la prestation de serment. Les Amricains semblent vouloir exploiter la brche en programmant cette visite pour la premire semaine davril. Il faut dire quune visite de haut rang a t dprogramme dbut mars dans la plus grande discrtion. Celle du gnral David Rodriguez, commandant de lAfricom, qui nest pas venu Alger. Le vice-ministre de la Dfense, le gnral de corps darme, Ahmed Gad Salah, naura pas sa photo avec le gnral amricain.
Est-ce un autre signe de la disgrce que certains observateurs politiques voquent ? En tout cas, les Amricains marchent sur des ufs. Mais dans un contexte rgional aussi troubl, la visite de Kerry ne pouvait pas attendre aussi longtemps.
Car mme si rien ne transpire sur les dtails de cette visite, Kerry veut transmettre des messages Alger et pas ceux auxquels on pense. Dans la vision globale des Amricains, laccompagnement politique et conomique de la Tunisie, le soutien militaire et logistique la Libye, le rapprochement ventuel avec le Maroc, le contrle de larmement lourd au Sahel et la prolifration salafiste en Afrique sont des sujets tout aussi importants, si ce nest plus, que la prsidentielle en Algrie. En un mot, les Amricains voteraient aussi pour une stabilit dans un État pivot.
Et mme si on espre que le cas de Chakib Khelil mrite dtre au menu des discussions politiques, il ne le sera certainement que dans un cadre judiciaire bilatral.
Les États-Unis tant linvit dhonneur la future Foire internationale dAlger 2014, le fait de ne pas perdre encore du temps pour replacer leurs intrts rationnels au cur du Maghreb saura saccommoder de quelques vagues critiques de candidats dans des salles vides.



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