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Moudjahidine, est-ce cette Algrie-l que vous vouliez ?

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Acha, sropositive depuis 2003 : Ça peut aussi vous arriver vous Emir Abdelkader 0 2013-11-30 02:38 PM
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La guerre dAlgrie de 1954 1962 comme vous ne lavez jamais vue !!! Emir Abdelkader 1954 0 2013-09-20 10:13 PM
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2014-04-03
 
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  Emir Abdelkader    
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Moudjahidine, est-ce cette Algrie-l que vous vouliez ?

Moudjahidine, est-ce cette Algrie-l que vous vouliez ?

Dans les maquis, les geles ou les bureaux de la Fdration de France, les moudjahidine engags dans la lutte pour la libration du pays caressaient des rves de justice. Beaucoup verront leur credo se briser sur le principe de ralit.


On appellera cela, au choix, une dsillusion ou un norme gchis. Lorsque Akila Ouared-Abdelmoumen choisit, en 1957, de rejoindre les lments du Front de libration nationale, elle gote pour la premire fois la libert de ne pas demander la permission. Comme bon nombre de militants de la cause nationale, elle aspirait une Algrie indpendante et juste. Il y avait des enfants cireurs, des porteurs, des illettrs. Nous portions un rve de justice, nous voulions nous appeler Algriens et non plus Franais musulmans et consacrer ainsi lgalit des droits entre tous les citoyens et citoyennes.
Un rve de justice
Lidal pour lequel elle sest battue na pas encore t atteint, selon elle. Bien sr quil y a des acquis, dit-elle, mais il y a aussi une grande dsillusion. Le rve de justice auquel elle a cru na pas encore vu le jour. Notre espoir tait de voir merger un Etat de droit. Nous avions des rves profonds, dit-elle en regrettant que cinquante annes aprs lindpendance il y ait encore des discriminations envers les femmes, les travailleurs, les jeunes...
Dans son bureau de lOrganisation nationale des moudjahidine, Akila Ouared slve contre un Code de la famille quelle juge injuste. Bien sr, je ne remets pas en cause la lutte pour la libration du pays, mais il faut dire des vrits : il y a une dception. La lutte na pas commenc en 54, Lalla Fatma Nsoumer avait mis genoux larme franaise pendant sept ans, dit-elle, ajoutant : Certes, les femmes ont bnfici de lducation, de la formation, du droit au vote, du droit lligibilit, du droit au travail, mais il reste des ingalits au niveau des droits juridiques.
Et si cela tait aussi de la responsabilit des moudjahidate ayant rejoint leur cuisine sitt la guerre finie ? Faux que tout cela, rtorque-t-elle. En 1965, soutient Mme Ouared, des milliers de femmes ont march de la Maison de la presse la salle Atlas avec pour principale revendication lgalit. Les cercles qui taient contre cette manifestation appelaient les femmes rejoindre leur cuisine. Lorsque nous luttions pour le droit des femmes on nous disait que nous tions contre le pays. Comment, moi qui ai lutt pour que lAlgrie soit indpendante, je pourrais vouloir du mal ce pays ?, fustige-t-elle. Un demi-sicle aprs lindpendance du pays, laspiration des femmes la justice est plus prsente que jamais.
Ctait difficile du temps du parti unique, auquel jappartenais par ailleurs, de faire avancer les ides. Les femmes ont toujours t revendicatives dun statut de leur pays. Le petit amendement opr en 2007 ne rpond pas nos aspirations. Il faut un courage politique pour que les femmes aient les mmes droits que les hommes, commente Akila Ouared.
Lautre inquitude de lancienne combattante concerne les jeunes. Ils aspirent mieux, ils veulent trouver un travail, un logement, fonder un foyer. Ce ne sont pas des ennemis de lAlgrie, il est important de se pencher vers eux, dit-elle des trmolos dans la voix. Bientt, nous ne serons plus de ce monde, qui va grer le pays ?, lance-t-elle. Et de poursuivre : Pourquoi les jeunes tentent de fuir en mer ? Leur a-t-on donn les moyens de spanouir dans leur pays ? Il faut leur donner la possibilit de grer leur pays. Ils doivent se sentir responsables de ce pays pour renoncer partir. Nous navons pas eu lindpendance pour la mettre dans notre poche !
Des rves de Chkara ?
Elle dit comprendre le dsarroi de notre jeunesse. Les jeunes ont limpression quils nont pas davenir, quon nie leur existence, ils se disent que ce pays ne les aime pas. Elle rappelle que les moudjahidine taient jeunes lorsquils avaient lutt pour librer le pays du joug colonial, quils lavaient fait aussi pour les gnrations venir. Il est essentiel, dit-elle, de leur faire confiance, les prparer prendre les rnes de notre pays.
Le foss entre la jeunesse et la gnration de Novembre sagrandit mesure que les privilges accords aux moudjahidine saccroissent. Face la statue de lEmir Abdelkader, brandissant son pe prs de la rue Larbi Ben Mhidi, Si Ahmed raconte la misre vcue pendant la colonisation.Quespriez-vous en ce temps-l ?, interrogeons nous. Ils voulaient la chkara !, lance haute voix un jeune en sirotant son caf. Et Si Ahmed, 82 ans, de rpondre : Un jour, je me suis rapproch de la Grande Poste, celle-l mme quon peut apercevoir de loin, le policier franais ma demand de rebrousser chemin. Nous mangions de la terre, de lherbe, de la chorba aux cailloux, crois-tu que je pensais au sac de billets en ce temps-l, mon fils ?
Aujourdhui, dit-il, le pays est malade de ses dirigeants, mais les jeunes ne veulent pas travailler, reprend-il ; jen connais qui ont renonc un poste 80 000 dinars par mois dans le dsert. Les deux hommes replongent dans un silence traduisant labme dincomprhension qui spare les deux gnrations.Et puis, il y a tous ceux qui ntaient ni des hros ni des tratres pendant la guerre, mais qui portaient un grand espoir lore de lindpendance. Nous avons habit des lieux insalubres. Nous navons chapp personne : la journe ctait larme, et le soir les moudjahidine. Il fallait nourrir les combattants le soir, larme franaise venait nous le faire payer la journe.
Dans le jardin faisant face au cinma Sierra Maestra, prs du march Meissonnier, Ammi Brahim, 80 ans, chchia noire sur la tte, et El Hadj Mohammed, 73 ans, costume noir et cravate beige, sinsurgent contre ce quils appellent la dtrioration des valeurs. Pendant la guerre et quelques annes aprs lindpendance, il y avait un rve collectif. Dsormais, chacun pense sa petite personne, disent-ils dune mme voix.
On ne pense pas au pauvre citoyen
Les Franais savaient grer les choses, pas comme nous. On savait, lpoque, combien le revendeur achetait ses produits et combien il les cdait. Le contrleur vrifiait que tous les prix taient bel et bien affichs, se remmore Ammi Brahim, en regrettant que dans lAlgrie daujourdhui le ministre et le zaouali achtent tous deux leur viande 1400 dinars le kilo. Le problme est que nos dirigeants ne pensent pas aux gens simples, sinsurge-t-il. On ne pense pas au pauvre citoyen. Comment voulez-vous quon ne soit pas fou, hypertendu, diabtique, poursuit, en cho, son ami Mohammed. On ne voulait pas que lAlgrie en arrive l, regrette-t-il. Chacun ne pense qu se remplir les poches. Avant, nous pensions que nous serions tous gaux, que chacun aurait droit un travail et un logement dcent. Aujourdhui, lun prend vingt villas et lautre na pas le droit un appartement.Les deux compres expriment des points de vue diffrents sur la situation des jeunes daujourdhui.
Lun dit : Bien sr, je comprends les jeunes qui veulent partir. Quand ils voient les autres avec des voitures, des villas et que eux, malgr leurs tudes et toutes leurs tentatives de russite il ny parviennent pas. Le problme rside dans le piston. Lautre contredit : Pourquoi prennent-ils la fuite ? Pourquoi ne lavons-nous pas fait lorsque la misre nous tuait ? Pourquoi malgr cela nous navons jamais vol ?
Tous deux concdent quils nauraient jamais pu profiter du soleil dans ce mme jardin pendant loccupation, leurs rves dantan ont nanmoins t ensabls par le fil des ans.



Amel Blidi


 

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