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Visite de Kerry, prsidentielle, Un pays la recherche dun arbitre

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2014-04-07
 
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Visite de Kerry, prsidentielle, Un pays la recherche dun arbitre

Visite de Kerry, prsidentielle, Un pays la recherche dun arbitre

Faut-il sinquiter que John Kerry soutienne un quatrime mandat, ou faut-il sinquiter de voir lAlgrie rduite envisager un arbitrage externe sur des questions aussi sensibles ? Toute lAlgrie sest mise langlais, jeudi dernier, la suite de la visite effectue Alger par le secrtaire dEtat amricain John Kerry.
Lenjeu : comprendre exactement ce qua dit M. Kerry, pour savoir si les Etats-Unis soutiennent le quatrime mandat auquel est promis le prsident Abdelaziz Bouteflika ou non. Linguistes, traducteurs, hommes de lettres et politologues ont t sollicits pour traduire celle formule, look forward, utilise par le secrtaire dEtat amricain. Voulait-il dire quil souhaitait des lections transparentes, quil les exigeait, quil les prfrait, ou quil se flicitait de la transparence des lections? Sil sen flicitait, cela signifierait quil avalisait lopration lectorale.
Sil souhaitait ou esprait un scrutin transparent, il faudrait comprendre quil avait quelques doutes, mais quil ninsisterait pas trop. Par contre, sil disait, sur un ton grave, quil prfrait un scrutin transparent, il montrerait clairement que le 17 avril manquerait aux normes de transparence requises. Attendre une lection transparente, et sattendre une lection transparente, sont deux choses diffrentes, rappelait hier encore un ditorialiste. Laffaire a pris une tournure dlicate pour lagence APS, accuse de dformer les propos du secrtaire dEtat amricain.
Le journaliste de lAPS qui a couvert lvnement a du passer un moment dlicat, et personne ne la cru quand il a mis en cause le traducteur amricain. Comment mettre en doute la machine amricaine, rpute infaillible en de telles circonstances ? Difficile, en outre, pour un public algrien, qui a toutes les raisons dtre sceptique, de mettre en balance un journaliste de lAPS et le traducteur de John Kerry himself. Jusqu ce que le dpartement dEtat apporte les prcisions ncessaires, en reconnaissant implicitement les approximations de son traducteur.
LAFFAIRE BENOUARI
Laffaire tombait dautant plus mal, quelle venait aprs une polmique suscite par un appel de M. Ali Benouari, candidat la candidature et ancien ministre, demandant aux Etats- Unis et lEurope de sanctionner les dirigeants algriens en cas de fraude. M. Benouari a suggr de saisir les biens des dirigeants algriens, et de leur interdire, ainsi qu leurs proches de voyager, en Europe et aux Etats-Unis si la fraude se confirmait. Une extrmit laquelle personne ne stait rsolu jusque-l.

Ce qui a eu un effet collatral inattendu : M. Ali Benflis, auquel M. Benaouri avait apport son soutien, sest trouv con traint de se dmarquer des propos de ce dernier, et daffirmer que ces propos nengageaient que leur auteur. Ce ct, plus ou moins folklorique de la campagne lectorale, est cependant rvlateur dvolutions dangereuses dans la vie politique du pays. A commencer par le poids, accept, sinon assum, du point de vue amricain dans la vie politique du pays. Certes, les Etats-Unis sont une grande puissance qui a le droit et la force ncessaire pour dfendre ses intrts, mais une partie de lopinion algrienne admet dsormais que les Etats-Unis ont droit de regard sur ce qui se passe en Algrie. Plus grave encore, des parties sollicitent Washington, lgitimant de fait ce droit de regard. Sans aller lhystrie de Louisa Hanoun, cette volution est dangereuse.
LE PRÉCÉDENT LIBYEN
La situation est aggrave par le dlitement sans fin de la vie politique. Comme sil ny avait plus en Algrie aucune limite, aucune contrainte, aucune obligation. Comme si lexercice des liberts autorisait toutes les drives. Comme si aucune institution ntait en mesure de parler lensemble des Algriens pour rappeler les uns et les autres un minimum commun. Lappel larbitrage amricain, aujourdhui restreint et accueilli avec dsapprobation, peut devenir banal et souhait. Il suffit de se rappeler comment lopinion libyenne et arabe, fortement manipules, ont applaudi lintervention de lOTAN en Libye.

Et cet arbitrage, amricain aujourdhui, franais ou saoudien demain, nest possible quen labsence dune institution algrienne en mesure darbitrer. Plus les institutions algriennes perdent de leur crdibilit, plus cet arbitrage apparaitra comme invitable, puis souhaitable, voire ncessaire. Evidemment, cest au peuple que devrait revenir ce rle darbitre. Mais dans la conjoncture actuelle, la volont populaire ne peut sexercer librement. Les structures de reprsentation sont fausses, les institutions biaises, et lopinion, fortement manipule, est en plein dsarroi.
Ce qui devrait inciter y remdier en deux temps. Dans une premire tape, faire avec ce qui est disponible, pour tenter de runir les conditions ncessaires un libre exercice de la volont populaire ; dans un deuxime, reconstruire les institutions pour que le recours un arbitrage tranger soit peru comme une trahison. Et pour lheure, o quon se tourne, on ne trouve quun seul arbitre potentiel, larme, qui doit se rapproprier se rle pour le confier au peuple trs rapidement.


Abed Charef
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