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Cest un vritable hold-up...

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Je suis lhomme de la vritable rconciliation nationale Emir Abdelkader 0 2014-04-09 02:46 PM
Hold-up au niveau du Conseil constitutionnel Emir Abdelkader 0 2014-03-09 07:32 PM
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2014-04-10
 
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Manqool Cest un vritable hold-up...

Mamar Benguerba : Cest un vritable hold-up de la souverainet populaire

Dans cet entretien, Mamar Benguerba, ancien dput et ancien ministre des Affaires sociales et du Travail du gouvernement de Ahmed Benbitour, sexprime sur le contexte politique dans lequel se tient llection du 17 avril. Pour ce fin observateur de la vie nationale, qui a prvu bien avant tout le monde les soubresauts qui agitent les rgions du sud du pays du fait de leur marginalisation par les politiques publiques de dveloppement, la candidature de Bouteflika nest que la partie apparente de liceberg. Cest le systme qui est candidat, affirme-t-il.


-La candidature de Bouteflika pour un 4e mandat divise la classe politique et lopinion publique. Selon vous, lquation politique est-elle bien ou mal pose ? Le sort de Bouteflika est-il dialectiquement li celui du systme en place ?
Il faut se souvenir que sa cooptation par les dcideurs, en 1999, ne faisait dj pas lunanimit. Jtais parmi ceux qui la contestaient en soutenant une autre candidature. Nanmoins, de larges couches de la population sy taient rallies. Subjugues par la rhtorique, les ambitions et les promesses. Lnergique accroissement du prix du ptrole dans les annes qui suivirent a contribu la valider, avec une mise en uvre boulimique de projets publics. Avec le temps, beaucoup de gens se sont raviss. Les rsultats escompts nont pas t au rendez-vous. Les affaires de corruption, la gabegie des finances publiques, lincomptence des responsables, la multiplication des problmes sociaux et lusure du pouvoir ont amplifi la dsaffection.
Aujourdhui, il est soutenu essentiellement par ceux qui tirent des profits personnels de sa mandature ou qui redoutent, pour une raison ou une autre, son dpart. Pour ce qui est de la deuxime partie de votre question, je vous rappelle que le Prsident est le produit dun systme qui fonctionne selon des rgles claniques. Imaginer quil peut entreprendre, comme il est dit a et l par ses partisans, des initiatives antinomiques la prennisation du systme est totalement exclu. Cest dailleurs le systme lui-mme qui est candidat puisque Bouteflika nest que la partie apparente de celui qui aurait diriger effectivement le pays aprs llection. Son identit nest connue que par un groupe trs limit au sein du systme. Cest un vritable hold-up de la souverainet populaire qui est programm avec cette candidature.
-Des personnalits politiques en vue, linstar de lancien prsident Liamine Zeroual, ou des anciens chefs de gouvernement (Hamrouche ou Ghozali) sont intervenues dans le dbat lectoral. Quelle lecture politique en faites-vous ?
Au risque de schmatiser lextrme les interventions des minentes personnalits que vous citez, je dirais quelles prsentent deux aspects. Le premier a trait au constat unanime quelles font de lEtat et des sombres perspectives qui soffrent au pays. Le niveau des responsabilits assumes leurs permettent de connatre les diffrents et destimer le rapport des forces lintrieur du cur du systme de pouvoir. Leur valuation est, mon avis, extrmement prcieuse. Elle nourrit une effrayante inquitude quant lavenir. Pour le deuxime aspect, jai peru, paradoxalement, une divergence fondamentale quant aux recommandations.
Le prsident Zeroual affiche une prfrence pour la poursuite du processus lectoral, et donc privilgie un arbitrage populaire pour solutionner les diffrends existant lintrieur du systme et viter les drapages suicidaires qui pourraient surgir. Il tmoigne dune confiance en le citoyen. Par contre, pour Mouloud Hamrouche et Sid Ahmed Ghozali, llection est insignifiante et quasiment dj plie. Le premier propose clairement au systme de sautodtruire en indiquant le moyen dy parvenir ; quant au second, il se situe dans le cadre dune ngociation entre un pouvoir rgnr et des forces sur le terrain impuissantes. Sincrement, je ne vois pas le prsident frachement reconduit se prvalant dune nouvelle onction populaire, se rallier lune ou lautre de ces deux propositions. Les deux personnalits paraissent, objectivement, envisager une prolongation de la dure de vie du systme de pouvoir.
Des voix se sont leves, dont celle de lancien gnral la retraite Mohamed Tahar Yala, appelant linterruption du processus lectoral pour barrer la route laventurisme politique du 4e mandat de Bouteflika et sortir de limpasse politique dans laquelle le pays se trouve.
Il faut rendre linterruption du processus lectoral inoprante. Il faut empcher la poursuite de la politique de dsarmement de la souverainet populaire, de dsertification conomique du pays, de dlitement du systme ducatif et dapprofondissement de la fracture sociale et territoriale. Le 4e mandat sollicit ne relve pas de laventurisme politique, il procde dun choix de socit rejet intuitivement par une majorit de la population. Il a des partisans.

La socit est victime dune dpolitisation mene depuis longtemps par le systme. Une srie de lois, de rglements, de manipulations et dagissements ont touff les prises de conscience et la contestation globale. La consquence est stupfiante puisque mme des leaders politiques, en dehors du pouvoir, doutent des aptitudes et des capacits de la socit sorganiser et se dfendre. Cest la et le politique qui ont t bannis de lespace national. Au mtier noble sest substitu la magouille, la corruption et autres maux innommables. Le rsultat est qu un mouvement conscient, organis et structur se substituent des jacqueries et des meutes rcurrentes, parfois destructrices de biens publics et privs. Je pense que nous navons pas encore compris la gravit que le vivre-ensemble devient de plus en plus, dans des parties du territoire de plus en plus nombreuses, impossible. Le pays smiette progressivement. Il se dsarticule lentement. En silence.
-Llection du 17 avril va se tenir dans un contexte politique particulirement tendu : surenchre verbale, actions de protestation de rue, violence et dgradation de biens publics, rpression policire, meetings du candidat Bouteflika chahuts, dchanement sur la Toile La situation inspire-t-elle de linquitude ou tout cela ne serait-il que mise en scne pour tenter de donner quelque crdit ce scrutin, comme le laissent entendre certains ?
Toute lection de ce niveau connat des dpassements. Ils sont plus ou moins graves. Plus ou moins nombreux. Que certains faits soient plus amplifis que dautres, cela relve de parti pris de ceux qui rapportent lvnement. Mais en gros et jusqu prsent, la campagne lectorale se droule correctement sur ce plan. Par contre, je pense que le rle jou par les tlvisions satellitaires prives, en faisant la promotion dun seul candidat, entache gravement la sincrit du scrutin. Ce seul fait pourrait fonder les autres comptiteurs demander lannulation du rsultat. Les mdias publics, qui ne sont pas en reste dans ce drapage, arguent des cahiers des charges qui les rgissent. Les agents de lEtat qui se sont mis volontairement au service du candidat du systme doivent sexpliquer. L aussi, les instances habilites devraient intervenir pour mettre un terme aux abus de dtournement de biens publics.
-Les partisans de Bouteflika agitent le spectre de la stabilit promu en tant que thme central de la campagne de leur candidat pour capter llectorat. Y a-t-il rellement pril en la demeure ?
Dabord, de quelle stabilit il sagit ? Et au profit de qui ? Les normes dpenses publiques pour acheter la paix sociale reprsentent une hypothque de lavenir des jeunes gnrations. Cest le volcan de demain. Les sommes dpenses contribuent aussi enrichir une couche sociale dont le systme pense pouvoir faire son socle de lgitimation populaire. Mais comme elle est mouvante et fragile, elle est elle-mme mise en danger par une ouverture conomique dbride.
Elle ne peut pas accumuler au-del dun certain seuil. Elle se dressera contre ce frein son essor. Est-ce quil y a, comme vous dites, pril en la demeure ? Srement. Quel que soit le responsable de demain, il aura grer des situations aggraves par la baisse des ressources financires. Il devra constamment arbitrer entre la maintenance dinfrastructures, ralises parfois en dpit du bon sens, et la promotion dautres qui se rvleront indispensables. Lemploi et lquilibre rgional reprsentent les dfis majeurs relever. Ce ne sont pas les comptences qui ont exerc pendant les 15 dernires annes qui pourront les relever. Dautant que la nature de lvolution du monde et sa vitesse exigeant la vigueur physique, la vivacit intellectuelle, une norme capacit de travail et de synthse et le pragmatisme dans lapprciation des situations rgionales et internationales.
-Comment voyez-vous le rle de larme dans cette priode dlicate que traverse le pays ?
Larme se tient en dehors des jeux politiques. Elle assure et garantit les conditions dexercice de la volont populaire sous tous ses aspects. Les dernires dclarations du chef dtat-major sont, sur ce plan, rassurantes. Il ny a aucune raison de douter. Elle est lultime recours de la nation. Par exemple si le scrutin est fauss, avant mme sa tenue, par lusage de pratiques qui ne satisfont pas lgalit totale des chances des protagonistes engags.Et si, en cas de contestation des rsultats, lappareil judiciaire ne tranche pas en faveur de la volont populaire telle quexprime dans les urnes, le recours sera alors larme. Elle devra alors prendre ses responsabilits pour faire respecter cette volont. Sinon, cest la rue qui pourrait en dcider. Elle devra protger la nation contre une confiscation des moyens de lEtat par une clique. Elle devra, ensuite, organiser une date rapproche, qui nexcderait pas 6 mois, une autre consultation lectorale pour lire le futur chef de lEtat. Mais souhaitons quun tel scnario sera vit. Et que la sagesse lemportera.
-Lide de la ncessit de la mise en place de la deuxime Rpublique par le truchement dune priode de transition politique rencontre de plus en plus dadeptes dans la classe politique
Qui dcidera des acteurs ? Qui doit piloter les travaux ? Va-t-on retrouver le fameux turn round du dialogue national des annes 1990 avec des personnalits dites nationales fabriques par le systme ? Qui se souvient de ces fameuses personnalits censes avoir reprsent lopinion nationale ? Que reprsentent les partis politiques sans le filtre dlections pour valuer leur poids ? Comment tablir la reprsentation rgionale et territoriale ? A mon avis, autant le terme est allchant, autant la mise en uvre efficace dune telle initiative est dlicate, voire impossible mener sans susciter des contestations de toutes parts. Des querelles de toutes natures remettraient en cause le consensus dgag lui-mme. Il faut dabord donner la parole au peuple.
Le pays est press par le temps. Il faut aller vite pour le remettre sur les rails. Il reste peu de moyens pour redresser la barre. Le langage de la vrit doit imprgner le discours politique. Ce dernier doit retrouver imprativement la crdibilit indispensable. Il doit saffranchir des agendas des uns et des autres pour fixer un cap au pays. Je pense que le prochain scrutin reprsente une prcieuse opportunit pour vaincre le systme de pouvoir et placer la socit au centre de larne politique. Evincer le systme-candidat au profit du candidat indpendant le mieux plac, de faon pacifique, par la seule volont populaire, en une journe, reprsentera dans les annales politiques du pays une date majeure pour le destin de notre peuple.
Ce ne sera pas la fte prconise par les partisans du systme et compare impudemment celle de lindpendance, mais celle dun pays qui renat. Celle dun peuple qui reprend pleinement en main son destin. Celle dune jeunesse avide dinscrire sa trajectoire dans le monde daujourdhui. Un scrutin qui signifiera que toutes les fonctions lectives seront dsormais sous le contrle populaire. Un choc salvateur.
-Comment voyez-vous le ciel de lAlgrie au lendemain du 17 avril ?
Je reste optimiste. Je pense que la classe politique se hissera au niveau des esprances de son peuple pour lui pargner les souffrances dun changement brutal et dans le chaos. Ou encore un changement fragile, par des combinaisons bancales. Le prochain scrutin reprsente une opportunit de changement qui lui permettra de cultiver une ambition quautorise son histoire et en particulier son impressionnante lutte de Libration. Les sacrifices consentis par notre peuple mritent bien un renoncement dventuels egos, mme lgitimes.
-La visite Alger du secrtaire dEtat amricain, John Kerry, a t diversement commente. Que faut-il retenir de cette visite en pleine campagne lectorale ?
A mon avis, cest une visite ordinaire qua effectue le secrtaire dEtat amricain dans le cadre de son job. Dailleurs, il la prolonge en se rendant dans le pays voisin.

Omar Berbiche




 

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