> >

[] [ ]

Les vrais dfis qui attendent lAlgrie entre 2014/2020

(Tags)
 
Ce quattendent les partenaires de lAlgrie du prochain prsident Emir Abdelkader 0 2014-04-07 02:37 PM
Les Europens attendent que lAlgrie reste un fournisseur dnergie sr et scuris Emir Abdelkader 0 2014-04-07 02:29 PM
ONU:Dbat houleux entre lAlgrie et le Maroc Emir Abdelkader 0 2014-03-09 04:40 PM
Algrie : 17 mille terroristes tus entre 1992 et 2006 Emir Abdelkader 0 2014-03-05 08:09 AM
La course larmement continue entre le Maroc et lAlgrie Emir Abdelkader 0 2013-03-12 12:07 AM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2014-04-12
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Manqool Les vrais dfis qui attendent lAlgrie entre 2014/2020

Les vrais dfis qui attendent lAlgrie entre 2014/2020



LAPRES ELECTION PRESIDENTIELLE OU COMMENT DEPASSER LE BLOCAGE SYSTEMIQUE

Loin de la mentalit rentire, distribuer la rente pour apaiser transitoirement le front social, les vritables enjeux commenceront aprs le 15 avril 2014 car quelque soit le prsident ou le gouvernement , lAlgrie devra faire face aux vritables problmes dont la rsolution impliquera avec lamenuisement des recettes dhydrocarbures de profonds ajustements politiques, conomiques et sociaux. Or la majorit des candidats l'lection prsidentielle nabordent pas ou trs superficiellement les problmes fondamentaux interdpendants au nombre de dix sept(17) qui engagent lavenir tant de la socit que de lconomie algrienne entre 2014/2020.




1. Aborder, sans tabou, et sans verser dans des attaques et analyses pernicieuses, comme dans tous les pays dmocratiques, le rle de larme et des services de scurit dans un Etat de Droit ainsi que le fonctionnement de notre diplomatie , celle du Ministre des affaires trangres et des ambassades qui semblent tre de plus en plus dconnects des ralits mondiales avec des discours et prises de positions des annes 1970 qui risquent de marginaliser l'Algrie.
2. La rforme de lcole, mre de toutes les rformes, qui sest bureaucratise, du niveau du primaire au suprieur en passant par la formation professionnelle et posant la problmatique de la matrise des nouvelles technologies, la dominance de la quantit au dtriment de la qualit , allant vers 2 millions dtudiants horizon 2020, ayant des implications pas seulement conomiques mais culturelles et politiques afin de faonner le citoyen algrien de demain, qui connait une baisse alarmante; dans ce cadre comment intgrer notre migration qui reclent dimportantes potentialits.
3. Ne pas se focaliser uniquement sur la rvision de la Constitution, lAlgrie ayant les meilleurs lois du monde mais rarement appliques, la mise en place oprationnelle de la bonne gouvernance, impliquant la refonte de lEtat bas non sur des relations personnalises mais sur un Etat de Droit, lindpendance relle de la justice, le rle des mdias pour plus despaces de libert, la lutte contre la corruption qui dtruit la cohsion du tissu social et fait fuir les investisseurs potentiels et donc la mise en place dinstitutions, sadaptant tant aux mutations mondiales que locales tenant compte des anthropologies culturelles.
4. Les impacts de la mondialisation, de la crise mondiale enjeux gostratgiques mondiaux dont le Sahel, lintgration du grand Maghreb et plus gnralement de lAfrique du Nord, pont entre lEurope et le continent Afrique, enjeux multiples, dont les avantages comparatifs de notre pays terme devant sinscrire dans cet espace euro-mditerranen et euro-africain.
5. Les implications stratgiques de lAccord dAssociation qui lie lAlgrie lEurope applicable depuis le 01 septembre 2005, lAlgrie ayant eu un rpit de trois annes, le tarif douanier zro tant prvu en 2000. Comment donc mettre en place des entreprises comptitives en termes de cot-qualit cet horizon ? Il en est de mme de lAccord futur qui sera encore plus contraignant de ladhsion de lAlgrie lorganisation mondiale du commerce OMC- qui interdit tout monopole et toute dualit des prix, notamment de lnergie ?
6. Le futur rle de lEtat, loin du systme centralis jacobin, afin de raliser une transition vers une conomie de march fin dgalit sociale, devant concilier efficacit et une profonde justice sociale.
7. Le problme de la rgionalisation conomique ne pas confondre avec le rgionalisme renforant la symbiose Etat-citoyens travers limplication des collectivits locales, les candidats promettant toujours plus de dpenses publiques , notamment travers la cration de nouvelles wilayas avec de nouveaux fonctionnaires alors quil s agit de rationaliser la dpense, de raliser un regroupement autour de grands espaces conomiques dont le noyau sont des centres de formations professionnelles et des universits rgionales au sein dco-ples rgionaux afin de btir des ples dexcellence.
8. Combattre le systme bureaucratique sclrosant qui dcourage toute initiative cratrice, produisant la sphre informelle qui occupe plus de 50% de la superficie conomique o tout se traite en cash favorisant lvasion fiscale, et plus de 52% demplois fonctionnant dans un Etat de non Droit, renvoyant la refonte de lEtat.
9. La gestion transparente de la rente de Sonatrach pilier de lconomie nationale et posant la problmatique de la scurit nationale, (environ 800 milliards de dollars de recettes en devises prix courants entre 1999 et 2013 selon le FMI et la banque mondiale ) , par une transparence des couts de production, devant autonomiser la rente des hydrocarbures proprit de toute la collectivit nationale, engager un dbat productif sur le niveau rserves des fossiles classiques, sur les subventions gnralises sans ciblage source dinjustice et de gaspillage des ressources financires, sur lavenir du ptrole/gaz de schiste et ses effets sur lenvironnement et la forte consommation deau douce et lavenir des nergies renouvelables. Devant pour rduire les couts combiner le solaire et le gaz torch gaspill inutilement. Ignorant lefficacit nergtique notamment avec les mthodes de construction traditionnelles, les nouvelles technologies permettant dconomiser 25% dnergie, de ciment et de rond bton, vers 2017 la consommation intrieure risque de dpasser largement les exportations. Lon aura doubl les capacits dlectricit horizon 2017 partir des turbines de gaz allant vers plus de 70/75 milliards de mtres cubes gazeux, dpassant les exportations actuelles qui peinent atteindre 50/55 milliards de mtres cubes gazeux. Les dclarations du 08 avril 2014 du premier ministre par intrim sont plus pessimistes relevant que pour une consommation 1,4 TEP/hab/an en 2030, la consommation nergtique intrieure dpassera les 100 millions de TEP, pour une valeur denviron 83 Milliards $. Lon devrait arriver, sauf dcouvertes exceptionnelles,( les rserves actuelles de gaz traditionnel fluctuant entre 2500/3000 milliards de mtres cubes gazeux) un puisement horizon 2025/2030 pour le gaz traditionnel,( idem pour le ptrole) devant produire plus de 185 milliards de mtres cubes gazeux annuellement, si lon veut exporter 85 milliards de mtres cubes gazeux, les rserves se calculant selon le couple cout-vecteur prix international.
10. Etablir le bilan rel et les impacts conomiques et sociaux de la dpense publique entre 2000/2013 ( environ 630 milliards de dollars budget dquipement et de fonctionnement) tenant compte de la rpartition par secteurs et de lclatement du revenu national par couches sociales et secteurs et le pourquoi des surcouts parfois exorbitants ( 25/30%) et du taux drisoire de 3% du produit intrieur brut durant cette priode lAlgrie dpensant deux fois plus pour avoir deux fois moins de rsultat en comparaison de pays similaires selon lOCDE ? Tenant compte de linflation mondiale, des opportunits entre soit ralentir les exportations dhydrocarbures source essentielle des rserves de change, crer des fonds souverains, ou investir localement, engager donc un dbat sur la gestion de la rentabilit du placement ltranger des rserves de change ( 194 milliards de dollars au 31/12/2013 non compris les 173 tonnes dor selon le gouvernement) environ 83/86% , en majorit en obligations europennes et en bons de trsor amricain un taux fixe de 3% ainsi que la gestion transparente du fonds de rgulation des recettes renvoyant un large dbat sur les mcanismes de cotation du dinar qui par des glissements successifs la baisse , gonfle artificiellement ce fonds, voilant limportance du dficit budgtaire.
11. Nexistant pas une vritable politique salariale, quil sagit de diffrencier des traitements, mais des versements de rente notamment au niveau du secteur public, ne correspondant pas au niveau de la production et de la productivit, aborder sereinement le problme du march du travail conciliant flexibilit, efficacit et notamment du danger des sureffectifs de la fonction publique (plus de 2,1 millions en janvier 2014), o lon ne rsout pas les problmes de lemploi par ladministration ou des emplois rentes fictifs.
12. Li lamlioration du systme de sant dont les hpitaux connaissent une gestion dfectueuse, malgr les comptences, lassainissement des caisses de retraite qui doivent tre gres dans la transparence loin du syndicat unique, qui risquent limplosion en cas de chute du cours des hydrocarbures devant combiner les systmes de rpartition et de capitalisation.
13. La dynamisation de la bourse des valeurs en lthargie depuis des dcennies, la rforme du systme financier, les banques publiques accaparant plus de 90% en 2013 du crdit total octroy se cantonnant dans le rle de guichets administratifs.
14. Lpineux problme du foncier que lon livre des prix exorbitants et souvent sans les commodits ; pourquoi le non attrait de linvestissement direct tranger hors hydrocarbures et la rgle contraignante des 49/51% que lon gnralise aux secteurs stratgiques et non stratgiques ?
15. Comme si ctait un pch originel , nexistant pas dconomie de march spcifique qui est caractris par la dominance du secteur priv productif , le secteur dEtat devant voluer dans un cadre concurrentiel, aucun candidat naborde franchement un programme dat de la dmonopolisation( investissement neuf en faveur du secteur priv local et international ) et de la privatisation ( cession totale ou partielle des actifs existants), processus complmentaire, permettant la transition vers lconomie de march et la croissance conomique.
16- Le pouvoir dachat des Algriens dpendant pour 70% de la rente des hydrocarbures tant li la matrise de linflation compresse artificiellement par les subventions (transferts sociaux directs et indirects et subventions ayant reprsents 30% du PIB soit 70 milliards de dollars), lEtat peut il continuer gnraliser les taux dintrts bonifis si le cours des hydrocarbures se baisse , lAlgrie de 2010/2014 fonctionnant sur la base dun cours du baril suprieur 100/110 dollars? Ny a-t-il pas risque de se retrouver avec une bulle immobilire comparable celle des USA car les emprunteurs ne pouvant pas rembourser la fois la fraction du capital et les intrts composs en cas de chute du cours des hydrocarbures avec des risques de faillite des banques primaires ?
17. Enfin comme synthse des points prcdents, tous les segments de la socit veulent leur part de rente et immdiatement quitte conduire le pays au suicide collectif, ne croyant plus en les discours dmagogiques et aux promesses sans lendemain, comment rtablir la confiance en lavenir, et viter ce divorce croissant Etat-citoyens ?
En conclusion, lAlgrie est la croise des chemins avec tous les scnarios possibles afin de raliser la transition dune conomie de rente une conomie hors hydrocarbures dans le cadre des valeurs internationales se fondant sur lentreprise et son soubassement le savoir et devant en prendre en compte la protection de lenvironnement et les industries davenir les industries cologiques cratrices de valeur ajoute et demplois productifs. Cependant, comme nous lont enseign les fondateurs de lconomie, lEconomie est avant tout Politique, devant viter tout dterminisme technique existant un lien dialectique entre le Politique, lEconomique, le Social et le Culturel, largement influenc par la mondialisation. Le dpassement de la crise systmique, crise multidimensionnelle, en Algrie impliquera une moralit sans faille de ceux qui auront grer la Cit. Il ya lieu de distinguer la stabilit dynamique avec limplication des citoyens par la dmocratie source de progrs conomique et social, supposant forcment un profond ramnagement des structures du pouvoir algrien de la stabilit statique source dimmobilisme pouvant conduire la dflagration sociale. Sans dmocratie, un Etat de Droit et le retour la confiance, il ne peut y avoir de dveloppement en ce monde turbulent et en perptuel volution o toute Nation qui navance pas recule.





Dr Abderrahmane MEBTOUL



 

()


: 1 ( 0 1)
 

Les vrais dfis qui attendent lAlgrie entre 2014/2020




05:55 AM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,