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Algrie : laprs-Bouteflika a commenc

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2014-04-16
 
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Manqool Algrie : laprs-Bouteflika a commenc

Algrie : laprs-Bouteflika a commenc




Que le prsident Abdelaziz Bouteflika soit reconduit ou non lors de la prochaine lection prsidentielle, le rgime, incapable de se rinventer depuis le coup militaire de 1992, est en train de perdre le contrle des dfis de laprs-17 avril.
Depuis 1999, le groupe collgial qui dirige le pays la prsidence, larme et les services de renseignements (DRS) survit grce lhyper-prsidentialisme, lamnistie et la redistribution de la rente. Si ces mcanismes lui ont permis la dpolitisation et la rsolution informelle des conflits lis sa monopolisation du pouvoir, ils menacent son renouvellement, encourageant ses divisions internes et la multiplication des meutes.

Comme le montrent les scnarios envisags pour laprs-Bouteflika, les dirigeants sont dsormais obligs de recourir de nouveaux modes de redistribution du pouvoir pour rester la tte du pays.
GOUVERNANCE PAR DÉCRETS
En 1999, les plus puissants gnraux de larme et du DRS nommaient Abdelaziz Bouteflika prsident. L lection dun civil et son arbitrage rconciliateur devaient clore la parenthse de la guerre civile. Cette centralit a en ralit servi monopoliser les institutions. Sa gouvernance par dcrets a bloqu le Parlement et dsacralis la Constitution, dont il a supprim la limitation des mandats prsidentiels en 2008. Lhyper-prsidentialisme dsidologis de M. Bouteflika pour la paix et la stabilit a neutralis lopposition et contraint les islamistes au consensus.Il a aussi discrdit lmergence dun successeur au sein mme du rgime, pourtant ncessaire tant ltat de sant de M. Bouteflika exclut quil puisse gouverner seul. Malgr leur soutien du DRS, les partis du Front de libration nationale (FLN) et du Rassemblement national dmocratique (RND) nont pu proposer de candidats alternatifs. Mme si larme faonne un nouvel homme providentiel, le candidat Ali Benflis, challenger et ancien premier ministre de M. Bouteflika, les bases sociales du rgime sont volatiles.
Au sein de la bureaucratie, de la socit civile ou dans le secteur priv, les clientles installes par M. Bouteflika privilgient laccs la capture des fonds publics en sagrgeant lappartenance organique. Lenchanement des trois mandats de M. Bouteflika a aussi dlgitim le maintien dune dmocratie de faade travers de nouvelles lections contrles, pourtant cruciales dans lobtention du soutien de la communaut internationale.
En accord avec larme et le DRS, Abdelaziz Bouteflika a promulgu des politiques de rconciliation sans justice, garantissant limpunit ceux qui lui ont permis de rester au pouvoir. Il a entrin la rpression de toute manifestation publique indpendante alors que la guerre civile est termine et que ltat durgence a t lev en fvrier 2011.
LOGIQUE DE NEUTRALISATION MUTUELLE
Toutefois, cette alliance a surtout t fonde sur une logique de neutralisation mutuelle grce aux dossiers que les uns ont sur les autres. Depuis 2007, la comptition et la mfiance internes au rgime ont fragilis sa gestion scuritaire. Les dysfonctionnements se sont multiplis, tels que lattentat-suicide de Batna contre M. Bouteflika, lassassinat du chef de la police Ali Tounsi, les rvlations par la presse, et sur ordre du DRS, de limplication de lentourage du prsident dans des affaires de corruption lies des marchs publics ou lattaque terroriste de la base ptrolire de Tigantourine en 2013.
Limplication de la justice internationale dans ces affaires a favoris, en septembre 2013, lannonce dune restructuration du DRS par le chef de lEtat, sous la supervision dune arme prsente comme professionnalise. Il sagit de redonner leur fonction darbitrage aux forces de scurit et de refermer le chapitre dun encombrant accord dimpunit partage avec M. Bouteflika.
Pourtant, cette reconfiguration ne rpondra pas au problme de la criminalit du pays, une consquence de laffaiblissement volontaire des institutions de justice par le rgime. La police est omniprsente mais terrorisme de contrebande, kidnappings, appropriations illgales despaces publics ou manipulations daffrontements ethniques sur fond dappropriation du march informel augmentent. Contrairement au consensus qui prvalait la fin de la guerre civile, cette situation amne les citoyens remettre en question le contrle exclusif du pouvoir politique par les forces de scurit au nom de la stabilit.
La redistribution de la rente a permis au systme dlargir sa base sociale. Elle la fragilis en crant plus de demandes quil ne peut contenter et contrler. Vis--vis de la socit civile, la redistribution consiste en logements sociaux, prts bancaires et augmentations de salaire. Mais sans aucun contrle de linflation, de la spculation et des ingalits quelles gnrent, la rente augmente en ralit linsatisfaction et les dolances des Algriens. Celles-ci devraient se radicaliser alors que les revenus des hydrocarbures sont en dclin.
DES RÉSEAUX BUREAUCRATIQUES CORROMPUS
La rente a aussi favoris lmergence de groupes en concurrence avec le rgime pour son contrle et sa redistribution. Les rseaux bureaucratiques corrompus saccaparent dsormais une part considrable de la circulation des fonds publics. Les acteurs de lconomie informelle, en particulier les importateurs, recrutent quant eux dimportants segments de la population et peuvent mme acclrer le risque de soulvement populaire en crant des pnuries en cas de limitation de leurs activits par le gouvernement.
Plus de 10 000 manifestations, meutes, sit-in, grves et mme immolations ont lieu en moyenne par an en Algrie. Le fait quelles naient pas abouti une rvolution tonne. En ralit, la contestation sest adapte la nature informelle du rgime. Lusage grandissant des meutes et autres protestations publiques na pas pour but la rupture rvolutionnaire mais la reprise des ngociations avec des autorits dfaillantes et insaisissables qui refusent toute responsabilit. Les innombrables fermetures de routes ou dusines par des villageois pour dnoncer le non-accs leau ou llectricit court-circuitent les lites locales qui leur sont imposes par le haut et obligent le pouvoir central intervenir.
En interpellant lEtat sur une base non idologique mais en demandant le respect de droits basiques, les protestataires rengocient une citoyennet partir de leur marginalisation. Les grves des syndicats autonomes qui paralysent le pays visent certes des augmentations de salaire, mais dlgitiment la reprsentativit impose de lUnion gnrale des travailleurs algriens (UGTA), le syndicat du rgime. Les manifestations des collectifs de chmeurs du Sud relient leur mal-vie lappropriation corrompue des ressources ptrolires de leur rgion.
Depuis le dbut de la campagne lectorale, des mouvements citoyens, comme le rcent Barakat ( a suffit ! ), convergent pour manifester contre un quatrime mandat et le DRS. Des meetings de campagne anims par lquipe du prsident ont t empchs par des protestataires. Passant de labstention au boycott, ils justifient leurs actions non pas partir dun programme mais en tmoignant dinjustices qui leur sont faites un niveau personnel. Smancipant de la polarisation islamistes/dmocrates, ils dcrdibilisent la rpression de leurs manifestations au nom de la lutte contre le terrorisme.
UNE POPULATION ÉCHAUDÉE
Mme si les violences policires limitent leur nombre une centaine de personnes, rarement quelques milliers, le changement induit par la rcurrence de leurs actions est rel. En divulguant la hogra (injustices et humiliations) quotidienne des Algriens par le biais des rseaux sociaux, les protestataires reconstruisent la capacit de rsistance larbitraire dune population chaude par ce que lui ont cot ses rvolutions passes. La possibilit dagir ensemble pour des questions dintrt individuel pourrait tre dcisive dans le succs de ces mouvements. Pour viter une convergence de ceux-ci, les budgets publics, lois et nominations sont maintenant coordonns.
Le rejet, voire lannulation des lections et lorganisation dune priode de transition font consensus chez les manifestants indpendants et des partis dopposition. Si ces derniers limitent leurs critiques M. Bouteflika, il est peu probable quun nouveau prsident aux mmes mthodes rponde aux proccupations des premiers.
Les scnarios du rgime pour prparer laprs-17 avril seront ds lors axs sur une transition hors lections. M. Bouteflika pourrait tre dclar incapable de gouverner pour des raisons de sant et se retirer en faveur dun remplaant adoub par larme et le DRS sans repasser par le scrutin.
Autre schma : un candidat comme Ali Benflis ou une nouvelle gnration de militaires prsents comme neutres pourrait se charger de la supervision dun conseil de transition o la socit, les partis coopts et boycottant seraient sollicits. En marginalisant M. Bouteflika et le DRS, lillusion serait donne que les conflits dintrts hrits de la guerre civile sont rgls. Il nen sera rien sans ltablissement de rgles transparentes sur la cohabitation des pouvoirs, dune justice transitionnelle indpendante et la fin des rformes populistes.
Arguer du fait quil ny a pas dalternative organise la stabilit relative du systme actuel, cest oublier quune telle alternative ne pourra se construire qu travers ltablissement de consultations pluralistes sous le contrle dinstitutions neutres et transparentes. Une autre mise en scne transitionnelle anantira ce quil reste au systme de capacit de contrle de ses propres conflits internes et de ngociation avec les protestataires.


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