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Tiguentourine : Quand la volonté défie l’adversité

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ÇÝÊÑÇÖí Tiguentourine : Quand la volonté défie l’adversité

Tiguentourine : Quand la volonté défie l’adversité

Une année s’est écoulée depuis l’attaque terroriste dont a été victime le site gazier de Tiguentourine, le 16 janvier 2013. Les séquelles de cette lâche agression contre le personnel et les infrastructures du site ne sont plus visibles, pourtant il a fallu du temps et des moyens, qui auront prouvé que le gouvernement algérien a su et pu se relever de cette épreuve des plus délicates.
C’est le constat fait sur place, lors de notre déplacement pour un reportage. La vie normale a repris ses droits. Du plus haut responsable jusqu’au plus petit agent d’entretien, les employés de la compagnie Sonatrach ainsi que les différentes forces de sécurité, travaillent en étroite collaboration pour relever le défi et faire échec à toutes les tentatives malveillantes d’où qu’elles viennent, avec un Etat souverain derrière eux. Ils sont unanimes à dire que « l’Algérie va bien et le restera pour longtemps ».
Flash-back sur l’attaque du 16 janvier 2013
L’attaque du 16 janvier par un groupe de mercenaires a engendré un bilan lourd en termes de victimes et de dégâts matériels. Le traitement de ce « triste héritage » comme le qualifie le directeur de l’exploitation et du site par intérim, Slimane Benmaazouz, « se fait encore à l’heure actuelle ».
Les autorités algériennes ont été fermes, qui, grâce l’intervention de l’ANP, n’a pas été laissé le temps aux mercenaires d’avoir toute latitude : détruire les installations et entamer des négociations pour repartir tranquillement avec les otages. Il y avait trois groupes de mercenaires : le premier était à la base vie ; le second à la base GGC et le troisième à l’usine de production CPF. Ils ont regroupé les étrangers en les gardant en otage, triste situation qui a provoqué la perte de 39 expatriés et d’un Algérien », raconte M. Benmaazouz avec une grande tristesse dans la voix, en précisant que l’objectif principal des terroristes était clair : la négociation ou la destruction des installations et du complexe gazier. « Ils croyaient que les choses seraient aisées pour eux ; qu’ils allaient négocier au maximum, avoir des avions, mais une grande surprise les attendaient », narre-t-il.
« Après le 16 janvier, l’Armée algérienne a normalisé et sécurisé les lieux. C’était bizarre, un grand silence recouvrait la base vie, alors que peu avant l’attaque tout n’était que bruit et activité. La Sonatrach, propriétaire des lieux, a décidé en ces moments difficiles de reprendre le dessus coûte que coûte. La bonne nouvelle était que le train n°1 n’était pas vraiment touché, les grands dégâts se trouvaient aux trains 2 et 3. Il était donc possible de les réparer dans les plus brefs délais. L’équipe des travailleurs de la Sonatrach s’est serré les coudes pour la réparation de ce train qui a redémarré le 24 février 2013 40 jours après l’attaque ».
Le relancement du train a été d’ailleurs donné par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Le défi de l’équipe algérienne, à leur tête M. Benmaazouz, ne s’arrêtera pas là. Il a visé plus loin : le redémarrage du deuxième train qui a été victime d’une explosion qui a été détruit en grande partie. La réparation des trains 1 et 2 a pris trois mois, trois mois où l’on a travaillé d’arrache-pied.

L’équipe algérienne a réussi à remettre en marche le train 2 fin juin
Le 5 juillet, les travailleurs du site gazier ont voulu donner une autre victoire à l’Algérie par la mise en marche des trains 1 et 2. Ces derniers sont toujours en production. Ils assurent 80% de la production du site. « Pour reprendre la marche de ces trains, nous avons satisfait toutes les assurances technique et sécuritaire pour le redémarrage des installations surtout vis-à-vis de nos partenaires étrangers », nous a-t-on rapporté.
Les négociations ont duré 7 jours durant lesquelles, les partenaires et associés ont donné leur accord pour le redémarrage des trains, après que tout ait été certifié par les experts de la British Petroleum (BP) chose qui était exigée. « Ils ont même certifié par écrit que s’ils étaient sur les lieu, ils n’auraient pas accompli cette tâche aussi rapidement », a tenu à préciser le responsable. Malheureusement le train 3 a été profondément touché par la forte explosion des fondations. D’autres équipements ont été soufflés par la déflagration.
Sans attendre, la direction du site a déclenché l’opération d’achat de tous les équipements endommagés dans le but de le redémarrer et de le mettre en production.

Des histoires de courage et d’héroïsme
« Par ailleurs et pour ce qui est du problème des partenaires qui ont vécu les événements, il fallait les rassurer pour le retour. Pour cela, il fallait du concret en leur prouvant que le site est totalement sécurisé. Il faut admettre, explique M. Benmaazouz, qu’au début, la tâche était difficile. Ils demandaient des assurances pour revenir ».
« Plusieurs réunions ont été menées avec eux à Londres parce qu’ils refusaient de revenir en Algérie, mais par la suite ils ont fini par revenir au site de Tiguentourine même.
La décision prise suite à ces réunions et de reprendre l’investissement ensemble et laisser à l’Etat algérien le rôle de sécuriser les lieux.
Pour notre part, on a demandé à investir dans les règles de l’art, avec le respect des standards internationaux pour la construction… Nous avons commencé par réhabiliter le site avec la collaboration des autorités algériennes », souligne-t-il en précisant que « la condition pour le retour des étrangers est remplie à 100% ; le deuxième palier de leurs exigences stipulait la remise en marche préalable de l’usine, elle tourne à 80% actuellement. Il reste de petites choses compensatoires qui viendront par la suite.
Des histoires de courage et de bravoure d’Algériens qui ont fait face aux terroristes et qui se sont sacrifiés pour sauver la vie de partenaires étrangers sont légion. Il nous a été contés que le directeur de BP a été sauvé grâce au courage et au sang froid de sa secrétaire algérienne, Nassima. Elle l’a habillé en tenue de travail pour qu’il ne soit pas reconnu.
Deux autres étrangers étaient cachés dans le faux-plafond du restaurant de la base vie du site. Un autre groupe d’étrangers a été caché par des Algériens sous un bureau. Les actes de bravoure de ces centaines d’agents qui ont tout fait pour sauver leurs collègues étrangers ont été pour beaucoup dans les liens indéfectibles avec eux : « Nous sommes en contact par le biais d’Internet ; ils nous demandent continuellement des nouvelles du site ».
Il y a de la fierté à dire que ce site produit : 18 millions de m3 de gaz/j, 2500 t/j de condensat et 2200 à 2300 t/j de GPL. La modestie de ces braves hommes et femmes est parvenue jusqu’au point d’interdire aux étrangers qui furent sauvés de révéler leurs noms. Ils ont préféré rester dans l’anonymat

Plus important site gazier du pays
« Ce qui a motivé beaucoup plus le retour des expatriés », dira notre hôte, « c’est la réalisation d’un aéroport au sein même du site gazier. À vrai dire, les opérateurs sont prêts à revenir, mais ce sont leurs gouvernements respectifs qui restent indécis. C’est une question d’ordre politique qu’il faut gérer. Mis à part ça, des étrangers viennent tous les jours visiter les lieux », explique le directeur de l’exploitation en mettant l’accent sur « la satisfaction des partenaires étrangers de la mise en marche de l’usine ainsi que la sécurisation de tout le site gazier. Les conditions sont favorables pour un retour en force des étrangers. Ce retour, précise M. Benmaazouz, est attendu prochainement ».
Au cours des quatre jours qu’aura duré notre séjour, le directeur par intérim de l’exploitation et du site, Slimane Benmaazouz, nous a emmenés en visite guidée à travers l’usine de production du CPF où il nous a livrés des explications en toute transparence sur son fonctionnement, la production, redémarrage des trains, boosting… et bien d’autres informations pour mettre au clair, une réalité sur la situation du site, considéré parmi les plus important en matière de production gazière en Algérie. La superficie globale de l’usine de production CPF, certifiée ISO 14000-1, construite en 2003 et mise en gaz (début de production) en 2006, est de 1,5 million de m3.
Elle est composée de trois grands trains, d’un laboratoire où se font les analyses de qualité des trois produits, en l’occurrence le gaz, GPL et le condensat. Le laboratoire fonctionne avec une équipe de huit agents, ingénieurs et techniciens qui travaillent à longueur de temps.
Ils font des analyses quotidiennes, généralement à la demande, pour l’exploitation à titre indicatif. Il est doté d’une salle de contrôle de tous les paramètres de l’usine, notamment toutes les commandes pour ce qui concerne l’ajustement, l’arrêt et démarrage.
Cette salle de commandement regroupe une équipe de 12 personnes qualifiées, composée d’un chef, ingénieurs et contremaîtres d’exploitation, qui veillent et assurent le travail jour et nuit. « Cette équipe ne bouge jamais de l’usine parce que son absence représente l’arrêt de l’usine ». C’est à partir de ce pupitre que se fait le contrôle pour l’ensemble des paramètres de l’usine. C’est de ce poste que s’effectuent l’arrêt et le démarrage des trains, ainsi que le contrôle de qualité, la production…jusqu’au périmètre de l’usine par un système de caméra.
Cette partie importante de CPF n’a pas été touchée par les événements du 16 janvier 2013, selon M. Benmaazouz ; ce lieu doit bénéficier de la part du lion en matière de sécurisation. « C’est une grande chance que les terroristes n’aient pas visé le fond des trains. Ils se sont attaqués au plus hautes parties qui sont moins dangereuses surtout à l’arrêt des trains, qui faire ressortir juste un produit inflammable. Les conséquences auraient pu être catastrophiques sinon et pouvaient avoir un impact néfaste sur le redémarrage de l’usine », explique le directeur d’exploitation.

Chronique de la remise en marche d’un train pas comme les autres
Nous nous sommes arrêtés devant le « fameux et célèbre train 3 », qui a fait couler beaucoup d’encre après l’attaque et engendré beaucoup de spéculations sur sa « destruction totale », sa réhabilitation, sa mise en marche prochaine… M. Benmaâzouz, avec une grande objectivité, nous expliquera que le train 3 a été touché dans ses fondations. Les travailleurs de la compagnie Sonatrach ont procédé à son nettoyage général trois jours après de l’explosion et ce, grâce à la mobilisation des entreprises algériennes.
« L’unité de décarbonatation a été touchée et son rôle est l’enlèvement des gaz carboniques. Cette section est la section de production du GPL et du condensat. C’est la section qui a été profondément touchée », dit M. Benmaazouz, « mais qui a été réparée par l’entreprise algérienne GCB, et qui se trouve en très bon état, « est prête à l’installation des équipements » qui proviennent de l’étranger. « À l’arrivée de ces équipements et leur installation vous allez constater la différence. L’inspection a été faite et nous sommes en train de nous préparer à faire des inspections internes du côté Sud et Nord du train pour l’installation des équipements, préservation, réparation et démarrage », souligne-t-il en expliquant que le grand soucis est « la préservation des installations ». M. Benmaazouz note avec une grande franchise « que dans toute l’usine, cette zone est la plus touchée par les attaques. Elle a des fondations qui ont été fissurées chose qui a nécessité de creuser de 2 jusqu'à 3 mètres pour les reconstruire ». Ces fissures, nous l’avons bien constaté, ont été reconstruites par une main-d’œuvre algérienne. Elles attendent l’arrivée d’équipements qui est prévue prochainement pour le redémarrage du train 3, une partie la plus importante en termes de production de toute l’usine. Le redémarrage de ce train, selon M. Benmaâzouz, sera relancé « très prochainement », « tout est prêt et rien ne nous empêche de le faire. Nous sommes uniquement tributaires de l’arrivée des équipements ». La production moyenne pour la première quinzaine de janvier, de ce train avant l’incident était dans la limite de 21.500 jusqu'à 22 million m3/j. ce chiffre est appelé à s’élever dès le redémarrage prochain du train 3. « On va faire plus, et c’est pour cela que le redémarrage est une priorité », a-t-il déclaré.
Le train 3 possède la même capacité que le train 1 et 2, même en terme de production. La différence se situe au niveau du design.
« Avec la mise en marche des trains 1 et 2, la production a atteint 80% et avec le redémarrage du 3e train, la production est appelée à augmenter. Elle pourra dépasser 23 million m3/j », explique M. Benmaazouz.
De nouvelles unités on été placées dans les trains 1 et 2. C’est un travail réalisé par le personnel algérien.
Pour ce qui est du train 2, il a été touché profondément dans son système. Il a été question de transférer le système du train 3 au train 1. Sa réparation n’a pas été facile. Il produit le maximum avec 10, 3 millions de m3/j. Toutes les sections sont opérationnelles depuis fin juin 2013.
La reprise du fonctionnement de l’usine a été réalisée par les équipes algériennes sans aucune intervention étrangère. « Le redémarrage et la réparation des trains ont été faits par des équipes algériennes, il n’y avait aucun étranger. C’était des équipes de Sonatrach et des sous-traitants de ses filières comme GCB, GPP, ENSP, qui continuent d’intervenir sur les lieux ». Le nombre des travailleurs pour ce qui est de l’équipe de l’exploitation est de 80 personnes qui exploitent l’usine de jour comme de nuit. Pour ce qui du train 1, il a été redémarré le 24 février 2013. Juste un mois après l’incident. Le train 1 n’a pas été vraiment touché, juste la colonne qui se trouve au milieu et qui contient un produit inflammable. Elle a été réparée par la suite. Juste à côté se trouve la vanne célébrée et opérée par le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, au redémarrage du train le 24 février 2013. Les trois trains sont alimentés par 33 puits, ils en sont à 35 puits de gaz brut. Les deux derniers qui se sont ajoutés au 33 existants, étaient seulement forés. Il a été question de les raccorder au réseau de collecte pour contribuer à l’augmentation du potentiel de production de l’usine.

Tout un programme en perspective
Un programme de forage est tracé, par l’équipe de Sonatrach, dans le site gazier qui consiste, pour cette année, au forage de trois nouveaux puits.
M. Benmaazouz explique avec regret qu’ « avant les événements, un programme ambitieux de forage a été élaboré dans la région d’In Amenas, mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu ». C’est ainsi qu’un objectif réaliste de forage a été tracé avec les trois puits. « Je pense que 3 puits c’est réalisable. Cela va nous aider en terme de production et de potentiel gazier », a-t-il affirmé. La liaison de ces puits se fait par un seul grand connecteur. Par la suite des connecteurs principaux acheminent le gaz vers les installations de traitement de l’usine en première étape, tandis que la seconde étape se résume dans la séparation du gaz et du condensat.
Par la suite intervient l’opération de décarbonatation, déshydratation et séparation GPL, intervient l’opération de stockage, l’export des trois produits, GPL, condensat et gaz dans trois collecteurs différents vers le réseau Sonatrach à Hassi R’mel, du fait que tout le gaz algérien passe par cette zone.
Juste après les trois trains se trouve la partie « commune » qui regroupe ces trains, pour ce qui est de la production d’énergie, le système de chauffage.
Sur la partie gauche des trois trains se trouve le nouveau projet du boosting entamé par le GGC.
Les travaux ont repris le cours normal depuis 5 mois. Actuellement ils sont orientés vers les secteurs du génie civil et la fondation pour l’installation des équipements. Une partie de cet équipement a été réceptionnée. Le boosting sera prêt le mois de mars 2015. Ce nouveau projet de boosting permettra d’augmenter le potentiel de production avec le soutirage des puits. Son but est de soutirer plus pour produire davantage. Ce projet a été arrêté lors des événements du 16 janvier 2013. Comme les travailleurs japonais et anglais sont partis juste après l’incident, ce sont les Algériens qui ont repris les choses en main jusqu'à procéder au travail de supervision qui est une tâche réservée aux travailleurs des sociétés japonaise et anglaise. « Vu ce qui s’est passé et pour faire avancer les choses et reprendre le bon fonctionnement de l’usine, nous avons accepté cette tâche. Nous avons même aidé le constructeur pour le motiver. Avec une supervision locale un bon travail a été fait jusqu'à l’heure actuelle sans aucune présence d’étrangers ».
Pour ce qui est des réserves en matière de gaz, il nous a été expliqué que « l’Algérie a un grand potentiel. Elle peut forer encore ». D’ailleurs c’est ce qui est prévu en 2015 « les réserves existent, le gisement aussi. Il suffit juste de forer », confirme-t-il ajoutant que « l’objectif principal de la Sonatrach est de forer les trois puits additionnels pour 2014, les raccorder et les mettre en production. Par contre, en 2015, il sera question de forer plus », puisque selon notre interlocuteur, les endroits de creusage sont détectés. « On sait exactement où forer. On a les coordonnées par le biais du GPS qui a déterminé où il y a du gaz et du condensat. Il ne reste plus qu’à investir ».
En effet, l’investissement est un partenariat. Si les trois partenaires, à savoir, Sonatrach comme partenaire dominant, BP et State oil s’alignent sur l’investissement, il est possible de le faire.
Le potentiel global des gisements (des puits) est de 26 millions m3 et peut atteindre les 28 millions. L’usine est à 18 millions m3/j d’exports elle peut atteindre 23 millions en faisant le « fraking » des puits, également le raccordement des nouveaux puits et le forage de nouveau puits. Lors du démarrage de nouveau projet de boosting, l’exportation peut atteindre 25 millions m3/j, parce qu’il permettra d’avoir un bon soutirage. L’usine est autonome, elle est dotée d’une centrale électrique qui produit l’électricité avec trois générateurs qui donnent suffisamment de puissance pour alimenter les bases de vie, l’usine, les ateliers et les locaux.

Et la vie reprend ses droits
Un an après les événements du 16 janvier 2013, la vie reprend son cours normal. Toutes les conditions sont prêtes pour le « retour total » des étrangers ». Une bonne communication existe entre les travailleurs algériens et leurs vis-à-vis étrangers.
Pour ce qui est du traitement des eaux huileuses et avec le nouveau décret ministériel qui limite le taux d’hydrocarbures dans l’eau huileuse (rejetée) à 10 EPM, celui-ci donne le temps de réfléchir à une technologie avancée pour toutes les unités productrices de la compagnie Sonatrach. « Quand il s’agit de standards et de loi, il faut s’investir », précise M. Benmaazouz en soulignant qu’ « à l’avenir, il sera question de produire l’eau potable à partir de bassins d’évaporation ». Sur ce sujet, il affirme qu’une réflexion portant sur la production de l’eau huileuse conformément au règlement algérien est engagée. Puisqu’elle émet la teneure en hydrocarbure à des PPL et que dans l’avenir il sera question de produire une eau potable. Un système déluge a été mis en place pour combattre les risques d’incendie.
L’usine se lance dans la production des eaux déminéralisées en compagnie d’un bag de gasoil. Le traitement des eaux des puits se fait sur place pour la production d’eau potable, notamment d’eau déminéralisée utilisée au niveau de l’usine par le système d’amine.

Tiguentourine se porte bien
La situation se caractérise par un travail de très bonne qualité de la part des Algériens. Un travail reconnu par des partenaires étrangers. S’il y a un témoignage à faire sur l’état des lieux de ce site après notre visite, c’est que Tiguentourine se porte vraiment bien et qu’elle est sur la bonne voie. Il n’est certes pas facile de surmonter un choc comparable à celui qu’on subi les travailleurs de ce site que ce soit les Algériens ou les étrangers, mais le résultat est là : redémarrage de deux trains peu de temps après l’attaque, réparation du troisième auquel il manque juste des équipements pour redémarrer, tout cela par des compétences algériennes à qui revient le mérite d’avoir fait face à une situation inédite.
Ils ont voulu dire que l’Algérie est et restera toujours debout avec des hommes et des femmes font face à l’impossible dans les moments difficiles. Le mérite revient également aux forces spéciales de l’ANP avec toute leur composante qui ont réussi à mettre fin à la prise d’otages et qui continuent à assurer la sécurité du territoire dans tout le Sud algérien.
Grâce au renforcement de la sécurité, la vie reprend son cours normal : les travailleurs algériens comme étrangers peuvent bénéficier de bonnes conditions de sécurité avec les moyens sophistiqués de haut de gamme déployés. Que dire de plus ? Sinon que si Tiguentourine a connu un triste épisode de sa vie, les terroristes eux, ont en eu pour leur compte. Un exemple qui va servir de leçon à tous ceux qui auraient désormais la velléité de s’attaquer à la souveraineté de notre pays. Et quelle magistrale leçon !
Kafia A. A.
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Réalisation d’un nouvel aérodrome sur le site gazier de Tiguentourine
La proximité pour un déplacement en toute sécurité
Au vu de l’importance du site, Sonatrach a procédé récemment à l’installation d’une base aérienne sur le site gazier de Tiguentourine. Des pistes d’atterrissage pour de petits avions ont été réalisées dans l’objectif de permettre le transport des personnels directement de l’aéroport de Hassi-Messaoud jusqu’à Tiguentourine. Une initiative prise par les pouvoirs publics, notamment pour répondre aux doléances des sociétés étrangères. L’on nous précise néanmoins que ce moyen de transport existe sur d’autres sites gaziers. Les travailleurs étrangers de Tiguentourine prenaient d’habitude l’avion jusqu’à l’aéroport d’In-Amenas d’où ils étaient transférés par bus jusqu’à leur lieu de travail sur une longue distance de 60 km. L’inauguration de l’aérodrome (air-strip) s’est faite le 6 février 2014. Il est opérationnel depuis le mois de mars dernier. Des mesures de sécurité ont été également renforcées sur les lieux par des patrouilles aériennes qui assurent la surveillance des alentours du site, et cela pour assurer le déplacement de tous les travailleurs.
K. A. A.
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Redémarrage prochain du forage du puits TG 377 à Tiguentourine
Des préparatifs sont en cours pour le redémarrage du forage du puits TG 377 au Rig T212 fruit d’une coopération anglo-allemande, d’une profondeur de 1500 m. Le forage de ce puits a commencé avant les événements de 2013 ; il a été arrêté juste après l’attaque. Une opération de sécurisation s’effectue autour de l’appareil du forage, notamment aux alentours pour assurer le bon déroulement et la sécurité du personnel et du matériel. Cette opération entreprise par les différentes forces algériennes, à l’initiative de la compagnie Sonatrach, s’achève prochainement pour permettre le redémarrage du forage avec la participation de partenaires étrangers qui affichent, selon le responsable de l’opération, leur désir de reprendre le travail dans les plus brefs délais. Ce même responsable, nous a expliqué que le puits est sécurisé et que les travailleurs procèdent aux opérations de maintenance journalière. « Après l’achèvement du forage à 100% qui durera un à deux mois et après les tests et les traitements préliminaires pour la séparation du gaz de l’eau, co², ainsi que l’huile il sera raccordé au CPF », nous explique-t-il lors de cette visite qui nous a été accordé à l’occasion de notre déplacement au site gazier de Tiguentourine. Le lancement de l’exploitation commerciale de ce puits est une étape importante et très attendue, car il démontre que l’Algérie est un opérateur à part entière dans la production de gaz. Il témoigne aussi de l’engagement de notre pays à continuer à exploiter le potentiel d’une région mature qui poursuit son développement grâce à l’utilisation efficace des infrastructures et des moyens existants, notamment avec le courage et la volonté de ses hommes qui répondent toujours présents pour être au service de leur pays.
K.A.A.
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Lancement d’un nouveau puits TG 388 a 30 km du site gazier
Une production en net progrès
Notre visite au site gazier de Tiguentourine a coïncidé avec le démarrage d’un nouveau puits. En effet, nous avons eu l’opportunité d’assister à une opération de démarrage d’un nouveau puits, TG 338, qui se situe à près de 30 km de l’usine de production de gaz CPF de Tiguentourine. En compagnie de M. Zeddoune Ahmed, chef du service puits DEP et intérimaire en chef division DEP, nous a expliqué que le nombre de puits en production au site gazier de Tiguentourine est de 34. Un chiffre appelé à augmenter à l’avenir de tous les côtés, le Sud, l’Est et l’Ouest. Il a fait savoir qu’il existe 5 manifold, tandis que le 6 se situe au Sud. Ils produisent du gaz sec, du condensât et du GPL.
Suivent ensuite les explications techniques : le démarrage de ce puits qui produit du gaz et du condensat, suit une procédure de façon à ce que des mesures de sécurité soient totalement prises avec trois valves (SDV ALPHA, SDV bravo (des vannes de sécurité qui servent à la fermeture de puits en cas de dangers (incendies ou autres) et la TRSSV 0 100M du puits). Le puits en question dont la profondeur est de 2.000 à 2.300 m, est raccordé au CPF. La production de TG 388 se situe entre 0,5 à 0,7 million/jour d’après les estimations relevées durant le forage réalisé en 2013. « Le débit de ce puits qui varie entre 0,5 à 0,7 est moyen. Il contribuera au renforcement de la production globale du réservoir. C’est un autre acquis pour la production de gaz algérien », précise-t-il en expliquant que le nombre de techniciens de DEP procéderont au démarrage du puits. Le démarrage se fait entre la salle de contrôle et l’agent technicien puits qui donne un signal pour le démarrage des pompes en premier lieu, par la suite un autre signal pour le démarrage de la SDV bravo et la SDV ALPHA, par la suite il s’assure que la Tchokvalve est à 0% pour donner le signal du démarrage de production du puits jusqu’au manifold qui se situe à 4 km. Ce puits TG 388 va être connecté au TG 335. La production du puits est alimentée par les panneaux solaires avec de grandes batteries pour la charge afin d’assurer la continuité de la production, le soir. M. Zeddoune instruit ses techniciens pour que le démarrage préliminaire ne dépasse pas 5% pour gagner la stabilité du puits. La production à, ce stade, ne dépasse pas les 30%, tandis qu’elle augmentera après 3 jours pour atteindre 100%. Selon le même responsable l’équipement de ce nouveau puits a pris deux mois pour le mettre en marche. « Nous déployons la nouvelle technologie avec l’installation des systèmes de sécurité pour garantir le bon déroulement de l’opération, notamment la sécurité du puits », souligne-t-il en ajoutant qu’aujourd’hui toutes les conditions de travail sont réunies et qu’il n’y a plus lieu de s’inquiéter. « L’Algérie possède un grand potentiel en matière d’hydrocarbures qu’il faut exploiter en collaboration avec nos partenaires étrangers. Nous comptons bien faire cela », note-t-il en soulignant que toutes les conditions sont réunies pour mettre en avant la production surtout avec le renforcement de la sécurité qui induit un doublement de la production à l’avenir. M. Zeddoune, a précisé dans le même contexte qu’il existe encore 15 puits non connectés qui nécessitent une mise en production « le plus vite possible » pour participer à l’augmentation de la production qui est estimée entre 24 à 26 millions/jour. « On a un puits, le TG 329 qui est fermé en raison des dépressions du réservoir. Nous avons planifié le forage d’un autre puits à proximité du puits TG329 au retour prochain des étrangers », a-t-il, enfin, souligné.
Kafia Ait Allouache
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Deux questions au responsable de la securité du site gazier de Tiguentourine :
« Le retour des étrangers est imminent »
Au cours de notre visite au site gazier de Tiguentourine pour un reportage portant sur l’état du site et des travailleurs un an après les événements de l’attaque terroriste du 16 janvier 2013, nous avons rencontré le responsable de la sécurité du site, M. Charef M’Hamed. Ex-Officier supérieur au sein de l’Armée nationale algérienne à la retraite ayant acquis le diplôme d’ingénieur d’Etat en électromécanique (promotion des années 1980), de l’Ecole militaire polytechnique, EMP, ex-ENITA ; M. Charef est, également, titulaire d’un magistère en génie mécanique. Il a occupé plusieurs hautes fonctions au sein de l’ANP. Il a rejoint le site gazier de Tiguentourine pour occuper le poste de responsable de la sécurité au mois d’octobre 2013. Il nous parle de l’atmosphère qui règne dans la région un an après les événements.

Un an après les attaques terroristes du 16 janvier 2013, quel en est le bilan ?
Un an après la prise d'otages de Tiguentourine, qui s'est soldée par le décès de 39 étrangers et d’un Algérien, la vie reprend ses droits dans la paisible ville d’In Amenas, mais aussi au sein du site gazier. La vie reprend son cours normal. Il ne reste absolument rien des stigmates de l'attentat. Les habitants d’In Amenas se promènent comme d'habitude et ce, malgré les rayons ardents du soleil, les travailleurs de l’usine ont repris leur travail le plus normalement du monde, je dirais même avec une plus grande motivation et plus de volonté qu’avant.
Les travailleurs sont tous mobilisés pour relever le défi et redonner au site sa place. Ils préfèrent ne pas parler de cet attentat, histoire d'oublier et de ne pas retomber dans la psychose. Ce qui est fait est fait. Maintenant, on essaie de tourner la page. Ces mercenaires qui ont tenté de faire exploser le site gazier, ont eu le sort qu’ils méritent. Tiguentourine est très sécurisée, aujourd’hui plus que jamais.
Tous le volet sécuritaire à été mis en place avec le dispositif adéquat. La priorité de la compagnie pétrolière Sonatrach a été de mettre un dispositif sécuritaire le plus efficace pour assurer une bonne sécurité du site gazier de Tiguentourine, et pas seulement, puisque tous les autres sites de la compagnie qui existent dans d’autres régions, ont bénéficié des mêmes nouvelles mesures La triste tragédie de ce site ayant servi de leçon pour tout le monde.
Un grand investissement a dans ce contexte été consacré au domaine de la sécurité à travers le déploiement de différentes forces de sécurité combinées qui travaillent et veillent à la sécurité des sites pétroliers et gaziers en Algérie 24h/24h.
Il a été décidé de renforcer la sécurité, en renforçant le dispositif sécuritaire composé de merlons (murs de protection) tout autour du site avec une tranchée en parallèle, l’implantation de miradors équipés des moyens adéquats pour la défense du site en plus de guérites pour les sentinelles.
Le site est totalement sécurisé par les différentes forces combinées en plus d’agents appartenant à la SCI (service de sécurité interne). Afin de perfectionner le rendement des agents de sécurité, un programme a été établi pour subir une formation militaire au niveau des différents centres de formation du ministère de la Défense nationale.
Il est aussi question de la mise en place de postes de contrôle de véhicules avec des équipements très sophistiqués en matière d’hébergement, moyens de communication, moyens de vision, de surveillance aussi… rien à craindre désormais pour la situation sécuritaire à Tiguentourine. Je tiens à tranquilliser tout le peuple algérien et surtout nos amis et partenaires étrangers.

Que peut-on dire alors sur le retour des étrangers ?
Le retour des expatriés est imminent.



Propos recueillis par K. A. A.


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Tiguentourine : Quand la volonté défie l’adversité



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