> >

[] [ ]

Quatrime mandat : Le peuple des miracles

(Tags)
 
Le rejet du quatrime mandat rassemble Emir Abdelkader 0 2014-03-22 02:20 PM
Pourquoi un quatrime mandat ? Emir Abdelkader 0 2014-02-27 08:11 AM
Quatrime mandat : Il a os ! Emir Abdelkader 0 2014-02-23 02:12 PM
Les dangers dun quatrime mandat Emir Abdelkader 0 2014-02-20 02:25 PM
De quoi le quatrime mandat est-il le nom ? Emir Abdelkader 0 2014-02-08 03:53 PM

 
LinkBack
  : ( 1 )  
2014-04-25
 
:: ::

  Emir Abdelkader    
: 11609
: Aug 2011
:
:
:  male
:
: 45,959 [+]
: 3119
: Emir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond reputeEmir Abdelkader has a reputation beyond repute
Quatrime mandat : Le peuple des miracles

Quatrime mandat : Le peuple des miracles




Un corps est une cooprative de cellules qui doivent sentendre pour survivre. Une socit est une cooprative dindividus qui doivent faire de mme. (Richard Dawkins) Si nous tions vraiment le peuple des miracles que voulait nous faire croire Abassi Madani au temps o il se prparait devenir le premier calife du premier Etat islamique en Algrie, il ne serait pas aujourdhui en train de se desscher au Qatar. Se prvalant tacitement dun entregent avec Allah, il promettait le paradis aux lecteurs en contrepartie de leur vote en faveur du FIS.
La morale de lhistoire est que Dieu lui a fait goter lenfer de la prison pendant une dcennie et les affres de lexil pendant une autre, tandis que le peuple des miracles, lui, a eu droit une re de terrorisme dont il nest pas prs de sortir puisquun nombre important de nos soldats est tomb cette semaine sous ses balles. Il en va ainsi des promesses qui nengagent que ceux qui y croient.
Aujourdhui, Benflis ne peut pas voquer le peuple algrien sans lui accoler machinalement le qualificatif de dhim grand). Sil tait si grand que a, pourquoi na-t-il pas soutenu sa juste cause sest soit abstenu soit a vot en faveur de Bouteflika ? Mme si le taux de participation navait t que de 10%, et que Benflis avait gagn llection sans la fraude, pourquoi accepterait-il un 4e mandat usurp ? Et pourquoi sest-il rsign mettre sa tte un prsident doccasion au lieu dun prsident neuf ? Finalement, seul Bouteflika, qui il est arriv de donner au peuple du wa ma adraka ma chab al-djazari ! (lincomparable peuple algrien !), quand il pouvait encore parler, aura russi passer entre les gouttes. Cest peut-tre parce quil les distancs dune tonalit puise mme Coran (wa ma adraka) que lui est au pouvoir et eux dans la mouise.
Nous savons de quand date cette formule dmagogique : des premiers jours qui ont suivi lIndpendance, quand le slogan Un seul hros, le peuple ! fut consacr pour verser en entier le mrite de la Rvolution du 1er Novembre au compte dune socit anonyme afin de ne pas avoir le rpartir entre les socitaires de la SNC (socit en nom collectif) qui sentredchiraient pour semparer de la grance. Il ne fallait pas quil y ait un ou plusieurs hros vivants, sinon cest de droit que la grance leur serait revenue. Le peuple ntant pas un individu pouvant prtendre la direction du pays, le consensus se ralisa sur lastuce : tresser des couronnes aux martyrs qui ne gnaient plus personne rendre un vibrant hommage aux hros virtuels symboliss par le soldat inconnu .
Cela arrangeait bien les affaires des prtendants dont beaucoup taient de vritables soldats inconnus, vivants et dcids le rester au pouvoir. Dans la suite des temps, lusage immodr en fit une figure de style, le moment le plus intense dans un discours, celui o le peuple mlomane et lesprit du douar mythomane se sentent brusquement levs, soulevs, propulss dans les cieux comme le Prophte lors de sa miraculeuse ascension (al-isra-wa-l-mirj). Cest ce langage potique, facile et irrationnel, quon reconnat les dmagogues, ceux qui flattent le peuple comme le renard de Jean de La Fontaine flattait le corbeau pour le dlester de son fromage. Il faut arrter avec ces mthodes datant dune autre poque, avec ce langage dbilitant pour indignes analphabtes, car un grand peuple na pas besoin de discours logieux ou de leaders providentiels, il se suffit lui-mme et de sa ralit.
Sa grandeur est atteste par sa puissance rayonnante dans le monde, par son classement dans lexcellence internationale, par ses muses et ses panthons o dorment ses centaines de penseurs, dinventeurs, de grands chefs dEtat et de gnraux depuis lAntiquit. Ses dirigeants sont lus pour faire du chiffre et ne discourent, avec mesure et sobrit, que lorsquils doivent rendre compte de leurs actes de gestion. Il sera toujours temps de nous congratuler, de glorifier notre peuple et de le porter aux nues quand il le mritera, quand il ne sera plus parmi les derniers dans les classements mondiaux mais parmi les premiers, quand il ne sera plus la rise du monde mais parmi les peuples admirs pour ce quils font tous les jours et depuis toujours sans interruption et non pour ce quont fait leurs parents et grands-parents il y a plus dun demi-sicle pour sortir de 132 ans dindignat.
Nous, nous lavons oubli tellement notre tte a t tourne par le vertige du nombrilisme mais eux ne nous voient que comme danciens coloniss, danciens pauvres, de faux riches et un futur pays en voie de sous-dveloppement conomique et mental. Vous croyez srieusement quon les a blouis avec notre dernire trouvaille gniale, le 4e mandat, et quon va tre mieux considrs dans le concert des nations ? Ceux qui ont flicit Bouteflika pour sa victoire et le peuple pour sa sagesse lont fait parce quils ont besoin de nos rserves de change pour donner du travail quelques-unes de leurs entreprises, et de notre coopration scuritaire pour quon garde nos harraga chez nous, quon ne leur exporte pas de nouveaux terroristes, et quon les renseigne sur ceux quils recherchent.
Le 4e mandat a t pour moi loccasion de sonder les profondeurs morales de notre nation travers les changes avec les lecteurs qui mcrivent, me permettant quelquefois dajuster mes sujets. Il en est parmi eux qui ont t gagns par un certain pessimisme, voire la dmoralisation du fait de mes retours incessants notre pass et de mes jugements qui leur ont laiss limpression que nous sommes pris dans les rets dune fatalit historique et quil ny a rien faire pour sen dsemptrer, cest--dire redresser nos ides et nos comportements pour modifier le cours de notre histoire. Le fait que je retourne inlassablement au pass ne procde pas dune obsession mais dcoule dune ncessit pdagogique. En faisant dans mes crits anciens et actuels le lien entre notre histoire prsente et notre histoire passe, je veux montrer que ce sont les causes lorigine de la colonisation qui sont lorigine du sous-dveloppement, du despotisme et de notre encanaillement par le rgime qui nous gouverne.
Le pass nest pas une squence temporelle dtache de notre prsent, une poque rvolue comme le palolithique. Dans le temps, lesprit du douar noccupe pas un moment particulier, il na pas t rang sur une tagre entre notre patrimoine folklorique et celui anthropologique, prs dun vestige de lHomme de Mechta Larbi ou dune dent de lHomme de Tizi Ghennif. Il reste notre horizon, il est devant nous comme une possibilit davenir et de ressourcement, comme une valeur refuge. Le douar et la dechra ne sont pas des embryons de villages parpills dans des endroits oublis de la civilisation ; cest notre univers culturel et social o que nous soyons et o que nous allions, mme ltranger. Ce ne sont pas des lieux fixes mais des campements, des configurations mentales qui surgissent l o sattroupent deux Algriens ou plus.
Les Algriens de jadis dont les ides et les perspectives taient bornes par les limites de leur dechra ne voyaient pas ce quils avaient en commun ou pouvaient partager avec les habitants de dechras lointaines, dans les directions des autres points cardinaux. Ils sont morts et leurs ossements rduits en poussire mais leurs reprsentations mentales, leur faon de penser et dagir sont passes dans notre hritage gntique, socioculturel et politique.Nous sommes leurs descendants, leurs hritiers, leurs continuateurs et parfois leurs clones dans le bon et le mauvais, le juste et le faux.De la mme faon lavenir sera la projection du prsent, des ides que nous portons et que nous transmettrons nos enfants par le jeu de la mcanique gntique et socioculturelle.
Aujourdhui, Ghardaa brle et la Kabylie senflamme sans que les autres rgions du pays voient en quoi elles seraient concernes par leurs problmes. Pour elles, ces vnements lointains se droulent chez dautres peuples et ne concernent queux. Jusqu ce que les flammes se mettent leur lcher les pieds un matin. Notre peuple est dans une large mesure crdule, sentimental, motionnel, irrationnel. En tmoignent le retour la mdecine religieuse entre hidjama et roqya, la floraison inconnue depuis lIndpendance de daiya, chouyoukh et oulama, la religiosit primaire affiche dans les apparences, les propos et lhabillement, la prdominance des partis islamistes dans le paysage politique et des zaouas dans les associations de la socit civile
Ce peuple, dans de larges proportions, cherche croire et non exercer sa raison et son sens critique. Pis encore, il cherche qui len dbarrasser, do le succs populaire de cheikh Chemsou et de ses homologues qui pontifient sur les chanes TV prives et publiques o ils font de laudimat selon ce que ma confi le directeur de lune delles. Un tel peuple ne ressemble pas lide quon peut se faire dun peuple des miracles, mais celui dune cour des miracles. Ce directeur rejoint les dmagogues politiques qui, au lieu de tenir un langage de vrit et de ralisme leurs concitoyens pour les inciter aller dans la direction du progrs et de la citoyennet, cherchent ce qui est exploitable commercialement ou lectoralement en eux pour en tirer profit. Comme faisait autrefois Djouha en courant de douar en dechra.
Llite ne se met pas en tte du convoi pour clairer sa route et le guider dans le bon sens, elle le suit larrire en chantant ses vertus. Quand ils regardent un film comme Carnaval fi dechra ou le Clandestin, nos compatriotes de toutes les couches sociales rient de bon cur en croyant rire de fictions parsemes de gags dus limagination dun metteur en scne talentueux alors quen fait ils rient de notre ralit mentale, culturelle, sociale et politique projete au cinma. Ils la connaissent cette ralit mais nen rient que quand elle est montre lcran et regarde par tout le monde ensemble. Jai toujours pens que certains de nos acteurs nen taient pas, quils navaient pas besoin dtre forms dans des instituts et quil leur suffit dtre films tels quels. Peut-on concevoir Othmane Ariouat autrement quon le voit lcran ? Dailleurs il ntait pas dans son lment dans le film sur Bouamama o il tait aux antipodes des rles qui lui collent la peau et lui vont si bien. On peut citer dautres acteurs, comme Rouiched. Ce qui les distingue des autres Algriens, cest que ces derniers ne sont pas pays pour tre films.
Et les personnages qui ont anim la campagne du 4e mandat, ils nauraient pas t leur place aux cts de Ariouat, Salah et les autres ? Une petite anecdote parmi des dizaines dautres que je pourrai rapporter : un jour, en Suisse, je me rendais dune ville une autre au cours dune mission et jtais conduit par un chauffeur de notre ambassade, un compatriote aux apparences de gentleman genevois, trs bien mis de sa personne et extrmement affable.
Comme le voyage tait long, on papotait de tout et de rien, en frres. A un moment, il eut des trmolos dans la voix prludant des larmes imminentes et jen fus intrigu et mu la fois. On discutait trois, le troisime tant mon charg de protocole, assis larrire, et cest lui qui, touch et entran par lmotion, me devana pour demander notre compagnon les raisons de son brusque affaissement moral. Il rpondit que cela faisait plusieurs mois quil ntait pas rentr chez lui et que nos changes lavaient noy dans la nostalgie du pays. Je pensai intrieurement que ctait cause de sa famille. Eh bien non ! Ce quil lui manquait, notre sympathique ami, selon ses propres mots, ctait le houl, la fawda, les odeurs de son quartier, le naturel de nos compatriotes Il en avait assez de Genve, de la Suisse et des Helvtes, de leur organisation silencieuse et pointilleuse, du fait quil ne se produisait jamais rien dimprvu, que tout le monde parlait voix basse, que tout tait nickel et quil fallait ltre soi-mme constamment et partout.
Pendant que mes deux compagnons, treints par lmotion, communiaient dans la tristesse, jclatai dun rire homrique qui les stupfia. Je ne pouvais pas les rejoindre dans leurs lamentations, ni eux dans mon fou-rire. A certains gards, nous ressemblons aux sropositifs qui portent un virus ltat latent. Nous portons le virus du carnaval fi dechra qui ne sactive que lorsquon est entre nous, ici ou lextrieur. Lorsque nous sommes en pays tranger il sendort miraculeusement, mais, la premire rencontre hna fi hna, il se ractive et devient virulent. Que ceux qui prennent souvent lavion pour ltranger se remmorent leur parcours au retour : ils sont dans un aroport international au milieu de milliers de gens de toutes les races et de toutes les couleurs.
Sparment, chaque Algrien passe inaperu dans la multitude bigarre, ordonne, calme et polie. Mais au fur et mesure que sapproche lheure dembarquer et quils se dirigent vers la salle dembarquement, le brouhaha augmente, les gens se relchent, le dsordre commence et lembarquement se fait souvent dans la confusion. Une fois lintrieur de lavion, il est rare quil narrive pas quelque chose, ou que quelquun ne se distingue pas par une incongruit. Parmi nos compatriotes, il y a toujours des migrs qui ont pass des dcennies en Europe sans tre changs dans leurs apparences ou leur faon de parler.
Au terme du voyage, on dbarque. L tout le monde respire en mme temps lair du pays et on devient alors compltement soi-mme : on veut passer avant les autres, nhsite pas en bousculer quelques-uns, crie tue-tte, crase un pied avec un charriot charg de monstrueux bagages, et les premiers esclandres clatent aux abords des guichets de la PAF Il y a une dizaine dannes, ou mme moins, on ne disposait pas dinstruments rapides nous permettant de prendre sur le vif le pouls de la socit, de lcouter, la voir et lire ses ractions chaud dans les commentaires laisss au bas dun article ou dune information. Aujourdhui, et grce un vrai peuple des miracles, les Amricains, qui nous ont ouvert les autoroutes de linformation, dinternet et des rseaux sociaux, nous le pouvons et en profitons. Je me souviens du discours de Clinton le jour o il a fait cadeau lhumanit de cette technologie.
Quels cadeaux en dehors de limmigration illgale et du terrorisme avons-nous fait, nous autres faux peuple des miracles, lhumanit ? Il faut ajouter ces moyens de communication, de sondage et de mesure larrive tardive des chanes dinformation prives algriennes qui nous donnent lopportunit de scruter les mouvements de notre socit, de mesurer son niveau de rflexion et de prise de conscience, dentendre ses critiques et de dtecter ses failles.
Depuis quelles ont t cres, elles sont devenues des mines dinformation pour lanalyste, le sociologue, le psychologue, le politologue, etc. On entend tous les jours et tout propos les citoyens sexprimer, se plaindre, dnoncer, menacer La ralit est montre dans sa nudit, on invite sur les plateaux des universitaires, des hommes et des femmes politiques, et nous avons toute latitude de distinguer le sincre du bonimenteur, lesprit bien construit du hbleur, lhomme ou la femme de culture du khallat et de la khallata. Parfois on est tonn de voir et dentendre des tout jeunes qui nont pas connu lpoque du parti unique raisonner comme ceux qui lont cr et aliment.
Dans des pays comme la Tunisie ou lÉgypte, on donne aussi la parole la rue pour entendre des hommes et des femmes de tout ge qui sexpriment bien et sont trs attachs leurs pays, mais on dirait que certaines de ces chanes choisissent dessein douvrir le micro au tout-venant, des blass qui ignorent tout de la vie nationale et de la politique, des nihilistes prts brler le pays, des non-concerns par ce qui se passe et fiers de ltre, et on nous dit que cest a le vrai chab. Non, mesdames et messieurs les journalistes et autres dmagogues, ce nest pas le chab, a ; cest lignorance ltat brut, la matire sociale laquelle devraient sintresser en priorit les partis et les associations pour les ramener la collectivit, leurs droits et leurs devoirs dans la Cit. Ces rserves faites, il est heureux de constater que les choses, les ides et les personnes commencent frmir, sanimer, bouger.
On sent une volont de changer les choses, daller de lavant, de tirer les enseignements de notre pass rcent et de lexprience des autres peuples, surtout nos voisins. Cest ce qui autorise penser que la thrapie qui nest pas venue du haut, comme on lattendait pendant des dcennies, est en train de venir du bas, de monter de la socit elle-mme. Le 4e mandat semble avoir branl les consciences plus que tout autre vnement. La fraude na pas pu faire mieux que ce quelle a pu, cest--dire cacher que seuls 8 millions et quelques lecteurs y ont consenti. Sur le plan moral, il peut tre assimil une digue qui a lch, un barrage qui a cd, librant des trombes dmotions, de ractions et dinitiatives indites qui finiront par porter leurs fruits, comme celle que viennent de prendre des syndicats libres et des associations pour tenter de mettre en place une fdration des organisations de la socit civile. Cest une trs belle ide. A quelque chose malheur est bon, disent les Franais.
Alors commenons voir comment nous y prendre pour faire de ce 4e mandat un malheur fcond en bonnes choses, de cette honte une opportunit de rdemption, de cette preuve loccasion dun nouveau dpart qui nous fera peut-tre rejoindre un jour la caravane des peuples qui avancent dans le savoir, la puissance et la prosprit. Pulvrisons dans nos ttes ce clich appel peuple des miracles pour faire de ses membres rels des hommes ordinaires, laborieux, cratifs, honntes et tolrants. Librons ce peuple dhim de la mythologie, des contes et lgendes du douar afin quil se rincarne dans des citoyens modestes, ralistes et accomplis, qui respectent dans leurs penses et leurs actes la vie, la libert dexpression, dopinion et de culte des autres, la nature, les lois, les codes sociaux, la circulation routire
Laissons Dieu tranquille, nos chouhada reposer en paix, larme ses missions et la main de ltranger chez elle. Il est fort craindre que si nous ne faisons pas ce que recommande le biologiste britannique dans la citation mise lentre de cette contribution, si nous continuons tirer hue et dia comme ont fait jusquici les acteurs de la vie politique, nous naurons jamais de corps civique, de socit, dconomie, davenir radieux et peut-tre mme plus de pays car il se sera fatalement morcel en plusieurs. Le tarissement des hydrocarbures pourra prcipiter notre retour aux montagnes, au dsert, au bled, la vie rurale et bdouine dcrite par Ibn Khaldoun dans son Histoire des Berbres, ou par notre compatriote Ali El-Hammamy, un brillant esprit, dans son roman historique intitul Idris.


N. B.
Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source



 

()


: 1 ( 0 1)
 

Quatrime mandat : Le peuple des miracles




08:03 PM

Powered by vBulletin Version 3.8.7 .Copyright 2000 - 2015, Jelsoft Enterprises Ltd
Search Engine Optimization by vBSEO ©2011, Crawlability, Inc.
- - -
Designed & Developed by shababdz.com
2014,