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Lenseignement de tamazight doit tre obligatoire

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2014-05-29
 
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Lenseignement de tamazight doit tre obligatoire

Nouria Benghabrit El Watan : Lenseignement de tamazight doit tre obligatoire

La nouvelle ministre de l'ducation nationale, prise partie par certains cercles arabo-islamistes, rpond dans l'entretien qui suit toutes les questions le secteur de l'ducation aujourd'hui.


-Les vieux dmons se rveillent ! Vous avez subi des attaques pour vos origines prtendument juives. Quest-ce qui motive cette hostilit ?
Je pense trs sincrement que cest un combat darrire-garde. Pour les vieux dmons, on nest plus aux annes 1970 ou 80, on est en 2014. Je suis une Algrienne, sans complexe.
-Et pour vos origines ?
Cest une mconnaissance totale et dramatique, et une absence de culture qui trahit ceux qui ont colport ces informations. Mon grand-pre, le fondateur de la Mosque de Paris, tait un grand humaniste. On reproche cet homme son humanisme, lui, qui durant la Deuxime Guerre mondiale a sauv des Juifs aux cts des Arabes qui ont vcu dans la paix totale. Ce qui drange est de porter aujourdhui un nom qui reprsente cette paix fonde sur un grand humanisme.
-Lcole algrienne est-elle sinistre ?
Trs honntement non. Non ; pourquoi ? Parce quayant eu suivre toute lvolution du systme et ayant eu galement mener des enqutes, jai constat quil y a une telle complexit du systme que vous pouvez avoir des zones et des classes o a fonctionne de manire remarquable comme vous pouvez avoir effectivement des lieux, des espaces o les choses ne vont pas du tout bien. Lorsquon dit avoir prs de huit millions et demi dlves scolariss, ce serait mon sens injuste de dire que lcole est sinistre. Si je qualifie lcole de sinistre, cest aussi ne pas rendre hommage ceux qui font des efforts gigantesques, et cest, dans ce cas-l, partager simplement le point de vue de certains... Je nai jamais dit que lcole est sinistre et ce nest pas moi de le dire maintenant. Seulement, je confirme que lcole vit un malaise.
-Je vous ai pos la question en rfrence vos positions. Lorsque vous tiez au Crasc vous avez t critique lencontre du secteur ducatif. Faites-vous le mme constat aujourdhui en tant lintrieur du systme ?
En ralit, il y a des choses qui mont tonne dans un sens comme dans lautre. Je commence par les points positifs : le secteur a acquis un niveau de professionnalisme. Je prends juste lexemple de lorganisation des examens. Je ne vous le cache pas, jai t extrmement surprise surtout lorsquon voit la dliquescence dans certains domaines et dans certains secteurs, notamment en rapport avec la rgle de droit et de procdures. Jai visit lONEC et au moment du droulement de lensemble du processus, jai t impressionne. Cest comme une machine de guerre.
-Votre dsignation la tte de ce ministre concide justement avec les examens de fin danne. Il sagit l de votre premier test. Comment se prsente lorganisation de ces preuves ?
Du point de vue organisationnel, je pense que nous sommes fin prts. Bien videmment, un pays aussi vaste que lAlgrie ne nous permettrait pas de donner des garanties 100%. Ce sont des tablissements qui fonctionnent avec des tres humains et il suffit dune petite allumette pour crer une situation insoutenable aux consquences nfastes. Mais en ce qui nous concerne, on regarde du ct de la mcanique. Je distingue entre la mcanique qui est bien huile et bien rode et cette mcanique applique dans les contextes, que vous connaissez mieux que moi, o il y a des enjeux et des jeux. Ceci dit, jai rencontr les syndicats il y a une quinzaine de jours et il me semble quil y a, cest du moins ce que jai ressenti vis--vis deux, un esprit de responsabilit partage. La plupart sont des parents dlves. Ils ont des enfants et ils sont unanimes dnoncer le phnomne de la triche. Je crois que si lon tente de rditer le scnario de lanne dernire, cest toute lAlgrie qui en subira les consquences.
-Lanne dernire un dispositif antitriche rigoureux avait t mis en place, mais cela na pas empch les candidats de frauder? Quen est-il pour cette anne ?
Juste pour cibler. Oui, il y a eu fraude lanne dernire. Oui, dans certains tablissements, mais ctait une minorit. Des 600 000 candidats, il y a eu 2300 fraudeurs. Mme sil y en avait un seul, ce serait un de trop et ce nest pas moi en tant que pdagogue de le minimiser. Cest juste pour repositionner la question dans son ensemble, ce qui sest pass lanne dernire est condamnable et ce qui sest pass cette anne est aussi catastrophique. Des lves ont saccag un lyce parce quils ont t empchs dy entrer. Ce genre de comportements est indicateur dun malaise. Lanne dernire, il y a eu aussi dans certaines rgions une complicit parents/enfants. Cest du jamais vu dans les annales de lhistoire : comment des parents deviennent complices dune fraude. A quel type dducation et quel type de valeur sommes-nous confronts ? Cela signifie quil sagit l de la partie merge de liceberg. Il y a une ncessit de dployer et de dvelopper une charte dthique.

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-Lanne dernire, le ministre de lEducation avait dcid dappliquer la loi contre les tricheurs, mais le Premier ministre a court-circuit cette dcision en allgeant les sanctions
Oui, mais les tricheurs ont tous t sanctionns. Lon retiendra cependant la remise en cause par le Premier ministre des dcisions du ministre de lEducation nationale.Cest la crdibilit de celui-ci qui a accus un coup L, nous sommes vraiment dans le domaine du politique et dune gestion politique dune situation. Nous pourrions aussi accrditer lide que si une telle dcision a t prise, cest quelle pouvait simposer aussi, certainement de lextrieur mais aussi par rapport un contexte gostratgique.
Lanne dernire, et cest une premire, un dispositif antitriche rigoureux avait t mis en place, mais la nouveaut pour cette anne et pour que nul ne puisse ignorer la loi, nous avons essay, en tant que ministre, de mettre linformation au plus prs de llve. Nous avons envoy des dpliants en mme temps que les convocations, nous avons affich le contenu de la loi contre la triche dans les salles de classe. On peut retenir leffet de surprise lanne dernire, cette anne, les candidats ne peuvent pas dire quils ne connaissent pas la loi et nous serons intransigeants. Les tricheurs seront exclus pour une dure de cinq ans. Est-ce que lenjeu vaut lexclusion ? Nous avons galement mis trois surveillants et pour jouer un rle dissuasif, nous avons labor des autorisations. Nous avons constat que lorsque les preuves dbutent, il y a une navette entre la classe et les toilettes. Le fait de prendre une autorisation a un rle dissuasif. Sil y a des infractions, la loi sera applique dans toute sa rigueur.
-Aujourdhui, le secteur est confront une problmatique grave qui est le seuil des cours. Une exception qui est devenue une exigence. Comment allez-vous agir pour rtablir la situation ?
Vous avez raison de dire que ce problme sest install dans le temps. Cette mesure dure depuis 7 ans. Ce qui tait une situation exceptionnelle en 2008, cause de la longvit des grves, est devenue aujourdhui un droit. Elle sest non seulement impose mais, mieux encore, dans certaines wilayas, on nous demande de faire au-del du seuil : cest--dire le seuil du seuil ! Ceci est grave. L on aura une Algrie configuration multiple ; seuil 1, seuil 2, seuil 3. Peut-on appeler cela un baccalaurat national, qui, lui, est un grade universitaire ?
-Vous savez quaujourdhui le taux dchec en premire anne luniversit se situe entre 70 et 80%. La mise en uvre de ce qui tait exceptionnel et qui est devenu au fil des ngociations un acquis a caus dnormes contraintes lenseignement suprieur. Comment allez-vous endiguer ce problme ?
De diverses manires : la premire en expliquant quaujourdhui comparativement aux autres pays, lAlgrie est loin du peloton de tte en matire de semaine denseignement. Nous faisons 30 semaines denseignement et ailleurs, cest entre 38 et 40. Cest la mme chose en matire dheures denseignement. En faisant cette comparaison et en nous mettant niveau sur linternational, nous remettons les pendules lheure. Actuellement, notre objectif est de redonner du sens la rforme du systme ducatif qui a t mise en uvre mais qui na pas bnfici, malheureusement, de toutes les conditions. Parmi ces dernires, une est importante : la stabilit. La rforme applique partir de 2002 a t un peu en dcalage, en fonction des contextes, surtout politique. En somme, il y a eu une sorte de dsarticulation.


-Vous confirmez que la rforme a t vide de sa substance ?
Vide de sa substance non, mais le fait quil ny ait pas une mise en cohrence la affaiblie. La rforme a t insuffisamment prise en charge en termes dexplication et de sensibilisation. Lorsque la commission Benzaghou a finalis le projet de rforme, nous avons tabli un pronogramme et on a expliqu que pour le mettre en uvre, il faut, absolument, se mettre en lien, non seulement avec la socit mais avec lensemble des acteurs. Si on applique la rforme par petits bouts, invitablement nous perdons son fil conducteur.
Depuis que je suis la tte du ministre, jai lu des dizaines de rapports et je dduis que nous avons les ingrdients ncessaires pour mettre sur les rails cette rforme. De mon point de vue, il y a un optimisme parce que tous les ingrdients sont l et ces derniers ont t prpars par mes prdcesseurs. Si nous mettons en synergie ces ingrdients, je pense que le saut qualitatif dont tout le monde rve peut devenir une ralit.
-Mais avec lapplication de cette rforme, il y a eu un dsordre. Les parents, les lves, les enseignants se plaignent de la surcharge des programmes et du contenu des manuels
Dans le dsordre, il y a eu beaucoup de confusion. Le rapport Benzaghou na pas t mis la disposition de la communaut ducative pour lequel tout le monde est partie prenante. Il fallait vendre la rforme Benzaghou. Il fallait la mettre la disposition de tout le monde. Une rforme a besoin dtre explique.
-Une valuation de la rforme a t faite par les services de ce dpartement. Baba Ahmed avait annonc quelques mesures pour la rentre 2014-2015, comme lallgement du programme et la deuxime session du bac. Ces mesures sont-elles toujours dactualit ?
A mon avis, le systme ducatif, qui est le relais dautres systmes, est pass par une priode chaotique. A une certaine tape, tout en soccupant de lapplication de la rforme et de son suivi, il fallait faire face des situations durgence gnres par dautres. Il y avait les grves Tout ce que je peux vous dire, cest que tout le travail fait auparavant sera poursuivi. Dailleurs les assises nationales de lducation se tiendront la mi-juillet. Nous avons t perturbs par des dysfonctionnements dans certaines rgions. Dans certains cas, il ny a pas eu suffisamment denseignants. Ce sont des facteurs qui ont constitu un argument pour maintenir le seuil. Il y a eu mme des revendications de fixer un seuil dans le seuil
-Il ny a pas que les assises nationales de lducation Baba Ahmed a annonc certaines mesures pour la rentre de 2012-2015, comme lallgement des programmes et la programmation de la deuxime session du bac
Aprs la fin des examens et tout le travail y affrent, nous allons organiser les assises de lducation avec lensemble des partenaires, parents dlves, pdagogues, syndicats des enseignants et la presse. Nous avons galement les rapports finaliss sur tous les aspects dvelopps dans le cadre du dbat engag sur la rforme. Cest un processus qui na pas t interrompu. Il se poursuit.


-Vous avez rencontr les reprsentants des syndicats et ceux des parents dlves. Des changes ont eu lieu durant plusieurs jours. Peut-on connatre les propositions qui ont merg lissue de ces rencontres ?
Les propositions manent aussi de tous les acteurs sur le terrain. En dehors des questions pdagogiques qui ont constitu une part importante de ces rencontres, des propositions ont concern les questions lies la surcharge des classes et des programmes.
La position contre le seuil fix des cours concerns par lexamen du bac appel communment ataba a fait vraiment lunanimit. Cette unanimit signifie quil y a une certaine maturit concernant cette question, qui nexistait pas il y quatre ou cinq ans. Il ny a pas un seul syndicat, parmi ceux que jai rencontrs, qui ait demand ce quil y ait maintien de cette mesure.

Les parents dlves non plus nont pas fait part dune telle revendication. Je pense quil y a un consensus autour de la ncessit de se pencher que la qualit de lenseignement. Lt sera studieux ; nous allons donc tenir des tables de ngociations autour de points bien prcis. Prenons lexemple de la surcharge des programmes. Nous comptons tenir un plateau sur la question o tout le monde donnera son avis. Puisque ce sera entre la mi-juin et la mi-juillet, probablement vers le 20 juillet, nous tiendrons les assises. Des mesures de salubrit publiques vont tre prises et je le rpte encore une fois avec lensemble des acteurs du secteur.
-Avez-vous les mains suffisamment libres pour raliser les choses comme vous les concevez ? Vos prdcesseurs ny ont pas toujours russi
Est-ce le politique ou le mode de management ? Le politique a souvent le dos trop large Ce que je peux dire en mon me et conscience, en tant que ministre de lEducation nationale, cest quil y a une conjoncture favorable et une solidarit gouvernementale, et, honntement, au moins avec les deux collgues de lEnseignement suprieur et de la Formation et de lEnseignements professionnels. On ne peut pas mettre en uvre tout ce quon est en train de faire sans lappui de ces deux ministres. Cest dans cette optique que nous allons mettre en place, juste aprs les examens, lobservatoire de lducation et de la formation professionnelle compos des trois ministres (Education nationale, Formation et Enseignement professionnels, et Enseignement suprieur).
-Comme le pacte sign avec les syndicats ?
Les syndicats demandent lamlioration de leurs conditions socioprofessionnelles ; un pacte a t sign avec le gouvernement. Il sagit maintenant de le mettre en place Il y a tous les ingrdients pour raliser ce saut qualitatif. Il fallait cumuler des annes durant, on ne pouvait pas le raliser partir de rien Cest tout fait normal, il faut ajuster fur et mesure. Je rpte encore une fois, il ne peut y avoir de dmarche ou de rforme sans ajustement.


-Cet ajustement est-il suffisant pour redonner au baccalaurat sa valeur et au niveau scolaire sa crdibilit ?
Sur la question de la valeur, moi, je vous renvoie la thorie conomique de loffre et de la demande. Je mexplique : avant, nous tions une minorit avoir dcroch le bac, actuellement, il y une moyenne de 40 45% des lves qui dcrochent annuellement leur baccalaurat. Mme la licence et le doctorat nont pas la valeur des annes prcdentes, selon cette logique. Durant de longues annes, on sest focalis sur la certification. On a ax tous les efforts l-dessus et on sest peu souci de ce que reprsentait rellement cette certification. Le dfi maintenant, cest de centrer les efforts sur la qualit du diplme et accorder beaucoup dimportance lexprience qu lanciennet. Il y a trois leviers relancer, celui de la refonte pdagogique, lamlioration de la professionnalisation des enseignants et la gouvernance. Cest avec le pilotage de ces leviers dans le cadre dune approche o les partenaires sociaux ont leur place que lon pourra redonner cohrence notre dmarche et on pourra ensuite passer autre chose.
-Quelle est la premire dcision que vous allez prendre ?
Mettre en place les dispositifs dvaluation et dobservation. Une cole qui nest pas suivie et value rgulirement et o il y a peu de recherche ne peut jamais tre une cole performante.LInstitut national de recherche en ducation doit absolument retrouver sa place, do notre objectif de changer le statut de cet tablissement de recherche. Pour valuer la rforme et prendre les dcisions ncessaires, il faut que nous disposions denqutes et de recherches. Dans ce domaine, le secteur tait ferm, si je prends ma casquette davant. Il faut aussi ractiver les appareils danalyse des rsultats des examens pour disposer doutils de pilotage du rajustement tant recherch.
-Y aura-t-il des dcisions concernant lenseignement de tamazight ?
Pour tamazight, il faut engager une rflexion et pas uniquement sur les caractres.Il y a un travail qui se fait sur lacadmie de tamazight. Cette acadmie est fondamentale si on veut avancer dans la normalisation.
-Le statut facultatif de lenseignement de tamazight est prsent comme une entrave la promotion de cette langue
Cest une deuxime rflexion lancer. Je suis tout fait daccord quil ne faut surtout pas ghettoser cette langue. Eu gard son statut aujourdhui de langue nationale, il faut quelle se positionne. Et pour se positionner il faut que son enseignement soit obligatoire.

Nabila Amir, Fatima Arab




 

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