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Les actions de rue ne sont pas exclues

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Manqool Les actions de rue ne sont pas exclues

Entretien avec Mohcine Belabbas, prsident du RCD : Les actions de rue ne sont pas exclues




O en tes-vous actuellement dans les prparatifs de la confrence nationale de transition dmocratique ?

Aujourdhui, nous avons rendu public le projet de plateforme politique qui sera soumis dbat lors de la premire confrence nationale (pour la transition dmocratique). Une confrence au cours de laquelle le projet sera revu et peut-tre amend. Nous avons commenc envoyer des invitations depuis une semaine. Plus de deux cents invitations ont t envoyes. Et nous avons eu de bons chos quant la volont des uns et des autres de prendre part cette confrence. Dans une semaine, nous aurons un peu plus de prcision quant la prsence dun certain nombre de partis politiques et de personnalits nationales.


Avez-vous dj reu des confirmations de la part des personnalits nationales comme Mouloud Hamrouche ou Ali Benflis par exemple ?

Nous avons reu beaucoup de confirmations, mais je ne voudrai pas avancer de noms. La raison est trs simple : en politique, on sait trs bien quon peut changer davis tout moment. On peut, par exemple, avoir un rendez-vous important qui peut nous empcher de participer un vnement. Donc, je prfre que ce soient les invits eux-mmes qui sexpriment sur leur participation ou pas cette confrence.


Avez-vous une ide sur le nombre de participants cette rencontre ?

Ce nest pas le nombre qui compte dans ce genre de confrence, mais la qualit des prsents. Nous avons dcid dinviter tous les partis politiques et les personnalits les plus en vue qui sexpriment rgulirement sur lactualit. Nous avons prvu une salle de prs de 450 places.
Dans votre plateforme politique, vous proposez la prparation dune Constitution consensuelle qui sera ensuite adopte par rfrendum. Le pouvoir dit la mme chose

Ce nest pas la mme chose ! Le pouvoir a rendu publique quelques propositions damendements qui sont trs minimes et qui nont aucune importance de notre point de vue. Il veut commencer par une parodie de dbat sur un projet de Constitution et invite des partis politiques pour des consultations. La Coordination parle dune constitution qui sera labore durant la dernire tape de la priode de transition. En fait, cette priode de transition se terminera par ladoption dune Constitution consensuelle. Donc, on nest pas dans la mme dmarche. Nous sommes dans le dialogue et non pas dans les consultations.


Mais les consultations peuvent tre galement considres comme une forme de dialogue

Encore une fois, nous ne sommes pas dans la mme dmarche. La ntre consiste organiser une confrence nationale o le dbat sera libre et o tous les participants, y compris les organisateurs, auront le droit de sexprimer et auront le mme temps dintervention pour le faire. Ils pourront aborder ainsi les questions quils jugeront utiles daborder et cest ensemble quils prendront des dcisions durant cette confrence. Le pouvoir illgitime qui vient de sortir dun scrutin entach de fraude dcide de recevoir, chaque jour, des personnalits ou des partis politiques huis clos. Il soumet dbat des questions sans aucune incidence sur lactualit. Eux, ils parlent plutt damendements introduits pour palier une ventuelle absence du chef de lÉtat au regard de sa maladie et dun retour ce qui existait dj dans la constitution de 1996, savoir limitation des mandats.
Or, depuis plus de deux ans, lactualit en Algrie, cest la commission indpendante de gestion des lections, la sparation des pouvoirs, lofficialisation de la langue amazighe, laccs aux sources dinformation pour la presse, etc. Et nous insistons sur le fait que la Constitution est la dernire tape de la priode de transition. Entre temps, il y aura des questions importantes qui seront abordes.


Quelles seront les prochaines tapes aprs la confrence nationale pour la transition dmocratique ?

Les dcisions seront confirmes lors de la confrence du 10 juin prochain. Mais celle-ci nest pas la vraie confrence dont on parle depuis un certain moment. Nous sommes toujours dans une priode de construction dun rapport de force. Donc dautres confrences thmatiques seront organises, ensuite, sur des questions que nous jugeons essentielles telle que la transition nergtique, la transition conomique, le rle de la socit civile, les diffrents types de transition dmocratique. Il sagit, pour nous, de travailler associer les lites de ce pays et la socit civile au dbat. Nous pensons que le jour o il faudra aller vers des actions de rue, ce ne sera pas la Coordination qui va appeler ces actions, mais ce seront toutes ces forces qui participeront cette premire confrence nationale et aux confrences thmatiques. Car nous allons voir, un moment donn, que le pouvoir ne va pas rpondre la demande de lopposition. Nous serons alors obligs de retourner des actions de rue. Il sagira, pour nous, de continuer exercer une pression jusquau jour o il y aura la vritable confrence nationale laquelle le pouvoir va prendre part mais autour de la mme table que lopposition. Il ne sagit pas de se faire recevoir au niveau de la prsidence par le pouvoir en place, mais de ramener ses reprsentants des discussions avec lopposition.


Les actions de rue ne sont pas exclues pour imposer concrtement votre feuille de route au pouvoir ?



Non, ces actions ne sont pas exclues. En fait, on ne peut ne pas aller vers des actions de rue si le pouvoir cde et accepte de travailler sur la base de notre projet de plateforme politique qui sera enrichi et amend loccasion de cette confrence nationale. Cela dit, je crois quon naura pas le choix quant au retour vers les actions de rue, y compris aprs la priode de transition. Je pense quil faudra renouer avec les actions de rue. Et pas seulement pour les partis politiques, mais galement pour les syndicats et les associations. Si on veut construire une vritable dmocratie, il faut permettre aux citoyens de sexprimer par la parole et aussi par les actions de rue comme cela se passe partout dans le monde. Ce nest qu travers les actions de rue quon construit de vritables rapports de force. On peut organiser autant de confrences publiques quon veut, on restera dans des salles qui prennent maximum 800 ou 1000 personnes. La rue reste lespace travers lequel on peut quantifier la mobilisation dun parti politique, dune association ou dune coordination comme celle-ci.


Dans sa plateforme politique, la Coordination dit rejeter toute forme de violence. Appeler des actions de rue ne risque-t-il pas dtre interprt comme un appel la violence ?

En Algrie, le pouvoir prsente les actions de rue comme des actions violentes. Or, partout dans le monde, les actions de rue sont des actions travers lesquelles un parti politique ou une organisation de la socit civile agit pour faire pencher la balance dun ct ou dun autre. LAlgrie a connu une priode o il y avait beaucoup de marches, notamment dans la capitale. Dans les annes 1990, des marches pacifiques taient organises par tous les partis politiques, y compris ceux du pouvoir. Et actuellement, des marches pacifiques sont organises dans les diffrentes wilayas dont les quatre manifestations que nous avons organises la veille de llection prsidentielle. Dailleurs, il faudrait rhabiliter les marches et les sit-in comme des actions politiques de revendication.


Pensez-vous pouvoir mobiliser les Algriens pour ces actions de rue ?

Nous sommes des acteurs politiques. Je suis de ceux qui pensent quun acteur politique agit travers son discours, mais aussi travers ses actions. Beaucoup taient sceptiques, il y a quelques mois, sur notre capacit dorganiser un meeting la salle Harcha Alger. Nous avons russi quand mme remplir la salle. Au moment o les animateurs de la campagne lectorale du candidat absent taient obligs de ramener des personnes des 48 wilayas pour remplir la salle Harcha, les partis de la Coordination ont mobiliss seulement au niveau des wilayas du Centre, donc la priphrie dAlger, pour la remplir. Et nous navons pas les moyens de lÉtat. Maintenant, si on veut dmontrer quon pse plus que la salle Harcha, il ny a que la rue.


Le pouvoir dit que vous tes minoritaires
Quil autorise les marches alors. Dans tous les cas, quil les autorise ou pas, il viendra un jour o on marchera au niveau de la capitale ! Nous sommes dans une dmarche o il ne sagit pas dun parti politique, dune personnalit ou dune association. Dans la Coordination, travers les personnes quon a invites, cest toute lAlgrie qui est reprsente. Outre les partis politiques de diffrentes obdiences, il y a une socit civile qui reprsente le monde du travail, de la jeunesse, des droits de lHomme, des avocats, des associations fminines, des victimes du terrorisme, des familles des disparus. Il y a galement des personnalits qui, par le pass, ont occup des postes de responsabilits et dautres qui ont toujours t dans lopposition. Cest un bon chantillon reprsentatif de lAlgrie. Si tous ces acteurs acceptent dagir ensemble, nous pensons que la dure de vie de ce systme sera trs limite. Et si violence il y aura, elle va tre du fait du pouvoir. Ce dernier va essayer de rprimer, mais plus la mobilisation sera importante et plus il sera oblig de cder.


Le RCD a dj fait partie de la Coordination nationale pour le changement dmocratique (CNDC) en 2011. Ne craignez-vous pas de subir le mme chec ?

Ce nest pas la mme conjoncture et ce ne sont pas les mmes acteurs. La construction de cette Coordination a pris presque une anne. Beaucoup pensent qu la veille de llection, des partis se sont runis pour aller vers le boycott de la prsidentielle. Or, cela fait plus dune anne que diffrents acteurs politiques disent quil est temps de discuter et de dialoguer sur des questions essentielles.
Cest pour la premire fois quon retrouve, loccasion dune lection, plusieurs partis politiques boycotter en mme temps. La nouveaut aussi, est que, ds le dpart, cette Coordination a dit quelle nallait pas sarrter aux lections. Donc il y a un projet, une vision, une dmarche, une stratgie qui volue depuis plus dune anne. Et chaque fois, cette Coordination se renforce par dautres acteurs.
En 2011, nous tions dans une tape o le pouvoir tait encore trs fort. Il avait beaucoup jou, lpoque, sur les images en essayant de manipuler lopinion et lui faire croire que si jamais il y a des marches et des manifestations, il y aura un retour vers les annes 1990. Ce ntaient pas les mmes acteurs de diffrentes mouvances quon voit aujourdhui impliqus dans la Coordination. Et puis, les Algriens ont vu que ce pouvoir cumule les checs depuis 2011 et que rien na chang rellement. Je pense que la population algrienne a pris conscience et la classe politique algrienne a compris quil faut agir ensemble.


Comment interprtez-vous larrestation de votre cadre Ghardaa ?

Dabord, le cadre en question est lancien maire de Berriane qui a t, illgalement, destitu en novembre 2008. À lpoque, on avait dpos plainte au niveau du conseil de lÉtat. Car quand on veut changer un prsident dAPC, ce dernier doit tre remplac par un autre lu issu de la mme liste. Ça na pas t le cas.
Et depuis cette affaire, il y a un acharnement contre ce cadre. Jusque-l, on nen faisait pas cas. Mais on constate que son arrestation intervient dans une priode o le RCD a refus de prendre part aux consultations (autour de la rvision constitutionnelle) et o il travaille dans le cadre dune coordination pour aller vers une confrence nationale. Il y a une volont de diaboliser le RCD en essayant de faire croire lopinion publique nationale que le parti est impliqu dans les vnements de Ghardaa.
Et quand M. Hadjadj a t arrt, ils avaient toutes les preuves quil ntait pas Ghardaa au moment des faits qui lui ont t reprochs. Nous leur avons envoy le PV de (la runion de) lexcutif avec la liste de prsence o figurait la signature de M. Hadjadj et des tmoins membres de lexcutif, du Conseil national et qui sont en mme temps avocats. Nous leur avons galement envoy un communiqu de la direction nationale qui dit que ce cadre tait Alger et nous leur avons donn le nom de la personne chez qui il avait pass la nuit. Nous leur avons mme suggr, travers nos avocats, dessayer denquter au niveau de Djezzy parce que le cadre a un numro Djezzy et ils pouvaient vrifier quil appelait effectivement partir dAlger. Cest ce quils ont fait par la suite. Mais a na pas suffi pour le librer ds le premier jour. Ils ont attendu trois jours pour couter les tmoins de la partie adverse et qui, tous, ont dit qu aucun moment ils navaient cit M. Hadjadj. Par ailleurs, on ma signal la prsence dun militaire travaillant au ministre de la Dfense au niveau du tribunal. Il est peut-tre de la famille de la personne qui a t brle mais sa prsence tait trange.


Le MSP a dnonc rcemment linterpellation de certains de ses jeunes militants par les services de scurit. Est-ce que vous tablissez un lien avec larrestation de votre cadre Ghardaa ?

À chaque fois quil y a des actions importantes de lopposition, le pouvoir agit de cette manire. Ce nest pas nouveau. Au lendemain de la marche du RCD le 22 janvier 2011, notre maire de Beni Abbs Bchar a t destitu. En 2001, quand le RCD a quitt le gouvernement, il y a eu lenlvement du militant Amar Amnouche. Durant la mme priode, des militants dont Djafaar Mesbah qui a t squestr. Ce sont des pratiques rcurrentes du pouvoir qui touchent tous les partis politiques de lopposition et pas seulement le RCD. Durant la campagne lectorale, des militants ont t approchs pour des dossiers dacquisition dun logement par exemple. Beaucoup de cadres du RCD exercent des professions librales. Ils subissent souvent des redressements fiscaux incroyables. Lavantage est quon a des militants qui ne cdent pas mme sil y en a qui, de temps en temps, essaient dtre moins visibles.


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