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Algrie : une folie nomme automobile

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Trafic automobile : prsentation de la premire balise algrienne de golocalisation Emir Abdelkader 0 2014-05-13 10:37 AM
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  Emir Abdelkader    
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Algrie : une folie nomme automobile

Algrie : une folie nomme automobile




Pour une population de prs de 38 millions dhabitants, le parc automobile algrien comptait 4,8 millions de vhicules fin 2012, soit plus de 6% par rapport 2011 et plus de 29% par rapport 2006.
Le nombre de vhicules imports en 2012 a atteint 569.000, en progression de 45% par rapport 2011. Le puissant lobby des concessionnaires ne cesse de marteler que le problme est moins cette motorisation galopante que ltroitesse du rseau routier (115.000 kilomtres), et rappelle satit que lAlgrie trane loin derrire un pays comme la France, avec ses 38 millions de vhicules pour 65 millions dhabitants.
Or, lAlgrie ne devrait pas tre compare des Etats membres du G7 mais des Etats de mme niveau de dveloppement, le Maroc, par exemple, qui ne compte que 1,5 million de vhicules pour une population lgrement infrieure la population algrienne (33 millions dhabitants).
Leffarante extension du parc automobile sexplique par lamlioration des ressources financires de lAlgrie due la hausse des cours de ptrole partir du dbut des annes 2000 (220 milliards de dollars de dpense publique entre 2005 et 2012). Les dpenses dquipement dans lindustrie, lagriculture et les services ont explos ces 14 dernires annes, de mme que le nombre de projets de moyenne et petite dimension financs par les banques et ncessitant souvent lacquisition dun vhicule.
Les revenus de secteurs importants des classes moyennes ont galement augment, comme en tmoigne le triplement des dpenses des mnages entre 2000 et 2011. Les crdits la consommation ont davantage aiguis cet apptit automobile et lon se demande quelle dimensions gigantesques le parc algrien aurait pris si on ne les avait supprims en 2009, lorsquon a dcouvert quils profitaient beaucoup aux importations et si peu la production nationale.
9,5 milliards USD/an pour limportation de vhicules et de carburant
Cette maladie de la voiture (65% du parc automobile est compos de vhicules particuliers) pose de srieux problmes. Le premier est, lvidence, les calamiteux encombrement des routes. Il a atteint un tel niveau quil ne peut plus tre rgl par la densification du rseau routier : le dveloppement des moyens de transport en commun (trains, bus, taxis) est plus que jamais ncessaire pour faire face une expansion urbaine souvent incontrle et lacclration des mouvements de migration intrieure. Le deuxime problme est la pollution.

Elle est dautant plus inquitante que 35% des vhicules roulent au mazout et 64% lessence. Seulement 1% des vhicules en circulation utilisent ce qui devait tre un miraculeux carburant populaire, le sirghaz (GPL), lanc en 1983 et encore ddaign, parat -il, jusque par le parc roulant du ministre de lEnvironnement. Le troisime problme, enfin, est le trou bant que font dans les disponibilits en devises les importations automobiles (6,7 milliards de dollars en 2012, soit 14% de la valeur totale des importations) et les importations de carburants (2,7 milliards de dollars en 2012).
A la diffrence de lEgypte (la socit Nasr) et de lIran (la socit Iran Khodro), lAlgrie na pas encore sa voiture nationale .

Cette voiture devait porter un nom authentiquement algrien, Fatia , et devait tre fabrique Tiaret (ouest), en partenariat avec Fiat. Elle na jamais vu le jour. Lambitieux et patriotique projet a t englouti par le tourbillon politico-scuritaire des annes 1990, avant quun dcret prsidentiel norganise ses funrailles officielles en 2009, en transfrant le site qui lui tait affect un projet militaire de montage de vhicules tout-terrain.
Les autorits algriennes semblent, enfin, avoir saisi lurgence de dpasser le syndrome Fatia et de semer les graines dune industrie automobile locale autres que celles, vieilles et rabougries, plantes dans les annes 1970 (le complexe de vhicules industriels de Rouiba, 3.000 units par an). Cette prise de conscience sest manifeste travers le partenariat conclu en dcembre 2012 entre la socit publique SNVI et le franais Renault, pour la construction dune usine qui devrait produire, compter de fin 2014, des voitures de marque Symbol . Ce nest pas, toutefois, une production symbolique de Symbol (25.000 vhicules/an au dmarrage et 75.000/an plus tard) qui pourrait rduire substantiellement les normes sommes en devises avales par les importations de voitures particulires.
Renault et une clause dexclusivit problmatique
Laccord avec Renault contient une clause dexclusivit de 3 ans au bnfice du groupe franais. Celui-ci a bien pris le soin de le rappeler suite la signature, le 9 novembre 2013, dun protocole daccord entre le groupe priv Arcofina et le chinois FAW pour la construction dune usine devant produire, ds son achvement, 10.000 vhicules/an. Le ministre de lIndustrie de lpoque, Amara Benyounes, sest empress de prciser que si cette clause interdit la SNVI de conclure de nouvelles joint-ventures pendant la dure de lexclusivit, elle ninterdit pas dautres socits algriennes, qui voudraient investir dans lindustrie automobile, de chercher des partenaires extrieurs.

La mise au point a sans doute rassur Arcofina mais, quon le veuille ou non, cest la SNVI et non pas quelque socit prive naissante qui reste le partenaire le plus crdible pour dventuels investisseurs trangers. De ce point de vue, cette clause monopolistique risque dannihiler court terme leffet mme attendu du partenariat entre lEtat algrien et Renault, celui de convaincre dautres constructeurs dinvestir en Algrie.
La question se pose de savoir si une industrie automobile nationale peut tre cre en partenariat avec le principal exportateur de vhicules vers lAlgrie (113 vhicules vendus en 2012) qui, plus est, possde dans un pays voisin, le Maroc, une grande usine (170.000 vhicules en 2013 et 400.000 moyen terme, dont 90% destines lexportation) ? Naurait-il pas t plus indiqu de travailler avec des firmes moins dominantes sur le march local quand bien mme, technologiquement, elles seraient moins performantes que les majors europens ? Pour rpondre cette question, il faut quitter le terrain de lconomie pour celui de la politique.
En ngociant avec Renault, les autorits algriennes devaient concilier deux proccupations pour ainsi dire : attirer un important IDE hors-hydrocarbures qui soit lemblme de la stabilit bouteflikienne et, dans le mme temps, gagner les faveurs de Paris dans un contexte rgional trouble, marqu par les rvoltes du Printemps arabe .


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