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La guerre secrte entre chiites et sunnites au Pakistan

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2014-06-06
 
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La guerre secrte entre chiites et sunnites au Pakistan

La guerre secrte entre chiites et sunnites au Pakistan




Leur parent, frre ou ami ont t assassins. On leur a dit de ne pas rpliquer, de tendre l'autre joue, mais leur colre n'a fait que crotre. Aujourd'hui, des musulmans chiites prennent leur revanche sur les sunnites dans une guerre souterraine en pleine escalade au Pakistan.
A Karachi, dans le quartier chiite d'Abbas Town, des affiches ornes de photos de "martyrs" colorent tristement les ruelles: jeunes hommes la moustache en devenir ou doyens au visage mang par la barbe.
Ici, chacun a perdu un proche, un frre, un voisin dans un attentat ou une attaque. En mars 2013, l'explosion d'une bombe cache l'entre du quartier avait souffl d'un coup 45 vies.
Syed, un colosse la barbe rche et grisonnante, y a perdu son frre, Akhtar. Quelques annes plus tt, deux autres de ses frres avaient t assassins sans autre motif que leur appartenance la minorit chiite.
"Quand Akhtar est mort, la peine tait immense, j'tais furieux mais je n'ai pas cherch me venger", soupire-t-il devant des immeubles peine reconstruits depuis l'attentat.
Aprs chaque attaque, les imams dbarquent dans les quartiers pour tenter de calmer les esprits. Sans pouvoir toujours dissiper le parfum de vengeance qui y flotte.
- Le "poison" de la vengeance -
Prs d'un millier de chiites ont t tus ces deux dernires annes au Pakistan, triste record pour cette minorit qui reprsente 20% de la population et accuse par les extrmistes sunnites de vouloir pervertir l'islam.
"Certains jeunes chiites se disent: +ils nous tuent, alors pourquoi nous ne les tuons pas notre tour?+ Ce sentiment n'tait pas l avant, c'est comme un poison qui coule et se propage lentement", souffle Mohammad Ali, un trentenaire d'Abbas Town aux lunettes perches sur ses cheveux gomins.
"Ce dsir de vengeance est bien l chez les jeunes", confirme Syed Ahsan Abbas Rizvi, cadre du Majlis Wahdat-e-Muslimeen (MWM), grand parti chiite de Karachi. Mais selon lui, "il ne se traduit pas en actes".
Pourtant, l'an dernier, le Sipah-e-Mohammad (SMP), alliance de groupuscules chiites, a perptr en reprsailles une cinquantaine d'attaques contre des sunnites Karachi, selon l'Institut pakistanais pour la paix (PIPS), un centre de recherche indpendant.
Si les attentats antichiites frappent aux quatre coins du pays, la rplique chiite, elle, se concentre Karachi, port labyrinthique de 20 millions d'mes aux innombrables crimes souvent impunis.
"Ce conflit +oeil pour oeil+ n'a lieu qu'ici, Karachi, et il s'intensifie", note Raja Umar Khattab, un des tnors de la police locale. Cela confirme une chose selon lui: alors que les autorits parlent avant tout du conflit entre arme et talibans, "la vraie menace est sectaire" avec ces violences communautaires qui reprsentent le quart des attentats.
A Karachi, ces violences ont t multiplies par trois et fait des centaines de morts depuis deux ans, dans une ville dj ensanglante par les talibans, la guerre des gangs et la criminalit ordinaire.
- De la rvolution iranienne la Syrie -
Les tensions entre chiites et sunnites au Pakistan ont merg au dbut des annes 80.
Des chiites se sentaient menacs par la campagne d'islamisation lance sous le dictateur Zia ul-Haq. Les sunnites radicaux, soutenus notamment par l'Arabie saoudite, craignaient eux que la communaut chiite locale ne favorise la contagion de la rvolution iranienne chiite au Pakistan.
"C'est notre raison d'tre: juguler l'effort des chiites pour importer cette rvolution ici", lance Aurangzeb Farooqi, chef Karachi du puissant Ahl-e-Sunnat wal-Jamaat (ASWJ), nouveau nom du SSP, lui-mme rescap de trois attentats, dans sa rsidence surveille par une myriade de camras.
Des extrmistes sunnites ont form le Sipah-e-Sahaba (SSP), puis le Lashkar-e-Jhangvi (LeJ), et les chiites le SMP. Autant de groupes arms officiellement interdits, mais en ralit toujours actifs, sur fond de liens troubles avec de grands partis politiques locaux pour des motifs lectoralistes.
Le LeJ notamment est considr comme trs proche de la nouvelle gnration d'Al-Qada, plus antichiite que la prcdente, un sentiment exacerb dernirement par le conflit en Syrie.
Des jihadistes sunnites pakistanais ont ainsi rejoint la rbellion syrienne mais, phnomne moins connu, des chiites pakistanais ont, eux, pris les armes pour dfendre le rgime Assad Damas, soutenu par l'Iran et le Hezbollah.
"Des chiites y sont alls et leurs dpouilles sont revenues ici", note Hamid Gul, ancien chef des puissants services de renseignements pakistanais. "Ils venaient principalement de Karachi", dit-il.
- Cibler, pier, tuer -
Fait rare, la police de Karachi a arrt ce printemps une cellule du groupe arm chiite SMP dirige par un certain Syed Furqan qui a admis son rle dans les meurtres de membres du SSP et d'imams sunnites, selon le compte-rendu d'interrogatoire obtenu par l'AFP.
"Ils avaient dans leurs ordinateurs des informations sur 150 autres cibles antichiites au sein du LeJ, du SSP et de leurs argentiers", assure Farooq Awan, patron de cette enqute.
"Ils sont bien organiss. Ils espionnent leurs cibles, les suivent et les abattent", le plus souvent en les criblant de balles avant de disparatre moto dans la jungle urbaine, explique M. Awan.
Outre des financements "trangers", ces groupes comptent sur le soutien de commerants et partisans locaux, soulignent des responsables locaux.
"Furqan, lui, se rendait dans les imambargahs (mosques chiites) l'arrive des dpouilles aprs les violences et y recrutait de jeunes hommes furieux", selon un responsable proche de l'enqute.
Car les rservoirs de la colre ne se tarissent pas. Ce soir-l, dans une imambargah de Karachi, des jeunes attendent la dpouille d'un des leurs cribl de balles dans la journe.
Combien cderont cette fois au talion? Un jeune chiite rpond: "Vous apprenez qu'un tel a t assassin, puis un autre, et vous vous dites pourquoi je reste assis ici ne rien faire? Nous devrions rpliquer".



AFP




 

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