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Au Maroc, c'est la "festival fever" !

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"" "" "" "" Emir Abdelkader 0 2014-03-14 12:24 AM
Maroc : Mohamed VI, le "roi des pauvres", dpense sans compter Emir Abdelkader 0 2013-12-10 04:45 PM
M. VI : le Maroc n'a pas de "leon" recevoir sur le Sahara occidental Emir Abdelkader 0 2013-11-07 02:13 PM
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Au Maroc, c'est la "festival fever" !

Au Maroc, c'est la "festival fever" !




Au mois de juin, le Maroc vibrera au rythme de quatre vnements musicaux devenus des rfrences internationales. Des temps forts, qui ne masquent pas compltement l'absence d'une vritable politique culturelle. Tourne au coeur de ces rendez-vous trs show !
Ils sont presque tous ns aprs l'avnement de Mohammed VI et ont russi s'imposer dans le monde grce une ingnierie culturelle dveloppe au fil des annes. Gnaoua, Mawazine, Timitar et Musiques sacres du monde ne sont pas seulement l'manation d'une volont royale, mais le rsultat d'un cheminement politique bien matris par l'État.
"Avant les festivals modernes, il y avait les moussems, ces rencontres festives populaires organises aprs les rcoltes agricoles et qui taient encourages par le Makhzen car ce dernier voulait contrler l'accumulation des richesses", rappelle Mohammed Bakrim, analyste culturel. Pendant les annes 1980, ce mme Makhzen organise, en mobilisant d'importants moyens financiers, des comptitions musicales entre les rgions et les provinces, retransmises chaque samedi la tlvision nationale.
La musique adoucit les moeurs, mais, au Maroc, elle permet en outre de donner une bouffe d'oxygne au peuple alors que le pays traverse une priode de durcissement politique. Depuis 1996, soit les dernires annes du rgne de Hassan II, profitant d'une nouvelle dynamique, la socit civile commence prendre le relais de l'État pour crer des festivals. Mais ces initiatives gardent la marque royale, les conseillers du souverain - ou leurs proches - usant toujours de leur influence pour attirer les financements.
Malgr tout, si chaque festival a des retombes rgionales et internationales, il serait erron d'en dduire que le Maroc a amorc un vritable dcollage culturel. Avec un budget qui n'excde pas 570 millions de dirhams (50,2 millions d'euros), soit 1 % du budget de l'État, le ministre de la Culture reste extrmement pauvre. Il faudra donc un signal politique fort pour que toutes les initiatives locales puissent disposer de la mme attention que les grands festivals, afin de permettre un veil culturel digne de ce nom.
>> Lire aussi : Neila Tazi Abdi, Brahim El Mazned, Aiziz Daki, Mohamed Kabbaj et Faouzi Skali : portraits de ceux qui mettent l't en musique
Mawazine
Le mga-show
Du 30 mai au 7 juin, Rabat
Mawazine s'impose comme une rfrence internationale. En 2007, le roi confie Mohamed Mounir El Majidi, son secrtaire particulier, la direction de ce festival jusque-l assure par Abdeljalil Lahjomri, ancien directeur du Collge royal. Le souverain voulait un vnement capable de sortir Rabat de son image de ville administrative "o rien ne se passe" et de proposer un show monumental, slect et accessible tous. D'o l'ide de crer quatre scnes ciel ouvert. Celles-ci sont libres d'accs, mais proposent des carrs VIP ngocis au prix fort. L'ide est d'assurer une prquation selon laquelle les riches paient pour les pauvres.
De Sting B.B. King en passant par Stevie Wonder, Mika, Elton John, Justin Timberlake ou Stromae, Mawazine se targue d'tre le rendez-vous des stars mondiales, o les cachets peuvent atteindre 700 000 euros.
Fort de l'influence de Mounir Majidi, Mawazine a pu raliser un exploit : financer 63 % de son budget grce aux recettes de la billetterie. "Il fallait en finir avec la gratuit de la culture. Les gens se montrent sceptiques au dpart, mais ils finissent par acheter leurs billets pour voir des spectacles de qualit", tranche Aziz Daki, directeur artistique de Mawazine et porte-parole de Maroc Cultures, l'association organisatrice.
Loge dans une somptueuse villa du quartier Souissi Rabat, l'association compte une vingtaine de permanents en plus des bnvoles qui organisent aussi Gnration Mawazine, une sorte de Star Ac' pour les jeunes talents. Les gagnants de ce concours se voient offrir une scne pour se produire pendant le festival ainsi que la production de leur album.
Musiques sacres du monde
Lieu de dialogue
Du 13 au 21 juin, Fs
Vingt ans aprs avoir cr le festival des Musiques sacres du monde, Faouzi Skali a toujours le regard qui brille quand il parle de ses dbuts. "Ds la premire guerre du Golfe, j'ai compris que le monde allait s'engager dans une guerre des identits. J'ai alors dcid de faire venir une dizaine de cinastes internationaux pour projeter leurs films, en plein dsert marocain, sur le dialogue des civilisations." En 1994, conscient que "la musique a une mmoire motionnelle plus importante que les films", il cre le festival des Musiques sacres. Hassan II le soutient, car il prise les initiatives o le Maroc s'affirme comme terre de dialogue. En 1996, en plein conflit des Balkans, il mettra mme sa disposition un avion militaire pour ramener l'orchestre de Sarajevo dans lequel jouaient Croates, Serbes et Bosniaques. "En arrivant, au milieu des dcombres et de la guerre, j'ai aperu un groupe de musiciens vtus de leurs plus beaux atours. J'avais l'impression de vivre une scne la Kusturica", raconte Skali. C'est ainsi qu' Fs musulmans et chrtiens de ce pays dchir ont jou ensemble.
D'autres moments furent tout aussi inoubliables. Comme les prestations de Ravi Shankar, Paco de Lucía et Barbara Hendricks, sans parler des nombreux forums de discussion o l'on dialogue sur la mondialisation, le Printemps arabe, la cit. Le festival de Fs est aussi le seul inaugur par une princesse, Lalla Salma, une caution politique en plus de celle de Mohamed Kabbaj, ancien conseiller royal et premier parrain de ce festival. En 2006, Faouzi Skali quitte le navire la suite d'un dsaccord avec le conseil d'administration de la fondation, Spirit of Fs. Faute de meneur et en raison de la crise, le festival risquait de pricliter... jusqu' ce que son fondateur soit rappel, en 2010, pour remettre le festival sur sa trajectoire : celle du dialogue des cultures.
>> Lire notre article sur l'dition 2013 : À Fs, un bienheureux choc des civilisations
Gnaoua
Le Woodstock africain
Du 12 au 15 juin, Essaouira
"Le moment est venu pour l'État d'assumer ses responsabilits dans l'accompagnement du festival Gnaoua." Munie d'une tude sur les rpercussions conomiques de son festival pour la ville d'Essaouira, l'infatigable Neila Tazi est aujourd'hui occupe sensibiliser les parlementaires cette ide. Et pour cause, dix-sept ans aprs la tenue du premier festival Gnaoua, la ville a compltement chang de visage. "Pour chaque dirham investi, le festival en a gnr 17 pour la ville en matire de recettes touristiques, d'attractivit conomique et d'emploi, soit en tout 1,7 milliard de dirhams", lit-on dans cette tude. On est bien loin de 1998, quand Neila, jeune mlomane passionne d'art africain, russit rassembler 600 000 dirhams pour faire merger l'art gnaoua, totalement mconnu l'poque. Elle voulait rattacher le Maroc ses racines subsahariennes en runissant des matres gnaouas et des stars telles que Youssou Ndour, Salif Keita, Oumou Sangar... Des morceaux d'anthologie sont ns dans ce festival, des fusions avec le jazz, la soul, le ra, le rock, dont ce concert inoubliable de Louis Bertignac avec Band of Gnawa. La movida marocaine est ne Essaouira, avec ces milliers de jeunes qui viennent danser sur des rythmes endiabls et dorment mme le sol.
Aujourd'hui, Neila Tazi et Andr Azoulay, l'ancien conseiller royal originaire de cette ville, ont russi attirer d'autres publics, se sont ouverts des musiques diffrentes en laissant une place importante aux droits de l'homme lors des sminaires programms pendant ce festival.
>> Lire notre article sur l'dition 2013 : Essaouira, plus qu'un festival
Timitar
La revanche des Berbres
Du 26 au 29 juin, Agadir
En 2004, Aziz Akhannouch, patron du groupe Akwa et prsident de la rgion d'Agadir, fait appel Brahim El Mazned, activiste culturel amazigh, pour concevoir un festival qui sortira la musique berbre de son image de musique folklorique. "Le contexte tait sensible. Il fallait crer ce concept sans verser dans la polmique des revendications politiques amazighs qui pointaient l'poque", se rappelle El Mazned. C'est Hassan Aourid, alors porte-parole du palais royal, qui baptisera ce festival Timitar : "signes", en berbre. Le festival voulait s'ouvrir aux plus grandes voix du reggae, aux sons lectroniques, aux meilleurs DJ, au hip-hop, la world music... Un mlange autour du thme de la tolrance pour dconstruire le communautarisme qui colle la culture berbre.
La premire raison du succs de ce festival est sa trs forte identit rgionale, qui en fait la fte annuelle de la ville. La seconde est l'influence de son parrain, Aziz Akhannouch, qui a fdr les lus locaux dans le conseil d'administration de l'association Timitar, permettant la mise en place d'un modle conomique l'abri des perturbations du sponsoring priv. Ainsi, 40 % du budget du festival provient de la rgion et de la mairie, le reste d'entreprises prives.

jeuneafrique1

 

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10:31 AM

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