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Retour du FIS : Le fantasme du bourourou

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le dur retour la ralit des Tunisiens Emir Abdelkader 0 2013-12-17 02:43 PM
Le retour de manivelle Emir Abdelkader 0 2013-07-01 02:53 PM
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BOUTEFLIKA Le retour au bercail Emir Abdelkader 0 2013-05-29 07:00 PM

 
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2014-06-14
 
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Retour du FIS : Le fantasme du bourourou

Retour du FIS : Le fantasme du bourourou




Sellal, comme Ouyahia en 1996 lors des consultations politiques lances par Zeroual, dment tout retour probable de lex-FIS. Comme une fatalit, le dbat sur le parti dissous ressurgit chaque tape politique critique. Explications.


Quand on parle du retour probable de lex-FIS, cest quil y a quelque chose qui cloche l-haut. Le constat de cet ancien haut fonctionnaire, qui a vcu les annes 1990 au sein des appareils de lEtat, est sans quivoque. Pour lui, le FIS, son retour ou la littrature autour de ses figures, est une facette des tensions entre dcideurs qui sortent les vieux dossiers endormis dans les placards, signifiant ainsi que rien na t rgl depuis 1992, que la crise de la lgitimit est toujours l, quil faut solder les comptes des 200 000 morts, quil faut mettre au centre du dbat le rle de larme ou des services : cest la bote de Pandore du systme.
Lintense raction indigne dans certains segments de la socit et mme du pouvoir, face lannonce du probable retour du parti de Abassi et de Benhadj, renseigne sur le fait que rien na t rgl depuis 1992 et les tentatives de transition interne du systme. Zeroual le savait mieux que quiconque : en 1996, en pleine consultation sur la prparation des lgislatives de 1997, et alors que le dbat sur la rforme constitutionnelle battait son plein, la question du retour du FIS sur la scne politique ressurgit.
Ds quon parle de rforme ou de transition, de consultation des forces politiques, la question de lex-FIS rapparat et simpose avec son lot de dbats passionnels, explique un cadre du FLN. 1996 : Ahmed Ouyahia, alors chef de gouvernement, lana cette phrase qui sinscrit jamais dans le champ lexical politique du rgime : Le dossier du FIS est clos. 2014 : Abdelmalek Sellal rcidive : Le FIS, en tant que parti, ne figure pas dans notre agenda. Ce qui laisse tout de mme perplexe un cadre de la Prsidence : On se demande pourquoi Sellal aujourdhui comme Yazid Zerhouni, ministre de lIntrieur en 2004, se doivent de rabcher ce qui est peru comme une vidence : le FIS a t dissous par dcision de la justice, et la charte pour la paix et la rconciliation interdit aux lments de ce parti toute activit politique.
Choqu
Mais la rcurrence de ce retour, qui nen finit pas, pose problme, relve un politologue : pourquoi tant dinsistance ? Parce que le rgime lui-mme a besoin du FIS comme un bourourou, un croque-mitaine politique qui fait taire la politique. Parler du FIS, cest revenir la logique que tout mouvement horizontal qui conteste le rgime ne peut dboucher que sur un bain de sang, cest une manire de neutraliser laction politique en Algrie, plus efficace que ltat durgence ou le refus des htels donner des autorisations de runion, prcise le politologue. Qui a parl du FIS, de son retour ? Madani Mezrag, signataire dun accord secret avec Smal Lamari, le patron dfunt de lex-DCE, et Hachemi Sahnouni, qui fait la guerre aux historiques, comme Abassi et Benhadj. Cest un drle de FIS qui va revenir !, commente un journaliste spcialiste des mouvements islamistes.
Car si on revient lactualit brlante, Sahnouni rvle sur Echourrouk TV (mercredi 4 juin) que le pouvoir a demand des anciens du FIS de constituer un parti. Pour sa part, Madani Mezrag, mir de lex-AIS (Arme islamique du salut, prsente comme le bras arm du FIS), prore sur le renouveau du FIS dans le cadre des consultations sur la rforme constitutionnelle : il sera mme reu par le trs radicateur Ahmed Ouyahia, chef de cabinet de la Prsidence, pour ces fameuses consultations : sans images bien sr, le couple Ouyahia-Mezrag aurait choqu. Choqu qui ?, se demande un ancien dirigeant du FIS, qui a accept de parler sans citer son nom, ayant lui-mme fait lobjet de plusieurs interdictions dexpression publique. Le FIS ce nest pas Mezrag ou Abassi, ni moi-mme ! Le FIS, cest une volont populaire librement exprime et sauvagement rprime par les militaires et ce pouvoir qui est toujours en place.
Et lancien dirigeant du parti dissous de semporter : Le FIS nest pas vendre. Madani Mezrag, qui a sign derrire notre dos, nous les politiques du FIS, un accord secret avec le gnral Lamari, na pas le droit de parler au nom du FIS. Il na pas respect la hirarchie du parti, la primaut du politique sur le militaire au sein du FIS, mme si des gens chez nous taient pour la lutte arme, cette option nest quune expression dune partie des cadres du Front.
Un spcialiste de lislamisme relve : Le FIS narrte pas de revenir depuis 1992. Ds la dissolution du parti et lemprisonnement de Abassi et Benhadj, les cadres du Front ont lanc, en interne, deux initiatives pour sauver ce qui pouvait tre sauv. Ahmed Merani, Bachir Fekih et El Hachemi Sahnouni, prsents comme des dissidents la ligne Abassi-Benhadj, ont tent de rassembler les lambeaux du parti frapp en plein fouet par la rpression ; de son ct, Abdelkader Hachani (assassin en 1999), qui grait le FIS aprs larrestation des chouyoukh, voulait lui aussi crer un nouveau mouvement. Mais les circonstances de cette priode tendue ont mis en chec les uns et les autres.
Cest en partie une des raison pour lesquelles le retour du FIS restera jamais un fantasme. Le Front reste un conglomrat de courants et de personnalits (djazaristes, afghans, anciens de la Dawa, les FM, djihadistes, salafistes, etc.), et leur alliance possible dans les annes 90 apparat plus quimprobable aujourdhui, chaque mouvance ayant volu depuis plus de deux dcennies a suivi des trajectoires trs diffrentes.
Divisions
Par ailleurs, personne ne peut valuer sa base. Mme si elle nen aurait, limage des partis politiques, pas besoin pour exister, lide quune large partie de la population adhre aux ides du FIS me semble un peu mythifie. Reste quon ne connat pas son impact sur la socit dans son ensemble, analyse un politologue. Le fameux retour du FIS a hant les cadres du parti dissous durant ces deux dcennies, bien queux-mmes soient les premiers tre sceptiques quant ce projet : quen est-il de leur base ? Comment se rinsrer dans un champ politique qui reste ferm ? Comment grer le solde des horreurs des annes 1990 ? Quelle leon tirer de leur isolement face aux autres mouvements islamistes ?, etc. Et surtout, cest la fatale question du leadership qui va se poser entre plusieurs ples : les exils, les militaires, le groupe dAlger (Djeddi, Boukhamkham, etc.), ceux qui peuvent faire voluer un compromis avec le systme (Sahnouni, Merani, etc.), le groupe de Rachad La guerre des chefs ne serait quencore plus terrible, rappelle le spcialiste des mouvements islamistes.
Le FIS part avec un handicap majeur : la violence des annes 90, rappelle un ancien ministre.Pour lopinion publique, il fait lobjet dun rejet au mme titre que le pouvoir. Nous sommes au XXIe sicle ! Le FIS hoummiste et insurrectionnel, cest termin ! Le FIS a t fort dans un moment quand existait une forte polarisation entre pouvoir et une force politique, de la rue, horizontale, qui menaait rellement le rgime. Aujourdhui, on nest plus dans ce rapport de forces. Il y a dun ct le pouvoir, de lautre la socit, et quelque part au mieux, une opposition qui tente de se construire dans ce qui lui reste de dbris didologie.
Plutt que de parler de retour, un proche dEl Mouradia trouve plus raisonnable denvisager une rhabilitation. Bouteflika tient tellement son projet de rconciliation nationale son seul vritable projet politique quil nest pas exclu quil le rhabilite en lui permettant de crer un parti sous un autre nom, par exemple, et en levant linterdiction de participation la vie politique.
Illusoire
Lancien dirigeant du FIS insiste : La libration du champ de lactivit politique et le recouvrement de tous nos droits civiques sont nos pralables non ngociables face au pouvoir pour commencer parler dun retour du FIS. Un militant des droits de lhomme poursuit : La dernire carte du rgime sera le FIS. Sil vient jouer cette carte, cest plutt bon signe. Cela voudrait dire quil est fini. Mais ce nest pas sans risque. Le FIS rappelle au pouvoir son refus daccepter le choix des urnes, le coup dEtat, la guerre civile, les morts, les disparus, la torture...
Pour les islamistes, a leur remmore le terrorisme, leur refus, maintes fois proclam, de la dmocratie. Pour les uns, les Algriens ntaient que des sujets qui ne savent pas voter, et pour les autres, des fidles, qui ne peuvent quobir. Ils ont en commun de ne pas reconnatre la citoyennet. Cest cette question quil faut rgler. Une partie du pouvoir pensait conjurer le sort en brisant en mille morceaux cette bote de Pandore ? Illusoire ! insiste un spcialiste, car si on passe sous silence la problmatique FIS, cest toute la logique politique algrienne quon refuse de voir en face. Tout ce qui nous a mens ltape actuelle deffondrement politique, social et moral.

Adlne Meddi










 

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