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Manqool La crise de lt 1962 : ...

La crise de lt 1962 : Des origines la fracture, les fissures dune jeune Rvolution






Durant le deuxime semestre de lanne 1959, la Rvolutions algrienne va senfoncer dans une profonde crise de croissance que linexprience du GPRA, rudement secou, nexplique pas entirement.


Des frottements rpeux, au sommet, enfiellaient latmosphre dj lourde depuis la formation du premier gouvernement provisoire en septembre 1958. Certains noms avaient t contests en raison de leurs origines politiques, tout comme on dnonait aussi labsence dautres dans cette liste quon aurait dit tablie par un peseur. En juillet 1959, le GPRA fut mis en demeure de remettre le pouvoir aux 3 B, crit Sad Dahlab. Belkacem Krim, Lakhdar Bentobbal et Abdelhafid Boussouf, le triumvirat qui menait dune poigne de fer les destines de la rvolution, dcident de forcer la main au prsident Ferhat Abbas et de convoquer un sommet militaire charg de proposer une sortie de crise politique.
Un consistoire de 10 colonels(2) se runit 100 jours durant, avec des moments de forte houle. Et, pendant que se runissait ce cnacle, pratiquement en apne, ne voil-t-il pas que de Gaulle dfait la trame et dtricote certains calculs. Il annonce le 16 septembre 1959, alors que ses gnraux avaient srieusement branl lALN, son intention dorganiser un rfrendum dautodtermination. Les responsables de la rvolution y voient lissue tant attendue lhorizon. Lindpendance tait entre en gestation.

Trois mois aprs, pas moins, la runion sachve et dbouche sur la dcision de runir de le CNRA. Celui-ci va crer le Comit interministriel de guerre (CIG) compos des trois B et un Etat-major gnral (EMG) qui porte sa tte un rouquin, au visage maci, aux saillantes pommettes, la voix mtallique et au regard vert perant. Le plus jeune des colonels, peine g de 30 ans : Houari Boumedine. Il sera second par les commandants Azzedine, ancien chef de lillustre commando Ali Khodja, hros de Bouzegza. Ainsi que Kad Ahmed, ancien de lUDMA, un militant au verbe haut et la plume habile. Et, enfin, Ali Mendjeli, hros de la clbre bataille de Mila (1957).

Les raisons principales qui ont prsid la cration de lEMG taient videmment dordre militaire mais elles relevaient aussi de la stratgie politique. Elles taient lies la volont des dirigeants de linsurrection de mettre fin de dangereuses drives aux frontires que daucuns qualifiaient danarchiques et prilleuses. Particulirement en Tunisie, vivier de ce qui charpentera, une fois la nouvelle politique mise en uvre, lossature de la future Arme nationale populaire (ANP).

Il faut dire que ces hommes, comme des fauves en cage, montraient des signes dagitation malsaine. Insuffisamment organiss, en proie au rgionalisme et aux luttes de factions, ils sont guetts par les mutineries, les complots. La discipline faisant la force principale des armes, limprieuse ncessit simposait donc de procder lencadrement rigoureux de ces djounoud. La solution des Commandements Est et Ouest, lesquels avaient t crs en avril 1958, ayant montr ses limites, tant du point de vue de la stratgie que celui de la formation.
Par ailleurs, une nouvelle doctrine militaire, impulse par Krim Belkacem (ministre de la guerre) et dveloppe par Houari Boumedine et lEMG, va voir le jour et prconiser la structuration dune arme moderne par la formation dofficiers et dhommes de troupes qui allaient constituer le cur actif autour duquel allaient sagrger les forces populaires, pour poursuivre la lutte et peupler nouveau les maquis.

Les deux hommes vont lun aprs lautre sappuyer sur les cadres de larme franaise qui ont rpondu lappel qui avait t lanc en leur direction pour rejoindre les rangs de lALN. Un encadrement injustement controvers du simple fait davoir figur sur les listes des effectifs de lennemi. La plupart nayant pas subi lpreuve du feu dans les djebels algriens. Ils avaient dailleurs rejoint Tunis via la filire du FLN en Allemagne. Enfin, lobjectif politique, quant lui, visait principalement vincer Krim Belkacem, ministre de la guerre dans le GPRA, de ce poste stratgique. Surtout depuis la proposition gaullienne du rfrendum. Larme tant, depuis, convoite et regarde comme le ssame qui ouvrirait les portes du pouvoir.

Aux trois B, (Belkacem Krim, Lakhdar Ben Tobbal et Abdelhafid Boussouf) qui exeraient dj leur puissance tutlaire sur lALN des frontires, il convient dajouter un quatrime B, Boumedine, pour avoir une ide du patchwork militaro-politique qui dirigeait lALN en ce dbut des annes 1960. Ainsi naquit la bipolarisation de lautorit suprieure de la Rvolution : le militaire et le politique, lun ne voulant rien cder lautre. Contrairement donc la doxa, la dangereuse crise qui agitait le landernau des combattants de lextrieur nest pas ne avec les accords dEvian.

Le conflit a clat bien avant Evian I, qui sest droul du 20 mai au 13 juin 1961. Il faut savoir que quand la dcision fut prise douvrir des ngociations, la liste de la dlgation charge de mener les pourparlers comprenait, entre autres, Benyoucef Ben Khedda. Selon Abdelhamid Mehri, Ben Khedda avait, cette poque, une autre vision et estimait en gros quaccepter le principe de lautodtermination, ctait revenir sur lexigence de la reconnaissance de lindpendance. Aussi a-t-il dclin loffre de faire partie de la dlgation. LEtat-major sest align sur cette position et Kad Ahmed, commandant politique au sein de lEMG, qui avait t dsign, a dabord refus den tre et de se joindre la dlgation. LEMG stait dit que si le politique Ben Khedda refusait de participer la mission, cest quil y avait quelque part une anomalie. Il a fallu lui intimer lordre militaire quil ne pouvait refuser, pour quil sexcutt.

Par la suite, nous avons signifi la dlgation de trouver un prtexte pour interrompre les ngociations et rentrer pour que nous rglions le problme avec lEMG. Puis est intervenu le remaniement du GPRA, (Tripoli, 27 aot 1961), qui mnera les ngociations des Rousses (11 au 19 fvrier 1962) et Evian II (7 au 18 mars). Ben Khedda qui avait t dsign la tte du GPRA, et, du reste, tout le FLN avaient abandonn le pralable aux ngociations, de la reconnaissance de lindpendance. Toutefois, lEMG, rduit trois membres avec le retrait du commandant Azzedine, rentr pour prendre le commandement de la deuxime Zone autonome dAlger, demeurait oppos un certain nombre de points des accords.

Nous sommes le 19 fvrier 1962. La dlgation qui a men tambour battant les ngociations des Rousses quitte cinq heures du matin lhtel Yeti. Rdha Malek crit : Belkacem Krim nest pas au bout de ses peines. Soulag du fardeau crasant des Rousses, il va affronter, Tripoli, lpreuve la plus prilleuse de sa carrire.... Krim, Bentobbal, Dahlab, Yazid, nont pas le droit de flner. Il faut rendre compte au GPRA, puis au CNRA, convoqu en session extraordinaire pour le 22 fvrier 13 heures dans lenceinte de lAssemble nationale libyenne. Car, le CNRA tait le seul habilit juger de la conclusion de la paix, dun cessez-le-feu et daccords internationaux, il fut donc mand pour entriner ce que les pourparlers avaient arrt. Ainsi, du 22 au 27 fvrier 1962, lorgane suprme de la rvolution a pass au crible les dix dclarations de laccord ngoci au Rousses.

Latmosphre tait loin dtre lenthousiasme, dplore Sad Dahlab.(8) Mme si, ajoute lancien ministre des Affaires trangres de lAlgrie combattante, tous les membres du CNRA taient daccord pour le cessez-le-feu...... Les ministres emprisonns Aulnoy avaient t non seulement informs rgulirement du contenu des ngociations, mais nous avaient mme communiqu leurs suggestions dont nous tenions naturellement compte. Ils taient daccord pour le cessez-le-feu. Les cinq, relve lauteur de Mission Accomplie, taient parmi les responsables les plus modrs et les plus ralistes. Khider et Ben Bella en tte, souligne-t-il. En apparence, mais en apparence seulement, lunion sacre stait faite autour du cessez-le-feu. Tous les points abords par les ngociateurs ont rencontr lassentiment des membres du CNRA. Jusque et y compris les dlicates questions de la double nationalit pour les Franais dsireux de demeurer en Algrie ou lpineux problme du franais comme langue officielle.

Ben Bella, pro nassrien, agissant et arabophile militant tait mme le moins intransigeant, rapporte Dahlab. Il relve galement que lEtat-major aussi souhaitait le cessez-le feu mais, note-t-il, ils avaient cess dobir au GPRA qui ntait plus que leur caissier. Il fallait bien entretenir larme et condamner par principe toutes ses initiatives. Ils avaient alors le dos au mur. Intraitable, lombrageux colonel Houari Boumedine exige de savoir avant toute discussion si les documents qui sont soumis lapprciation du CNRA constituent un accord ou un praccord. Le chef de lEtat-major gnral tait pourtant dmissionnaire depuis le 15 juillet 1961, aprs laffaire du lieutenant Gaillard qui avait empoisonn les relations, en principe hirarchiques, entre le GPRA et linstitution militaire.

Lavion du lieutenant Gaillard avait t abattu par lALN au-dessus de la rgion de Mellgue en territoire tunisien, proche de la frontire algrienne. Son pilote stant ject, il a t captur et mis au secret par les responsables de lEMG. Les autorits tunisiennes, presses par Paris, avaient demand au GPRA de leur remettre le prisonnier. Ce quoi lEMG stait oppos avant dobtemprer. On aurait tendance croire quayant dmissionn, lEMG avait perdu la haute-main haute sur larme.

Erreur ! Avant de partir nous avons dsign des hommes de confiance pour garder la maison, nous confessait le Commandant Azzedine, commandant militaire au sein de lEMG. En effet, nous avions confi les cls aux responsables de la zone nord dirige par le capitaine Ben Salem, assist des lieutenants Abdelghani, devenu plus tard Premier ministre, Abdelkader Chabou devenu responsable de lANP sous Boumedine, et Chadli Bendjedid le futur prsident de la Rpublique. Il y avait galement les gars de la zone sud avec Salah Soufi, futur membre dmissionnaire du conseil de la Rvolution issu du coup dEtat de juin 1965, Sad Abid, lui aussi membre mais qui est mort mystrieusement la suite de la tentative de prise du pouvoir par le colonel Tahar Zbiri. Je citerai galement les membres du bureau technique avec les capitaines Zerguini et Boutella, et le lieutenant Slimane Hoffman.

A lheure o les ngociations avancent vers la solution et que le drapeau national est en phase ascensionnelle sur sa hampe, toute absence risque de se payer cher. Boumedine est donc revenu lexercice pour la circonstance, avec le grade, la fonction et toute lautorit due au titre. Pour le principe, ses partisans et lui donnrent de lergot. Kad Ahmed avouera plus tard : Nous savions trs bien que le cessez-le-feu allait tre vot, mais nous voulions prendre date.

Largument avanc tait la crainte que les ngociateurs se soient laiss aller la tentation du cessez-le-feu tout prix. Autrement dit, la crainte de faire fausse route et langoisse dtre mal informs sur les conditions du cessez-le-feu tout prix. Un principe condamn par avance par lEMG, lequel redoutait des accords bcls signs sous la pression de la folie meurtrire de lOAS qui assassinait dans un terrible amok mdival, des dizaines dAlgriens par jour.

A ce propos, Rdha Malek crit : Les conditions de secret dans lesquelles se sont tenues ces assises ont constitu un des facteurs de leur succs. Dlests du fardeau mdiatique et des pressions trop fortes dune opinion dboussole, les ngociateurs nont quune hte : aboutir. Une nuance simpose cependant. Quoique les victimes de lOAS soient principalement musulmanes, il nest pas sr que les dlgus algriens consentent bcler leur travail au seul motif dabrger les souffrances de leurs compatriotes, non quils soient insensibles la tragdie mais parce quils mesurent les consquences dun mauvais accord. Les inquitudes de Boumedine et des membres de lEtat-major pour lgitimes quelles fussent auront nanmoins suscit un certain agacement chez les ngociateurs qui ny lisaient quune pinaillerie de pure forme.

Par ailleurs, pour les membres de lEMG, les ngociations dun cessez-le-feu taient prmatures, dautant que la situation interne du FLN ntait gure reluisante du fait de tiraillements de tous ordres et dans tous les sens. Pour marquer leur prsence pendant les ngociations, les troupes de lextrieur ont multipli les oprations contre les lignes Morrice et Challe. Sans doute pour dmontrer que les capacits de rsistance militaire des Algriens taient intactes et que la guerre pourrait encore durer longtemps.


Boukhalfa Amazit




 

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